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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 09:35

Nilos d’Ancyre
† 430

On connaît différents personnages nommés Nil.
Anciennement, celui commémoré le 12 novembre était localisé à Constantinople : préfet de la ville, marié et père de deux fils, il fut converti par s.Jean Chrysostome et se fit moine. Lui et son fils Théodule vécurent en anachorètes sur le mont Sinaï. Son épouse et l’autre fils allèrent en Egypte. Théodule aurait ensuite été enlevé par des nomades, qui le vendirent comme esclave. Il fut retrouvé par son père en Palestine, et tous deux, père et fils, furent ordonnés prêtres par l’évêque  d’Elusa.
Cette chronique ayant semblé suspecte, actuellement, on a corrigé la mention du Martyrologe, indiquant que s.Nil fut d’abord un disciple de s.Jean Chrysostome, qu’il fut ensuite longtemps abbé d’un monastère près d’Ancyre (act.Ankara, Turquie), et qu’il écrivit beaucoup sur la vie ascétique ; on a recueilli plus de mille lettres qu’il écrivit à des contemporains.
Il mourut vers 430.
Nilos est appelé, selon les cas, Nilos du Sinaï, ou Nilos d’Ancyre, ou Nilos l’Ancien, ou Nilos l’Ascète.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Nil d’Ancyre au 12 novembre.

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 09:35


Hesychius de Vienne
† 565

Il y eut deux évêques de Vienne (Isère) nommés Hesychius (Isicius, Isice). L’un à la fin du cinquième siècle, l’autre au siècle suivant. Mais il est difficile de trancher duquel il s’agit ici.
Si l’on parle du deuxième, quelques détails de sa vie nous sont connus… par son épitaphe !
Il avait une sœur, Marcella.
Il se maria et eut deux fils, Apollinaris et Avitus (v. 5 octobre et 5 février).
Il fut d’abord questeur, avant d’être appelé à l’épiscopat vers 545 : il devenait le dix-neuvième évêque de Vienne.
On a sa signature parmi les Pères des conciles d’Orléans (549) et de Paris (552).
On pense qu’il mourut vers 565. Mais cette date exclut totalement que son propre fils, Avitus, lui ait succédé, puisque ce dernier fut évêque de Vienne entre 494 et 518. 
Le premier Hésychius fut le vingt-quatrième évêque de Vienne, de 476 à 494 environ, et fut donc le prédécesseur d’Avitus, mais non son père.
Comment trancher entre les deux Hesychius ? Attendons l’évolution de la recherche historique.
Le culte d’un des deux Hesychius fut reconnu en 1903.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Hesychius de Vienne au 12 novembre.

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 09:34


Millan de la Cogolla
474-574

Millan (Emilien) serait né vers 474 à Berceo (La Rioja, Espagne N).
Tout jeune, il garda les moutons et, pour passer le temps, il jouait de sa guitare.
A vingt ans, il se mit à l’école d’un ermite nommé Felix, puis s’en revint chez lui.
Le bruit de ses vertus s’étant déjà répandu, on vint le trouver : il alla se cacher sur le mont Dircetius, où il resta quarante ans.
L’évêque de Tarazona, Didimo, l’ordonna prêtre et lui confia la paroisse de Berceo.
Millan voulut être vraiment au service de toute sa paroisse. Particulièrement, il voulut soulager les pauvres. Il le fit si bien, que de mauvaises langues pensaient qu’il dilapidait les biens de l’Eglise et le dénoncèrent à l’évêque. Ce dernier écouta malheureusement ces calomnies, et écarta Millan de la pastorale.
Mais Millan accepta son sort avec grande humilité et sainte obéissance : il se retira dans sa solitude et reprit sa vie d’ermite. Un prêtre l’accompagna, nommé Asellus. Peut-être qu’une communauté se forma autour de lui.
Il devint nonagénaire et se faisait assister par de saintes femmes. Pour se déplacer, il prenait un cheval (on ne dit pas s’il montait lui-même la bête ou s’il l’attelait à une charrette).
Millan mourut centenaire, le 12 novembre 574.
Le monastère San Millan de la Cogolla, proche de Berceo, fut ensuite très célèbre ; c’est un de ses moines qui publia plus tard les Miracles de Notre-Dame, vingt-cinq petites merveilles de l’intervention maternelle de Notre-Dame auprès des pécheurs.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Millan de la Cogolla au 12 novembre.

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 09:34


Machar d’Aberdeen
6. siècle

Machar (Macaire) était un évêque missionnaire irlandais.
En 563, il passa en Ecosse avec s.Columba (v. 9 juin).
Il est considéré comme l’apôtre de la région d’Aberdeen et le fondateur de ce diocèse.
Depuis 1560, il n’y a plus d’évêque catholique à Aberdeen, mais l’ancienne cathédrale est toujours là, avec ses deux belles tours.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Machar d’Aberdeen au 12 novembre.

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 07:45

Mennas soldat
† 304

Les plus anciennes représentations de cet illustre Martyr, le montrent en tenue de soldat.
On croit qu’il fut martyrisé près du lac Mareotis (auj. lac Marioût, Alexandrie, Egypte N), durant la persécution de Dioclétien.
Des textes, que l’on croit douteux, ont situé ce martyre à Cotyée (Phrygie, auj. Turquie CW), le corps du Martyr ayant été ensuite porté en Egypte. 
Mennas aurait délibérément quitté l’armée, se serait retiré quelque temps dans les montagnes, et serait venu affirmer sa foi devant tout le peuple réuni au théâtre lors d’une fête. Longuement et durement torturé, il fut décapité et livré aux flammes.
Ces textes douteux ont donné lieu à diverses hypothèses : le Soldat de Mennas et le Martyr d’Alexandrie auraient été deux personnages distincts ; ou bien les Chrétiens de Cotyée auraient placé le cercueil de Mennas sur un chameau qui serait arrivé tout seul en Egypte, car Mennas aurait exprimé le désir d’être enseveli «dans son pays». Inversement, quand on aurait voulu emporter le corps de Mennas d’Egypte en Phrygie, tous les chameaux se seraient refusé à se déplacer.
Il reste que le sanctuaire de Saint-Mennas, au sud d’Alexandrie, connut un essor prodigieux. Comme dans tous les sanctuaires, on y fabriqua mille objets rappelant l’illustre Martyr, en particulier de petites lampes à huile de toutes les dimensions, qui furent connues dans tout le monde romain. On emportait l’huile de s.Mennas comme on emporte l’eau de Lourdes. Sur place, on a retrouvé des boutiques de potiers.
Le sanctuaire fut cependant mis à mal et finalement complètement ruiné lors des invasions arabes : l’ingénieux système d’irrigation fut abandonné et le désert réapparut là où l’on cultivait des fruits et des vignes.
La dévotion à s.Mennas était vivante ; des miracles se produisirent. On mentionne la résurrection d’un pèlerin assassiné par son hôte ; un soldat qui voulait violenter une femme se trouve soudain attaché au cheval de s.Mennas, qui le traîne (sans lui faire de mal) jusqu’au sanctuaire, où il demande pardon…
Le Martyrologe Romain mentionne saint Mennas soldat au 11 novembre.

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 07:44


Veranus de Vence
5. siècle

On verra (v. 16 novembre) que l’évêque s.Eucher de Lyon, avant son épiscopat, avait vécu dans les liens du mariage et avait eu deux fils, Salonius (v. 28 septembre) et Veranus.
Veranus pouvait être né vers 410.
Il était tout enfant quand ses parents décidèrent de se retirer non loin de l’abbaye de Lérins et de confier l’éducation de leurs fils à deux moines, Hilarius et Salvianus.
Ce fut à Veranus qu’Eucher dédia son opuscule Formulæ spiritalis intelligentiæ, ou Règles d’interprétation de l’Ecriture. 
Vers 451, Veranus fut nommé évêque de Vence ; il en était le sixième.
Avec son frère Salonius et l’évêque Ceretius de Grenoble, il co-signa une lettre au pape Léon le Grand (v. 10 novembre), pour le remercier d’avoir exprimé la doctrine sur les deux Natures, divine et humaine, du Christ, contre l’hérésie d’Eutychès ; le Pape avait en effet consigné cette doctrine dans le Tome à Flavien et Veranus et son frère en demandaient au pape un exemplaire corrigé de sa main. Les deux frères ajoutèrent à leur signature une petite salutation au Pape ; Veranus écrivit : Veranus qui révère ton apostolat ; je salue Ta Béatitude, et je te demande de prier pour moi.
Veranus était donc en de bons termes avec Rome. Il demanda la suppression de l’évêché de Nice et de l’unir à celui de Cimiez, qui dépendait d’Embrun ; mais comme l’évêque d’Aix revendiquait ces territoires, il y eut des démarches des uns et des autres, pour finalement arriver à la confirmation de ce qu’avait proposé Veranus. Ensuite, c’est le diocèse de Nice qui prévalut, après la destruction de Cimiez par les Lombards.
On rencontre encore Veranus dans un problème de juridiction concernant l’évêque de Vienne et qui fut débattu dans un concile tenu en Arles (463) : consulté par les Pères de ce concile, le pape répondit qu’il avait chargé Veranus d’une mission auprès de l’évêque de Vienne. 
Tout cela montre quel rayonnement pouvait avoir Veranus durant son épiscopat.
Veranus a pu mourir vers 492.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Veranus de Vence au 11 novembre.

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 23:03

Demetrianos d’Antioche
200-260

On ne connaît pas la vie de Demetrianos jusqu’à son épiscopat à Antioche de Syrie, qui commença en  253.
Mais on déduit qu’il connut d’abord le mariage, puisque son fils, Domnus, devint évêque en 268 (voir plus bas). Demetrianos pouvait avoir alors une cinquantaine d’années.
Dans les premières années de son épiscopat, Demetrianos et d’autres évêques, prirent part à des discussions importantes à propos de la validité ou non du baptême conféré par des hérétiques, ainsi que de la réconciliation des apostats (les lapsi) au lendemain de la persécution de Dèce (250). 
En 256, Antioche fut prise par les Perses, qui emmenèrent en ôtage la population «valide» ; Demetrianos faisait partie du lot.
Il fut assigné à la ville de Beth Lapat, au-delà du Tigre. Sapor rebaptisa cette ville Meilleure Antioche de Sapor (Gundishapur, act. en Iran), pour bien faire comprendre aux exilés qu’ils n’étaient plus chez eux. Ces déportés étaient pour la plupart chrétiens, de sorte que, le mal servant le bien, une forte colonie chrétienne s’établit alors au cœur de la Perse, dont sans doute Demetrianos s’occupa avec son zèle pastoral.
Demetrianos mourut là-bas en exil, vers 260, après sept ans d’épiscopat, dont quatre en déportation.
Mais à Antioche, on avait besoin d’un évêque, et l’on ne savait pas que Demetrianos venait de mourir. On ne l’apprit qu’en 261, lors de la seconde prise d’Antioche, toujours par les Perses. On réussit à nommer l’hérétique Paul de Samosate, qui fut cependant déposé en 268, et remplacé par Domnus, le fils de Demetrianos. Pour compléter l’histoire, disons que Paul résista encore quatre années sur place ; ce n’est qu’en 272 que les Romains, avec Aurélien, imposa Domnus.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Demetrianos d’Antioche au 10 novembre.

 

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 23:03

Orestes de Tyane
3.-4. siècles

D’après une Passio que les doctes jugent sans valeur, Orestes était un médecin résidant à Tyane (Cappadoce, act. près de Kemerhisar, Turquie CS).
On dénonça bientôt à Dioclétien qu’Orestes détournait les gens du culte des dieux païens. L’empereur se le fit amener et chercha à le faire apostasier devant le temple, en vain. Il le fit flageller très violemment, au point que les intestins pendaient à terre ; puis Orestes eut le dos brûlé avec des lames rougies au feu et on arrosa les plaies avec du sel et du vinaigre. Orestes eut encore la force de souffler sur la statue de l’idole, qui s’effondra ainsi que le temple.
On mit le médecin martyr dans un cachot pendant huit jours, puis on lui perça les pieds et le côté avec des clous ; enfin, on l’attacha à un cheval indompté, qui le traîna pendant vingt-quatre milles, environ trente-cinq de nos kilomètres.
Epuisé et écorché vif, Orestes rendit l’âme. On jeta son corps dans le fleuve, d’où un mystérieux personnage lumineux vint le sortir.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Orestes de Tyane au 10 novembre.

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 23:02

Youssouf de Perse
† 343

Lire la notice Narses et Youssouf de Perse

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 23:01


Narses et Youssouf de Perse
† 343

Narses (Nerses) était évêque de Sahrqart (Garamée, auj. Irak N). Né en 263, il dit lui-même qu’il avait quatre-vingts ans au moment de son martyre.
Youssouf (Joseph) était son disciple, peut-être son secrétaire.
Le roi Sapor II se les fit amener. Il commença par s’émerveiller devant la prestance du vieil évêque et la beauté juvénile de Youssouf. Il chercha à les flatter, à les gagner par des promesses, à feindre de «devoir» les faire mourir s’ils n’adoraient pas le dieu Soleil.
Narses tenta de faire réfléchir le roi, mais finit par lui déclarer : Même s’il était en ton pouvoir de nous tuer et retuer sept fois, nous ne lâcherions pas notre Dieu pour t’obéir. Sapor lança la condamnation : ils seraient décapités.
Youssouf fut exécuté le premier, puis Narses, le 10 novembre 343.
L’histoire pourrait s’arrêter là. Mais des documents non privés d’autorité ont aussi donné des Compagnons à nos deux Martyrs, ou plutôt les noms d’autres Martyrs exécutés dans la même persécution, à différentes dates, en Garamée et en Adiabène. Ainsi : 
Jean, évêque de Karka ;
Sapor, évêque de Karka, mort en prison, puis aussi décapité car le roi réclamait sa tête ;
Isaac, évêque de Karka, lapidé par des chrétiens requis par le roi ;
Isaac, prêtre de Hulsar ; 
Papas, prêtre ; 
Vahunam, jeune homme lapidé par des chrétiennes requises par le roi ;
Guhistazad, eunuque à la cour, égorgé par un prêtre apostat ;
des laïcs : Sasan, Mari, Timaï, Zaruan ;
des femmes : Bautha (noble dame) ; Thecla et Dinaq (religieuses) ; Tatun, Mama, Mazachia, Ana (vierges) ;
des religieuses de Garamée : Abiath, Hattaï, Mamlacha.
Ces noms ne se trouvent pas dans le Martyrologe ; ils nous montrent cependant que la Christianisme était fort bien organisé dès le quatrième siècle dans cette région de Perse ; on peut en outre constater que nous sommes loin de connaître vraiment tous ceux et celles qui versèrent leur sang pour la Foi au Christ et la fidélité à l’Eglise, pour leur courage devant les persécuteurs et durant les tortures.
Le Martyrologe Romain mentionne saints Narses et Youssouf de Perse au 10 novembre.

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