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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 23:00

 

29 JUIN

 

I.

Ss Pierre & Paul, apôtres, le premier crucifié la tête en bas, l’autre décapité.

Ste Marie, mère de Jean-Marc (cf. Actes 12:12).

?

Ss Marcel et Anastase, romains martyrs à Argenton. 

III.

Ste Béate, martyre près de Sens, peut-être espagnole.

IV.

S Syrus, évêque à Gênes.

VI.

S Cassius, époux de Fausta avec laquelle il vécut comme un frère, évêque à Narni; il célébrait chaque jour la messe.

IX.

Stes Salomé et Judith, deux anglaises recluses à Ober Altaich.

XI.

Ste Hemma, veuve princière, immensément riche, fondatrice d’une abbaye à Gurk et de nombreuses églises.

XIV.

B Ramon Llull, espagnol qui, de courtisan mondain devint un apôtre du salut des Arabes ; il ne cessa de voyager et d’écrire ; blessé à mort par un jet de pierres, il mourut martyr en vue de sa Majorque natale.

XIX.

Ss Baolu Wu Anju, son fils Ruohan Wu Mantang et son neveu Baolu Wu Wanshu, Mali Du Tianshi et sa fille Delian Du Fengju, martyrs chinois, canonisés en 2000 et fêtés le 9 juillet. 

XX.

B José Gregorio Hernández Cisneros (1864-1919), très illustre médecin et savant vénézuélien, béatifié en 2021.

B Ivan (Yakym) Sen’kiv’skyi (1896-1941), prêtre martyr ukrainien de l’Ordre de Saint-Josaphat, ébouillanté en prison, béatifié en 2001 (le 28 au Martyrologe).

B Francesco Mottola (1901-1969), prêtre italien, béatifié en 2021.

Pierre, apôtre

† 64

 

Saint Pierre est le premier pape de l’Eglise romaine, et un des premiers Apôtres qui aient rencontré Jésus.

D’après les Evangiles, son père est Johannes (Jona), et son frère André. Ils sont pêcheurs. Simon - car tel est son nom - aurait été marié, puisqu’on parle de sa belle-mère malade, guérie par le Christ (Mt 8:14-16). On dit que la sainte Pétronille (“Pierrette”) vénérée à Rome depuis le pape Paul Ier, serait sa fille. 

André le premier rencontre le Christ et Lui amène Simon, auquel Jésus donne le nom de Pierre, car “sur cette Pierre” devait être édifiée l’Eglise (Jn 1:40-52).

Simon-Pierre est témoin de la pêche miraculeuse (Mt 4:18-22), annonce de la future pêche apostolique de son ministère.

Pierre désormais sera aux côtés du Maître aux grands moments : lors de la guérison de la fille de Jaïre, lors de la Transfiguration (Mt 17:1-8), lors de l’Agonie au Jardin des Oliviers (Mt 26:37). C’est lui qui court au Tombeau vide le matin de la Résurrection ; c’est lui qui reçoit le premier le pouvoir de lier et de délier (Mt 16:19).

Pierre est un homme fougueux, enthousiaste, qui connaît les chutes. S’il dégaine son épée au moment de l’arrestation de Jésus à Gethsémani, il s’écarte avec les autres en abandonnant le Maître, il le reniera par trois fois. Mais surtout, on le voit pleurer amèrement sa faiblesse (Mt 26:75).

Jésus le place à la tête des Apôtres. C’est Pierre qui aura l’initiative de la prière dans la première Assemblée, de l’élection de Matthias (Ac 1) pour remplacer Judas. C’est lui qui préside le Concile de Jérusalem (Ac 15).

Pierre ira à Antioche, là où les fidèles reçurent pour la première fois le nom de Chrétiens ; Pierre est considéré comme le premier évêque d’Antioche, puis comme le premier de Rome, où il s’établit successivement. C’est à Rome que son disciple Marc recueillit son enseignement et le mit sous la forme du deuxième Evangile que nous connaissons.

L’Apôtre écrivivit deux Epitres, qui sont au canon du Nouveau Testament.

Pierre sera arrêté et condamné à mort en 64. Il fut crucifié la tête en bas, s’étant - dit-on traditionnellement - senti indigne de mourir de la même façon que son Maître.

Des fouilles archéologiques ont prouvé que les restes qui se trouvent à la basilique Saint-Pierre de Rome sous l’Autel Majeur, sont bien de l’Apôtre.

Suivant les dates plus ou moins établies du commencement et de la fin du pontificat de Pierre, certains disent qu’il aurait été pape pendant trente-trois ans, autant de temps que vécut le Christ sur terre. C’est de toutes façons le plus long pontificat de l’histoire, suivi en cela par celui de Pie IX (trente-et-un ans) et celui de Jean-Paul II (vingt-sept ans).

L’immédiat successeur de Pierre fut saint Lin.

La fête de saint Pierre est au 29 juin, en même temps que celle de saint Paul, l’autre pilier de l’Eglise naissante. C’est souvent en ce jour qu’a lieu l’ordination des prêtres dans les diocèses.

Il y a aussi une autre fête concernant saint Pierre, celle de sa Chaire, c’est-à-dire de son Autorité, qu’on fête le 22 février.

 

 

Paul apôtre

† 67

 

Écrire une fois de plus ce qu’on sait de la vie de saint Paul semblera superflu ici. On trouvera quelques indications scripturaires auxquelles on pourra se référer. En revanche, au moment où le Pape proclame l’Année de la Foi au cinquantième anniversaire du concile de Vatican II, on s’arrêtera davantage sur les voyages apostoliques de l’Apôtre.

Comme il le dit lui-même (Ac 22:3), Saul était juif, né à Tarse en Cilicie (actuelle Turquie), de la tribu de Benjamin. Par son père, il jouissait des droits des citoyens romains.

Il vint à Jérusalem pour recevoir sa formation de Gamaliel. Il était convaincu que Jésus allait renverser le culte israélite et pour cette raison en devint un ennemi acharné.

Dieu ayant voulu utiliser cette énergie pour diffuser la Vérité, l’aida à se convertir sur le chemin de Damas (Ac 9) ; ce devait être en 35. Baptisé, Saul s’appellera désormais Paul. Son zèle le fera mettre au même rang que les Apôtres choisis par le Christ.

Prédicateur infatigable, Paul parcourut tout le Moyen-Orient. Les Actes des Apôtres nous aident à le suivre.

 

Premier voyage : l’Asie Mineure (années 45-49).

Antioche de Syrie - Chypre - Pamphylie - Pisidie (Antioche de Pisidie) - Lycaonie (Iconium, Lystres, Derbé) - Antioche de Syrie.

A part l’actuelle ville turque de Konya, les autres centres (Lystres, Derbé) ont disparu et sont difficiles à localiser précisément actuellement.

 

Deuxième voyage : l’Asie Mineure et la Grèce (années 49-53).

Antioche de Syrie - Lycaonie - Phrygie - (Troas - Samothrace - Neapolis -) Grèce : Philippes - Thessalonique - Bérée - Athènes - Corinthe - Asie Mineure : Ephèse - Césarée - Antioche de Syrie.

 

Troisième voyage : l’Asie Mineure (années 53-58).

Antioche de Syrie - Galatie - Phrygie - Ephèse - Troas - Milet - Cos -  Patara - Tyr de Phénicie - Ptolemaïs - Césarée - Jérusalem.

C’est à Jérusalem que Paul est arrêté, et conduit une première fois, captif, à Rome.

 

Quatrième voyage (?) : Espagne et Asie Mineure (années 63-66).

Cette hypothèse n’est pas confirmée par les Actes des Apôtres, qui s’achèvent sur la captivité à Rome. 

Libération de Paul.

Paul fait allusion à l’Espagne en Ro 15:24,28. Il pense aller à Jérusalem, venir revoir les Romains et se rendre en Espagne. Il passe par l’Asie Mineure (Ephèse, Crète, Macédoine).

 

Le voyage de captivité : de Jérusalem à Rome (66-67).

Jérusalem - Césarée - Myre - Crète - Malte - Rome.

De nouveau arrêté en Asie (fin 66), il est conduit à Rome, condamné à la décapitation.

Le martyre de Paul a dû avoir lieu en 67. L’Apôtre fut décapité hors de Rome, sur la voie d’Ostie, à l’endroit qu’on a depuis appelé les “Trois Fontaines”, car une tradition rapporte que sa tête rebondit trois fois, faisant jaillir trois fontaines.

Actuellement s’élève là la petite abbaye cistercienne de “Saint-Paul-Trois-Fontaines”. 

Non loin de là fut construite la basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs, où se trouve une abbaye bénédictine, et la tombe de saint Paul.

C’est aussi sur le même site qu’ont eu lieu les apparitions de “Notre-Dame de la Révélation” en 1947, reconnues par l’Eglise. Là, un nouveau Paul, Bruno Cornacchiola, athée notoire, se convertit après avoir vu la Sainte Vierge.

Saint Paul est fêté deux fois durant l’année. D’abord le 25 janvier, où l’on commémore sa conversion : c’est à cette date que s’achève la semaine de prière pour l’unité des Chrétiens. Ensuite le 29 juin, où l’Eglise fête simultanément les deux Apôtres Pierre et Paul.

 

 

Marie, mère de Jean-Marc

1er siècle

 

Il est dit dans les Actes des Apôtres (Ac 12:12) que Pierre, une fois délivré de la prison par l’intervention d’un ange, vint frapper à la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc.

C’est l’unique mention que nous ayons de cette sainte femme.

Elle devait donc être suffisamment connue des Apôtres autant pour sa foi que sa générosité, pour que saint Pierre songeât à frapper chez elle en pleine nuit.

On a avancé sans preuves suffisantes qu’elle avait accompagné ou rejoint son fils en Chypre, où elle mourut elle aussi.

Le Martyrologe actuel ne la mentionne pas. Autrefois, elle était mentionnée au 29 juin, jour de la fête de saint Pierre et saint Paul.

 

 

Sirus de Gênes

† 381

 

On ne peut situer précisément la naissance de Sirus (Syrus) : il a pu naître à Struppa (Gênes, Italie NO) vers 310-320, d’Emilianus Dolcinus, dont l’épouse était native de Nervi.

Son éducation fut confiée à l’évêque Felix de Gênes qui, ensuite, l’ordonna diacre et l’envoya à Villa Matutia (act. Sanremo) pour assister le chorévêque Ormisda. Là, Sirus aurait délivré la fille du questeur, qui était possédée.

L’évêque Felix le rappela à Gênes et c’est Sirus qui lui succéda, vers 350, devenant le troisième évêque de cette ville.

On raconte que Sirus délivra la ville d’un énorme basilisc qui infestait un puits. L’évêque lui lança un seau, lui ordonnant de s’y mettre, et le remonta, puis lui ordonna d’aller se jeter dans la mer, à quoi le serpent obéit ponctuellement. D’aucuns interprètent ce «miracle» comme l’expression imagée de la lutte de Sirus contre l’arianisme.

On situe habituellement la mort de Sirus au 29 juin 381, après une trentaine d’années d’épiscopat.

Après des siècles d’oubli, on retrouva son corps en 1098.

Saint Sirus de Gênes est commémoré le 29 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Cassius de Narni

† 558

 

Cassius, dont on ignore les date et lieu de naissance, épousa une certaine Fausta ; ils vécurent cependant comme frère et sœur.

En 536 il fut nommé huitième évêque de Narni (Pérouse, Ombrie, Italie C).

Outre les œuvres de charité que développa Cassius, on raconte de lui cette anecdote amusante. Il avait le visage assez rubicond, de sorte que le roi goth Totila le prit pour un ivrogne et se moqua de lui. Mal lui en prit, car un soldat de sa garde fut subitement prit de spasmes violents (peut-être d’origine diabolique) : Cassius le guérit à l’instant, gagnant ainsi l’estime et le respect de Totila.

Cassius célébrait presque tous les jours le Saint Sacrifice de la Messe ; le fait est à signaler, car à cette époque ce n’était pas encore une habitude généralisée pour tous les prêtres. Durant cette célébration, Cassius versait d’abondantes larmes, larmes d’amour et de reconnaissance pour le Sacrifice salutaire du Fils de Dieu.

En 551, Dieu le fit encourager à faire son devoir jusqu’au bout, à accomplir son travail sans crainte : Que ton pied et que ta main ne reculent point ; à la fête des saints Apôtres, tu viendras à moi et je te donnerai ta récompense.

Sept ans plus tard, le 29 juin 558, fête des Apôtres Pierre et Paul, Cassius célébra une dernière fois la Sainte Messe, et rendit son âme à Dieu.

Saint Cassius de Narni est commémoré le 29 juin dans le Martyrologe Romain.

Hemma de Gurk

980-1045

 

Hemma (Emma) naquit à la fin du 10e siècle (on parle de 980, de 995 ou 1000), en Carinthie (Autriche S), peut-être (mais c’est contesté) à Peilenstein, de Engelbert et Tuta, nobles apparentés à l’empereur Heinrich II.

Elle épousa Wilhelm, comte de Friesach et margrave de Sanntal ; les époux formèrent un couple très uni, très assidu à la vie de l’Eglise et aux sacrements. Leur fortune était immense, car leurs possessions territoriales s’étendaient fort loin. Ils eurent un ou deux fils (là aussi demeure l’incertitude), Wilhelm et Hartwig.

Dieu permit que ces deux garçons, une fois grands, furent limogés par des mineurs révoltés, et que Wilhelm père mourût au retour d’un pèlerinage à Rome.

Ce fut vers 1015 ; la malheureuse veuve accepta l’épreuve avec grand courage. Elle qui était, disait-on, une des plus riches femmes de son temps, s’employa à fonder des monastères et une vingtaine d’églises. 

C’est à Hemma qu’on devait les monastères de Ennstal et surtout de Gurk, pour des dames de souche noble, qui n’avaient pas une règle spéciale mais vivaient fraternellement et pratiquaient la laus perennis, c’est-à-dire qu’elles se relayaient par équipes pour ne jamais interrompre le chant à l’église. Leur nombre le permettait : elles étaient déjà environ soixante-dix.

Hemma aurait aussi participé à la construction de la cathédrale de Gurk. C’est durant cette période qu’advint le miracle du juste salaire. Un des ouvriers se plaignant de ne pas être suffisamment bien payé, Hemma lui tendit sa caisse en le priant de prendre ce qu’il estimait juste ; l’homme constata avec surprise qu’il y avait dans la caisse la même somme qu’Hemma lui avait proposée.

L’influence d’Hemma s’exerça aussi sur les conditions économiques de toute la région, qui furent hautement améliorées. Partout on vanta sa Foi et son sens de la Justice.

Hemma s’éteignit à ce monde vers 1045.

En 1174, son corps fut inhumé dans la cathédrale de Gurk ; une reconnaissance des reliques se fit en 1287, ce qui fut considéré comme une béatification ; le procès pour sa canonisation s’enlisa plusieurs fois, mais le culte et la dévotion ne s’interrompirent jamais. En 1938, ce culte fut confirmé.

Sainte Hemma de Gurk  est commémorée le 29 juin dans le Martyrologe Romain.

 

 

Ramon Llull

1232-1315

 

Ramon Llull (qu’on a francisé en Raymond Lulle, mais que Ramon a lui-même latinisé en Raymundus Lullus), naquit vers 1232 à Palma de Majorque. 

Certains avancent que son nom de famille était en réalité Amat ; son père s’appelait déjà Ramon, et appartenait à la noblesse catalane ; sa mère, Isabel d’Erill, était parente de la famille royale.

Vers 1246, Ramon entra comme page à la cour du roi Jaime Ier d’Aragon puis devint sénéchal de l’infant.

Vers 1257, il épousa Blanca Picany, dont il eut deux enfants, Domènec et Magdalena.

Jusqu’en 1263, Ramon vivait comme les troubadours en vogue, courtisant et chantant les belles dames. On raconte qu’un jour il poursuivit à cheval jusque dans une église une dame dont il était follement épris, mais qu’elle sut l’éloigner en lui montrant son sein rongé par le cancer.

Cette année 1263, Ramon eut par cinq fois la vision du Christ en croix, après quoi il comprit qu’il devait tout laisser pour se consacrer au service de Dieu, à la conversion des Musulmans et à la fondation de séminaires pour  former des missionnaires capables d’expliquer en arabe la Vérité.

Il entra alors dans le Tiers-Ordre franciscain. Nul ne nous dit ce que firent désormais son épouse et ses deux enfants, qui étaient encore bien jeunes ; on sait qu’il renonça à sa vie de cour, vendit tous ses biens et versa l’argent aux siens.

S’il pensa un moment aller étudier à Paris, il se décida plutôt à rester sur place : il acheta un esclave arabe pour étudier cette langue. Pendant neuf années, il apprit à manier parfaitement l’arabe, en même temps qu’il s’immergeait dans l’étude du latin, de la philosophie chrétienne et islamique auprès des moines cisterciens de La Real.

Désormais il allait se consacrer à l’écriture d’ouvrages en catalan, en latin et en arabe ; à voyager par l’Europe pour tenter de trouver des adeptes de ses projets. Ses voyages le portèrent en Allemagne, en France, en Italie, jusqu’en Terre Sainte et en Asie Mineure. Il voulait susciter une croisade apostolique, pour convertir par la prédication les Musulmans et les Juifs. Son enthousiasme cependant ne trouva pas l’écho qu’il espérait, même auprès des papes.

Sans renoncer à son idéal, il paya de sa personne et partit prêcher lui-même, en arabe, par exemple à Tunis, à Chypre, à Bejaïa (Algérie). Seul Jaime II de Majorque, son ancien élève, l’autorisa à prêcher dans les synagogues et dans les mosquées.

Ramon songeait à réunir tous les Ordres militaires dans une seule «armée sainte» pour reconquérir les territoires occupés par l’Islam et convertir tous les Musulmans. Dans ce but, il espérait former des missionnaires dans les langues orientales pour expliquer dans leur langue à tous les habitants la vraie doctrine du Salut. Le roi d’Aragon était favorable, mais pas le roi de France.

On finit par accepter son idée des collèges à vocation missionnaire, mais pas celle de la croisade.

Il est impossible ici d’énumérer les titres et le sujet de ses quelque trois-cents ouvrages. On retiendra ici  l’importance linguistique de ce travail : Ramon s’est exprimé aussi couramment en catalan qu’en arabe et en latin. On l’a considéré comme le fondateur de la littérature catalane, mais il a aussi énormément développé une langue néo-latine pour exprimer des notions et des faits scientifiques. On l’a appelé le Docteur illuminatus, le Docteur inspiratus, et même, à cause de son zèle envers le monde arabe, l’Arabicus christianus.

Une de ses positions fut de soutenir l’idée de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, dont le dogme ne fut proclamé qu’en 1854.

Ramon Llull fit un dernier voyage à Tunis. Les versions ne s’accordent pas tout-à-fait sur les circonstances exactes de sa mort. Pour les uns, Ramon fut lapidé par des Musulmans à Bougie (auj. Bejaïa) ; pour d’autres, il mourut en mer durant le retour de Tunis à Majorque, des suites de ses blessures. Dans les deux cas, Ramon serait mort le 29 juin 1315, à quatre-vingt-trois ans.

Certains ouvrages de Llull furent refusés par l’Eglise au 14e siècle, à la suite d’une falsification de ses propositions de la part d’un rival. 

Mais Ramon fut considéré comme martyr ; son culte fut reconnu en Catalogne ; le Martyrologe le mentionne comme martyr au 29 juin. 

La cause de sa canonisation a été reprise récemment.

Baolu Wu Anju

1838-1900

Ruohan Wu Mantang

1883-1900

Baolu Wu Wanshu

1884-1900

 

Baolu (Paul) était né vers 1838 à Xihetou (Shenzhou, Hebei, Chine).

Chrétien et marié, il avait un fils, Ruohan (Jean-Baptiste), et un neveu, Baolu lui aussi, nés au même endroit, le premier vers 1883, le second vers 1884.

Ils reçurent la palme du martyre dans leur ville, le même jour, en la fête de saint Paul, le 29 juin 1900.

Béatifiés en 1955, ils furent canonisés en 2000 parmi le groupe des Martyrs chinois, fêtés ensemble le 9 juillet.

 

 

Mali Du Tianshi

1858-1900

Delian Du Fengju

1881-1900

 

Mali (Marie) était née vers 1858 à Shenzhou (Hebei, Chine).

Mariée, elle avait une pieuse fille, Delian (Magdeleine), née vers 1881 à Du (Shenzhou, Hebei, Chine).

Elles furent toutes deux martyrisées à Du, le 29 juin 1900.

Béatifiées en 1955, elles furent canonisées en 2000, dans le groupe des Martyrs chinois fêtés le 9 juillet.

 

 

José Gregorio Hernández Cisneros

1864-1919

 

José Gregorio naquit le 26 octobre 1864 à Isnotú (Trujillo, Venezuela), aîné des six enfants de Benigno Maria et de Josefa Antonia. Le papa, pharmacien, était d’origine colombienne, la maman d’origine espagnole.

José Gregorio reçut le baptême le 30 janvier suivant sa naissance, et la confirmation en 1867, selon la coutume de l’époque.

Dès l’âge de treize ans, José Gregorio exprima son désir de devenir avocat, mais les parents le convainquirent d’être plutôt médecin ; aussi, dès 1878, le garçon entreprit le long voyage qui le mena à Caracas, où il fréquenta le Colegio Villegas.

En 1882, il obtint le baccalauréat en philosophie et entra à l’Université Centrale, où ses professeurs le remarquèrent pour son exceptionnel amour de la science et pour l’intégrité de sa vie personnelle.

En 1888, il obtint le doctorat en Médecine, diplôme confirmé par le gouvernement, qui l’envoya se perfectionner à Paris dans plusieurs autres spécialités : bactériologie, pathologie, microbiologie, histologie, physiologie. Après un autre séjour à Berlin, il revint au Vénézuéla, et fut chef de clinique à l’Hôpital José María Vargas en même temps que professeur à l’université. C’est lui qui introduisit dans son pays le microscope optique.

José Gregorio enseigna, pratiqua la médecine, gratuitement pour les pauvres auxquels il payait de sa poche les médicaments. Il publia plusieurs monographies scientifiques. Le gouvernement lui accorda les fonds nécessaires à la fondation d’un laboratoire de physiologie expérimentale ainsi que d’une nouvelle bibliothèque universitaire.

Mais aussi il songea à se donner radicalement à Dieu, d’abord en entrant dans le Tiers-Ordre franciscain, puis en devenant prêtre : il vint dans cette intention à la chartreuse de Farneta (Lucques, Italie) en 1908, mais ses mauvaises conditions de santé l’obligèrent à repartir au Vénézuéla ; ce fut le même scénario quand il tenta l’admission au séminaire Sainte-Rose-de-Lima, puis au Collège Pontifical d’Amérique Latine de Rome.

En 1912, le gouvernement vénézuélien ferma l’université ; José Gregorio ouvrit alors une Ecole de Médecine.

En 1917, nouveau voyage d’étude, à New York, puis Madrid.

En 1918, de retour dans son pays, il reprit l’enseignement.

L’influence scientifique du docteur José Gregorio Hernandez Cisneros dans son pays fut immense. Partout on reconnaissait ses compétences médicales et scientifiques.

Musicien à ses heures, José Gregorio pratiquait plusieurs langues : français, allemand, anglais, italien, portugais, outre qu’il approfondissait régulièrement la théologie, rédigée alors en latin.

Le 29 juin 1919, il fut renversé par une voiture à Caracas.

La renommée du docteur José Gregorio s’étendit largement, dans toute l’Amérique latine et l’Espagne. De partout on entendait parler de miracles. L’un de ceux-ci fut retenu et reconnu pour la béatification : ce fut la guérison inexplicable et totale d’une jeune fille frappée d’une balle dans la tête.

José Gregorio Hernández Cisneros sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 juin.

 

 

Ivan Sen’kiv’skyi

1896-1941

 

Ivan (Jean) était né le 2 mai 1896 à Haji Velyki (Ternopil, Ukraine), dans une famille de rite gréco-catholique.

Il étudia la théologie au séminaire de Lviv et fut ordonné prêtre en 1921.

Il reçut le doctorat en théologie à l’université d’Innsbruck (Autriche).

En 1923 il entra au monastère de l’ordre de Saint-Josaphat à Krekhiv et prit le nom de Yakim (Joachim).

Il exerça le ministère à Krasnopushcha et Lavriv, puis eut diverses responsabilités dans le monastère Saint-Onuphre de Lviv, de 1931 à 1938, avant de devenir prieur du monastère de Drohobych en 1939, succédant ainsi au père Severian Baranyk.

Ces deux Religieux furent arrêtés par des agents du NKVD le 26 juin 1941.

Le père Yakim fut martyrisé en prison, ébouillanté, le 29 juin 1941 (mais le Martyrologe le mentionne en même temps que le père Baranyk, au 28 juin).

Il est dit parfois que le père Yakim fut «seulement» retrouvé, tout gonflé et contusionné.

Ils ont tous deux été béatifiés en 2001.

 

 

Francesco Mottola

1901-1969

 

Francesco Mottola naquit le 3 janvier 1901 à Tropea (Vibo Valentia, Calabre, Italie SW), dans une famille pauvre, mais religieuse. Le papa s’appelait Antonio, la maman Concetta Braghò.

En 1911, il entra au Petit séminaire de Tropea.

En 1913, mourut sa chère maman (elle se serait suicidée ?), et en 1917 son frère, sur le front.

Après le Petit séminaire, il entra au Grand séminaire de Catanzaro et fut ordonné prêtre en 1924.

Il avait deux dévotions préférées : l’Eucharistie - devant laquelle il restait de longs moments en silence - et Notre-Dame de Romania, vénérée dans la cathédrale de Tropea depuis des siècles.

Il fut un mois seulement curé à Parghelia, sa santé lui interdisant de continuer l’activité paroissiale.

Désormais son zèle pastoral le vit à l’œuvre sur bien d’autres fronts. Il enseigna la théologie au séminaire, puis fut recteur du séminaire de Tropea (1929-1942) ; il dirigea une revue catholique, organisa des groupes d’Action Catholiqiue, prêcha, donna des conférences pour ses confrères, resta de longues heures dans le confessionnal, car les fidèles recherchaient ses bons conseils.

En 1931, il fut nommé chanoine de la cathédrale.

Dès 1935, il fonda des Maisons de la Charité, confiées à des groupes de prêtres et de laïcs, pour accueillir les sans-abris ; il en ouvrit une à Rome même. Mieux, pour s’occuper d’eux plus efficacement, il fonda les Oblats et Oblates du Sacré-Cœur.

En 1942, une rude épreuve s’abattit sur le prêtre, dont la parole était si écoutée : une paralysie lui retira l’usage normal de la parole. Don Mottola se soumit à cette épreuve comme à un don divin ; il put tout de même encore confesser et continua d’écrire et d’encourager les Oblats dans leur amour des pauvres. Lui-même ne cessait de se dépenser au service des autres. Ce fut au point que la population le surnomma la perle du clergé calabrais.

En 1968, l’Institut des Oblats et Oblates du Sacré-Cœur, fut reconnu canoniquement.

C’est le 29 juin 1969 qu’il s’éteignit à Tropea, dans une grande pauvreté.

Un miracle inexpliqué advint en 2010, concernant un diacre qui guérit d’un mal incurable. Ce miracle fut retenu pour la cause de la béatification.

Francesco Mottola devrait être béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 juin.

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