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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 21:40

Emilia Fernández Rodríguez de Cortés
1914-1939

Emilia était une jeune gitane, née le 13 avril 1914 à Tíjola, Almería. Elle reçut le baptême.
Elle gagnait sa vie en fabriquant des paniers en osier.
Elle eut pour mari Juan Cortés Cortés ; quand on voulut enrôler de force celui-ci dans les rangs des républicains, elle s’y opposa farouchement. Or, elle devait bientôt accoucher ; malgré son état, on l’envoya dans la prison de Gachas-Colorás, sans aucun ménagement.
Dans la prison, une autre détenue lui enseigna comment s’offrir à Dieu, comment prier, notamment avec le chapelet. Au moment de l’accouchement, on mit Emilia en cellule d’isolement : c’est là que naquit la petite Ángeles.
Emilia mourut des suites de cet accouchement douloureux, le 25 janvier 1939. Les circonstances de cette mort ont permis de considérer qu’Emilia avait bien été victime des ennemis du Christ et qu’elle était morte pour sa Foi ; elle fut considérée martyre, et béatifiée en 2017.
Le nom de la bienheureuse Emilia Fernández Rodríguez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 25 janvier.

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 16:59

Louis-Antoine Ormières

1809-1890

 

Louis-Antoine-Rose Ormières Lacase naquit un 14 juillet - date fatidique en France - de l’an 1809, à Quillan (Aude).

Au lendemain de la Révolution française, les parents avaient conservé la foi et l’enseignèrent à leurs nombreux enfants ; ils leur donnèrent l’exemple de l’accueil des pauvres chez eux à leur table et de la visite des malades.

Louis-Antoine étudia au séminaire de Carcassone et fut ordonné prêtre en 1833.

Constatant les dons qu’il avait, on le nomma d’emblée professeur au séminaire. Mais les livres n’étaient pas sa préférence : il voulait écrire dans le cœur des populations ; il ouvrit des patronages, organisa des missions populaires, et d’abord à Quillan-même, dans cette campagne où la majeure partie des enfants n’allait pas à l’école.

Avec l’accord de l’évêque, il invita des congrégations religieuses à s’installer dans le diocèse, mais finalement il fonda lui-même les Sœurs de l’Ange Gardien, pour venir en aide à la jeunesse et aux malades. Il sera puissamment épaulé dans cette œuvre par Julienne Lavrilioux (Mère Saint-Pascal). Napoléon III reconnaîtra l’Œuvre en 1852. Des maisons s’ouvriront dans le sud de la France, en Espagne, en Equateur.

L’installation en Espagne a son caractère anecdotique. Quatre Religieuses partaient pour l’Afrique, mais le bateau chavira et elles restèrent à Cadix. L’Œuvre se développa beaucoup en Espagne, et c’est à Oviedo que Louis-Antoine s’installera.

Louis-Antoine ne fit pas que fonder : il participa aux travaux de son Œuvre ; durant des épidémies (1838, 1845), il n’hésita pas à s’exposer presque dangereusement pour assister des malades.

Il confia :  Mon principe a toujours été de faire le bien et de laisser dire.

Louis-Antoine mourut à Gijón (Asturies, Espagne), le 16 janvier 1890.

Depuis un demi-siècle, l’Œuvre s’est installée en Amérique latine, en Amérique du Nord, puis en Afrique et en Asie.

Le miracle constaté pour la béatification de Louis-Antoine Ormières, fut la guérison d’un cancer maxillo-facial d’une des Religieuses de l’Ange-Gardien.

La béatification de ce prêtre français a été proclamée à Oviedo en 2017.

Le bienheureux Louis-Antoine Ormières sera commémoré le 16 janvier dans le Martyrologe Romain.

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 21:34

Francisco Martínez Garrido
1866-1938

Né le  28 novembre 1866 à Siles (Jaén), Francisco reçut le Baptême deux jours après ; son père était le sacristain de la paroisse.
Il étudia la philosophie et la théologie au séminaire de Tolède et fut ordonné prêtre en 1892.
D’abord aumônier, il fut curé de Ciruelos en 1893, puis supérieur du Grand séminaire en 1896.
En 1902, il fut curé de Puebla de Alcocer ; en 1907, il fut nommé archiprêtre à Huéscar.
Au début de l’insurrection civile de 1936 et de la persécution qui suivit, don Francisco et son vicaire furent mis en prison. On fit passer don Francisco d’une prison à l’autre, de Baza à Guadix, puis Alhama de Almería, d’autres prisons encore. La dernière fut Vélez Rubio. Chaque étape était l’occasion, pour les miliciens, de se moquer du Curé, de le frapper, de l’insulter. 
Le Prêtre mourut d’épuisement dans la prison de Vélez-Rubio,  le 14 janvier 1938.
Il a été béatifié en 2017.
Le nom du bienheureux Francisco Martínez Garrido sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 14 janvier.

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 10:53

Francesco Maria Greco
1857-1931

Francesco naquit le 25 juillet 1857 à Acri (Calabre, Italie S), deuxième des cinq enfants de Raffaele et Concetta Pancaro, qui le firent baptiser deux jours après sa naissance. Raffaele était pharmacien ; Concetta avait un frère, Luigi, qui était prêtre.
Le projet de Raffaele était de céder son négoce à Francesco, mais celui-ci entendit l’appel de Dieu. 
En 1881, l’année où il reçut les Ordres sacrés du diaconat et du presbytérat, il écrivit : Je me suis donné en tout et pour tout aux Cœurs de Jésus et de Marie. Donc, à partir de maintenant je serai «Francesco Maria Greco, diacre de Jésus et Marie.»
En même temps qu’il aura la charge de la paroisse d’Acri, il obtiendra le doctorat en théologie à Naples, et il enseignera au Grand séminaire de Cosenza. En outre, sa nomination comme archiprêtre lui conféra le titre de Monseigneur.
Dans la ville d’Acri, où il fut curé pendant quarante-quatre ans de 1887 à 1931, il chercha à remédier à l’ignorance religieuse de beaucoup de ses paroissiens, hommes et femmes, adultes et enfants ; il organisa tout un programme de catéchèse, adapté aux âges des enfants, des adolescents, des adultes.
Pour se faire seconder dans cet immense labeur, il fonda les Petites Sœurs Ouvrières des Sacrés Cœurs. La première supérieure de cette congrégation sera la propre sœur de Don Francesco, Maria Teresa, à laquelle succéda Raffaella De Vincenti ; cette dernière, avec le nom religieux de Maria Teresa des Sacrés-Cœurs, mourut en odeur de sainteté (1936).
L’apostolat de Mgr Greco fut reconnu de tous. L’évêque de Bisignano l’invita à l’accompagner dans sa visite pastorale du diocèse. 
Don Francesco passait de longs moments, de nuit aussi, en adoration devant le Saint-Sacrement. On trouva cette phrase écrite de sa main : Quelle paix on ressent dans le silence de la nuit aux pieds du Maître ! 
Mgr Greco mourut des suites d’une bronchite, le 13 janvier 1931.
Il fut béatifié en 2016.
Le miracle qui fut examiné pour cette béatification concernait une femme qui, à la suite d’une grave opération, était entrée dans le coma. Quelques jours après, elle se réveilla, guérie, affirmant avoir vu en songe un prêtre qui lui promettait une prochaine guérison ; elle le reconnut sur une image de Mgr Greco qu’on lui fit voir. On ne sait pas si cette dame, Nina Pancaro, descendait de la même famille que Concetta Pancaro, la mère de don Francesco.
Les Religieuses sont actuellement présentes dans le région de Cosenza, en Albanie, en Inde, en Argentine et au Brésil.
Francesco Maria Greco sera commémoré le 13 janvier dans le Martyrologe Romain.

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 21:28

Pascuál Roda Díaz
1908-1937

Pascuál vit le jour le 30 mars 1908 à Almería, de parents bons chrétiens.
Après de très bonnes études primaires, il passa la licence de Droit à l’Université de Grenade, en 1927, à dix-neuf ans !
Il fut conquis par la dévotion envers le Saint-Sacrement et la très Sainte Vierge. Il fit partie du Tiers-Ordre franciscain, mais aussi de Pieuses Unions sous le patronage des Saints jésuites Stanislas Kostka et Louis de Gonzague (v. 15 août et 21 juin).
Sa santé s’altéra très tôt : il souffrit de graves douleurs à l’estomac, mais il restait serein : Si je meurs, je passerai de cette vie à une meilleure, mais je ne mourrai pas. Il fut touché aussi par la faim, lorsque son père mourut prématurément.
En 1936, le Vendredi Saint, il eut l’audace d’organiser avec ses compagnons une procession avec la sainte image du Christ. Dans l’ambiance de cette période, c’était même risqué. De fait, le 25 juillet, il fut un des premiers arrêtés et jetés en prison. Il y resta six mois.
Le 10 janvier 1937, on l’emmena au lieu-dit Viator, proche d’Almería, où il fut abattu de huit balles tirées dans la tête.
Pascuál a été béatifié en 2017.
Le nom du bienheureux Pascuál Roda Díaz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 10 janvier.

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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 08:10

Titus Zeman

1915-1969

 

Titus Zeman naquit le 4 janvier 1915 à Vajnory (Bratislava, Slovaquie), aîné des dix enfants d’une humble famille.

Durant son enfance, il souffrit diverses maladies ; guéri soudainement, à dix ans, il promit à la Sainte Vierge d’être «son fils pour toujours» et il exprima le souhait d’entrer chez les pères Salésiens (fondés par s.Giovanni Bosco, v. 31 janvier), de sorte qu’il fréquenta leur école à Šaštín.

Au début, la famille n’était pas consentante et attendit deux années avant de laisser partir Titus. Ce dernier écrivit alors à ses parents de vendre un champ pour payer ses études, ajoutant même : Si j’étais mort, vous auriez trouvé l’argent pour mes obsèques. S’il vous plaît, utilisez cet argent pour payer mes études.

En 1931, il commença le noviciat et fit la première profession en 1932.

En mars 1938, il se trouvait à Rome pour sa profession solennelle, en l’église du Sacré-Cœur au Castro Pretorio. A Rome, Titus compléta ses études à l’Université Grégorienne, et les acheva à Chieri.

En juin 1940, il fut ordonné prêtre à Turin et revint dans son pays d’origine pour célébrer sa Première Messe.

Déjà en 1946, Titus fut inquiété par le régime communiste. Il refusait de retirer le crucifix de sa salle de classe, et fut pour cela renvoyé de l’école.

Jusqu’en 1950, il fut aumônier et catéchiste. Sportif et professeur de matières scientifiques, il savait entraîner les jeunes.

A partir de cette date cependant, le régime communiste interdit toute manifestation religieuse et envoya en camps de concentration tous les prêtres et les religieux qu’on pouvait arrêter. Titus eut alors l’idée courageuse d’organiser par deux fois un déplacement de jeunes vocations, pour les acheminer jusqu’à la maison-mère de Turin, où ils auraient achevé leur préparation. Plus de soixante jeunes hommes purent ainsi rejoindre Turin.

De ces expéditions très risquées, le père Titus disait : Même si je perds la vie, je ne considérerais pas vain de savoir qu’au moins un de ceux que j’ai aidés, soit devenu prêtre.

Ces deux expéditions réussirent, c’est à la troisième que la police intercepta le groupe et le père Titus (avril 1951). En attendant son procès, Titus subit dix mois de détention préventive, durant lesquels il fut torturé. Le procès eut lieu en février 1952 : Titus fut accusé de haute trahison et d’espionnage et risquait la peine de mort ; la Providence fit qu’il fut condamné «seulement» à vingt-cinq ans de prison.

Son numéro de prisonnier était le 024858. On imagine mal ce que pouvaient être les conditions de détention du père Titus. Expériences médicales, isolation prolongée durant plusieurs mois, travail avec l’uranium sans protection, ration alimentaire réduite au sixième. Le père Titus eut de graves pathologies : cardiaque, pulmonaire, neurologique. Témoin matériel de ces années, fut le «chapelet» qu’il se fabriqua avec du pain et du fil : cinquante-huit perles, une pour chaque période de torture qu’il subit.

En réalité, cette prison dura de février 1952 au 10 mars 1964, date à laquelle on remit le prêtre en liberté conditionnelle, en raison de ses très mauvaises conditions de santé.

En 1968, on lui permit de reprendre la célébration de la Messe.

Le 8 janvier 1969, le père Titus mourut d’un arrêt cardiaque à Bratislava, suite aux mauvais traitements reçus. Quelques mois plus tard, un procès en révison l’absolvait totalement.

Titus Zeman fut béatifié en 2017, et inscrit au Martyrologe le 8 janvier.

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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 23:08

Carmen Godoy Calvache de Coromina
1888-1937

Née le 12 septembre 1888 à Adra, Almería, elle fut baptisée trois jours plus tard.
Elle avait une sœur mariée qui, avant de mourir, lui fit promettre d’épouser son mari. En 1916, elle épousa donc Antonio María Coromina Bignati. Deux de leurs quatre enfants moururent en bas âge.
En 1924, alors qu’elle était enceinte du quatrième enfant, Antonio mourut. 
Carmen gérait une petite entreprise ; elle payait régulièrement et avec justice ses employés. Elle mettait à profit son patrimoine pour les œuvres de charité. Elle aidait par tous les moyens son curé, don Luis Eduardo López Gascón (v. 13 septembre). En 1932 déjà, les républicains mirent le feu à l’église paroissiale : Carmen fit une campagne pour réunir les fonds nécessaires à la reconstruction du sanctuaire.
A la suite de cette campagne, elle fut menacée et obligée de se réfugier à Madrid. 
Mais en août 1936, elle fut arrêtée, internée à l’Hôpital de la Princesse, puis ramenée à Adra, son pays. On la mit aux arrêts dans sa propre maison, nue, et ne pouvant boire que de l’urine. On voulait lui extorquer la liste de tous les généreux donateurs qui l’avaient soutenue. Sa réponse fut nette : Ma valise est prête pour l’Eternité. Faites de moi et de mes fils ce que vous voulez, mais la liste, je ne vous la donne pas.
Elle subit d’autres tortures pendant le reste de l’année : elle fut violée, frappée, amputée d’un sein. On assassina aussi son propre frère et on enferma sa tante dans un hôpital psychiâtrique.
La nuit du 31 décembre, on l’emmena à Albufera, lui donnant des coups de bêche sur la tête. Finalement on l’enterra vivante.
Martyrisée le 1. janvier 1937 à Albufera de Adra, elle fut béatifiée en 2017, en même temps que le curé d’Adra.
Le nom de la bienheureuse Carmen Godoy Calvache sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. janvier.

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 23:10

Hilaria de Rome
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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 23:09

Saturnina de Rome
?

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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 23:08

Serotina de Rome
?

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