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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 00:00

Mark Barkworth

1572-1601

 

Marc était né vers 1572 à Searby (Lincolnshire, Angleterre). On le connaîtrait aussi sous le nom (pseudonyme ?) de Mark Lambert.

Après quelques études à Oxford, il passa à Douai et entra dans l’Eglise Catholique.

Il entra alors dans le Collège de Douai, en 1594, pour recevoir sa formation sacerdotale.

A cause d’une épidémie de peste, il fut envoyé en 1596 à Rome, et de là au Collège Royal de Saint-Alban à Valladolid (Espagne). Il entra alors au Collège Anglais de cette ville, en 1596.

On dit que, durant le voyage à Valladolid, il aurait eu une vision de saint Benoît, qui lui annonçait sa mort comme martyr, avec l’habit bénédictin.

Arrivé à Valladolid, il fréquenta donc assidument les Bénédictins, mais n’entra pas immédiatement dans l’Ordre : en effet, s’il devenait moine, comment pouvait-il revenir dans son pays pour y exercer le saint ministère ?

Il fut ordonné prêtre dans le Collège Anglais en 1599 et fut très vite destiné aux missions en Angleterre.

Sur son chemin, il s’arrêta au monastère bénédictin de Irache (Navarre), où il fut reçu comme oblat de l’Ordre, avec privilège exceptionnel de pouvoir faire la profession à l’article de la mort. Il avait ainsi la certitude de mourir «bénédictin».

Le voyage ne fut pas sans difficulté, bien au contraire : à La Rochelle, il dut échapper aux mains des Huguenots. Arrivé en Angleterre, il fut arrêté dès qu’il toucha le sol, et conduit à Newgate, où il resta prisonnier pendant six mois, avant d’être transféré à Bridewell.

Il écrivit alors un appel à Robert Cecil, comte de Salibury, qu’il signa habilement George Barkworth. Mais on ne connaît pas la suite de cet appel. Toujours est-il qu’il fut interrogé et que, durant ces interrogatoires, il ne montra aucune frayeur, et plutôt une franche gaieté.

Condamné, il traîna pendant quelque temps encore dans les «limbes», un horrible cachot souterrain du donjon de Newgate, où il demeura, dit-on, de très bonne humeur.

Un portrait de ce prêtre le définit comme de haute taille, bien proportionné, cheveux bruns, la barbe rousse, les yeux un peu battus.

Au moment de son supplice, il portait l’habit bénédictin sur une simple chemise. On remarqua que ses genoux étaient endurcis à force de rester à genoux en prière. 

Le père Mark devait être exécuté le même jour que deux autres victimes : Anne Lyne, qui est actuellement déjà canonisée, et le jésuite Roger Filcock.

Il faisait particulièrement froid ce jour-là. En chemin, Mark chantait la fameuse antienne pascale, tirée du psaume 117 : Hæc dies, quam fecit Dominus ; exsultemus et lætemur in ea (Voici le jour qu’a fait le Seigneur ; exultons et mettons-y notre joie).

Arrivé au lieu du supplice, il vit Anne Lyne à terre, déjà exécutée et morte. Il s’inclina et baisa sa robe en disant : Ah, ma sœur, tu nous as précédés, mais nous allons te rejoindre aussi vite que possible ! Et à la foule, il déclara : Je suis venu ici pour mourir, comme Catholique, comme prêtre et comme religieux, car j’appartiens à l’Ordre bénédictin. C’est par un Bénédictin que l’Angleterre se convertit (allusion à saint Augustin de Canterbury, voir au 26 mai).

Les restes du corps de Mark Barkworth furent brûlés.

 

Ce prêtre bénédictin fut béatifié en 1929.

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