Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
/ / /

22 SEPTEMBRE

 

III.

Ste Emérite, martyre à Rome.

SS Maurice, Exupère, Candide, Victor, Innocent, Vital, et leurs compagnons de la légion, martyrs à Agaune ; s. Maurice est le patron des Etats de Savoie ainsi que du diocèse d'Angers, où s. Martin rapporta de ses reliques.

Ste Basilla, martyre romaine.

S Yon, martyr près de Arpajon, peut-être compagnon de s. Denis.

IV.

Ste Iraïs (Rhaïs, Raïssa), martyre à Alexandrie.

S Septimius, évêque et martyr à Iesi, dont il est le patron.

? S Silvain, à Levroux.

V.

S Florent, moine vénéré au Mont-Glonne, mais mal situé historiquement.

Ste Liutrude, sœur de ste Menehould, recluse près de Châlons-en-Champagne.

VI.

S Lô, évêque à Coutances et Briovère pendant quarante ans.

VII.

S Higbald, abbé dans le Lincolnshire, peut-être Bardney.

Ste Salaberge, guérie de la cécité par s. Eustase de Luxeuil (ou Colomban ?), abbesse à Laon ; on bénissait des clochettes en son honneur contre les orages.

S Emmeran, peut-être originaire du Poitou, évêque et martyr à Ratisbonne, où une odieuse accusation le rendit suspect et fut à l'origine de son supplice.

? Ste Gunthilde, servante à Biberbach ; il y eut une abbesse du même nom en Thuringe. 

XII.

B Othon, cistercien évêque à Frisingen.

XVIII.

S Lorenzo Maurizio Belvisotti (Ignazio da Santhià), capucin piémontais, canonisé en 2002.

B Joseph Marchandon, curé en Creuse, martyr aux pontons de Rochefort, béatifié en 1995.

XIX.    

SS Yu Chin-gil Auguseutino et Chŏng Ha-sang Baolo, martyrs coréens, canonisés en 1984 et fêtés le 20 septembre.

XX.    

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifié en 1995 : 

Piaristes : Carlos Navarro Miquel (C. de la Vierge de l’Abandon, *1911), prêtre, près de Valencia ;

- béatifiés en 2001 : 

Diocésains : Vicente Sicluna Hernández (*1859), Vicente Pelufo Corts (*1868) et Germán Gozalvo Andreu (*1913), ce dernier martyrisé deux mois après son ordination, près de Valencia ; 

Laïques : Josefina Moscardó Montalvá (*1880) et María Purificación Vidal Pastor (*1892), vierges, près de Valencia ;

- béatifiés en 2007 :

Frères Mineurs : Félix Echevarría Gorostiaga (*1893), Francisco Carlés González (*1894), Luis Echevarría Gorostiaga (*1895), prêtres ; Ruperto Sáez de Ibarra López (Antonio, *1914), clerc ; Miguel Zarragùa Iturrízaga (*1870) et Simón Miguel Rodríguez (*1912), convers, près de Badajoz ; 

Salésiens : Esteban Cobo Sanz (*1905), clerc, et son jeune frère Federico (*1919), aspirant, près de Madrid ; Federico n’avait pas même dix-sept ans et sera probablement le plus jeune martyr de toute cette période ;

- béatifiés en 2013 : 

Lasalliens : Antonio Gil Monforte (*1903) et Francisco Vicente Edo (Félix Adriano, *1903), près de Teruel.

 

 

Lorenzo Maurizio Belvisotti

1686-1770

 

Lorenzo Maurizio fut le quatrième des six enfants de Pier Paolo et Maria Elisabetta Balocco. Il naît le 5 juin 1686 à Santhià (province de Vercelli, Italie du Nord).

Il perd son papa à sept ans, sa mère le confie à un saint prêtre de la parenté, certain Bartolomeo Quallio, qui l’aide à découvrir peu à peu sa vocation sacerdotale.

Lorenzo Maurizio part à Vercelli pour sa formation philosophique et théologique.

Ordonné prêtre en 1710, il reçoit une place de chapelain-précepteur dans la noble famille des Avogadro, qui à l’époque ont le droit de le “nommer” aussi curé de la paroisse de Casanova Elvo, tandis qu’à Santhià il est aussi nommé chanoine-recteur de la collégiale.

Durant ces premières années de sacerdoce, il fait la connaissance d’un père jésuite, le père Cacciamala, qu’il seconde dans les missions populaires et qui va devenir son directeur spirituel.

Mais Lorenzo Maurizio veut davantage ; il renonce à ces nominations prometteuses et entre en 1716 chez les Capucins de Chieri (province de Turin), où il commence à trente ans un humble noviciat, dans l’espoir de partir un jour pour les missions. Il porte désormais le nom de Ignazio de Santhià. On admire son désir de perfection, son observance fidèle de la règle, spontanée et joyeuse. Il séjourne successivement dans les couvents de Saluzzo, Chieri et Turin.

En 1731, il est nommé maître des novices à Mondovì (province de Cuneo), où il reste treize ans. Son charisme attirera plus de cent-vingt nouveaux novices, dont certains moururent en odeur de sainteté. Entre autres, un de ses anciens novices, Bernardino Ignazio de la Vezza, parti au Congo, tomba gravement malade : le père Ignazio s’offrit spontanément à Dieu pour son “disciple” ; son humble prière fut celle-ci : Jésus-Christ, mon Seigneur, si vous désirez que le mal dont souffre ce bon ouvrier tombe sur moi qui suis un bon à rien, faites-le. Je l’accepte volontiers pour votre plus grande gloire. Le missionnaire guérit et reprit son apostolat, tandis que le père Ignazio dut renoncer à sa charge à cause des souffrances qu’il reçut alors.

Il fut nommé aumônier en chef des armées du roi de Sardaigne Carlo Emanuele III en guerre contre les forces franco-espagnoles (1745-1746). Il assista ainsi les soldats blessés ou contagieux dans les hôpitaux d’Asti, d’Alessandria et de Vinovo où les malades atteints de blessures très graves, les corps déchiquetés s’empilaient dans les salles. 

La guerre terminée, il rejoint le couvent du Mont des Capucins (Turin) où, toujours retranché dans sa profonde humilité, il partage son temps entre le couvent et la ville de Turin, prêchant, confessant, parcourant les rues pour rencontrer et réconforter les pauvres, les malades, malgré son âge et ses souffrances.

Le père Ignazio était un mystique, en même temps qu’un apôtre. S’il aimait le silence, le recueillement et les veilles prolongées devant le Saint Sacrement, il courait au service du prochain. Les prodiges, d’ailleurs, se multipliaient, car la prière d’Ignazio obtenait des grâces… On l’appelait le Saint du Mont, les autorités religieuses et officielles l’avaient en grande vénération.

L’humilité d’Ignazio était sa grande vertu. Ses actions, ses paroles, ses services dans les plus humbles tâches, toute sa vie était humilité.

Les deux dernières années de sa vie, qu’il passa à l’infirmerie, furent encore occupées à recevoir, à bénir, à conseiller, à confesser. Il était absorbé dans la contemplation du Crucifix.

Lui qui portait au baptême le nom de Maurizio, il s’éteignit le jour de la fête de son saint Patron, le 22 septembre 1770, chargé d’années et de mérites.

Sa sainteté et ses miracles l’avaient tellement rendu populaire, qu’un énorme concours de peuple se manifesta au moment de sa mort, au point que l’ont dut, pour éviter plus de confusion, célébrer les obsèques très tôt le matin.

Malgré les nombreux témoignages sur sa sainteté, à cause de divers événements, le saint père Ignazio attendit, humblement encore, jusqu’en 1966 pour être proclamé bienheureux.

 

 

Joseph Marchandon

1745-1794

 

Joseph était né le 21 août 1745 à Bénévent (Creuse).

Prêtre du diocèse de Limoges, il était curé de Marsac (Creuse).

Arrêté durant la vague révolutionnaire fanatique, il fut de ces centaines de prêtres qui, entassés à bord de deux navires négriers aux pontons de Rochefort, dans des conditions de détention on ne peut plus déplorables et honteuses, moururent de mauvais traitements, d’épidémies, d’épuisement, pour le seul délit d’avoir été prêtres et fidèles à l’Eglise.

L’abbé Marchandon mourut sur le Deux-Associés, le 22 septembre 1794, et fut béatifié en 1995.

 

 

Yu Chin-gil Auguseutino

1791-1839

 

Augustinus était né en 1791 à Jo Dong (Séoul, Corée sud), dans une famille d’importantes personnalités du gouvernement.

Homme de profonde réflexion, il cherchait la vérité, particulièrement les origines de l’Homme et devint un expert de bouddhisme et de taoïsme.

Il rencontra des Chrétiens, qui d’abord se méfièrent de lui. Il trouva un opuscule sur La vraie Doctrine de Dieu, écrit par le père jésuite Matteo Ricci, et son intérêt alla croissant, jusqu’à ce qu’enfin il put recevoir des explications complètes sur le Christianisme, lire d’autres livres et finalement voulut entrer dans l’Eglise.

Il rencontra Chŏng Ha-sang Paulus, avec lequel il collabora de toutes ses forces pour rétablir en Corée une hiérarchie ecclésiastique catholique.

Lors d’un voyage à Pékin, il fut baptisé par un missionnaire. 

Augustinus fut co-signataire de ces lettres envoyées par toute la petite communauté réunie autour de Chŏng Ha-sang Paulus, à l’évêque de Pékin et au pape à Rome, pour obtenir enfin des prêtres pour la Corée.

Entre temps, Augustinus prêchait et faisait beaucoup de conversions, mais il n’eut pas la consolation d’amener au Christ son épouse et ses filles. Ses fils se convertirent, et Petrus (Yu) fut martyrisé le 21 octobre 1839, étranglé, à l’âge de treize ans, devenant ainsi le plus jeune Martyr coréen.

Augustinus fut arrêté chez lui en juillet 1839. Ses parents cherchaient à le convaincre d’apostasier, mais il resta constant dans la foi, estimant bien plus important de sauver son âme que son corps, tout en regrettant la peine qu’ils en avaient pour lui.

Le chef de la police fut d’abord délicat envers lui. Il lui rappela sa condition de personnalité gouvernementale, du danger qu’il faisait courir aux siens ; il lui demandait de dire simplement où se cachaient les Catholiques avec leurs livres.

Augustinus resta ferme comme un roc. Il fut torturé par cinq fois, sa chair partait en lambeaux.

Il répondit au chef de la police que l’évêque et les missionnaires français étaient venus pour enseigner les Coréens sur Dieu et leur salut, que c’était lui qui avait amené l’évêque en Corée.

Puis le chef introduisit l’évêque en présence de Augustinus pour les interroger ensemble. 

Augustinus refusa de révéler les noms des responsables de l’Eglise coréenne et subit encore d’autres tortures, qu’il supporta patiemment, jusqu’à la décapitation à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 22 septembre 1839, en même temps que Chŏng Ha-sang Paulus.

Il fut béatifié en 1925 et canonisé en 1984.

Rappelons que la fête commune de tous les Martyrs de Corée est au 20 septembre.

 

 

Chŏng Ha-sang Baolo

1795-1839

 

Paulus (Baolo) était né en 1795 à Mahyŏn (Yanggŭngun, Kyŏnggi, Corée sud), dans une famille chrétienne de la noblesse, qui comptait déjà ses martyrs : son père, Augustinus Chŏng Yak-jong, ainsi que son frère aîné, Carolus Chŏng Ch’ŏl-sang, furent martyrisés le 8 avril 1801.

Augustinus avait rédigé un Catéchisme des plus importants articles de la doctrine chrétienne.

Cette même année 1839, où la persécution avait repris, allaient tomber notre Paulus, ainsi que sa mère, Yu So-sa Cæcilia (le 23 novembre), ainsi que sa sœur, Chŏng Chŏng-hye Elisabeth (le 29 décembre).

Ses deux oncles, Chŏng Yak-yong et Chŏng Yak-jŏn, étaient des personnalités en vue dans la Corée.

Quand le papa était mort, en 1801, le petit Paulus avait à peine moins de sept ans. Tous les biens du papa furent confisqués, la famille dut vivre dans une extrême pauvreté, mais la maman sut transmettre à Paulus sa foi inébranlable.

En 1815, il vint à Séoul, dans l’espoir de reconstruire l’Eglise, dévastée par la récente persécution, privée de prêtres.

Il rencontra un éminent professeur qui avait étudié en Chine, puis, malgré son origine noble, se fit serviteur d’un interprète qui allait souvent à Pékin.

En 1816, il put ainsi rencontrer à Pékin l’évêque, pour lui demander d’envoyer des missionnaires en Corée.

Ce fut l’occasion pour l’évêque de conférer à Paulus les sacrements de Confirmation et de l’Eucharistie.

En 1817, l’évêque envoya un prêtre en Corée, mais celui-ci mourut avant le terme de son voyage. Paulus chercha au moins à se faire aider par de nouveaux baptisés, parmi lesquels son oncle Chŏng Yak-yong, qui vivait en exil à Kang-jin.

Paulus et ceux de son groupe envoyèrent de nouvelles demandes insistantes, tant à Pékin qu’à Rome même, pour obtenir des missionnaires. Cette fois-ci, Rome réagit, établit en 1831 un Vicariat Apostolique pour la Corée, et chargea les Missions Etrangères de Paris de constituer l’Eglise en Corée.

Paulus fit neuf fois le voyage à Pékin. Il rencontra enfin le premier Vicaire Apostolique, Mgr Imbert (voir la notice) et l’introduisit en Corée, le reçut chez lui et le servit continuellement.

Mgr Imbert appréciait tellement les qualités de Paulus, qu’il lui enseigna le latin en vue de le préparer au sacerdoce, mais la persécution l’obligea à fuir à Suwŏn.

Paulus s’attendait chaque jour au martyre. Il eut l’audace d’écrire au Premier Ministre une lettre en défense de la foi catholique, qui constitue ainsi le premier ouvrage d’apologétique en Corée. Même les ennemis de l’Eglise en apprécièrent l’éminent contenu.

Vint pour Paulus l’heure de l’arrestation, en même temps que sa mère et sa sœur.

Considéré comme le leader de l’Eglise coréenne, il subit un raffinement de tortures, qu’il supporta patiemment, jusqu’à la décapitation à la Petite Porte Ouest de Séoul, le 22 septembre 1839.

Il fut béatifié en 1925 et canonisé en 1984.

Rappelons que la fête commune de tous les Martyrs de Corée est au 20 septembre.

 

 

Vicente Sicluna Hernández

1859-1936

 

Il vit le jour le 30 septembre 1859 à Valencia, de Vicente, un garde civil, et María Rosario, qui le firent baptiser le 1er octobre avec les noms de Vicente José María Ramón. Sa sœur s’appelait Amparo ; le grand-père était maltais.

Le métier du papa obligea la famille à se déplacer entre autres à Ollería, où grandit Vicente.

Il passa aussi bien le diplôme de Maître d’école (1878) que la licence de théologie et la Maîtrise en Arts.

Ordonné prêtre en 1884, il exerça le saint ministère à Cortés de Pallás, puis fut plus de trente années curé de Navarrés, très actif dans le monde social et le syndicat agricole chrétien.

Prêtre zélé, il ne reculait devant aucune activité utile, faisant l’école aux enfants, donnant des leçons de latin aux adolescents. 

Ses homélies, théologiques et sans doute un peu longuettes, lui valurent le surnom affectif de «pico de oro», qu’on pourrait volontiers traduire par «bouche d’or», mais qui signifierait plutôt «grand bavard»… Il prêchait la dévotion aux Douleurs de Marie ou aux Sept Paroles du Christ en Croix.

Il fit les portraits de plusieurs personnalités du pays, embellit l’église, mit à jour les archives paroissiales, qui remontaient à 1610, quand partirent les Maures.

Un prêtre aussi érudit et actif ne pouvait qu’être la cible privilégiée des ennemis de Dieu.

Lors de la révolution espagnole de 1936, l’église fut fermée et des paroissiens voulurent le recevoir chez eux, mais ce bon vieillard ne voulait pas les compromettre ; il se réfugia avec sa bonne dans un appartement inoccupé, priant et lisant. Les marxistes vinrent à le savoir et frappèrent à sa fenêtre le 22 septembre à trois heures du matin. Don Vicente comprit de quoi il s’agissait ; sans répondre, il se leva et consomma les quelques hosties consacrées qu’il conservait.

Les révolutionnaires, eux, impatients, sautèrent sur le balcon et entrèrent dans la chambre, obligeant le prêtre à monter dans leur voiture. Don Vicente dit alors : Seigneur, que ta volonté soit faite. Jésus, assiste-moi dans ma dernière agonie.

On ne sait ce qui se passa précisément alors ; le vénérable prêtre reçut une balle dans la poitrine, et ses bourreaux le conduisirent à Bolbaite, déjà moribond, où ils lui tirèrent le coup de grâce dans la nuque. Ensuite, ils promenèrent son cadavre sur le dos d’un âne dans les rues au milieu de moqueries véritablement sataniques.

Don Vicente Sicluna fut assassiné, le 22 septembre 1936 : il allait avoir soixante-dix-sept ans.

Il a été béatifié en 2001.

 

 

Vicente Pelufo Corts

1868-1936

 

Vicente naquit le 26 février 1868 à Alzira (Valencia, Espagne).

Il étudia au séminaire de Orihuela et fut ordonné prêtre en 1894.

Il fut curé à Raspeig, puis, en 1904, dans sa ville natale d'Alzira.

Chapelain des Petites Sœurs des Anciens Abandonnés à Alzira, il se fit remarquer pour son engagement auprès des ouvriers catholiques et pour son zèle à répandre la doctrine sociale de l'Eglise, par des conversations et des conférences.

Il fut martyrisé à Alzira le 22 septembre 1936, date du Martyrologe, qui semble plus exacte que le 11 septembre qu'on trouve dans certains documents.

Don Vicente fut béatifié en 2001.

 

 

León (Miguel) Zarragua Iturrízaga

1870-1936

 

León naquit en ce monde le 11 avril 1870 à Yurreta (Biscaye, Espagne) et fut baptisé le jour-même.

Il entra au noviciat des Frères Mineurs franciscains de Chipiona en 1889 : première profession comme Frère convers, en 1890, la solennelle en 1893, prenant alors le nom de Miguel.

Après Regla, il exerça ses activités au Marroc pendant onze ans ; revenu en Espagne en 1915, il fut à Lebrija, puis Chipiona, où il se dépensa particulièrement au profit des victimes de la grippe espagnole en 1918 ; en 1919, il fut envoyé à Fuente Obejuna, comme sacristain.

Sa douceur et sa sérénité lui acquirent une réelle auréole de sainteté.

Il était le plus âgé de la communauté de Fuente Obejuna.

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

 

 

Josefina Moscardó Montalvá

1880-1936

 

Cette sainte femme naquit le 10 avril 1880 à Alzira (Valencia, Espagne). Son frère, trésorier provincial d’une autre association catholique, fut aussi assassiné, en octobre 1936.

Elle grandit dans l’amour de Dieu et de l’Eglise, faisant activement partie de l’Action Catholique, mais aussi de toutes ces belles associations chrétiennes qui constituaient la vie de l’Eglise : l’Adoration nocturne, les Marie du Sanctuaire, la Propagation de la foi…

Toute consacrée à Dieu, elle resta célibataire.

Au moment de la révolution de juillet 1936, sa sœur Antonia fut arrêtée. Sans hésiter, elle alla se présenter et fut, pour cela, arrêtée à son tour.

En prison, elle fit tout son possible pour apporter de la consolation, du courage, aux autres prisonniers.

Elle avait annoncé qu’elle serait sans doute assassinée, et qu’elle mourrait en criant Vive le Christ Roi !

C’est ce qui arriva à Alzira le 22 septembre 1936 et Josefina fut béatifiée en 2001.

 

 

María Purificación Vidal Pastor

1892-1936

 

Cette sainte femme naquit le 14 septembre 1892 à Alzira (Valencia, Espagne). 

Elle grandit dans l’amour de Dieu et de l’Eglise, faisant activement partie de l’Action Catholique, mais aussi de toutes ces belles associations chrétiennes qui constituaient la vie de l’Eglise : l’Adoration nocturne, les Marie du Sanctuaire, la Propagation de la foi…

Grâce à son instruction, elle fit beaucoup de bon travail dans l’Ecole des Ouvrières et aussi par de nombreuses conférences. 

Toute consacrée à Dieu, elle resta célibataire.

Au moment de la révolution de juillet 1936, elle fut arrêtée en même temps que ses sœurs Antonia et Emilia. Au moment de l’assassiner, les bourreaux feignirent de l’enterrer vivante, et lui jetaient des pelletées de terre. A chacune, elle répondait en acclamant le Christ Roi. Finalement, on la fusilla, ainsi que ses sœurs.

C’était à Corbera (Valencia) le 22 septembre 1936.

María Purificación fut béatifiée en 2001.

 

 

Félix Echevarría Gorostiaga

1893-1936

 

Félix naquit en ce monde le 15 juillet 1893 à Ceánuri (Biscaya, Espagne), dans une famille qui comptait six frères et sœurs ; trois d’entre eux furent franciscains, dont Félix et son frère Luis, qui moururent le même jour.

En 1904, Félix vint à Chipiona pour étudier au collège des Frères Mineurs franciscains, puis il commença le noviciat : première profession en 1909, la solennelle en 1912, ordination sacerdotale en 1916.

Il exerça ses activités à Vélez Málaga et Lebrija ; en 1919, il fut nommé recteur et professeur, organiste et maître de chœur à Chipiona où, à partir de 1922, il sera vicaire du collège, directeur de la branche séculière franciscaine et responsable de la formation dogmatique et d’écriture sainte.

Après quelques autres distinations, il demanda à partir en mission et fut envoyé en 1933 au Maroc, d’où de vilaines fièvres l’obligèrent à revenir en Espagne ; il fut à Estepa puis à Fuente Obejuna (Cordoue), comme gardien (ou supérieur).

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

Tandis qu’on fusillait le père José dès le 21 et cinq autres au matin du 22, on s’acharna particulièrement sur le père gardien, Félix Echevarría.

On essaya par tous les moyens de le faire blasphémer, en lui envoyant deux bonnes raclées, en lui tirant deux balles dans les jambes, en lui enlevant les deux yeux, en lui coupant une oreille, puis la langue ; tous les efforts furent vains. Finalement, on lui envoya des coups de crosse de fusil sur la bouche et sur la tête. Le pauvre Martyr finit par expirer dans la matinée du 22 septembre 1936, tandis que ses Confrères étaient abattus au cimetière de Azuaga (Badajoz).

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007. Le père Félix, heureux de nom, devint ainsi Bienheureux dans le Ciel.

 

 

Francisco Carlés González

1894-1936

 

On trouve parfois Francisco avec le prénom de Jesús Francisco. Ce Jésus naquit en ce monde le 14 janvier 1894 à San Julián de Requeijo (Pontevedra, Espagne).

En 1909, il vint à Chipiona pour étudier au collège des Frères Mineurs franciscains, puis il commença le noviciat : première profession en 1910, la solennelle en 1913, ordination sacerdotale en 1917.

Il exerça ses activités à Fuente Obejuna puis, à partir de 1920, fut envoyé en Terre Sainte : là, après avoir été à Jérusalem au Saint-Sépulcre, il fut envoyé à Alep (Syrie) pour y étudier l’arabe, langue qu’il parla comme le français et l’italien ;  il fut alors nommé coadjuteur à Knaje, puis à Alep, et supérieur à Er-Ram. En 1931, il revint près de Jérusalem comme curé pendant trois ans.

Revenu en Espagne, il fut à Chipiona, en 1934 et, en 1935, de nouveau à Fuente Obejuna.

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

 

 

Luis Echevarría Gorostiaga

1895-1936

 

Luis naquit en ce monde le 26 août 1895 à Ceánuri (Biscaya, Espagne), dans une famille qui comptait six frères et sœurs ; trois d’entre eux furent franciscains, dont Félix et Luis, qui moururent le même jour.

Luis fut baptisé le jour même de sa naissance, et confirmé à quatre ans. 

Il vint à Chipiona (Cadix) pour étudier au collège des Frères Mineurs franciscains, puis il commença le noviciat : première profession en 1913, la solennelle en 1916, ordination sacerdotale en 1920.

Il exerça ses activités deux années à Chipiona puis à Puente Genil, où il fut directeur (1922-1923) ; en Terre Sainte pendant six ans, à Jérusalem puis à Nazaret, comme directeur du chœur ; de retour en Espagne en 1929, il fut à Vélez Málaga où il vécut les pénibles journées de 1931, quand furent incendiés plusieurs couvents et églises ; il dut abandonner le couvent et vint à Coín ; en 1933, il vint à Fuente Obejuna (Cordoue), comme vicaire chargé de la Jeunesse Antonienne et des Enfants de Marie ; il fonda là une bibliothèque populaire.

Il y avait dans ce couvent de Fuente Obejuna sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

Tandis qu’on fusillait le père José dès le 21, le 22 au matin on s’acharna particulièrement sur le père gardien, Félix Echevarría, le frère aîné de Luis ; dans la même matinée, les cinq autres, dont le père Luis, furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

 

 

Alejandro Gil Monforte

1903-1936

 

Alejandro vit le jour le 9 février 1903 à Mosqueruela (Teruel, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1916.

Il commença le noviciat en 1919 à Hostalets et reçut l’habit avec le nom de Antonio Gil.

En 1920, il rejoignait le scholasticat à Bujedo. Après le scholasticat, il fut catéchiste à Bonanova en 1921.

Quelques années après avoir commencé son activité didactique, il fut frappé par une surdité croissante, et dut suspendre l’enseignement.

Il fut alors dirigé sur Cambrils, où on lui confia diverses tâches pratiques, qu’il accomplit avec intelligence et habileté.

L’été 1936, il fut envoyé avec le Frère Félix Adriano dans son pays, un peu pour prendre quelques jours de vacances, un peu aussi pour parler autour d’eux et éventuellement susciter des vocations.

Dès le début de la révolution, le Comité assassina les quatre prêtres de la paroisse, mirent le feu à l’église, détruisirent l’archive et s’acharnèrent sur tout ce qui avait odeur de religieux.

Ils vinrent à apprendre la présence des deux Frères, ainsi que d’un Frère carme. Ils les arrêtèrent tous les trois, leur demandèrent de l’argent pour «acheter» la liberté de circuler. Puis ils les mirent en prison pour de bon, le 8 septembre, obligeant les parents à leur porter à manger. Ils retirèrent aux Religieux tout ce qu’ils avaient avec eux, y compris l’appareil auditif du pauvre Frère Antonio Gil. 

Le 22 septembre 1936 au soir, des miliciens vinrent prendre les trois Religieux et les conduisirent au Pilar del Palio, pour les fusiller. Ils obligèrent les habitants de l’endroit à les enterrer sur place.

Les deux Frères avaient trente-trois ans.

Il ne semble pas que le Frère carme ait fait partie de la même cause que les Frères Antonio Gil et Adriano, qui ont été béatifiés en 2013.

 

 

Francisco Vicente Edo

1903-1936

 

Francisco vit le jour le 31 juillet 1903 à Mosqueruela (Teruel, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il entra au noviciat mineur des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1917.

Il commença le noviciat en 1919 à Hostalets et reçut l’habit avec le nom de Félix Adriano.

En 1920, il rejoignait le scholasticat à Bujedo. Après le scholasticat, il fut catéchiste à Roquetas et Tortosa en 1921.

En 1922, il arriva à Manlleu et, en 1925, il fut envoyé à Santa Madrona, puis San Feliu de Guixols et Bonanova.

Il fit le service militaire à Cuba : à Santiago et Guantánamo.

A son retour en Espagne, il réintégra Bonanova (1931), pour être finalement dirigé sur Tarragona en 1934.

L’été 1936, il fut envoyé avec le Frère Antonio Gil dans son pays, un peu pour prendre quelques jours de vacances, un peu aussi pour parler autour d’eux et éventuellement susciter des vocations.

Dès le début de la révolution, le Comité assassina les quatre prêtres de la paroisse, mirent le feu à l’église, détruisirent l’archive et s’acharnèrent sur tout ce qui avait odeur de religieux.

Ils vinrent à apprendre la présence des deux Frères, ainsi que d’un Frère carme. Ils les arrêtèrent tous les trois, leur demandèrent de l’argent pour «acheter» la liberté de circuler. Puis ils les mirent en prison pour de bon, le 8 septembre, obligeant les parents à leur porter à manger. Ils retirèrent aux Religieux tout ce qu’ils avaient avec eux, y compris l’appareil auditif du pauvre Frère Antonio Gil. 

Le 22 septembre 1936 au soir, des miliciens vinrent prendre les trois Religieux et les conduisirent au Pilar del Palio, pour les fusiller. Ils obligèrent les habitants de l’endroit à les enterrer sur place.

Les deux Frères avaient trente-trois ans.

Il ne semble pas que le Frère carme ait fait partie de la même cause que les Frères Antonio Gil et Adriano, qui ont été béatifiés en 2013.

 

 

Esteban Cobo Sanz

1905-1936

 

Esteban (Etienne) naquit à Rábano (Valladolid, Espagne) le 21 novembre 1905.

En 1919 il entra chez les Salésiens à El Campello, puis fit le noviciat à Carabanchel Alto, où il fit la profession en 1925.

Après les études de philosophie, il fut envoyé à la maison madrilène de Ronda de Atocha (1927-1931), puis à celle de Carabanchel Alto pour les études de théologie (1931-1935).

Finalement, il fut au collège de Paseo de Extremadura, où le surprit la révolution.

Il se réfugia chez sa sœur Cristina, qui habitait Madrid.

Là le rejoignit à son tour son jeune frère Federico ; dont il sera parlé par ailleurs.

Les deux frères organisèrent leur vie dans l'intimité et dans la piété, et fréquentant la Bibliothèque Nationale d'une part pour éviter les perquisitions à domicile, d'autre part pour continuer leurs études.

Durant ces journées tragiques, Esteban répétait souvent qu'il serait bien content si Dieu le choisissait comme Martyr, et que, si cela entrait dans les desseins de Dieu, qu'il donnerait volontiers sa vie pour Lui. Il disait aussi que les ennemis de l'Eglise ne savaient pas ce qu'ils faisaient (cf. Lc 23:34) et qu'il fallait leur pardonner, parce qu'ils n'avaient reçu aucune éducation religieuse.

Le 22 septembre 1936 au matin, quatre miliciens firent irruption chez Madame Cristina Cobo et arrêtèrent les deux frères, Esteban et Federico, leur disant qu'ils avaient seulement à les conduire à la Direction Générale de Sécurité : en réalité, ils les conduisirent à la Porte de Hierro où ils les fusillèrent. 

On retrouva leurs cadavres au Dépôt Judiciaire de Santa Isabel.

Esteban fut béatifié en 2007.

 

 

Carlos Navarro Miquel

1911-1936

 

Né à Torrente (Valencia, Espagne) le 11 février 1911, Carlos était le dernier des quatre enfants de la famille.

Dès qu'il parla de sa vocation sacerdotale, ses parents n'hésitèrent pas à l'inscrire au petit séminaire de Valencia ;

A Noël de 1927, il se sentit appelé à entrer chez les Pères des Ecoles Pies, comme sa sœur aînée qui était déjà religieuse.

Il entra donc chez ces Religieux, où il se montra tout-à-fait dans son élément, bon frère, bon religieux, obéissant, aimable et joyeux.

En 1934, après le noviciat, il fit la profession, pREnant le nom de Carlos de la Vierge des Abandonnés.

En 1935, il fut ordonné sous-diacre, diacre et prêtre.

Il fut alors envoyé dans la communauté de Albacete, pour faire la classe aux enfants.

Au moment de la Révolution espagnole, la communauté dut se disperser. Carlos fut hébergé dans la famille d'un élève de l'école, qui l'appréciait beaucoup. On le suppliait de ne pas partir de là, mais il préféra rejoindre sa famille, où il arriva le 20 août.

Si sa famille était bien contente de le retrouver, on savait bien quel danger cela représentait en même temps pour chacun.

Le 12 septembre se présentèrent quelques miliciens, qui voulaient conduire Carlos au Comité. Les parents tentèrent d'expliquer que, depuis son retour à Albacete, ils n'avaient pas de nouvelles de lui (c'était un mensonge apparent : effectivement, ils n'avaient pas de « reçu de nouvelles » de Carlos, puisqu'ils le voyaient chaque jour).

Mais comme les miliciens voulaient alors emmener l'un des deux autres garçons à la place de Carlos, ce dernier descendit de l'étage et dit à son père : C'est moi qui dois y aller.

Au Comité, on le mit en prison, où les siens purent lui rendre visite et lui apporter de la nourriture. C'est lui qui redonnait courage à sa famille : Si je meurs pour le Christ, j'irai tout droit dans le Royaume des Cieux.

Le 22 septembre, à 2 heures du matin, on le fit sortir avec deux autres prêtres. Tous trois furent fusillés sur la route de Montserrat (Valencia).

Les bourreaux déclarèrent eux-mêmes combien les avaient frappés leur calme, leur foi, leur charité, tandis qu'eux, les bourreaux, en perdaient leur sérénité.

Il faut remarquer que le jeune père Carlos n'avait que vingt-cinq ans : ce fut l'unique Martyr de la communauté piariste de Albacete.

Martyrisé le 22 septembre 1936, Carlos fut béatifié en 1995.

 

 

Simón Miguel Rodríguez

1912-1936

 

Simón naquit en ce monde le 23 novembre 1912 à Villalcampo (Zamora, Espagne) et baptisé le lendemain.

Il vint au noviciat franciscain de Chipiona, où il avait déjà deux oncles et où il reçut l’habit en 1928 ; il fit le noviciat à Lebrija (Séville), qu’il dut interrompre pendant quelques temps à cause des événements troubles de 1931, quand des couvents furent incendiés. Il ne fit donc la première profession qu’en 1932, la solennelle en 1935, comme Frère convers.

Il exerça ses brèves activités à Fuente Obejuna.

Il y avait dans ce couvent sept Religieux franciscains.

Les 20 et 22 juillet 1936, le couvent fut plusieurs fois fouillé par les révolutionnaires, à la recherche de ces mystérieuses armes qu’on les accusait de cacher dans le couvent, et qui ne furent jamais trouvées, bien sûr.

Le 27, on vint les chercher, sous prétexte de les protéger, et le couvent fut laissé en proie à la foule qui le saccagea. Les Religieux furent en réalité «protégés» dans les bureaux des Télégraphes puis, le 14 août, dans le palais de la Marquise de Valdeloro, transformé en prison.

Il y avait là une soixantaine de prisonniers. Le 20 septembre, sept camions les embarquèrent en dehors de la ville. Une bonne quarantaine d’entre eux furent fusillés à quelques kilomètres seulement, tandis que les Franciscains et autres Religieux furent emmenés dans la prison de Azuaga (Badajoz). Le martyre proprement dit commençait.

On chercha à les faire blasphémer. Sur leur refus catégorique, on fusilla en prison le père José dès le 21 à midi, puis le père gardien, Félix Echevarría, au matin du 22 ; dans la même matinée, les cinq autres furent emmenés en camionnette, attachés deux par deux, au cimetière de Azuaga (Badajoz), où ils furent abattus, ayant toujours refusé de blasphémer.

Ces sept Franciscains furent béatifiés en 2007.

 

 

 

Partager cette page

Repost0
Published by samuelephrem - dans 09-septembre

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens