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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 21:32

Nikollë Prennushi

1885-1949

 

Nikollë Prennushi naquit le 4 septembre 1885 à Shkodër (Albanie), de Gjon et Drande Prennushi.

Entré en 1900 chez les Frères Mineurs Conventuels, il fit le noviciat à Troshan, puis les études de philosophie et de théologie à Innsbruck (Autriche).

En 1904, lors de sa profession à Salzburg, il prit le nom de Vinçenc.

En 1908, il fut ordonné prêtre.

Il connut une activité débordante dans la publication d’articles et d’ouvrages sur l’histoire de l’Albanie, ainsi que dans l’édition de journaux et revues.

En 1936, il fut nommé évêque de Sapë et, en 1940, archevêque de Durrës.

Après la période fasciste, succéda  la régime de terreur du communisme. En 1945, ce gouvernement somma Mgr Prennushi et son confrère Mgr Thaçi, de fonder une Eglise nationale albanaise, séparée de l’Eglise de Rome. Evidemment, les deux prélats refusèrent énergiquement.

Le 19 mai 1947, Mgr Prennushi fut arrêté et condamné à vingt années de prison, au terme d’un «jugement» qui se tint en décembre 1947 et dont la sentence fut rendue en février 1948.

L’archevêque ne put purger cette longue peine de prison, et pour cause : il subit d’intenses tortures, entre autres d’être introduit dans un cylindre métallique garni de clous, que l’on faisait rouler.

Il reçut la grâce du martyre dans sa ville épiscopale de Durrës,  le 20 (ou le 19 ?) mars 1949.

Mgr Nikollë-Vinçenc Prennushi fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 20 mars.

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 21:20

Josif Mihali

1912-1948

 

Josif Mihali naquit le 23 septembre 1912 à Elbasan (Albanie).

Il appartenait à la communauté de rite gréco-catholique présente dans le sud de l’Albanie, ce qui explique qu’il fut envoyé dans la communauté de ce rite à Grottaferrata, proche de Rome, pour sa préparation au sacerdoce.

Ordonné prêtre en 1935, il célébra pour la première fois la Divine Liturgie en l’église Saint-Athanase de Rome et, l’année suivante, revint en Albanie.

En 1945, sous le régime communiste, il fut arrêté et condamné à dix années de travaux forcés. Cependant, épuisé, il s’écroula à terre : un gardien força d’autres prisonniers à l’enterrer vivant ; Josif mourut ainsi étouffé, à Maliq (Korçë), le 26 octobre 1948.

Josif Mihali fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 26 octobre.

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 07:52

Lek Sirdani

1891-1948

 

Lek Sirdani naquit le 1er mars 1891 à Gurëz (Bogë, Shkodër, Albanie).

Ordonné prêtre en 1916, il fut curé à Boga, Shkreli, Reçi et Mazrreku.

Arrêté et emprisonné à Koplik le 27 juillet 1948, il fut torturé et noyé dans la baie de Koplik quatre jours après seulement.

Un doute subsiste au sujet de ce martyre. Pour certains, Lek aurait été noyé le même jour que Pjetër Çuni, le 31 juillet ; pour d’autres, le 26 décembre 1948 à Koplek (Shkodër).

Lek Sirdani fut béatifié en 2016 ; la date de son inscription au Martyrologe reste donc encore indécise : on l’inscrira en même temps que Mgr Nikollë (Vinçenc) Prennushi, tête de liste des trente-huit Martyrs albanais, le 20 mars.

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 07:46

Pjetër Çuni

1914-1948

 

Pjetër Çuni naquit le 9 juillet 1914 à Shkodër (Albanie).

Il étudia au Séminaire Pontifical d’Albanie, puis à celui de la Propagande à Rome.

Ordonné prêtre en 1940, il exerça son apostolat sacerdotal dans diverses paroisses de montagne : Shkrel, Rrjoll, Lohe e Reç.

Le 27 juillet 1947, arrêté à Rrjoll, il fut mis en prison à Koplik.

Les circonstances ultimes de sa mort ne sont pas claires. On trouve qu’il aurait été précipité dans une fosse septique, ou bien dans la baie de Koplik, le 31 (ou le 29) juillet 1948.

Son père apprit la nouvelle à la fin de l’année 1948, le lendemain de Noël.

Pjetër Çuni fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 31 juillet.

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2 décembre 2020 3 02 /12 /décembre /2020 00:00

02 DÉCEMBRE

 

-VII.

S Habacuc, un des “Douze Petits Prophètes” de l'Ecriture ; il serait plus exact de prononcer : Ambakoum.

III.

Ste Bibiana, martyre romaine.

SS Eusèbe (prêtre), Marcel (diacre), Hippolyte (moine), Hadrias et Pauline (époux), Néon et Marie (leurs enfants), Martana et Aurélie (des parentes), et Maxime, martyrs grecs à Rome.   

IV.

S Pimenius, martyr romain qui aurait été précepteur du futur Julien l'Apostat.

S Avitianus, évêque à Rouen.

V.

S Chromatius, évêque à Aquilée, consacré par s. Ambroise, ami des ss. Jean Chrysostome et Jérôme, et de Rufin.

S Silvain, évêque à Philippopoli, puis à Troie ; il retira aux clercs les dossiers des procès, parce qu'ils en tiraient trop de bénéfices.

VI.

S Silvère, pape (536-537) : il refusa de réinstaller à Constantinople un évêque hérétique et fut exilé en Asie Mineure, puis sur l'île de Ponza où il mourut, peut-être assassiné.

XIV.

B Jan van Ruusbroec, chanoine régulier flamand, dont les ouvrages, démasquant les faux mystiques, très répandus, lui valurent le nom de “Ruysbroeck l'Admirable”.

XVII.

Bse Jerónima María Cortey Astorch (María Ángela), clarisse espagnole, responsable de la formation des professes et abbesses des sœurs Clarisses Capucines, considérée comme une "mystique du bréviaire", béatifiée en 1982. 

XVIII.

B Melchior Chyliński (Rafał), noble polonais, franciscain, prêtre ami des pauvres et des malades, béatifié en 1991.

XX.

B Francisco del Valle Villar (León Justino, 1906-1936), des Frères des Ecoles Chrétiennes, martyr espagnol de la Révolution près de Barcelone, béatifié en 2007.

B Zef Palaj (Bernardin, 1894-1947), prêtre albanais des Frères Mineurs Franciscains, martyr, béatifié en 2016.

B Ivan Sleziuk (1896-1973), évêque gréco-catholique ukrainien à Ivano-Frankivsk, près de vingt ans en camp de travail, martyr béatifié en 2001.

 

Habacuc prophète

7e siècle avant Jésus-Christ

 

Le Prophète Habacuc n’est absolument pas connu, sauf qu’il est un des douze Petits Prophètes. On a supposé que c’était le même qui prophétisait en Juda et qui fut transporté auprès de Daniel dans la fosse aux lions, d’après un manuscrit de Qumrân.

Le nom du Prophète a aussi été donné différemment : ce serait Habacuc en hébreu, et Ambakoum en grec.

Les trois chapitres du Livre d’Habacuc sont un dialogue entre le prophète et Dieu : d’abord le prophète ose s’en prendre à Dieu qui opprime son peuple par l’intermédiaire de l’étranger, puis fulmine contre l’envahisseur, avant d’exalter le triomphe final de Dieu.

Cette façon de demander des comptes à Dieu sur son gouvernement du monde, est nouvelle dans le genre prophétique. Puis la réponse ne tarde pas à arriver : les voies de Dieu sont paradoxales, incompréhensibles, mais à la fin c’est toujours Dieu qui remporte la victoire et récompense celui qui est fidèle.

C’est dans cette prophétie que se trouve la phrase reprise trois fois par saint Paul : Le juste vivra par sa fidélité (Rm 1:17 ; Ga 3:11 ; He 10:38).

L’ancien Martyrologe faisait état, au 15 janvier, d’une invention du corps des prophètes Habacuc et Michée, au 4e siècle sur révélation divine. Actuellement cependant, Habacuc est commémoré au 2 décembre (et Michée au 21 décembre), sans révélation.

 

 

Bibiane

4e siècle ?

 

D’après la Passio de sainte Bibiane, celle-ci ainsi que sa sœur Demetria étaient les deux filles du préfet de Rome, Flavianus, et de Dafrosa.

Flavianus était devenu chrétien en secret et ensevelissait pieusement les corps des martyrs.

Dénoncé à Julien l’Apostat, il fut martyrisé loin de là, peut-être aux Aquæ Tauri, actuelle Acquapendente près de Civitavecchia.

Dafrosa fut enfermée et devait mourir de faim ; mais elle convertit son gardien et mourut peu après le martyre de ce dernier.

Demetria, conduite devant l’empereur, mourut de peur.

Bibiane, enfin, confiée à une femme impie, persévéra dans sa foi, et, au bout de six mois, fut fouettée à mort sur ordre du même empereur, et en mourut quelques jours plus tard. Elle fut ensevelie de nuit auprès de sa mère et de sa sœur.

Au-dessus de ces corps fut construite une basilique aux frais d’une certaine Olimpina, de la famille de Flavianus.

Contrairement aux lois romaines, cette basilique est à l’intérieur des murs de Rome, les lois étant désormais tombées en désuétude. En 1624 on retrouva des reliques de corps, qu’on attribua sans hésitation aux martyres Dafrosa et Demetria, le corps de Bibiana ayant «peut-être» été transféré ailleurs (ou volé ?).

On suppose même que Bibiana aurait pu être martyrisée dès la fin du 3e siècle, mais on s’étonne de n’avoir aucune mention de culte avant le cinquième siècle. D’ailleurs, de culte proprement dit, il n’en est question vraiment qu’après 1624.

D’après le Liber Pontificalis, c’est le pape Simplicius (5e siècle) qui fit la dédicace de la basilique de sainte Bibiane.

Même au Martyrologe Romain, sainte Bibiane n’est arrivée que tardivement, au 2 décembre, sans qu’on sache vraiment pourquoi.

Cette sainte Martyre a certainement existé ; les éléments de la Passio restent difficiles à vérifier. Le Martyrologe mentionne la basilique qui lui a été dédiée à Rome par le pape Simplicius.

Bibiana a aussi été orthographié Viviana.

 

 

Pimenius de Rome

4. siècle

 

D’après la Passio de sainte Bibiane (v. 2 décembre), Pimenius aurait été ce prêtre romain qui avait enseigné à Julien, le futur Apostat, la grammaire, la dialectique, la rhétorique, la géométrie, l’arithmétique, la philosophie, et la loi chrétienne.

Après la mort de sainte Bibiane, Pimenius partit en Asie, où il devint aveugle. Après quatre années, le Christ lui aurait demandé de revenir à Rome. Il obéit.

Pimenius et Julien se seraient rencontrés dans Rome. Julien s’écria : Gloire à mes dieux et à mes déesses parce que je te vois, et Pimenius de répondre : Gloire à mon Seigneur Jésus-Christ de Nazareth, le crucifié, parce que je ne te vois pas.

Julien fit jeter Pimenius du haut d’un pont (mais dans quel fleuve ?).

La critique objecte que Julien ne s’est jamais trouvé à Rome durant son règne, et que donc toute cette histoire n’est pas véridique. Mais Julien ne s’est-il vraiment jamais trouvé à Rome ?

Il reste que l’on connaît la tombe de s.Pimenius à Rome, en l’église Santa-Maria-della-Luce. C’est donc bien à Rome qu’il fut martyrisé.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Pimenius de Rome au 2 décembre.

 

 

Chromatius d’Aquilée

† 407

 

Chromace était prêtre à Aquilée (act. Frioul, Italie N) du temps de l’évêque s.Valerianus (v. 27 novembre).

Il avait organisé sa maison en un véritable monastère. Y vivaient sa mère, son frère Eusebios qui était diacre, plus un archidiacre, d’autres diacres, un sous-diacre, des frères laïcs, des religieuses aussi. Cette sainte maison était renommée ; s.Jérôme et Rufin en ont fait les plus élogieuses descriptions.

Au concile d’Aquilée (381), Chromatius parla au nom de l’évêque contre l’évêque arien Palladius.

Vers 388, il fut sacré dixième évêque d’Aquilée par s.Ambroise (v. 7 décembre).

S.Jérôme remarqua la force d’âme que montra Chromatius lors de la mort de son frère Eusebios ; il lui dédia sa traduction des Paralipomènes (nous disons aujourd’hui Chroniques), l’appelant le plus saint et le plus docte des évêques. Plus tard (vers 398), il lui envoya aussi sa traduction des Proverbes, de l’Ecclésiaste (Qohélet) et le Cantique des Cantiques, enfin celui de Tobie, ainsi qu’un commentaire sur le prophète Habacuc.

Chromatius lui-même a fait un commentaire sur l’évangile de saint Matthieu.

Dans le regrettable «conflit» qui opposa s.Jérôme et Rufin, Chromatius eut la charité de recevoir Rufin dans son clergé, même s’il n’en partageait pas les idées ; il confia alors à Rufin un gros travail utile : traduire l’Histoire d’Eusèbe de Césarée, que Rufin compléta avec deux chapitres de son cru sur l’époque contemporaine, qui sont pour nous une mine précieuse. Rufin traduisit aussi les homélies d’Origène sur Josué.

Chromatius fut en relation avec Jean Chrysostome ; quand ce dernier fut exilé, ils correspondirent et Jean lui exprima toute son affection fraternelle et reconnaissante.

Toutes ces activités et ces interventions montrent que Chromatius avait une place de premier ordre au sein de l’épiscopat occidental.

Chromatius mourut en 407, peu avant les deux «ennemis» Jérôme et Rufin, qui durent se réconcilier en le retrouvant au Paradis…

Le Martyrologe Romain mentionne saint Chromatius d’Aquilée au 2 décembre.

 

 

Silvère, pape

536-537

 

Le cinquantième pape succédait à saint Agapit 1er.

Le père de Silvère était Hormisdas qui, successivement fut élu pape en 514.

Le clergé de Rome n’était pas favorable à l’élection de Silvère, qui n’était que sous-diacre, et aurait préféré le diacre Vigile ; mais Silvère était le candidat du roi des Ostrogoths, qui occupaient alors grande partie de l’Italie. Aussi le clergé s’inclina.

Mais ensuite, Silvère jugea opportun d’ouvrir les portes de Rome au général byzantin envoyé par l’empereur Justinien contre les Goths. Les Goths s’éloignèrent mais revinrent bloquer Rome.

Silvère, qui avait été appuyé par les Goths pour son élection, restait suspect aux yeux de l’empereur ; son général, Bélisaire, chercha à circonvenir le pape puis, devant sa résistance, l’accusa de haute trahison, le fit dépouiller de son pallium, l’habilla en moine et l’expédia en Asie Mineure, à Patare.

Silvère abdiqua en faveur de Vigile, pour ne pas laisser le Siège vacant.

Cependant, l’évêque de Patare, informé de la situation, intervint vigoureusement, et Silvère fut rapatrié. Vigile fit en sorte que Silvère restât sur l’île de Palmaria, au large du Latium, nourri au pain et à l’eau, et où il mourut le 2 décembre 537, après un pontificat de dix-sept mois.

Saint Silvère est inscrit au Martyrologe le 2 décembre.

Son successeur fut, justement, Vigile qui, une fois sur le Siège de Pierre, eut la force de résister aux pressions de Byzance.

Jan van Ruusbroec

1293-1381

 

Jan naquit en 1293 à Ruusbroeck (proche de Bruxelles, Brabant, actuelle Belgique), de famille bourgeoise. Son origine a fait qu’on l’appelle communément Ruysbrœck.

Sa vie admirable, sa renommée, sa sainteté surtout, ont laissé de nombreuses traces et ont donné lieu à beaucoup de fioretti, parfois difficilement vérifiables.

Ainsi, à peine âgé de sept jours, Jan se serait tenu debout tout seul dans le bassin où sa nourrice allait le laver.

Il est vrai qu’enfant, il aima la solitude. A onze ans, il fut inscrit par son oncle dans une école pour y apprendre les lettres, la philosophie et les sciences, humaine et divine.

La pauvreté extrême de son style de vie le fit parfois passer pour illettré, alors qu’il était extrêmement érudit en théologie, en patristique, et dominait parfaitement le latin.

Ordonné prêtre en 1317, il exerça le saint ministère pendant vingt-cinq ans à Bruxelles comme chapelain de Sainte-Gudule, et rédigea alors ses premiers ouvrages.

A la mort de sa mère, celle-ci apparut à son fils, tout jeune prêtre, lui demandant de prier pour son soulagement ; dès la fin de la première messe, Jan eut une vision de sa mère, qui était délivrée de toute peine. En cette même occasion, cette pieuse mère annonça à son fils qu’il mourrait  durant le temps de l’Avent.

En attendant, Jan voulut suivre le Christ dans l’humilité et le détachement, mais il se sentit poussé à combattre des erreurs, et c’est ce qui le fit connaître.

Ainsi, il contribua à anéantir la secte d’une certaine Bloemardinne, qui sévissait à Bruxelles.

En 1343, il se retira avec son oncle dans l’ermitage de Groenendael (Vauvert, la Vallée Verte), où ils adoptèrent en 1350 la règle de saint Augustin et formèrent bientôt une petite communauté. Quand il «sentait» l’inspiration l’envahir, il se retirait dans la forêt, écrivait, et revenait au monastère, où il faisait part aux autres de son inspiration. Il affirma plus tard qu’il n’avait jamais écrit si ce n’est sous l’inspiration du Saint Esprit, et la présence singulière et très douce de la Très Sainte Trinité.

Un jour, on le retrouva au pied d’un arbre, encore ravi en extase, et la cime de l’arbre était comme en feu. On le vit souvent en état de lévitation (transporté en l’air), et l’on sait qu’il fut favorisé de visions du Christ, de la Vierge Marie, des Saints.

Il semblait très souvent averti de l’arrivée de certaines personnes, tant il mettait d’empressement à les recevoir. Il reçut ainsi un très illustre Dominicain, Johannes Tauler, qui fut conduit par le saint moine à une réelle transformation intérieure et n’en devint que plus célèbre.

Le père Jan se déplaçait aussi, toujours à pied, pour visiter des couvents, consoler et encourager des moniales.

Ses écrits reçus par une voie aussi mystique, firent que Jan fut bientôt et généralement surnommé le divin Contemplateur, et surtout Admirable. On vint l’écouter de partout. Par la suite, seul Jean Gerson, le célèbre chancelier de Paris, trouva à critiquer telle ou telle expression de Ruysbroeck, mais il se ravisa, comprenant que la langue de Ruysbroeck pouvait utiliser des formules apparemment différentes des formules théologiques latines habituelles. L’orthodoxie de Ruysbroeck est absolument catholique.

Le père Jan devint prieur de la communauté, et fut aussi appelé le dévôt Prieur.

Il n’eut pas que des visions. Comme tous les mystiques, il eut ses épreuves. Lui-même raconta que le démon se manifestait à lui sous forme de bêtes immondes, et qu’il le combattait par la prière et l’élévation spirituelle.

A la fin de sa vie, il fut presque aveugle, de sorte qu’il emmenait dans le bois un bon frère, chargé d’écrire sous la dictée.

Les écrits de Ruysbroeck sont nombreux. Ils furent rédigés dans le langage courant brabançon, qui contribua beaucoup à former et répandre la langue néerlandaise, en prose et parfois en vers.

En novembre 1381, le père Jan se sentit décliner, souffrant d’une forte fièvre et de dysenterie. Le 2 décembre, donc dans le temps de l’Avent, comme le lui avait prédit sa mère, le père Jan mourut, serein, le visage radieux, au milieu de ses frères.

Des manifestations extraordinaires eurent lieu après cette sainte mort ; cinq ans après, on retrouva le corps dans un état absolument intact, exhalant un parfum suave.

Jan de Ruusbroec fut béatifé en 1908.

 

 

Jerónima Cortey Astorch

1592-1665

 

Jerónima María Inés naquit le 1er septembre 1592 à Barcelone, benjamine des quatre enfants de Cristóbal Cortey, un libraire, et Catalina Astorch. Cette dernière avait hérité d’un certain Pedro Miguel Astorch, avec l’unique condition de conserver ce patronyme et de le transmettre.

La maman mourut peu après l’accouchement, le papa en 1597, de sorte que Jerónima sera élevée par une nourrice, puis par les Clarisses Capucines de Barcelone, où se trouvait déjà sa sœur aînée, Isabel.

En 1599, une intoxication conduisit Jerónima à la mort. On commença effectivement de préparer les funérailles de la petite fille de quatre ans, qui cependant reprit vie à ce moment-là ; on attribua le miracle à la fondatrice du monastère, Ángela Serafina Prat, qui devait mourir en odeur de sainteté.

Suite à ce miracle, le petite fille se révéla surdouée, jusqu’à dévorer les livres, et en particulier ceux en latin. Quand elle se présentera en 1603 au monastère Sainte-Marguerite de Barcelone, elle tenait les six volumes du bréviaire, en latin, qu’elle lisait déjà assidûment.

Mais ce n’est qu’en 1608 que Jerónima obtint l’autorisation de commencer, à seize ans, le noviciat chez ces Religieuses, sous le nom de María Ángela.

La pauvre novice, déjà si divinement inspirée, suscita la jalousie de la maîtresse des novices qui ira même jusqu’à la maltraiter, au point que l’abbesse dut la déposer… et la remplacer par la sœur de María Ángela, Isabel !

María Ángela fit la profession en 1609 et fut élue conseillère en 1612.

Outre le don de lire les psaumes en latin, elle avait un don spécial d’interprétation de l’Ecriture. On la vit aussi ravie en extase.

Le monastère eut des fondations, à Gerona, Valencia, Mataró, Manresa, Saragosse. Dans ce dernier, María Ángela fut nommée maîtresse des novices en 1614 ; elle avait trente ans. En 1623, elle passa maîtresse des jeunes professes et, en 1626, elle fut élue abbesse, avec une dispense d’âge de Rome.

Comme telle, elle réforma la règle, autorisant - avec la nécessaire autorisation papale - les sœurs converses à participer davantage à la vie de communauté, à la célébration de la liturgie.

En 1645, elle fonda un nouveau monastère à Murcia où, comme maîtresse des novices et abbesse, elle favorisa la dévotion envers l’Eucharistie, ainsi qu’à la Passion de Jésus-Christ et au Sacré-Cœur.

Une de ses disciples fut Ursula Micaela Morata, fondatrice du couvent de Alicante, dont la cause de béatification est en cours.

La mère María Ángela cessa d’écrire à partir de 1655, sachant que sa mort approchait. Elle souffrit alors d’une dégénérescence cérébrale pénible : en 1661, elle renonça à sa charge d’abbesse. En 1665, elle subit une hémiplégie, tandis qu’elle recouvrait ses facultés mentales.

Elle ferma les yeux à ce monde le 2 décembre 1665 à Murcia et depuis, on put observer maintes fois que son corps restait incorrompu.

En 1773 et en 1776, ses écrits furent approuvés par l’Autorité.

Le miracle nécessaire à la béatification eut lieu en 1890.

En 1936, les révolutionnaires profanèrent le saint corps de la Religieuse, en l’ensevelissant dans la fosse commune du cimetière. Par bonheur, on put le retrouver en 1939.

La mère María Ángela fut béatifiée en 1982. Lors de cette cérémonie, le pape la désigna comme une Mystique du Bréviaire.

 

 

Melchior Chyliński

1694-1741

 

Né le 6 janvier 1694 à Wysoczka (Buk, Pologne), de Jan Arnolf et Marianna Małgorzata Kierski, de famille noble, Melchior reçut le nom d’un des trois Rois de l’Epiphanie.

Le garçon ne se préoccupa jamais de son origine, de ses droits, de son héritage possible.

Après la mort de son père (1707) et l’incendie de leur maison familiale, Melchior et son frère furent envoyés par l’évêque Stanislaus Kierski (un probable frère de la maman), à l’école des Jésuites de Poznan.

En 1712, Melchior entra dans l’armée et devint officier.

En 1715, il quitta l’armée polonaise pour entrer dans l’armée du Christ, dans la famille des Frères mineurs franciscains, à Cracovie, recevant le nom de Rafał.

Il étudia la théologie à Kalisz et Obornikach et, en 1717, fut ordonné prêtre à Poznan. Il fut successivement dans les monastères de Radziejów, Pyzdry, Poznan, Gniezno, Varsovie, Kalisz, Warka et Cracovie.

A partir de 1728, il fut curé de Łageiewniki (Łódż).

Le frère Rafał eut l’occasion de prononcer maintes fois des exorcismes pour délivrer les âmes. Ses homélies étaient simples, dans le langage du peuple, jamais en latin. Il s’occupa intensément des pauvres et des malades, jusqu’à porter de l’eau aux mourants, et soigna particulièrement sa mère qui se retira à Łagiewnik. Il montra tout son zèle envers les victimes de la peste en 1736, tandis que personne n’osait les approcher.

Ce saint curé dormait seulement trois heures par nuit, et souvent sur une simple planche. Outre ses mortifications volontaires, ses jeûnes, ses flagellations, il souffrit de deux pénibles ulcères aux jambes.

Il mourut le 2 décembre 1742.

Une pauvre femme vint un jour au monastère remercier le père qui lui avait donné du pain ; or aucun des Religieux ne l’avait fait : la femme reconnut le père Rafał sur une peinture au mur ; et on lui répondit : Mais il est mort depuis des années !

On retrouva son corps intact en 1949, lors d’une nouvelle invention.

Rafał fut béatifié en 1991.

 

 

Francisco del Valle Villar

1906-1936

 

Ce n’est pas l’enfance de ce Frère qui est ici particulièrement connue. On sait juste qu’il naquit le 25 mai 1906 à Grañón (La Rioja, Espagne) et fut baptisé le 3 juin suivant.

Il entra à treize ans au collège des Frères des Ecoles Chrétiennes, où se trouvait déjà son grand frère.

Novice chez les mêmes Frères, à Irún, il prit l’habit en 1922, fit le scolasticat à Toulouse en France et sa profession comme religieux, avec le nom de León Justino.

De 1926 à 1931, ses postes successifs furent l’école de Pobla de Segur (deux ans), puis celle de Pons et celle de La Seo de Urgel.

En 1931, il fut nommé professeur à Manresa, où il démontra d’excellentes qualités pédagogiques, au point que même le directeur profitait de son enseignement, depuis la salle à côté de la sienne. Ses méthodes servirent de référence aux autres Frères.

Toute sa préoccupation, sa passion, c’était la formation des enfants. Il appuyait son activité sur une vie intérieure pleine de piété et de renoncement personnel.

Au moment de la révolution de 1936, avec ses Confrères, ils quittèrent le collège pour se cacher en divers endroits, là où quelque amitié courageuse leur offrait l’hospitalité. Il fut d’abord quinze jours chez le cuisinier, avec deux autres Frères. En dernier lieu, le frère León se trouvait dans la famille Munt-Alabern, jusqu’au 1er décembre.

Ce jour-là, les miliciens le découvrirent, et voulurent lui arracher l’habit. Il en retira le livre de l’Imitation de Jésus-Christ, pour le remettre à la maîtresse de maison. Un des miliciens le lui arracha et, visiblement assez ignorant des habitudes de l’Eglise, lui demanda : C’est avec ça que tu dis la Messe tous les jours ? Et lui de répondre calmement : Moi, je ne suis pas prêtre.

Les miliciens firent semblant de le laisser là, mais revinrent le lendemain, s’en saisirent, et le traînèrent littéralement jusqu’à la rue del Bruch, devant les numéros 91-93, où ils lui tirèrent cinq balles de révolver, le «punissant» pour l’unique faute d’être religieux et éducateur des jeunes, enfants des pauvres travailleurs catalans de Manresa. Il avait trente ans.

Le Frère León sera inscrit le 2 décembre au Martyrologe. Il a été béatifié en 2007, parmi les quatre-cent quatre-vingt dix-huit Martyrs d’Espagne béatifiés cette année-là.

 

 

Zef Palaj

1894-1947

 

Zef Palaj naquit le 2 octobre 1894 à Shllak (Albanie).

Il devint prêtre dans l’Ordre des Frères Mineurs Conventuels, avec le nom religieux de Bernardin.

Zef fut condamné à mort et exécuté le 2 décembre 1947.

Zef Palaj fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 2 décembre.

 

 

Ivan Slezyuk

1896-1973

 

On ne dispose pas toujours de beaucoup de détails sur la vie des héros martyrisés durant la triste période du régime soviétique.

C’est ainsi qu’on ne connaît rien de la famille de Ivan. Il naquit le 14 janvier 1896 dans le village de Zhyvachiv (Obertynsk, maintenant Tlumatsk, près de Stanislav, aujourd’hui Ivano-Frankivsk, Ukraine).

Il fréquenta le séminaire de Stanislav, où il fut ordonné prêtre en 1923.

Jusqu’en 1935, il enseigna la religion dans les écoles et les lycées de Stanislav, en même temps qu’il fut professeur au séminaire.

Il fut sacré évêque en 1945, avec droit de succession, mais fut aussitôt arrêté, une première fois, et condamné à dix ans de travaux forcés à Vorkuta (Russie). D’ailleurs, l’évêque qui l’avait consacré, Hryhori Khomyshyn, fut immédiatement exilé à Kiev, où il mourra à la fin de l’année 1945 ; il est lui aussi béatifié.

Relâché en 1954, Mgr Slezyuk reprit une activité pastorale fébrile, quoique clandestine, préparant des candidats au sacerdoce, et écrivant des livres de pastorale et de théologie.

En octobre 1962 (officiellement en avril 1963) il fut à nouveau arrêté, et à nouveau condamné à cinq ans de privation de liberté et de travaux forcés. Durant ce temps, il fut interné dans la prison de Ivano-Frankivsk.

En 1967, remis en liberté, il en profita pour reprendre son activité épiscopale, et tout spécialement en ordonnant des prêtres pour l’Eglise «souterraine» de rite gréco-catholique. Songeant aussi à sa fin probable, il consacra évêque Sofron Dmyterko en 1968. Il fut plusieurs fois convoqué dans les bureaux du KGB, pour «conversations», jusqu’à deux semaines avant sa mort, ce qui laisse planer un certain doute sur la cause réelle de sa mort.

Il mourut à Ivano-Frankivsk le 2 décembre 1973, son dies natalis au Martyrologe.

En 1992, la cour de justice d’Ivano-Frankivsk le «lava» de son second emprisonnement, pour absence de crime. Mais on se demande encore : quel crime avait donné lieu à la première condamnation ?

Mgr Slezyuk a été un des Martyrs ukrainiens béatifiés en 2001.

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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 00:00

DÉCEMBRE

 

01 DÉCEMBRE

 

-VII.

S Nahum, un des “Douze Petits Prophètes” de l’Ecriture.

II.

S Castritianus, évêque à Milan.

IV.

SS Adrien et Natalie, époux martyrs à Nicomédie.

S Ansanus, martyr en Toscane, fils de s. Tranquillinus ; il fut deux mois à Bagnorea.

S Ursicinus, évêque à Brescia.

Ste Florentia, vierge recluse à Comblé, convertie par s. Hilaire quand il fut exilé en Asie.

?

S Besse, martyr près d'Ivrée. 

V.

S Leontius, premier évêque à Fréjus, ami des ss. Honorat et Jean Cassien, et patron de Fréjus.

VI.

S Constantien, moine fondateur à Hébron.

S Domnolus, évêque au Mans, frère de s. Audoin (qui était évêque à Angers).

S Agericus, évêque à Verdun.

VII.

S Éloi, orfèvre, ministre des finances, d'une honnêteté légendaire, évêque à Noyon, patron des orfèvres, des travailleurs de métaux, des maréchaux-ferrants, de tous ceux qui se servent de chevaux… 

XV.

B Antonio Bonfadini, franciscain italien, retrouvé intact un an après sa mort.

XVI.

B John Beche (Thomas Marshall), abbé bénédictin à Colchester et martyr.

SS Edmund (Thomas) Campion, Ralph Sherwin et Alexander Briant, prêtres martyrs à Londres ; Edmond fut humaniste anglican puis jésuite ; Alexander, reçu jésuite déjà en prison, subit des tortures effroyables.

B Richard Langley, martyr anglais.

XIX.

B Gim Jin-hu Pius, laïc coréen martyr, par décapitation, béatifié en 2014. 

Bse Libânia do Carmo Galvão Mexia de Moura Telles de Albuquerque (Maria Clara de l’Enfant Jésus), fondatrice portugaise des Sœurs franciscaines hospitalières de l’Immaculée Conception, béatifiée en 2011.

XX.

B Charles de Foucauld (1858-1916), ex-officier, converti, retiré au Sahara, assassiné, à l'origine des Petits Frères de Jésus et des Petites Sœurs de Jésus, béatifié en 2005.

B Pedro Pascual García Martín (1892-1936), prêtre lazariste, martyr à Madrid, béatifié en 2017.

Bse Elisa Angela Meneguzzi (Liduina, 1901-1941), salésienne italienne à Padoue, active en Ethiopie, surnommée “ange blanc” ou aussi “flamme œcuménique”, béatifiée en 2002.

Bse Nengapeta Alphonsine (Marie Clémentine, 1941-1964), des Sœurs de la Sainte-Famille, première martyre zaïroise, victime de sa virginité ; béatifiée en présence de son assassin, à Kinshasa, le 15 août 1985.

Bse Bruna Pellesi (Maria Rosa, 1917-1972), dernière de neuf enfants, des Franciscaines Missionnaires du Christ à Rimini, béatifiée en 2007 ; elle avait passé la moitié de sa vie en sanatorium.

Nahoum prophète

7e siècle avant Jésus-Christ

 

Nahum (Nahoum, Naoum) ne nous est connu que parce que son Livre porte le titre de Oracle sur Ninive. Livre de la vision de Naoum l’Elkéséen. 

On ne sait donc rien sur l’auteur. Son nom se rattache en hébreu à l’idée de consolation, d’après certains Pères comme saint Jérôme. Elkéséen ou habitant de Elkosh, pourrait faire penser à une localité de Juda.

L’allusion à Ninive et à sa destruction, pourrait faire dater la rédaction de cette prophétie dans le courant ou vers la fin du septième siècle avant Jésus-Christ, Ninive ayant été détruite en 612.

Le texte grec du Livre semble vouloir reproduire fidèlement le texte hébraïque, et présente maintes difficultés aux traducteurs. L’interprétation n’en est pas non plus unanime. Mais il reste que ce Livre est unanimement reconnu comme un recueil d’une grande beauté.

Nahoum fait partie des douze Petits Prophètes, ainsi nommés pour la brièveté de leurs textes - le Livre de Nahoum comportant trois chapitres.

Pour en revenir au Prophète lui-même, son nom a été introduit tardivement au Martyrologe, à la suite des Grecs qui l’avaient mis au 1er décembre. Ceux-ci en font même une description amusante : Il avait le menton arrondi et rentrant, les joues maigres, la chevelure crépue, un début de calvitie, la tête allongée, était âgé d’environ quarante-cinq ans.

Notre Martyrologe résume en deux mots le sens de la prophétie, disant que Nahoum prêcha un Dieu qui régit le cours des temps et qui juge avec justice.

 

 

Adrien et Natalie

? début du IVe siècle

 

Il sera difficile de se retrouver dans les indications “historiques” fournies par la Passio de ces deux époux.

Une première remarque, d’ordre linguistique, s’impose ici. Natalie est un nom romain, rattaché au terme natalis, qui a donné notre fête de Noël ainsi que le prénom homonyme. C’est une réelle erreur d’orthographier Nathalie, puisque le latin n’utilise la graphie th que dans des termes directement calqués du grec. Quant à Adrien, le nom latin est Hadrianus.

Le martyre d’Adrien et la mort successive de Natalie auraient eu lieu lors d’un deuxième séjour de l’empereur Maximien à Nicomédie. On sait que Maximien, jeune militaire, passa par Nicomédie, mais on ne voit pas bien comment, devenu empereur d’Occident, il pourrait avoir sévi en Asie Mineure, où commandait l’empereur Dioclétien.

Rappelons au passage que Nicomédie était la capitale de la Bithynie, province du nord-ouest de l’Asie Mineure, sur les bords du Pont-Euxin ; c’est l’actuelle Izmit sur la Mer Noire.

D’après la Passio, Adrien, un des chefs de l’armée de Maximien, prend parti pour des chrétiens qui viennent d’insulter l’empereur : “Nous nous moquons de ton ordre insensé et de ta folie, et plus encore de Satan, qui agit dans les fils de perdition dont tu es le prince.” Jamais des chrétiens ne se permettent de tels propos à l’adresse de leur empereur.

Maximien fait donc enchaîner Adrien. Un serviteur l’annonce à son épouse Natalie, laquelle, chrétienne en secret, vient encourager son époux et ses compagnons de prison. Sachant son heure proche, Adrien achète très cher au gardien sa sortie momentanée de prison, pour rejoindre Natalie, et tous deux reviennent se constituer prisonniers après une semaine. Ici aussi, il est difficile de comprendre d’où Adrien aurait sorti cette énorme somme d’argent, ni comment le geôlier aurait pu se permettre un tel marchandage, ni enfin comment les deux époux auraient pu revenir tranquillement à leur prison au bout d’une semaine, sans que Natalie fût elle-même emprisonnée à son tour.

Devant Maximien, tous ces chrétiens sont interrogés. Adrien reste ferme. On le flagelle, ses entrailles s’échappent de son ventre : on reconduit tout ce monde en prison, où les pieuses femmes - Natalie en tête - viennent soigner leurs plaies. Furieux, Maximien fait interdire l’accès des femmes à la prison, puis fait achever tous ces prisonniers en leur brisant les cuisses avec des barres de fer. Ainsi s’achève le martyre d’Adrien, vaillant soldat, fidèle époux, et courageux témoin du sort des chrétiens.

De pieux chrétiens s’offrent alors pour sauver les dépouilles des martyrs et les transférer à Byzance. Dans l’intervalle, le tribun des soldats exprime son désir d’épouser Natalie ; celle-ci demande un délai, s’embarque pour rejoindre les dépouilles des martyrs débarqués près de Byzance, où elle arrive si épuisée qu’elle expire la nuit suivante.

Le martyre d’Adrien et de ses Compagnons aurait eu lieu le 26 août - date à laquelle on les honorait à Constantinople, la mort de Natalie au 1er décembre, date à laquelle les deux époux furent longtemps commémorés, mais cette dernière date semble tout-à-fait arbitraire. Devant de telles difficultés historiques, l’actuel Martyrologe Romain ne fait plus mention de ces saints époux.

Le pape Adrien 1er (772-795) voulut honorer son saint Patron en élevant au titre de diaconie l’église romaine de Saint-Adrien. Au XIIe siècle, les reliques des deux époux furent apportées au monastère flamand de Gheraerdsberghe, actuel Grammont.

Où placer, alors, ces deux Martyrs, dans le calendrier actuel ? Adrien au 26 août, et Natalie au 1er décembre ? Il sera dommage de «séparer ce que Dieu a uni», aussi cette notice apparaîtra aux deux jours.

Que les porteurs des noms de Adrien et de Natalie se rassurent, car ils ne manquent pas de saints Patrons au ciel. Il y a d’autres Saints Adrien - dont un, également martyr à Nicomédie à une date inconnue, commémoré le 8 septembre dans le Martyrologe, et une bienheureuse Natalie, martyre polonaise, dont on trouvera des indications dans une autre notice.

 

 

Libânia do Carmo Galvão Mexia de Moura Teles e Albuquerque

1843-1899

 

Celle qui reçut au baptême le prénom de Libânia do Carmo, était la fille de Nuno Tomás de Mascarenhas Galvão Mexia de Moura Teles e Albuquerque, et de Maria da Purificação de Sá Ferreira.

 

Nahoum prophète

7e siècle avant Jésus-Christ

 

Nahum (Nahoum, Naoum) ne nous est connu que parce que son Livre porte le titre de Oracle sur Ninive. Livre de la vision de Naoum l’Elkéséen.

On ne sait donc rien sur l’auteur. Son nom se rattache en hébreu à l’idée de consolation, d’après certains Pères comme saint Jérôme. Elkéséen ou habitant de Elkosh, pourrait faire penser à une localité de Juda.

L’allusion à Ninive et à sa destruction, pourrait faire dater la rédaction de cette prophétie dans le courant ou vers la fin du septième siècle avant Jésus-Christ, Ninive ayant été détruite en 612.

Le texte grec du Livre semble vouloir reproduire fidèlement le texte hébraïque, et présente maintes difficultés aux traducteurs. L’interprétation n’en est pas non plus unanime. Mais il reste que ce Livre est unanimement reconnu comme un recueil d’une grande beauté.

Nahoum fait partie des douze Petits Prophètes, ainsi nommés pour la brièveté de leurs textes - le Livre de Nahoum comportant trois chapitres.

Pour en revenir au Prophète lui-même, son nom a été introduit tardivement au Martyrologe, à la suite des Grecs qui l’avaient mis au 1er décembre. Ceux-ci en font même une description amusante : Il avait le menton arrondi et rentrant, les joues maigres, la chevelure crépue, un début de calvitie, la tête allongée, était âgé d’environ quarante-cinq ans.

Notre Martyrologe résume en deux mots le sens de la prophétie, disant que Nahoum prêcha un Dieu qui régit le cours des temps et qui juge avec justice.

 

 

Castritianus de Milan

† 138

 

Castritianus fut le troisième évêque de Milan (ou le quatrième, si l’on retient que s.Barnabé en fut le premier évêque (v. 11 juin).

On a dit que son prédécesseur, s.Caius (v. 27 septembre), l’aurait choisi de son vivant pour lui succéder, en 97. Mais on ne comprend pas pourquoi dix années passèrent entre la mort de s.Caius et l’élection de Castritianus, sinon peut-être à cause de la persécution de l’empereur Domitien.

Castritianus transforma la maison de Philippus en église, ainsi que les maisons des enfants de celui-ci, Portius et Fausta. L’église de Portius s’appela en effet Portiana, et devint plus tard Saint-Victor.

Après un long épiscopat de quarante années, Castritianus reposa en paix.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Castritianus de Milan au 1er décembre.

 

 

Adrien et Natalie

? début du IVe siècle

 

Il sera difficile de se retrouver dans les indications “historiques” fournies par la Passio de ces deux époux.

Une première remarque, d’ordre linguistique, s’impose ici. Natalie est un nom romain, rattaché au terme natalis, qui a donné notre fête de Noël ainsi que le prénom homonyme. C’est une réelle erreur d’orthographier Nathalie, puisque le latin n’utilise la graphie th que dans des termes directement calqués du grec. Quant à Adrien, le nom latin est Hadrianus.

Le martyre d’Adrien et la mort successive de Natalie auraient eu lieu lors d’un deuxième séjour de l’empereur Maximien à Nicomédie. On sait que Maximien, jeune militaire, passa par Nicomédie, mais on ne voit pas bien comment, devenu empereur d’Occident, il pourrait avoir sévi en Asie Mineure, où commandait l’empereur Dioclétien.

Rappelons au passage que Nicomédie était la capitale de la Bithynie, province du nord-ouest de l’Asie Mineure, sur les bords du Pont-Euxin ; c’est l’actuelle Izmit sur la Mer Noire.

D’après la Passio, Adrien, un des chefs de l’armée de Maximien, prend parti pour des chrétiens qui viennent d’insulter l’empereur : Nous nous moquons de ton ordre insensé et de ta folie, et plus encore de Satan, qui agit dans les fils de perdition dont tu es le prince. Jamais des chrétiens ne se permettent de tels propos à l’adresse de leur empereur.

Maximien fait donc enchaîner Adrien. Un serviteur l’annonce à son épouse Natalie, laquelle, chrétienne en secret, vient encourager son époux et ses compagnons de prison. Sachant son heure proche, Adrien achète très cher au gardien sa sortie momentanée de prison, pour rejoindre Natalie, et tous deux reviennent se constituer prisonniers après une semaine. Ici aussi, il est difficile de comprendre d’où Adrien aurait sorti cette énorme somme d’argent, ni comment le geôlier aurait pu se permettre un tel marchandage, ni enfin comment les deux époux auraient pu revenir tranquillement à leur prison au bout d’une semaine, sans que Natalie fût elle-même emprisonnée à son tour.

Devant Maximien, tous ces chrétiens sont interrogés. Adrien reste ferme. On le flagelle, ses entrailles s’échappent de son ventre : on reconduit tout ce monde en prison, où les pieuses femmes - Natalie en tête - viennent soigner leurs plaies. Furieux, Maximien fait interdire l’accès des femmes à la prison, puis fait achever tous ces prisonniers en leur brisant les cuisses avec des barres de fer. Ainsi s’achève le martyre d’Adrien, vaillant soldat, fidèle époux, et courageux témoin du sort des chrétiens.

De pieux chrétiens s’offrent alors pour sauver les dépouilles des martyrs et les transférer à Byzance. Dans l’intervalle, le tribun des soldats exprime son désir d’épouser Natalie ; celle-ci demande un délai, s’embarque pour rejoindre les dépouilles des martyrs débarqués près de Byzance, où elle arrive si épuisée qu’elle expire la nuit suivante.

Le martyre d’Adrien et de ses Compagnons aurait eu lieu le 26 août - date à laquelle on les honorait à Constantinople, la mort de Natalie au 1er décembre, date à laquelle les deux époux furent longtemps commémorés, mais cette dernière date semble tout-à-fait arbitraire. Devant de telles difficultés historiques, l’actuel Martyrologe Romain ne fait plus mention de ces saints époux.

Le pape Adrien 1er (772-795) voulut honorer son saint Patron en élevant au titre de diaconie l’église romaine de Saint-Adrien. Au XIIe siècle, les reliques des deux époux furent apportées au monastère flamand de Gheraerdsberghe, actuel Grammont.

Où placer, alors, ces deux Martyrs, dans le calendrier actuel ? Adrien au 26 août, et Natalie au 1er décembre ? Il sera dommage de «séparer ce que Dieu a uni», aussi cette notice apparaîtra aux deux jours.

Que les porteurs des noms de Adrien et de Natalie se rassurent, car ils ne manquent pas de saints Patrons au ciel. Il y a d’autres Saints Adrien - dont un, également martyr à Nicomédie à une date inconnue, commémoré le 8 septembre dans le Martyrologe, et une bienheureuse Natalie, martyre polonaise (v. 31 mars).

 

 

Florentia de Comblé

4. siècle

 

On se souviendra que s.Hilaire de Poitiers (v. 13 janvier) fut exilé en Asie Mineure pendant quatre années. Il restait cependant libre de ses mouvements et continua d’annoncer l’Evangile.

Une de ses conquêtes fut une vierge, qu’on nomme Florentia. On ne sait pas si ce nom est la traduction du nom oriental de la jeune fille, ou si Hilaire le lui donna lors de son baptême.

Toujours est-il qu’au retour d’Hilaire en Gaule, Florentia quitta ses parents et son pays et accompagna Hilaire à Poitiers (360).

Elle aurait alors vécu en recluse à Comblé (auj. Celle-Lévescault, Vienne), où de récentes fouilles ont permis de retrouver les ruines d’un temple romain dédié à la déesse Vénus.

On ne sait combien de temps dura la réclusion de Florentia, ce qui rend incertaine la date de sa mort, dans la deuxième moitié du quatrième siècle.

Ses reliques, comme celles de s.Hilaire, furent partiellement brûlées par les Huguenots en 1562.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Florentia de Comblé au 1er décembre.

 

 

Leontius de Fréjus

† 433

 

Leontius devait appartenir à la noblesse gallo-romaine. Il serait né à Nîmes, comme son frère Castor, qui fut évêque d’Apt (v. 21 septembre).

Entré dans le clergé de Fréjus, il en fut le premier évêque, vers 400. A vrai dire, il eut un prédécesseur, nommé Acceptus, lequel s’inventa des crimes pour persuader les évêques de ne pas le nommer sur le siège de Fréjus ; c’était en 374. On reconnut son innocence, mais on renonça à l’élire.

Lorsqu’Honorat (v. 16 janvier) voulut se retirer dans la solitude, c’est la sainteté de Leontius qui l’attira d’abord. Ainsi naquit le monastère de Lérins. Une solide et respectueuse amitié liait les deux personnages : Leontius ne s’occupait pas des affaires intérieures du monastère, ordonnait prêtres les candidats que lui présentait Honorat, lequel ne voulut jamais s’adresser à un autre évêque.

C’est d’ailleurs très probablement Leontius qui ordonna prêtre Honorat.

Peu après, Leontius fit la connaissance de Ioannes Cassien (v. 23 juillet), qui fonda à Marseille les deux monastères Saint-Victor et Saint-Sauveur.  Cassien dédia à l’évêque ses dix premières Conférences.

Leontius sembla manquer d’énergie à combattre le semi-pélagianisme, mais ne professa jamais de doctrine erronée.

Il mourut en 432 ou 433.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Leontius de Fréjus au 1er décembre.

 

 

Domnolus du Mans

† 581

 

Domnolus avait un frère, Audoin, qui fut évêque d’Angers.

Lui-même fut d’abord abbé de Saint-Laurent, près de Paris, puis fut préconisé pour le siège épiscopal d’Avignon, qu’il refusa.

Il ne put ensuite refuser le siège du Mans (561) et en fut le treizième titulaire.

Il fut l’un des plus grands évêques de la Gaule en ce sixième siècle.

Après vingt ans d’épiscopat, il fut frappé de paralysie (581) et proposa comme successeur un certain Théodulfe, auquel on préféra Baudegisile.

Domnolus mourut en 581.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Domnolus du Mans au 1er décembre.

 

 

Agericus de Verdun

† 591

 

Agericus (Airy) naquit vers 521 à Harville (Meuse), de modestes paysans.

Sa mère travaillait aux champs lorsqu’elle accoucha. Le roi Thierry 1er, qui passait par cette campagne au moment de la naissance d’Airy, voulut en être le parrain et lui donna le prénom d’Agericus (campagnard) en souvenir de cette naissance mouvementée.

Airy se maria et eut un fils.

Il arriva qu’un certain Sirivald présenta au roi Thierry des calomnies contre Airy ; Thierry n’épargna à son filleul ni les insultes ni les tortures, jusqu’à ce qu’on découvrît la vérité. Le fils d’A. voulut venger son père : il alla assassiner Sirivald à Fleurey, près de Dijon.

Le temps passa ; Airy fut ordonné prêtre par l’évêque Désiré, auquel il succéda en 554. Il était le dixième évêque de Verdun.

Le nouvel évêque montra un grand zèle à enseigner la Vérité et à soulager les pauvres.

On lui attribue des miracles. L’un d’eux se vérifia lorsqu’Airy reçut le roi Childebert II et toute sa suite ; le vin manqua et Airy leur fit servir son dernier tonneau, qu’il bénit et qui ne se vida plus. Airy aurait aussi obtenu la grâce d’un détenu, en faisant tomber ses liens.

Airy mourut en 591.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Agericus de Verdun au 1er décembre.

Antonio Bonfadini

1400-1482

 

Antonio était né vers 1400 à Ferrare (Italie CNE) de noble famille.

En 1439, il entra chez les Frères mineurs et, seulement en 1458, reçut l’ordination sacerdotale. On ne possède pas d’explications sur ces dates : sur l’enfance et l’adolescence d’Antonio, les années de maturité avant son entrée en religion, et le long laps de temps - quasi vingt années - qui sépare cette entrée et le sacerdoce.

On dit qu’il se fit remarquer par sa fidélité à la règle et ses qualités de prédicateur.

Après avoir beaucoup prêché en Italie, il passa au Moyen-Orient et spécialement en Terre-Sainte.

Au retour de ce long périple, la maladie l’arrêta à Cotignola, et c’est dans l’hôpital des pèlerins qu’il mourut pieusement, le 1er décembre 1482.

Un an après sa mort, on voulut enterrer un autre défunt dans la même tombe, et l’on aperçut son corps en parfait état de conservation. Prodiges, miracles, vénération. Antonio devint le Saint de Cotignola.

Son culte a été confirmé en 1901.

 

 

John Beche

? -1539

 

On ne connaît pas la date et le lieu de naissance de John. Il fut aussi connu sous le nom (pseudonyme ?) de Thomas Marshall.

Il reçut sa formation à Oxford et fut docteur en théologie en 1515.

Entré à la Chartreuse de St. Werburgh (Chester), il en fut prieur, et ensuite de celle de St. John (Colchester) en 1530. 

En 1534, il signa l’Acte de Succession avec d’autres moines (ou bien même l’Acte de Suprématie).

John fut tellement affecté par le martyre d’autres Chartreux en 1535 (voir au 4 mai), qu’il exprima publiquement sa profonde vénération pour eux, suscitant ainsi sur lui-même la suspicion et la vengeance du roi.

En novembre 1538, la colère du roi s’enflamma encore plus lorsque le Prieur et ses moines se prononcèrent contre la commission royale qui devait confisquer le couvent. Dans l’année qui suivit, il fut enfermé à la Tour de Londres, accusé de trahison et déchargé de sa fonction. 

Il dut être momentanément libéré, puisqu’on l’arrêta de nouveau fin octobre 1539 et il fut alors formellement accusé par des «témoins» d’avoir proclamé que Dieu se vengerait pour la confiscation et la destruction des couvents, pour avoir exprimé son respect pour les Martyrs John Fisher et Thomas More (voir au 22 juin et au 6 juillet) et pour avoir condamné le mariage du roi avec Anne Boleyn. Il invoqua ensuite la faiblesse humaine pour expliquer ses affirmations précédentes erronées.

Il fut jugé à Colchester en novembre 1539,  et reçut la couronne du martyre le 1er décembre 1539.

Son culte a été reconnu en 1886, ce qui équivaut à la béatification.

 

 

Edmund Campion

1540-1581

 

Ne pas confondre ce Martyr avec Edward Campion (v. 1er octobre).

Edmund Campion, né à Londres le 25 janvier 1540, était le fils d’un libraire londonien.

Intelligent, l’enfant fut envoyé à Christ Church Hospital. Lors de l’entrée de Mary Tudor à Londres, ce fut lui qui fut choisi pour adresser le compliment en latin à Sa Majesté.

Il fut admis parmi les premiers élèves de St.John’s Collège d’Oxford et nommé Compagnon à dix-sept ans.

Il fut ensuite une des gloires d’Oxford, jusqu’en 1568. Ses responsabilités, son ascendant, ses relations l’aveuglèrent pendant un temps et il oublia sa foi catholique. Il devint diacre et accepta le nouveau rite.

Mais après maintes réflexions et une longue période de scrupules, il renonça à sa charge et gagna l’université de Dublin, catholique, pour la relever.

Ce ministre catholique à moitié anglican devint suspect. Il se cacha et composa son Histoire de l’Irlande. Puis il traversa l’Angleterre et rejoignit Douai pour des études de théologie. Il partit à pied en pèlerinage pour Rome, où il arriva juste avant la mort du Francisco de Borja (voir au 10 octobre). Il voulait absolument entrer dans la Compagnie de Jésus.

Il fut reçu en 1576 et envoyé faire le noviciat à Prague, où il enseigna (et composa quelques drames sacrés). Ordonné prêtre en 1578. Il eut une vision de Notre-Dame, qui lui annonçait son martyre.

Il rencontra saint Carlo Borromeo à Milan (voir au 3 novembre), ainsi que Théodore de Bèze à Genève et rejoignit sous un déguisement Londres, où un jeune converti l’accompagnait et le protégeait. Il cherchait à redonner courage aux Catholiques chancelants, et surtout à convertir des Protestants.

Il dut fuir vers le nord, où il rédigea son fameux Dix raisons, repassa par Londres pour gagner Norfolk. Il fut dénoncé et arrêté à Lyford Grange (Wantage, Berkshire) le 17 juillet 1581.

On le traîna pieds et poings liés à travers les rues de Londres, à l’envers sur un cheval, avec un carton dénonçant le Jésuite séditieux. Conduit jusqu’à la Tour de Londres, il fut ensuite présenté privément à la reine, qui lui fit mille promesses alléchantes en échange de son «papisme».

Edmund resta fidèle à ses engagements. Reconduit à la Tour, il y fut sévèrement torturé ; tout affaibli, il dut répondre à quatre longs interrogatoires, debout, sans table ni chaise, sans notes, et l’on ne put le contredire.

Sa constance gagna le cœur de Philipp Howard (voir au 19 octobre), qui se convertit.

Malgré sa brillante auto-défense, il fut condamné à mort, une sentence qu’il accueillit avec un joyeux Te Deum ainsi qu’avec l’antienne pascale Hæc dies.

Sur le chemin conduisant à Tyburn, il se redressa autant qu’il put pour saluer la statue de Notre-Dame.

Il fut martyrisé à Tyburn le 1er décembre 1581. En même temps que lui furent martyrisés Ralph Sherwin et Alexander Briant.

Un des présents, Henry Walpole, imbiba son gilet du sang du Martyr (voir au 7 avril).

Edmund fut béatifié en 1886, et canonisé en 1970 avec trente-neuf Compagnons, martyrisés entre 1535 et 1616.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Ralph Sherwin

1550-1581

 

Il naquit vers 1550 à Rodesley (Longford, Derbyshire, Angleterre).

En 1568, il fut un des premiers membres du Exeter College d’Oxford, où il prit ses grades ; il était réputé pour être un philosophe perspicace, un excellent grécisant et hébraisant.

En 1575, il s’enfuit de ce monde universitaire et gagna le collège anglais de Douai, où il fut ordonné prêtre en 1577.

Parvenu à Rome, il fut près de trois ans au collège anglais, y gagnant des amis et se mettant sous la tutelle des Jésuites.

Regagnant l’Angleterre, il s’arrêta à Milan, où il prêcha devant saint Carlo Borromeo (voir au 3 novembre).

Le 9 novembre 1580, il fut mis en prison à Marshalsea, où il convertit des prisonniers, et le 4 décembre il fut conduit à la Tour de Londres. On le tortura durement le 15 décembre, puis on le laissa dans la neige ; le 16 décembre, à nouveau torturé, on le laissa cinq jours et nuits sans nourriture et sans lui parler. En rêve, il se vit en face du Sauveur sur la Croix.

Après une année de prison, il subit un simulacre de jugement. Accusé de trahison, condamné à mort le 20 novembre, et exécuté à Tyburn le 1er décembre 1581, en même temps que Alexander Briant et Edmund Campion.

Il fut béatifié en 1929, et canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Alexander Briant

1556-1581

 

Alexander Briant, né vers 1556, dans le Somerset (Angleterre), était d’une famille de petits propriétaires.

Entré très jeune au Hert Hall d’Oxford, sa beauté juvénile lui valut le surnom de «beau jeune garçon». 

Il rencontra un prêtre jésuite anglais, Robert Persons, auquel il dut sans doute sa conversion au catholicisme.

Ayant quitté l’université, il vint au collège anglais de Reims et fut ordonné prêtre en 1578.

L’année suivante, il regagna l’Angleterre et parcourut son Somerset natal avec un zèle immense pour la conversion des âmes. Une de ses conquêtes fut le père du jésuite Robert Persons.

Une enquête concernant ce dernier aboutit à l’arrestation d’Alexander, le 28 avril 1581, dont ont espérait des aveux. Il fut interrogé à la Counter Prison de Londres, puis horriblement torturé dans la Tour. Au froid, à la faim, on ajouta aussi les aiguilles enfilées sous les ongles. 

Alexander eut cependant le force d’écrire une lettre aux Jésuites, demandant son admission dans leurs rangs, ce qui lui fut accordé. Mais sa vie comme Jésuite fut brève : le 16 novembre 1581, il fut officiellement accusé de haute trahison, et condamné à mort.

On rapporte que les détails de son exécution, à Tyburn le 1er décembre 1581, furent simplement révoltants : le bourreau aurait, par pure malice ou par maladresse, ajouté encore d’autres atrocités inutiles, à ce supplice déjà horrible, malheureusmeent habituel, de pendre, éviscérer et décapiter (ou écarteler) les victimes.

Alexander fut béatifié en 1929, et canonisé en 1970 avec trente-neuf Compagnons, martyrisés entre 1535 et 1616.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

 

 

Richard Langley

? -1586

 

Il naquit probablement à Grimthorpe (Yorkshire, Angleterre), fils de Richard, dont il hérita de la propriété de Rathorpe, et de Joan Beaumont, de Mirfield.

Richard vécut habituellement à Ousethorpe (East Riding). Il épousa Agnes Hansby, dont il eut un fils, Christopher, et quatre filles.

Il mit toute son énergie et sa fortune au service du clergé persécuté. Sa maison était un asile pour tous les prêtres ; il construisit même un souterrain pour les cacher, sans doute près de sa maison de Grimthorpe, qu’il transforma en un véritable sanctuaire.

On le dénonça. Toute une troupe débarqua pour fouiller Ousethorpe et Grimthorpe ; à Ousethorpe, on arrêta deux prêtres ; à Grimthorpe, on arrêta Richard lui-même.

Les crimes de ce laïc furent d’avoir hébergé et assisté des prêtres, ce qui lui valut d’être condamné à mort.

Il subit son martyre le 1er décembre 1586 à York et fut béatifié en 1929.

 

 

Gim Jin-hu Pius

1739-1814

 

Gim Jin-hu Pius est un laïc coréen né en 1739 à Myeoncheon (Chungcheong-do, Corée S).

Il fut décapité à Haemi (Chungcheong-do) le 1er décembre 1814 et béatifié en 2014.

 

 

Libânia do Carmo Galvão Mexia de Moura Teles e Albuquerque

1843-1899

 

Celle qui reçut au baptême le prénom de Libânia do Carmo, était la fille de Nuno Tomás de Mascarenhas Galvão Mexia de Moura Teles e Albuquerque, et de Maria da Purificação de Sá Ferreira.

Elle naquit le 15 juin 1843, dans l’actuelle localité de Amadora, tout près de Lisbonne (Portugal) et fut baptisée le 2 septembre suivant. Elle était la troisième des sept enfants de cette noble famille chrétienne.

Durant une épidémie de choléra (1856-1857), elle devint orpheline de père et mère, et fut admise à l’orphelinat de Ajuda, qui recevait les orphelines de familles nobles.

Cet orphelinat était géré par des religieuses françaises, les Filles de la Charité, qui furent expulsées en 1862, de sorte que Libânia trouva refuge chez les Marquis de Valada, qui la reçurent comme leur fille, pendant cinq années. Les temps étaient déjà à l’époque marqués par le libéralisme anti-chrétien, et le Portugal allait connaître à son tour la révolution en 1910.

Libânia, après que sa sœur Matilde fut entrée chez les Visitandines, quitta la vie mondaine, renonça à une proposition de mariage, et fréquenta le Tiers-Ordre franciscain ; puis elle entra chez les Sœurs Capucines Conceptionnistes en 1869, où elle prit le nom de Maria Clara de l’Enfant Jésus.

Elle fit son noviciat à Calais à partir de 1870, dans l’intention cependant de revenir au Portugal, malgré les temps difficiles qui s’annonçaient, pour y fonder une nouvelle famille religieuse, qui prendra le nom de Sœurs Franciscaines Hospitalières de l’Immaculée Conception. Elle fut en cela appuyée par le père Raimundo dos Anjos Beirao, lui aussi frappé par la misère sociale à soulager.

Après sa profession (1871) elle revint effectivement au Portugal et fonda sa première Communauté, dont la règle sera approuvée par le Saint-Siège cinq années plus tard seulement (1876).

De nombreuses maisons s’ouvrirent bientôt pour accueillir les femmes pauvres, tant au Portugal qu’en Afrique (Angola en 1883, Guinée et Cap Vert en 1893) et en Inde (1886).

Toute l’activité de la Mère des Pauvres marqua profondément l’entier pays portugais, en toutes sortes de maisons et hôpitaux, garderies, maisons d’assistance pour enfants pauvres, ou invalides, ou malades ; écoles, collèges, soupes populaires… en tout plus de cent-quarante maisons avec plus de mille Religieuses. Récemment, elles sont arrivées aux Philippines, au Timor, au Mexique, au Brésil.

Sa vie ne fut pas exempte d’épreuves, d’humilitations, de calomnies, dans lesquelles elle voyait tranquillement la main de Dieu. Ceux qui l’insultaient, elle les servait à genoux.

Elle s’éteignit le 1er décembre 1899, à seulement cinquante-six ans, éreintée par ses multiples travaux. Ses obsèques furent suivies par une foule immense qui reconnaissait déjà sa sainteté.

Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison totale et instantanée d’une femme espagnole de trente-quatre ans, frappée de pyoderma gangrenosum, affection de la peau très douloureuse, qui l’obligeait à garder le bras attaché contre la poitrine.

Elle a été béatifiée en 2011.

Charles de Foucauld

1858-1916

 

Charles Eugène de Foucauld de Pontbriand naquit le 15 septembre 1856 à Strasbourg (Bas-Rhin), dans une famille de la vieille noblesse.

Notons ici que son arrière-grand-oncle était l’évêque Jean-Marie du Lau d’Allemans, qui fut martyrisé lors de la Révolution française, le 2 septembre, et béatifié en 1926.

Son père, le vicomte Edouard de Foucauld de Pontbriand, inspecteur des forêts, épousa Elisabeth de Morlet, une femme très pieuse.

Leur premier enfant, Charles, mourut à son trentième jour de vie ; vint Charles Eugène, en 1858,  puis Marie Inès Rodolphine en 1861.

Les époux moururent tous deux en 1864, elle d’une fausse couche, lui de neurasthénie.

Orphelins, Charles et sa sœur furent confiés à leur grand-mère paternelle, qui mourut à son tour d’une crise cardiaque. Les grands-parents maternels, qui vivaient à Strasbourg, recueillirent les deux orphelins.

Durant ses études à Strasbourg, Charles était bon élève, mais colérique, et reçut alors des cours particuliers.

En 1870, la famille se replia à Berne puis, après la défaite, à Nancy. Charles entra alors en 3e. C’est là qu’il connaîtra son grand ami, Charles Tourdes.

En 1872, il reçut la Première communion et la Confirmation.

La crise commença en 1873 : Charles devint agnostique, sans foi ni loi. Après son premier baccalauréat (qui achevait les études de rhétorique, notre 1e), il fut envoyé à Sainte-Geneviève de Versailles, pour préparer l’entrée à Saint Cyr. Paresseux et indiscipliné, il fut renvoyé.

A Nancy, il prit à nouveau des cours particuliers, et s’adonna à une foule de lectures : Arioste, Voltaire, Erasme, Rabelais.

Il entra finalement à l’école de Saint-Cyr, en 1876, un des meilleurs et des plus jeunes de sa promotion, mais ne se signala pas vraiment par une vie sobre et réglée, d’autant plus que, émancipé par son grand-père à dix-huit ans, il devint majeur et hérita d’un important héritage, qu’il dilapida.

Ce grand-père mourut en 1878, année où Charles entra à l’école de cavalerie de Saumur. Mais il se laissa aller à quantité de comportements indisciplinés - jusqu’à introduire des prostituées, raison pour laquelle il sera maintes fois puni. Il sortira dernier de Saumur, où il s’était mérité le surnom de lettré fêtard.

Ce fêtard déjà obèse fut nommé à Sézanne (Marne), puis à Pont-à-Mousson. Ses frasques empirèrent, il vécut en concubinage avec une actrice, dut être mis sous conseil judiciaire pour préserver sa fortune. Lui même écrivit de cette période : J’étais moins un homme qu’un porc.

En 1881, il fut nommé à Sétif (Algérie), où il se rendit avec sa concubine, contre l’ordre reçu, ce qui lui valut encore un mois d’arrêt. Son inconduite le fit mettre hors-cadre de l’armée.

Retiré à Evian, il demanda sa réintégration pour combattre avec son régiment en Tunisie, rompit enfin avec sa concubine, et montra sur le terrain un bon comportement, comme soldat et comme chef.

Ce sera le commencement d’un revirement dans sa vie. Fin 1881, il sera nommé à Mascara (Algérie).

N’ayant pas obtenu le congé qu’il demandait pour voyager, il démissionna de l’armée, et se prépara à explorer le Maroc : il étudia l’arabe, l’Islam, l’hébreu, et se mit en route avec un guide juif, se faisant passer pour un juif, car les chrétiens étaient mal tollérés. Il était tellement méconnaissable que, croisant un jour des officiers français qu’il connaissait, ceux-ci ne le reconnurent pas ; l’un d’eux dit même : Regardez ce juif accroupi en train de croquer des olives. Il a l’air d’un singe.

C’est ainsi qu’il pénétrera dans le Maroc avec son guide. Il fut le premier Européen à explorer la région sud du Maroc. Le voyage dura presque une année. Charles rédigera un mémoire, Reconnaissance au Maroc, qui lui vaudra une médaille d’or à la Société de Géographie, les palmes académiques à la Sorbonne, et une certaine renommée.

Revenu en France, il rencontra un ecclésiastique avisé, l’abbé Huvelin, qui l’aidera à se convertir : cela aboutit à la fameuse confession du 30 octobre 1886, en l’église Saint-Augustin à Paris.

Désormais, Charles voudra entrer dans un ordre où il pourra imiter l’humilité et la pauvreté de Jésus de Nazareth. Attiré par l’idéal des pères Trappistes de Fontgombault (Indre, devenue depuis abbaye bénédictine), il donna, en 1888, sa démission définitive de l’armée et partit en Terre Sainte, à la recherche d’une vie vraiment pauvre et pénitente, se sentant toutefois indigne d’être prêtre et de prêcher.

En 1889, il revint en France et finit par entrer à la Trappe de Notre-Dame des Neiges (Ardèche), après avoir légué tous ses biens à sa sœur. Il commença alors son noviciat (à trente-et-un ans), sous le nom de Frère Marie-Albéric. Puis il obtint de partir pour la trappe d’Akbès (Syrie), une fondation de Notre-Dame des Neiges, ayant définitivement démissionné des membres réservistes de l’armée et de la Société de Géographie.

En Syrie, son saint comportement édifia, et ses mortifications parfois inquiétèrent son Supérieur. Par obéissance, il entreprit des études de théologie en vue d’être ordonné prêtre.

En 1892 il prononça les premiers vœux.

En mars 1896, eut lieu le génocide arménien : Charles voulait être plus proche des plus pauvres, et ressentit vraiment l’intérêt d’être prêtre. Son désir d’absolu lui faisait désirer plus de pauvreté ; il pensa fonder un nouvel ordre, avec des prières en langue locale (au lieu du latin), et proposa de vivre en ermite, au pied de la Trappe : refus des Supérieurs, qui l’envoyèrent en 1896 à la trappe de Staouëli (Algérie), puis à Rome, pour se préparer au sacerdoce. A Rome, le Supérieur général des trappistes le dispensa de ses vœux (1897), pour le laisser marcher dans la voie érémitique qui lui convenait mieux.

Charles repartit en Terre Sainte, et alla se proposer comme jardinier au monastère Sainte-Claire de Nazareth, vivant de presque rien. Son édifiante sainteté inspira à la Supérieure de l’inciter à devenir prêtre et à fonder son ordre.

Il pensa installer son ermitage sur le Mont des Béatitudes, mais il se fit escroquer, et comme le patriarche de Jérusalem jugeait impossible de l’ordonner prêtre, Charles revint en France, puis repartit à Rome demander l’autorisation d’être ordonné.

Il reçut les ordres mineurs en 1900, et le sacerdoce en 1901.

Désormais, Charles de Jésus ira vivre en Algérie, dans le désert du Sahara, à Béni-Abbès (Sahara occidental), plus tard à Tamanrasset (sud)

Vie de prière, de contemplation silencieuse, de conversation avec les pauvres et les militaires qui viennent le voir. En 1902, il racheta la liberté d’un esclave ; il écrivit à l’évêque au sujet de sa volonté de lutter contre l’esclavage dans le Hoggar. Il s’ouvrit à l’apostolat auprès des Berbères, par son sourire et son comportement fraternel, qui contrastait avec les façons rudes et guerrières des militaires.

Il poussa vers le sud, dans un but d’évangélisation, profitant d’une patrouille française guidée par un officier plus conciliant et doux que ses prédécesseurs. Il reçut la visite du général Lyautey (1905). Puis il rencontra le chef touareg, qui l’autorisa à s’installer dans le Hoggar. Charles arriva à Tamanrasset en août 1905.

Son disciple l’ayant quitté, il ne put plus célébrer la Messe car, à l’époque, l’assistance d’au moins une personne était requise pour la célébration.

Envers les Touaregs, il se comporta en frère, étudiant leurs habitudes, leur langue, et, après douze années de travail, publia un dictionnaire touareg-français.

Il chercha à s’entourer d’une petite famille religieuse, avec cet idéal de pauvreté radicale, mais son style de vie n’attira pas de vocations. Lors d’une famine en janvier 1908, ce sont les Touaregs qui le sauvèrent de la famine en lui donnant du lait de brebis. Il reçut à ce moment-là l’autorisation «exceptionnelle» de célébrer seul la Messe.

En 1909, 1911 et 1913, il vint en France pour tenter de développer une association de laïcs : Union des Frères et Sœurs du Sacré-Cœur, embryon de la Fraternité.

Tout son temps libre, il le passait auprès des Touaregs, leur montrant comment construire des maisons en dur, leur enseignant quelques règles d’hygiène.

Il prêtera son concours à la construction du Transsaharien, par ses abondantes notes et indications.

Lors de la guerre de 1914, il pensa rejoindre le front comme aumônier, mais opta finalement pour rester au milieu des Touaregs et les rassurer. En 1915 et 1916, il sécurisa encore plus son petit ermitage pour éventuellement abriter et nourrir la population en cas d’attaque.

Des pillards venus de Tripoli cherchèrent à enlever le Frère Charles (peut-être en vue d’obtenir une forte rançon). Le 1er décembre 1916, le fort fut investi, sur trahison d’un Touareg, des coups de feu partirent ; Charles, malade, reçut une balle dans la tempe.

Les circonstances exactes de cette mort restent floues. On hésita à parler de martyre.

Une patrouille française le retrouva mort, tandis que le Saint Sacrement était encore exposé : l’officier qui conduisait la patrouille, pria un des soldats de consommer l’Eucharistie.

Par la suite, les Touaregs se révoltèrent contre les autorités françaises, qui ripostèrent malheureusement de façon aggressive.

Le dies natalis du père Charles de Foucauld est au 1er décembre ; il a été béatifié en 2005.

En 2020, la reconnaissance officielle d’un miracle, ouvrit la voie à sa canonisation.

 

 

Pedro Pascual García Martín

1892-1936

 

Né le 6 juin 1892 à Monteagudo (Teruel), de Pedro Francisco et Jerónima, il fut baptisé dès le lendemain.

Entré dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), il fit les vœux en 1910 et fut ordonné prêtre en 1917.

Son premier travail apostolique fut à Alcorisa puis, en 1923, il fut envoyé en Inde à la mission de Cuttack, dont dépendaient les maisons de Surada, Jatny, Kurda Road. Là-bas, il parcourait les communautés chrétiennes pour conférer le sacrement de baptême et former des catéchistes.

Pour motifs de santé, il dut revenir en Espagne en 1933 et résida dans la maison de Madrid. Son occupation principale était la rédaction d’un dictionnaire à l’usage des prochains missionnaires en Inde.

Le 25 juillet 1936, il rendit visite à sa tante, des Filles de la Charité, qui était la Supérieure de l’hôpital Homéopathique et lui dit en partant : Si tu ne me vois pas d’ici quelques jours, c’est qu’ils m’ont abattu ou que je suis en prison.

Effectivement, après avoir trouvé refuge avec le père Morquillas dans la Pension Mexicaine, ils subirent un premier contrôle le 28 juillet en pleine nuit. Le 5 août, on les emmena au commissariat, le 6 à la Direction Générale de Sécurité, le 7 à la tristement célèbre prison San Antón.

Quand on lui demanda s’il était curé, il répondit : Je suis missionnaire.

Le 1er décembre 1936, à deux heures du matin, on vint le réveiller avec un coup de pied. Il salua un autre prisonnier en l’embrassant et monta dans un des camions qui partait à Paracuellos de Jarama (Madrid), où il fut fusillé avec beaucoup d’autres.

Béatifié en 2017, Pedro Pascual García Martín sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1er décembre.

Elisa Angela Meneguzzi

1901-1941

 

Née le 12 septembre 1901 à Giarre (Abano Terme, Padoue, Italie), Elisa Angela était la fille de paysans profondément chrétiens.

Dès qu’elle le put, elle fréquenta chaque jour l’église paroissiale pour y participer à l’Eucharistie, y entendre la catéchèse (plus tard pour la répandre à son tour).

En 1915, elle commença à travailler dans les familles alentour.

En 1926, elle opta pour les religieuses salésiennes de Padoue, où elle prit le nom de Liduina (Lidwine). Comme garde-robière, infirmière, sacristine, assistante, elle conquit l’amitié unanime des élèves.

En 1937, elle fut envoyée en Ethiopie comme infirmière auprès des malades et blessés de l’hôpital de Dire-Dawa, où elle démontra toute la bonté possible envers tous, de quelque origine qu’ils fussent : chrétiens ou musulmans, blancs ou noirs. Lors de la Deuxième guerre mondiale, l’hôpital fut réquisitionné pour les militaires blessés, qui ne voulaient qu’elle pour être réconfortés et soignés.

Elle-même se précipita sous les décombres pour en extraire des blessés, les soigner, les assister aux derniers moments, baptisant les enfants en danger de mort.

On l’appela Sœur Gudda (la Grande), l’Ange Blenc, et aussi la Flamme œcuménique.

Une tumeur se déclara, qui la porta à la mort, le 1er (date du Martyrologe) ou le 2 (autres sources) de décembre 1941.

Les soldats eux-mêmes, qui l’avaient adoptée comme de leur famille, voulurent qu’elle fût ensevelie dans leur cimetière militaire.

Sœur Liduina fut béatifiée en 2002.

 

 

Nengapeta Alphonsine

1941-1964

 

Fille de Amisi Badjulu et de Isude Julienne, Nengapeta naquit à Wamba (République Démocratique du Congo, alors Congo Belge).

Son prénom réel est en effet Nengapeta, qui signifie La richesse trompe. Anuarite (Il se moque de la guerre), est le prénom de sa sœur aînée, qui la fit inscrire à l’école sous ce nom.

Comme tous les petits enfants de ce groupe ethnique (Wabudu), on lui lia la tête pour l’allonger, afin qu’elle apparaisse comme toutes les autres filles du village.

Elle reçut le Baptême et choisit le prénom d’Alphonsine.

En 1957, elle demanda à entrer dans la Congrégation diocésaine de la Sainte Famille (Jamaa Takatifu), et commença le noviciat avec un nouveau nom : Marie-Clémentine. Elle fit la profession en 1959.

Nengapeta eut toujours quelque difficulté pour l’étude, ce qui donne une idée du grand mérite qu’elle eut à obtenir son diplôme D4. Elle combattit aussi son tempérament nerveux et apprit à le dominer.

Elle fut sacristine, cuisinière, enseignante, malgré une santé qui n’était pas toujours au rendez-vous. Elle profitait de l’enseignement pour faire de l’apostolat auprès des élèves, spécialement les filles au caractère plus revêche.

Il y eut des agitations dans le nord-est du pays. En 1964, Nengapeta se trouvait à l’école de Bafwabaka. Des hommes de la tribu Simba vinrent enlever les Religieuses et les emmenèrent en camion.

A un moment donné, on confisca aux Religieuses tous leurs objets de piété pour les détruire sous leurs yeux avec des réflexions obscènes, puis on les enferma à Isiro.

Le soir, un colonel vint «choisir» l’une d’elle : c’était Nengapeta. Elle refusa énergiquement d’être conduite chez ce colonel ; finalement ordre fut donné de frapper la religieuse et de la transpercer : deux soldats la transpercèrent à coups répétés avec leurs baïonnettes, tandis que la victime émettait des «ouh ! ouh !» ; puis on l’acheva d’un coup de révolver dans la poitrine.

Nengapeta, alias Anuarita, alias Alphonsine, alias Marie-Clémentine, fut béatifiée en 1985. Son dies natalis est au 1er décembre.

 

 

Bruna Pellesi

1917-1972

 

Bruna Aldina Maria Pellesi était née le 11 novembre 1917 à Morano di Prignano (Modène, Italie), dernière des neuf enfants d’une famille très chrétienne.

Bruna grandit, joyeuse, élégante, pleine d’humour et de douceur. Vers dix-sept ans elle connut un amour humain qui cependant ne la satisfaisait pas.

Lors du décès de ses deux belles-sœurs, elle prit en charge les six enfants de celles-ci, âgés de moins de quatre ans.

En 1940, cependant, en pleine guerre, elle suivit l’appel de Dieu et entra à Rimini chez les Sœurs Tertiaires Franciscaines de Saint-Onuphre, qui prirent ensuite le nom de Franciscaines Missionnaires du Christ, sur sa proposition. Elle-même adopta le nom religieux de Maria Rosa di Gesù.

Il n’est pas dit qu’elle ait «abandonné» ses chers neveux et nièces adoptés quatre ans plus tôt, mais elle comprit que Dieu l’appelait à s’occuper d’enfants encore plus nombreux et, peut-être, plus nécessiteux.

Elle s’occupa quelque temps des enfants de l’école maternelle à Sassuolo et à Ferrara, parmi lesquels des orphelins dont les papas étaient morts à la guerre. Elle se donna totalement à son travail, et quand on lui proposa de moins se dépenser, elle répondit : Je viens de la campagne, j’ai l’habitude de travailler !

Mais elle dut bientôt entrer au sanatorium de Sassuolo en 1945, victime d’une grave forme de tuberculose pulmonaire, prélude d’un long et douloureux calvaire qui devait s’achever vingt-sept années plus tard. Elle sera ensuite transportée au sanatorium de Gaiato, puis à celui de Bologne en 1948.

Pendant tout ce temps, son «monastère» fut sa chambre, avec la même fenêtre, le même paysage, la même montagne au loin, avec une santé déclinante, des poumons qui ne voulaient plus respirer, un cœur qui se fatiguait à tout propos, des douleurs paralysantes. Sans compter les traitements douloureux qui ne lui apportaient pas de soulagement réel.

Durant l’évolution de sa maladie, on devait lui retirer jusqu’à cinq fois par jour le liquide infectieux de la colonne vertébrale, ces ponctions si douloureuses que connaissent ceux qui furent frappés de méningite tuberculeuse. Maria Rosa faillit perdre la vue, elle ne pesait plus que quarante-trois kilos.

Un jour l’aiguille se cassa et l’on n’arrivait pas à la retirer ; on dut finalement se résoudre à la laisser dans la colonne vertébrale, depuis ce 28 octobre 1955 jusqu’à sa mort (dix-sept années).

Les saintes vertus de Maria Rosa se manifestèrent durant ces quasi trente années de souffrances, où elle ne ménagea pas ses efforts pour soulager, consoler, servir ceux qui se trouvaient dans la même situation qu’elle.

Garder le sourire et chercher à le communiquer, malgré l’obligation de rester dans l’inactivité extérieure et la proximité de la mort qui guette chacun de ces malades, c’est vraiment atteindre à l’héroïcité.

Elle se consacra solennellement à Notre Dame du Carmel le 16 juillet 1946, et de nouveau à la Sainte Vierge le 8 décembre 1961 et fit trois fois le pèlerinage à Lourdes : mais Dieu ne permit pas pour elle le miracle d’une guérison. Ce sera elle qui, du Ciel, obtiendra des guérisons miraculeuses.

En 1967, pleine de joie, elle célébra ses «noces d’argent» religieuses, ainsi que celles de son «mariage avec la Croix», en 1970.

Le dernier jour de sa vie, 1er décembre 1972, désormais revenue à Sassuolo, elle prononça encore : Ce qui compte, c’est d’aimer le Seigneur. Je suis heureuse, parce que je meurs dans l’amour, je suis heureuse parce que je vous aime tous.

Maria Rosa a été béatifiée en 2007.

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 10:56

Ejëll Deda

1917-1948

 

Ejëll Deda naquit le 22 février 1917 à Shkodër (Albanie).

C’est à Ballabane, un quartier de cette ville, qu’il fréquenta l’école primaire ; puis il alla chez des Franciscains et au Séminaire Pontifical Albanais, avant d’être envoyé au séminaire de la Propagande à Rome.

Il reçut l’ordination sacerdotale en 1943 et fut nommé curé de Bushat, où les paroissiens l’apprécièrent unanimement.

Le 12 novembre 1947, la police du régime communiste l’arrêta à Rranxa de Bushat et l’enferma dans la prison de Shkodër.

Passé en jugement pour ses crimes (d’être catholique et prêtre actif), il fut condamné à dix années de prison.

S’il ne fut pas condamné à mort comme beaucoup de ses Confrères, il n’eut pas le temps de purger cette longue peine : il succomba aux tortures le 12 mai 1948 dans la prison de Shkodër

Ejëll Deda fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 12 mai.

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 10:44

Dedë Plani

1891-1948

 

Dedë Plani naquit le 21 janvier 1891 à Shiroka (Shkodër, Albanie).

Après ses premières études à Shkodër, il alla au collège des Jésuites et au Séminaire Pontifical d’Albanie, puis fut envoyé étudier la philosophie et la théologie à Innsbruck (Autriche), où il reçut l’ordination sacerdotale en 1919.

Il exerça son apostolat sacerdotal à Gimaj, Pog, Rrogam et Shiroka, son village natal. Quelqu’un qui l’a connu a témoigné : C’était un homme savant, svelte, fort, costaud. Un autre encore a rapporté qu’il aidait beaucoup les pauvres et ne refusait jamais un service.

Mis en prison en 1947, il y fut sans cesse torturé pour «avouer» les crimes dont on l’accusait ; jamais il n’admit ces calomnies. Sa mère pouvait lui apporter quelque nourriture et, un jour, trouva au fond du récipient ce petit mot : Ils me torturent d’une façon inhumaine ; je suis à ce point massacré que je mourrai bientôt.

Il mourut en effet dans l’hôpital de la prison, le 30 avril 1948 (ou 1949) à Shkodër ; son «jugement», d’aillleurs inutile, n’avait pas encore eu lieu.

Dedë Plani fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 30 avril.

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30 novembre 2020 1 30 /11 /novembre /2020 00:00

 

30 NOVEMBRE

 

I.

S André, apôtre, le premier qui rencontra Jésus (cf. Jn 1:35-42) et pour cela appelé "Protoclet", crucifié sur la "croix de Saint-André" à Patras. 

IV.

S Mirocles, évêque à Milan.

V.

S Constantius, romain, adversaire des pélagiens.

VI.

S Zosimas, moine en Palestine ; il ressentit le tremblement de terre d'Antioche à quatre-cents kilomètres de là ; un lion lui ayant dévoré son âne, il dompta le lion pour remplacer l'âne.

S Tugdual (Pabu), premier évêque à Tréguier.

VII.

Ste Hune, sainte veuve à Hunawihr, patronne des blanchisseuses.

XII.

B Joscio, bénédictin à Saint-Bertin ; à sa mort des roses sortirent de sa bouche, de ses yeux et de ses oreilles.

S Galgano Guidotti, ermite sur le Monte Siepi, après une jeunesse orageuse.

XIII.

B Giovanni Garbella, de Verceil, dominicain, fondateur de monastères, mort à Montpellier.

XIV.

B Friedrich, frère lai augustin à Ratisbonne, excellent charpentier.

XVI.

S Cuthbert Mayne, prêtre anglais martyr par pendaison.

B Alexander Crow, prêtre anglais martyr par pendaison.

XIX.

S Tadou Liu Ruiting, prêtre chinois, martyr, canonisé en 2000 et fêté le 9 juillet.

S Joseph Marchand, prêtre franc-comtois des Missions Etrangères de Paris, martyr des cent plaies en Cochinchine, les muscles pincés et arrachés avec des tenailles rougies au feu, canonisé en 1988 et fêté le 24 novembre.

XX. 

Bx Martyrs espagnols de 1936 :

- béatifiés en 1992 :

Hospitaliers : près de Madrid, les profès Santiago García Molina (Diégo de Cádiz), Miguel Francisco Rueda Mejías, Rafael Touceda Fernández (Román), Nicéforo Salvador del Río, Jesús Gesta Piquer, Arturo Donoso Murillo (*1892, 1902, 1904, 1913, 1915, 1917), et le novice Antonio Martínez Gil-Leonis (*1916) ;

- béatifiés en 2001 :

Salésiens : à Valencia et à un jour inconnu de la fin-novembre, le prêtre José Otín Aquilué (*1901) ;

Laïques : près de Valencia, María del Olvido Noguera Albelda (*1903) ;

- béatifiés en 2007, martyrisés près de Madrid :

Augustins :

Les prêtres : Agustín Renedo Martín (*1870), Gerardo Gil Leal et Miguel Cerezal Calvo (*1871), Constantino Malumbres Francés et Benito Rodríguez González (*1872, 1873), Francisco Marcos Del Río et Luis Suárez-Valdés Díaz de Miranda (*1874), Benito Garnelo Álvarez, Alfredo Fernando Fariña Castro (José Agustín), Juan Monedero Fernández, Juan Sánchez y Sánchez (*1876, 1879, 1881, 1882), Benito Velasco y Velasco et Joaquín García Ferrero (*1884), Julián Zarco Cuevas et Mariano Revilla Rico (*1887), Melchor Martínez Antuña et Esteban García Suárez (*1889, 1891), Matías Espeso Cuevas, Heliodoro Merino y Merino et Conrado Rodríguez Gutiérrez (*1901), Arturo García de la Fuente et Pedro Martínez Ramos (*1902, 1903), Pedro de la Varga Delgado et Dámaso Arconada Merino (*1904), Jesús Largo Manrique (*1912) ;

Les clercs : José Gando Uña (*1910), Nemesio García Rubio, Dionisio Terceño Vicente et Pedro Carvajal Pereda (*1912), Nemesio Díez Fernández (*1913), José López Piteira (d'origine cubaine, *1913), Julio Marcos Rodríguez (*1914), José Noriega González, Ramiro Alonso López, Marcos Guerrero Prieto et Máximo Valle García (*1915), Bernardino Calle Franco, Julio María Fincias, Francisco Fuente Puebla et Pedro Simón Ferrero (*1916), Víctor Cuesta Villalba (*1917), José Antonio Pérez García, Román Martín Mata et Miguel Iturrarán Laucirica (*1918), Luis Abia Melendro (*1919) ;

Les profès : Macario Sánchez López, Josep María Dalmau Regás, Tomás Sánchez López, Ricardo Marcos Reguero, Isidro Mediavilla Campos et Gerardo Pascual Mata (*1884, 1886, 1890, 1891, 1913, 1915) ;

Dominicains : les prêtres Amado Cubeñas Díaz-Madrazo et Juan Peña Ruiz (Vicente) (*1880, 1883) ;

- béatifiés en 2013 :

Capucins : près d’Alicante, le prêtre Ramón Juan Costa (Honorio, *1888) ;

Bénédictins : à Barcelone, les prêtres León Alesanco Maestro (Luis Gonzaga) et Luis Palacios Lozano (*1882, 1893) ;

Lasalliens : près de Madrid, Manuel Miguel Sánchez (Sinfronio), Saturnino Sanz y Sanz (Pablo de la Cruz), Emiliano Santamaría Angulo), Vicente Angulo García (Adalberto Juan), Gregorio Álvarez Fernández (Juan Pablo), Martín Arbé Barrón (Ismael Ricardo) (*1876, 1879, 1899, 1904, 1904, 1906) ;

- béatifiés en 2017 :

Lazaristes : les prêtres Vicenç Queralt Lloret, à Barcelone, et Francisco Morquillas Fernández, à Madrid (*1894, 1899) ; le frère Joaquín Zubillaga Echarri, à Madrid (*1899).

 

B Ludwik Roch Gietyngier (1904-1941), prêtre polonais martyr à Dachau, béatifié en 1999.

André, apôtre

1er siècle

 

Andreas est un nom grec assez rare. Il est probablement apparenté au terme aner, «homme», ce qui fait qu’on pourrait déconseiller de donner le nom d’Andrée à des femmes.

André, dans l’Evangile, est le premier des apôtres à rencontrer Jésus ; c’est lui qui va chercher son frère, Simon-Pierre (Jn 1:40-42).

Ces deux frères étaient de Bethsaïde, au nord-est du lac de Tibériade.

Cette situation privilégiée de «premier appelé» fait que les Grecs appellent André le Protoclet.

Puis l’Evangile de Jean nomme André juste avant la multiplication des pains, lorsqu’il fait remarquer à Jésus que cinq pains d’orge et deux poissons ne suffiront jamais pour nourrir toute une foule (Jn 6:9). C’est aussi André, après Philippe, qui sert d’intermédiaire entre Jésus et des étrangers grecs qui désiraient Le rencontrer (Jn 12:22).

Quant à l’apostolat d’André et sa mort, une vieille tradition le fait mourir à Patras (Grèce), sur une croix en X, la «croix de saint André», sur laquelle il serait resté trois jours, continuant à prier, à haranguer la foule des croyants.

Beaucoup de lieux revendiquent des reliques du saint Apôtre ; mais on n’a pas pu localiser précisément où se trouverait son corps. Le crâne de saint André aurait été longtemps dans la basilique Vaticane, restitué à l’Eglise orientale durant le 20e siècle.

Le culte de saint André est ancien, et répandu. Plus de sept cents églises lui sont dédiées en Angleterre ; en France, c’est l’apôtre qui a le plus d’églises consacrées à lui, après les saints Pierre et Paul ; les Bourguignons, qui portaient la croix du Saint sur leur cotte de maille ou sur leur bouclier, criaient : Notre-Dame Bourgogne ! Monjoie saint Andrieu !

Saint André, apôtre, est fêté traditionnellement le 30 novembre.

 

 

Mirocles de Milan

† 316

 

Mirocles fut le sixième évêque de Milan (ou le septième, si l’on accepte l’hypothétique épiscopat de s.Barnabé dès le premier siècle).

Son épiscopat a pu débuter en 303.

On sait peu de choses sur sa personne, sinon qu’il était apparenté à s.Epiphane de Pavie (v. 21 janvier).

En 313, il participa au concile de Rome, qui devait examiner la question du donatisme. La signature de Mirocles est la première pour les évêques italiens (lesquels, curieusement, signent après ceux de Gaule).

En 314, il se trouve en Arles avec son diacre Severus, pour un concile qui devait encore traiter d’affaires concernant le donatisme en Afrique. Là encore, il est dans les premiers signataires.

S.Ambroise (v. 7 décembre) parle de lui comme un de ses illustres prédécesseurs.

On peut supposer que Mirocles mourut en 316, après une douzaine d’années d’épiscopat.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Mirocles de Milan au 30 novembre.

 

 

Tugdual de Tréguier

† 564

 

Nombreuses sont les variantes du nom de Tugdual : Tudual, Tutwal, Tual, Tudy, puis Pabu, Paban ; nombreuses aussi celles concernant sa longue vie.

Né à la fin du cinquième siècle, originaire du Devonshire (Angleterre) ou du Pays de Galles, Tugdual étudia, pense-t-on, sous la direction de s.Illtud (v. 6 novembre).

Il arriva en Armorique avec sa sainte mère (Pompæa) et un groupe de moines. L’endroit de ce débarquement reste contesté. On parle par exemple de Kermorvan, de Port d’Ac’h.

Il fonda une abbaye à Lann-Pabu (auj. Trebabu, Finistère), puis à Tréguier ; on lui attribue aussi celui de Locmaria-Quimper.

Le prince de la Domnonée, Deroch, qui serait son cousin, lui fit de grandes donations territoriales, de sorte qu’on considère Tugdual comme l’apôtre de toute la région de Bretagne.

Disons aussi que, sur intervention du roi Childebert, il aurait été un moment évêque de Lisieux - mais la liste épiscopale de Lisieux ne comporte pas son nom. Toutefois, il préféra se retirer, persécuté par le nouveau roi de Domnonée, Conomor.

Tugdual serait alors allé jusqu’à Rome (555) ; le pape Vigile étant mort le 7 juin de cette année, Tugdual était en prière dans la basilique Saint-Pierre, lorsqu’une colombe se serait posée sur son épaule. La foule l’aurait désigné pour être pape, mais Tugdual, dans son humilité, aurait refusé catégoriquement ce choix. Finalement le conclave devait élire Pélage Ier. Cet incident romain serait à l’origine du surnom de Pabu (pape) qu’on donna à Tugdual, et de la légende qui en faisait un pape pendant deux années.

Revenu dans sa ville épiscopale, Tugdual y demeura désormais jusqu’à un âge très avancé et s’éteignit un 30 novembre d’une année qui pourrait être, selon les calculs ou les auteurs, 553, 559 ou 564.

L’évêché de Lisieux passa successivement à Tréguier, dont Tugdual est reconnu comme l’évêque fondateur.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Tugdual de Tréguier au 30 novembre.

Joscio de Sithiu

† 1163

 

De l’immense et magnifique abbaye bénédictine Saint-Bertin à Sithiu (act. Saint-Omer, Pas-de-Calais), il ne subsiste qu’un clocher en partie effondré en 1947, suite aux bombardements de la guerre mondiale. L’église s’élevait à vingt-cinq mètres avec une tour de quarante-huit mètres.

Dans l’abbaye, fondée au 7e siècle,  vivait au 12e siècle notre Joscio, un frère convers.

Ce dernier, rempli d’amour pour la Sainte Vierge Marie, récitait chaque jour, dit-on, cinq hymnes ou psaumes commençant respectivement par les cinq lettres de MARIA : 

  • Magnificat (Lc 1:46-55)
  • Ad Dominum cum tribulater (Ps 119)
  • Retribue (Ps 118:17-24 ; cette strophe commence maintenant par Benefac, selon la Vulgate corrigée)
  • In convertendo (Ps 125)
  • Ad te levavi (Ps 122)

Il mourut, d’après une tradition, le 30 novembre 1163.

Après sa mort, fleurirent des roses qui sortaient de sa bouche, de ses yeux et de ses oreilles.

Joscio n’est pas mentionné au Martyrologe Romain.

 

 

Galgano Guidotti

1148-1181

 

D’après la tradition, Galgano serait né vers 1150, longtemps désiré de ses nobles parents, Guidotto et Dionigia, qui habitaient à Chiusdino (Sienne, Italie C).

Cette période était infestée par des luttes entre seigneurs locaux, par des violences de toutes sortes, rivalités et autres désordres, parfois même immoraux.

Galgano connut ces aventures et eut une jeunesse assez agitée ; mais il fut favorisé par deux apparitions de l’archange Michel, qui lui fit voir comment il l’avait protégé jusque là et comment il lui proposait désormais de le suivre.

Durant cette vision, l’Archange lui fit traverser un grand pont au-dessus d’un fleuve, qui symbolisaient le changement radical de vie, et le conduisit sur le Monte Siepi, où l’attendaient les douze Apôtres.

Galgano alors, à la recherche d’une croix, planta en terre son épée, transforma son beau manteau en une simple tunique et s’établit là, dans la solitude, pratiquant la mortification et la pénitence avec le même zèle avec lequel il avait précédemment combattu contre les hommes.

Sa détermination vint même à bout des attaques du Démon, qui s’enfuit en hurlant.

Successivement, il serait allé en pèlerinage à Rome et, au retour, trouva son épée brisée ; sur l’invitation divine, il rapprocha les deux morceaux et l’épée se reconstitua.

Il fut divinement averti de sa mort prochaine, qui advint le 30 novembre 1181. Si les dates sont précises, Galgano avait trente-trois ans.

D’après la même tradition, Galgano aurait été canonisé dès 1185.

 

 

Giovanni Garbella

1205-1283

 

Giovanni (Jean) vint au monde vers 1205 à Mosso Santa Maria (Vercelli, Piémont, Italie NO).

Après avoir été reçu au doctorat en droit à Paris, il y enseigna.

En 1229, il eut l’occasion d’entendre le Bienheureux Jordan de Saxe (v. 13 février) et entra dans l’Ordre des Prêcheurs (Dominicains).

Il fit le noviciat à Bologne et devint un des meilleurs prêcheurs de son époque.

Il réunissait en sa personne de grandes qualités : la prudence et la fermeté, un amour sans limite pour Dieu et un zèle ardent pour le salut des âmes, ce qui fit qu’on lui confia des missions délicates et importantes.

Outre qu’il fonda un couvent dominicain à Vercelli et qu’il en devint prieur, il fut envoyé comme légat par les papes à Venise, Gênes, Pise, Florence et Bologne, mais aussi en France et en Espagne.

Il fit ainsi un travail immense de pacification entre les villes d’Italie, et entre les souverains européens.

A Bologne, il fut nommé prieur.

En 1264, il fut élu sixième prieur général de l’Ordre dominicain, et le resta jusqu’à la mort. Durant ces dix-neuf années, il fit à pied des voyages très longs pour visiter tous les couvents de l’Ordre. 

Après le concile de Lyon, il décida l’érection dans chaque église dominicaine d’un autel en honneur du Saint Nom de Jésus, en réparation contre les blasphèmes et les profanations.

En 1278, il envoya en Angleterre un «inspecteur» pour ramener à l’unité certains Frères qui attaquaient les thèses de saint Thomas d’Aquin, son ami (v. 7 mars), et organisa en 1280 un chapitre général à Oxford.

Il refusa plusieurs fois d’être nommé évêque et aurait bien voulu déposer aussi la charge de prieur général. Sa notoriété et sa sainteté, dit-on, le firent même proposer à l’élection papale.

C’est durant un de ses voyages qu’il mourut, à Montpellier, le 30 novembre 1283. Ses reliques furent dispersées par les hérétiques au 16e siècle.

Son culte fut confirmé en 1903.

 

 

Friedrich de Ratisbonne

1250-1329

 

Friedrich naquit après 1250, fils de parents pauvres, qui habitaient Regensburg (Ratisbonne, Bavière, Allemagne SE).

Après avoir entendu l’évangile où Notre Seigneur invite le jeune homme à vendre ses biens et à les donner aux pauvres (cf. Mc 9:21), il entra comme convers chez les Ermites de Saint-Augustin de cette ville.

Il paraît que de nombreuses légendes ont circulé à son sujet. Dans l’une, il aurait donné à manger aux pauvres de la ville des seules miettes qui tombaient de la table des pères.

On lui confia le travail du bois : charpentier fort habile, il préparait aussi le bois de chauffage. Il rendait ainsi mille services, et Dieu l’aidait à l’occasion en étendant miraculeusement ses dons aux besoins imprévus des moines. Friedrich était ainsi tout heureux de pouvoir humblement rendre service.

Un jour qu’il était impérativement retenu dans son atelier et ne pouvait se rendre à la Messe, il reçut l’Eucharistie d’un Ange.

Sa prière, son obéissance, son humilité, en firent déjà de son vivant un «Saint».

Il mourut le 29 novembre (le 30 dans le Martyrologe) 1329 et son culte fut confirmé en 1909.

 

 

Cuthbert Mayne

1544-1577

 

Il avait vu le jour en 1544 près de Barnstaple (Devonshire, Angleterre sud-ouest) et grandit dans la religion protestante.

Son oncle, prêtre schismatique, voulait lui transmettre son poste ou bénéfice, et Cuthbert devint ministre du culte à dix-neuf ans, sans l’avoir particulièrement désiré.

On l’envoya étudier à Oxford, où il conquit l’estime générale. Des Catholiques le convainquirent. Des séminaristes anglais établis à Douai lui écrivirent de les rejoindre. A Douai se trouvait le collège, fondé en 1568, pour la préparation des séminaristes anglais au sacerdoce.

Mais une de ces lettres fut détournée et remise à l’évêque schismatique de Londres, qui ordonna de le faire arrêter (1570).

Cuthbert abjura le protestantisme et gagna Douai en 1573. En 1576, il était bachelier en théologie et ordonné prêtre.

Ayant regagné l’Angleterre, il se cacha chez un certain Francis Tregian à Golden (Truro, Cornouailles).

L’évêque d’Exeter ordonna de fouiller cette maison l’année suivante : Cuthbert et Francis furent mis en prison à Launceston.

Pour avoir célébré la messe et avoir porté au cou une chose superstitieuse (un agnus dei, sorte de petite médaille), Cuthbert fut condamné à mort. Tous les juges n’étaient pas d’accord, mais il fallait intimider les prêtres qui voulaient venir du continent.

La veille de l’exécution, Cuthbert fut encore invité à reconnaître l’autorité royale en matière eccclésiastique, pour être libre. Comme réponse, Cuthbert demanda une Bible, la baisa et déclara : La reine n’a jamais été, n’est pas, et ne sera jamais la tête de l’Eglise d’Angleterre.

On voulut obtenir des informations sur Tregian et son beau-frère, mais le prêtre eut la malice de répondre : Je sais seulement que ce sont des hommes bons et pieux. Quant aux choses mises à ma charge, je suis seul à en avoir connaissance.

On le traîna sur une claie vers la place du marché de Launceston. Il fut pendu, le 29 (ou le 30) novembre 1577, puis éventré et mis en morceaux, selon l’habituel «rite» de cette époque. Il avait trente-trois ans.

Il était le premier martyr du clergé séculier formé à Douai, victime de la persécution.

Cuthbert Mayne fut béatifié en 1929, canonisé en 1970 avec trente-neuf Compagnons, martyrisés entre 1535 et 1616.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

Cuthbert Mayne est inscrit au 30 novembre dans le Martyrologe.

 

 

Alexander Crow

1550-1586

 

Alexander naquit vers 1550-1551 à Howden (East Riding, Yorkshire, Angleterre).

Il tint d’abord un commerce à York, mais, étant venu sur le continent et s’étant arrêté à Reims, l’amour de Dieu et de son pays le poussa à se préparer au sacerdoce.

Envoyé en Angleterre en 1584, il travailla avec ardeur à la vigne du Seigneur, pour l’édification de tous ceux qui le connaissaient. Il fut arrêté à South Duffield, à son retour d’avoir baptisé l’enfant d’une certaine Cecily Garnet.

Il passa aux assises du tribunal de York, où il fut accusé d’être prêtre et de rester en Angleterre, ce qui était contraire aux lois.

Condamné à mort, il retourna à sa prison dans un état de joie immense. Son compagnon de cellule put raconter ensuite comment il passa cette dernière nuit. Alexander eut une horrible vision du Démon, qui lui disait qu’il n’allait pas mourir, qu’on allait le garder en prison encore longtemps, au pain et à l’eau, et que, s’il voulait échapper à ces mauvais traitements, le mieux était qu’il se suicidât. Le prêtre fut en grande angoisse, lutta pour résister à cette macabre vision et, peu à peu, rentra dans une grande paix, après avoir vu près de lui la Sainte Vierge et saint Jean l’Evangéliste, qui le consolèrent.

De nouveau, au moment du supplice, le Démon tenta de frapper le saint prêtre, le faisant tomber de l’échelle. Mais le prêtre se releva immédiatement et remonta sur l’échelle. Il s’adressa à l’assistance en déclarant qu’il n’avait pas tenté de se suicider, mais que c’était le Démon qui voulait, une fois de plus, le priver de la couronne du martyre. Mais Dieu avait permis ce prodige pour montrer combien était vaine l’intervention diabolique, et aussi pour amener toute cette foule à la foi en la Vérité catholique.

Alexander subit le martyre à York le 30 novembre 1586 (ou 1587) et fut béatifié en 1987.

 

 

Tadou Liu Ruiting

1773-1823

 

Tadou (Thaddæus) était un prêtre chinois.

Né vers 1773 à Qunglai (Sichuan, Chine), il fut arrêté durant la persécution et sommé de renier sa foi. 

Ferme dans la foi, il fut martyrisé à Quxian (Sichuan) le 30 novembre 1823.

Il fut béatifié en 1900, et canonisé parmi cent-vingt Martyrs de Chine, en 2000, dont la fête liturgique se célèbre le 9 juillet.          

 

 

Joseph Marchand

1803-1835

 

Joseph Marchand est né à Passavant (Doubs) le 17 août 1803, dans une modeste famille de cultivateurs.

Entré au Grand Séminaire en 1826, il termina ses études de théologie aux Missions Etrangères de Paris ; ordonné prêtre le 4 avril 1829, il s’embarqua le 12 mai suivant et rejoignit Macao en octobre ; de là, le procureur des missions l’envoya en Cochinchine. La persécution l’y attendait, mais déjà sur le navire, il avait subi les injures et les blasphèmes de l’équipage, hostile aux missionnaires.

Sa mission fut courte, mais très intense. Il eut le temps d’apprendre la langue annamite, de remonter jusqu’à Pnom-Penh, la capitale du Cambodge ; envoyé à Binh Thuân, il en fut chassé en 1833, lors de la persécution de Minh Mang. Il se cacha, mais on le retrouvera pour le mener à Saïgon, détenue par des insurgés. Lors de l’irruption des troupes impériales dans Saïgon, il fut arrêté et accusé de connivence avec les rebelles. Joseph nia évidemment cette accusation ; il refusa de renier sa foi et de marcher sur la croix.

Condamné au supplice des «cent plaies» pour avoir prêché la doctrine du Christ (c’est-à-dire à avoir les muscles arrachés un à un avec des tenailles rougies au feu), il mourut en donnant le témoignage de sa foi, le 30 novembre 1835, à Tho-Duc, près de Hué ; il avait à peine plus de trente-deux ans.

Après sa mort, son corps fut découpé et dispersé en mer pour qu’il n’en restât rien.

Ce martyr franc-comtois a été déclaré Vénérable en 1840, Bienheureux en 1900, et Saint en 1988, lorsque le B. Jean-Paul II canonisa les cent-dix-sept Martyrs du Vietnam.

Tous ces martyrs sont fêtés ensemble le 24 novembre, au calendrier catholique romain. Saint Joseph Marchand est inscrit au Martyrologe au jour de son martyre, le 30 novembre. Mais il est fêté à Passavant et dans le diocèse de Besançon le 1er décembre, car le 30 novembre est la fête de l’apôtre saint André.

Agustín Renedo Martino

1870-1936

 

Il naquit le 26 août 1870 à Baños de la Peña (Palencia, Espagne) de Timoteo et Ana, et fut baptisé le 28, recevant le nom du Saint du jour, Augustin, qui devait lui être doublement cher, puisqu’il entra dans l’Ordre augustin.

Il fit le noviciat à Valladolid, et la profession en 1888.

Il fut ordonné prêtre en 1895.

Il fut d’abord au Collège Royal Alfonso XII, comme professeur, économe et directeur spirituel.

En 1908, il fut nommé vice-recteur et professeur à Ronda, puis passa en 1914 au Monastère Royal (Madrid), comme professeur et formateur des séminaristes, charge qu’il recouvra jusqu’à sa mort.

En outre, on lui confia la sacristie de la Basilique Royale.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Gerardo Gil Leal

1871-1936

 

Né le 3 octobre 1871 à La Vid (Burgos, Espagne), il fut baptisé le même jour, où l’on fête saint Gérard. Il était fils de Damián et Paula.

Après avoir étudié le latin et achevé les humanités à Burgo de Osma (Soria), il entra chez les Religieux Augustins et fit le noviciat à Valladolid, et la profession en 1888.

En 1896, il fut ordonné prêtre et se licencia en Droit. Le reste de sa vie, quarante années, se passa dans l’enseignement.

De 1902 à 1933, il fut au Collège María Cristina. Il passa ensuite au Monastère Royal de l’Escorial, en 1933, où il se trouvait en 1936.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Miguel Cerezal Calvo

1871-1936

 

Né le 12 décembre 1871 à Palencia (Espagne) et baptisé le 17, fils de Faustina et Rosa, il fréquenta le séminaire diocésain où il étudia le latin, fit les humanités et commença la philosophie.

Puis il entra chez les Religieux Augustins, faisant le noviciat à Valladolid et la profession en 1890.

Ordonné prêtre en 1896, il fut professeur à Guernica, Palma de Mallorca, Ronda, Portugalete et à l’Escorial de Madrid.

En 1936, il était à l’Escorial.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Constantino Malumbres Francés

1872-1936

 

Né le 10 mars 1872 à Frómista (Palencia, Espagne), il fut baptisé le 13. Il était fils de Matías e Florentina.

Il entra chez les Religieux Augustins et fit la profession en 1889 à Valladolid.

Ordonné prêtre à Palma de Mallorca en 1896, il enseigna pendant quarante ans, à Guernica, à l’Escorial, à Portugalete, à Ronda, Palma de Mallorca, de nouveau à Guernica.

En juillet 1936, il vint au monastère de rue de la Princesse (Madrid), pour le Chapitre Provincial.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Benito Rodríguez González

1873-1936

 

Il naquit le 18 mars 1873 à Armellada (León, Espagne) de Francisco et Francisca, et fut baptisé le 20, recevant le nom de saint Benoît, qu’on fêtait alors le 21 mars.

Il entra dans l’Ordre des Augustins, fit le noviciat à Valladolid, et la profession en 1889.

Il fut ordonné prêtre en 1896.

De 1896 à 1916, il fut professeur dans divers collèges et, cette année-là, fut nommé directeur de la revue La Cité de Dieu.

De ce fait, il résida au Monastère Royal, dont il fut prieur en 1924, avant de passer à Palma de Maiorque en 1927.

De 1933 à 1936, il fut prieur à Leganés et, le 11 juillet 1936, nommé prieur à Palma de Maiorque, où il n’eut pas le temps d’arriver en raison des événements politiques.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Francisco Marcos del Río

1874-1936

 

Né le 27 janvier 1874 à Lodoso (Burgos, Espagne) et baptisé le 29, fils de Antonio et Dominica, il reçut le nom du Saint qu’on fêtait ce jour-là, François de Sales (qu’on fête maintenant le 24 janvier).

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à Valladolid et la profession en 1890.

Ordonné prêtre en 1898, il donna sa vie à l’enseignement des jeunes étudiants de l’Ordre, à l’Escorial (Madrid).

Les matières qu’il enseignait n’étaient rien moins que : Droit canonique, Théologie morale, Sciences naturelles. En outre, il collaborait aux deux revues Le Bon Conseil et La Cité de Dieu.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Luis Suárez-Valdés Díaz de Miranda

1874-1936

 

Il naquit le 19 juin 1874 à Ciaño (Sama de Langreo, Asturies, Espagne) de Manuel et Consuelo, et fut baptisé le 23.

Il fit de brillantes études au terme desquelles il fut reçu bachelier chez les Augustins de Valencia de Don Juan (León) en 1892.

Il fut soldat lors de la guerre de Cuba en 1898.

A son retour, en 1903, il entra dans l’Ordre augustin et fit la profession à l’Escorial en 1904.

Il fut ordonné prêtre en 1910.

Il passa toute sa vie religieuse au Monastère Royal, sauf deux années à Málaga (1919-1920), excellent pédagogue auprès des novices, administrateur et bibliothécaire pour la revue La Cité de Dieu, sans oublier son apostolat sacerdotal dans la basilique.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Benito Garnelo Álvarez

1876-1936

 

Né le 12 janvier 1876 à Carracedo de Monasterio (León, Espagne), il fut baptisé le 19. Ses bons parents s’appelaient Pedro e Isabel.

Il commença ses études au séminaire d’Astorga, et les acheva chez les Pères Augustins, à l’Escorial (Madrid). Il se licencia en Philosophie et en Lettres.

Il fit la profession en 1897, et reçut le sacerdoce en 1901.

Toute son activité fut l’enseignement, à l’Escorial, à Palma de Mallorca, à Málaga, enfin Madrid.

C’est en 1934 qu’il fut envoyé à l’Escorial, où il dirigea deux revues : Religion et Culture et La Cité de Dieu.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Manuel Miguel Sánchez

1876-1936

 

Il vit le jour le 29 juillet 1876 à Los Santos (Salamanque, Espagne).

Il reçut l’habit des Frères Lasalliens et prit le nom de Sinfronio.

Les lieux de son activité furent : Bujedo (1925), Griñón (1928), les deux maisons de Madrid (Maravillas et Sacré-Cœur, 1929-1933), Lorca (1933), de nouveau Griñón (1934), Sacré-Cœur à Madrid, comme sous-directeur (1935-1936).

Il fut arrêté dès juillet 1936 et mis en prison, avec d’autres Frères, dont Daciano (voir au 27 novembre).

On le fusilla à Paracuellos del Jarama (Madrid) le 30 novembre 1936.

Le Frère Sinfronio fut béatifié en 2013.

 

 

Alfredo Fernando Fariña Castro

1879-1936

 

Né le 20 mars 1879 à Valladolid (Espagne), il était fils de Juan Francisco et Filomena.

Quand son père fut nommé télégraphiste aux Canaries, il alla étudier au séminaire de Las Palmas puis il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à Calella (Barcelone) et la profession en 1895. Il prit alors le nom de José Agustín.

On l’envoya au Chili, où il acheva ses études à Talca et fut ordonné prêtre en 1902.

En 1918, il fut appelé à Rome comme vice-postulateur pour les Causes des Saints, mais il fut arrêté en France (c’était encore la guerre) et ne put continuer son voyage.

Il alla alors travailler dans les couvents de Huelva et Calahorra, avant de passer en 1927 à l’Escorial, où il fonda et dirigea la revue Vergel Agustiniano («Verger augustinien», qu’on pourrait peut-être transformer en «Jardin augustinien», plus poétique).

En 1936, il était à l’Escorial.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Saturnino Sanz y Sanz

1879-1936

 

Il vit le jour le 9 avril 1879 à Riaza (Ségovie, Espagne).

En 1896, il reçut l’habit des Frères des Ecoles Chrétiennes et prit le nom de Pablo de la Cruz (Paul de la Croix) ; il fera la profession solennelle en 1907.

Les lieux de son activité furent : Bilbao (1897), Valladolid (1897), Madrid (1900), Buelna (1909), Madrid (1911). A Madrid, il fut dans différentes maisons, en dernier lieu à la Procure puis au Sacré-Cœur.

Il fut arrêté dès juillet 1936 et mis en prison, avec d’autres Frères, dont Daciano (voir au 27 novembre).

On le fusilla à Paracuellos del Jarama (Madrid) le 30 novembre 1936.

Le Frère Pablo de la Cruz fut béatifié en 2013.

 

 

Amado Cubeñas Diego-Madrazo

1880-1936

 

Amado naquit le 12 septembre 1880 à Egea de los Caballeros (Saragosse, Espagne), et fut baptisé le même jour.

Son père était avocat et eut deux fils Dominicains.

Il étudia à Logroño, apprit la musique et, à dix-huit ans, entra au noviciat dominicain de Ocaña.

Après la profession à Ocaña en 1898, il fut ordonné prêtre à Ávila en 1906.

Son activité, outre le ministère sacerdotal, fut d’administrer les biens temporels de sa communauté.

Il fut envoyé à Hong-Kong, à la Procure de son Ordre (1907-1913), mais sa santé le fit revenir en Espagne.

Convalescent, il fut à La Mejorada (Valladolid) pendant quinze ans (1914-1929), comme économe, professeur et organiste. Ses élèves l’appréciaient beaucoup.

De 1929 à 1936, il fut nommé à la maison de la Pasión (Madrir), comme supérieur et, en même temps, comme procurateur pour l’Espagne.

Quand le couvent du Rosaire de Madrid fut pris d’assaut, il trouva hospitalité chez des amis et chercha à aider économiquement les Confrères qui vivaient dans la clandestinité. Il dut changer d’abri plusieurs fois pour éviter les fouilles.

Il fut tout de même arrêté le 16 septembre 1936 et enfermé à la prison Modelo, où il continua pendant deux mois à montrer le calme et la sérénité de son âme, en compagnie d’autres Confrères, avec lesquels il priait le chapelet.

Le 16 novembre, il fut transféré à San Antón, où se trouvaient des dizaines de Religieux d’autres Ordres.

Finalement, il fut «appelé» le 30 novembre et fusillé le même jour à Paracuellos de Jarama (Madrid).

Il a été béatifié en 2007.

Juan Monedero Fernández

1881-1936

 

Il naquit le 11 septembre 1881 à Roa de Duero (Burgos, Espagne) de Luis et Isidora, et fut baptisé le même jour.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid), et la profession en 1899.

Après ses études au Monastère Royal, il les acheva à Rome, où il fut ordonné prêtre en 1904.

De retour en Espagne, il fut au Monastère Royal, où il continua ses recherches et enseigna la théologie. Il fut nommé Maître en Théologie, et prieur du monastère.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Juan Sánchez Sánchez

1882-1936

 

Il naquit le 27 janvier 1882 à Diego Álvaro (Ávila, Espagne) de Alejandro et Petra, et fut baptisé le 1er février.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid), et la profession en 1899.

Il fut ordonné prêtre en 1905 et se licencia en Philosophie et Lettres.

Il enseigna au Collège Royal Alphonse XII dès 1903 jusqu’en 1933, date à laquelle le gouvernement fit fermer ce collège. L’Ordre en ouvrit un autre à Madrid, où le père Juan enseigna.

Le 18 juillet 1936, il se trouvait au Monastère Royal de l’Escorial, où la révolution l’immobilisa.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

León Alesanco Maestro

1882-1936

 

León naquit le 22 mai 1882 à San Millán de la Cogolla (La Rioja, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Lors de sa profession, León prit le nom de Luis Gonzaga et fut ordonné prêtre. 

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

León fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

León fut assassiné à Barcelone le 30 novembre 1936, et béatifié en 2013.

 

 

Juan Vicente Peña Ruiz

1883-1936

 

Juan (plus tard Vicente) naquit le 22 mars 1883 à Caleruela (Burgos, Espagne), localité d’où fut originaire saint Dominique de Guzmán (voir au 8 août).

Il reçut le nom de saint Jean-Baptiste, en la fête duquel il reçut le Baptême (24 juin 1883) et la Confirmation (24 juin 1885).

Il grandit sous la tutelle de l’aumônier des Dominicaines et, à quatorze ans, entra à l’Ecole apostolique de Corias (Asturies), tenue par les Dominicains.

Il fit la profession à Padrón (La Coruña) en 1901 (et prit alors le nom de Vicente), étudia la philosophie à Corias, la théologie à Salamanque, et fut ordonné prêtre en 1909.

Son activité se développa à Las Caldas de Besaya (Santander), Palencia, Barcelone, finalement à Salamanque jusqu’en 1921.

Une de ses activités fut d’être le bras droit du père Cuervo, qui éditait les œuvres complètes de Luis de Granada. Sa vie ne fut pas sans épreuves ; il montra une grande humilité en acceptant certaines épreuves qu’on lui imposait.

Son dernier poste fut le couvent de l’Olivar (Madrid), qu’il dut quitter après l’assaut du 20 juillet 1936.

Il errait dans les rues, quand il fut reconnu et arrêtéa le 4 août suivant. Il se retrouva ainsi dans la fameuse prison San Antón, ancien couvent converti en prison (mais qui conservait son titre), en compagnie des nombreux autres Religieux dont il allait partager le sort.

Il organisa la prière clandestine du chapelet, passant d’un groupe à l’autre dans la cour.

Finalement, il fut «appelé» le 30 novembre et fusillé le même jour à Paracuellos de Jarama (Madrid).

Il a été béatifié en 2007.

 

 

Macario Sánchez López

1884-1936

 

Il naquit le 29 février de cette année bissextile 1884 à Hoyocasero (Ávila, Espagne) de Ignacio et María, et fut baptisé le 9 mars.

Il eut un frère, Tomás, né en 1890, qui le suivit pas à pas, jusqu’au martyre.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid), et la profession en 1905.

Ce Frère avait des qualités extraordinaires pour la peinture, et les approfondit sous la judicieuse direction du père Victor Villán, au Collège Royal Alfonso XII.

Il fit ensuite quelques séjours à Palma de Maiorque, de nouveau à Alfonso XII, enfin au Collège Universitaire María Cristina.

Ses dons artistiques lui avaient valu d’être chargé du laboratoire photographique de la Bibliothèque Royale.

En prison, il traça les portraits de plusieurs Confrères, qu’on a conservés.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Benito Velasco Velasco

1884-1936

 

Il naquit le 20 mars 1884 à Arroyal de Vivar (Burgos, Espagne) de José et Matilde, et fut baptisé le 22, recevant le nom de saint Benoît, qu’on fêtait alors le 21 mars.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid), et la profession en 1901.

Il fut ordonné prêtre en 1907 et fut chargé des études des profès au Monastère Royal.

En 1913, il fut transféré à Guernica, et revint à son premier poste entre 1924 et 1926, avant de l’exercer à Leganés.

En 1933-1934, il fut à Portugalete, puis revint au Monastère Royal de l’Escorial, comme administrateur de la revue Le Verger Augustinien, et où le surprit la révolution de juillet 1936.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Joaquin García Ferrero

1884-1936

 

Né le 21 août 1884 à Morales de Valverde (Zamora, Espagne), il fut baptisé le 22. Il était fils de Mariano et Fermina.

Il entra chez les Religieux Augustins à l’Escorial (Madrid) et fit la profession en 1901.

Il reçut le sacerdoce en 1907 et travailla à l’Escorial, Ronda, Palma de Mallorca et Trujillo.

En 1933, il revint à l’Escorial comme archiprêtre de la basilique.

Le 5 août 1936, averti par le Prieur de l’imminence du danger, il s’occupa, avec les deux autres pères Llamas et García de la Fuente, de mettre en sûreté la Sainte Image.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

José Dalmau Regás

1886-1936

 

Né le 16 décembre 1886 à Calella (Barcelone, Espagne), il fut baptisé le 20. Il était fils de Joaquín et Narcisa.

Vers 1910, il entra chez les Religieux Augustins à l’Escorial (Madrid) et fit la profession comme Frère en 1914.

Quand l’imprimerie fut installée (1920), il en fut chargé, jusqu’à en être le directeur technique, jusqu’à la fin de sa vie.

En 1936, il était toujours à l’Escorial.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Julián Zarco Cuevas

1887-1936

 

Il naquit le 27 juillet 1887 à Cuenca (Espagne) de Gervasio et Convertida, et fut baptisé le 30.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid), et la profession en 1905.

Il fut ordonné prêtre le 15 août 1911 et fut vice-bibliothécaire à la Biblitohèque Royale, puis bibliothécaire en 1930.

A cela s’ajoutait sa responsabilité de professeur auprès des jeunes séminaristes. 

En 1929 il fut également membre actif à l’Académie Royale d’Histoire.

Lors de son départ de la prison pour le lieu de son dernier supplice, il fut dépouillé de toutes ses affaires personnelles et il demanda à conserver tout de même ses lunettes. A quoi on lui répondit : A quoi ça va te servir ? Tu n’en auras plus besoin.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Mariano Revilla Rico

1887-1936

 

Il naquit le 12 décembre 1887 à Buenavista de Valdivia (Palencia, Espagne) de Segundo et Isabel, et fut baptisé le 14.

Il entra dans l’Ordre des Augustins, fit le noviciat à l’Escorial, et la profession en 1904.

Il fut ordonné prêtre en 1911.

De 1912 à 1931, il fut professeur au Monastère Royal, et reçut le titre de Maître en Théologie.

En 1927, il fut élu prieur de ce monastère, en 1930 prieur provincial et en 1931 assistant général de l’Ordre, ce qui le conduisit à résider à Rome.

Le 11 juillet 1936, il se trouvait à Madrid pour le Chapitre provincial ; le 18, il était au Monastère Royal, où le nouveau prieur devait prendre possession de sa charge.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Ramón Juan Costa

1888-1936

 

Ramón (Raymond) vit le jour le 23 novembre 1888 à Orihuela (Alicante, Espagne).

Enfant, il fut servant de messe à la cathédrale.

Entré chez les Capucins en 1905, il reçut l’habit et le nom de Honorio.

Il fit la profession en 1906 et fut ordonné prêtre en 1914.

Son ministère se développa à Totana (Murcie), et Castellón (Valencia) à partir de 1923, où il fut particulièrement assidu au confessional ainsi que dans l’assistance auprès des malades et des mourants.

Lors des hostilités de 1936, il se trouvait chez ses parents à Orihuela et fut arrêté le 13 novembre.

Au milieu des insultes et des humiliations, il reçut la palme du martyre au cimetière d’Elche (Alicante) le 30 novembre 1936, avec dix autres prêtres. 

Il fut béatifié en 2013.

 

 

Melchor Martínez Antuña

1889-1936

 

Il naquit le 7 avril 1889 à San Juan de Arenas (Siero, Asturies, Espagne) de José et Conceptión, et fut baptisé le 10.

Il étudia au séminaire d’Oviedo puis entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid), et la profession en 1906.

Il fut ordonné prêtre en 1915 et se licencia en Philosophie et en Lettres, avec une spécialité en langue arabe.

Il compléta ses études avec un séjour de deux années au Caire (Egypte) et au Liban.

De retour en Espagne, il fut à Madrid : au Collège Universitaire de María Cristina et bibliothécaire au Monastère Royal. Il enseigna l’arabe à l’Université de Madrid ainsi qu’à l’Ecole d’Etudes Arabes.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

 

Francisco Morquillas Fernández

1889-1936

 

Né le 17 juin 1889 à Sarracín (Burgos), de Juan et Margarita, il fut baptisé trois jours plus tard.

Entré dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), il fit la profession en 1908 et fut ordonné prêtre en 1915.

Il fut à Andújar, Oviedo et Madrid à partir de 1929. Il était aumônier de l’hôpital des ouvriers et aidait dans son travail l’archiviste, le p.Paradela. C’était un homme toujours souriant, gentil avec tout le monde, calme et discret.

Le 21 juillet 1936, les miliciens s’emparèrent de l’hôpital, expulsant les Filles de la Charité. La chapelle se transforma en théâtre. Le p. Morquillas vint se réfugier dans l’autre maison de Madrid, puis dans une pension mexicaine. Il s’y trouvait aussi un père passioniste, Manuel Nogueiro Guitián, et un frère. Ils furent découverts et arrêtés ensemble. De cachot en cachot, ils aboutirent à la prison San Antón.

Le 30 novembre 1936 à six heures du matin, il y eut l’ «appel» des condamnés ; le p.Morquillas et le p.Nogueiro furent attachés ensemble et emmenés à Paracuellos de Jarama, aux environs de Madrid, où ils furent fusillés.

Béatifié en 2017, Francisco Morquillas Fernández sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 novembre.

 

 

Emiliano Santamaría Angulo

1889-1936

 

Il vit le jour le 8 août 1889 à Tardajos (Nuez de Abajo, Burgos, Espagne).

En 1917, il reçut l’habit des Frères des Ecoles Chrétiennes et prit le nom de Floriano Félix ; il fera la profession solennelle en 1924.

Les lieux de son activité furent Turón (1918), Cóbreces (1919), Santander (1921), Melilla (1922), Puerto Real (1925), Cadix (1926), Jerez de la Frontera (1932), en dernier lieu à la maison Sacré-Cœur de Madrid (1934).

Il fut arrêté dès juillet 1936 et mis en prison, avec d’autres Frères, dont Daciano (voir au 27 novembre).

On le fusilla à Paracuellos del Jarama (Madrid) le 30 novembre 1936.

Le Frère Floriano Félix fut béatifié en 2013.

 

 

Tomás Sánchez López

1890-1936

 

Il naquit le 18 septembre 1890 à Hoyocasero (Ávila, Espagne) de Ignacio et María, et fut baptisé le 26.

Il avait un frère, Macario, né en 1884, qu’il suivit pas à pas, jusqu’au martyre.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid), et la profession en 1911.

Ce Frère fut envoyé à Palma de Maiorque (jusqu’en 1924), puis Guernica, puis en 1927 à Madrid, où il fut sacristain.

A partir de 1933, il était au Monastère Royal.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Ricardo Marcos Reguero

1891-1936

 

Il naquit le 9 juin 1891 à Villanueva de las Manzanas (León, Espagne) de Francisco et Cándida. Il fut baptisé le 13.

Il entra chez les Religieux Augustins comme Frère, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid) et la profession en 1912.

A partir de 1915, il fut administrateur du Collège Alfonso XII à l’Escorial (Madrid).

En juillet 1936, il s’y trouvait encore et quand le Collège fut converti en hôpital à urgences, les autorités civiles l’obligèrent même à rester sur place, avec le prétexte qu’il n’y avait que lui qui savait faire fonctionner le matériel : on peut supposer qu’en réalité, aucun des miliciens ne voulait se charger du travail. Le Frère, lui, fut très impressionné de voir tous les blessés et les cadavres qui passèrent devant lui.

Cela n’empêcha pas les miliciens de l’arrêter avec tous les autres Confrères, le 6 août.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Esteban García Suárez

1891-1936

 

Né le 1er août 1891 à Canales (León, Espagne), il fut baptisé le lendemain. Il était fils de Manuel et Cándida.

Il entra chez les Religieux Augustins et fit la profession en 1907 à l’Escorial de Madrid.

Il fut ordonné prêtre en 1916 et licencié en Droit.

Il enseigna dans les collèges de Guernica, de l’Escorial et à Madrid.

Il fut arrêté dès le 4 août et mis au cachot, avant de rejoindre les autres à la prison San Antón.

Il impressionna par sa sérénité. Il répétait : Et alors ? Qu’ils nous tuent ! Ça vaudra mieux, nous serons des Martyrs !

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Santiago García Molina

1892-1936

 

Santiago (Jacques) naquit dans le centre de l’Espagne, à Moral de Calatrava (Ciudad Real), le 14 décembre 1892 et fut baptisé le même jour.

En 1900, il entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempozuelos (Madrid), fit le noviciat à Carabanchel Alto (Madrid) et les vœux en 1913, prenant le nom de Diego de Cadix.

Ses lieux de destination furent Barcelone, Saint-Raphael à Madrid, Jerez de la Frontera (Cadix).

Puis il partit pour la Colombie, de 1920 à 1928, huit années dont trois comme supérieur.

De retour en Espagne, il fut à nouveau à Madrid, Jerez de la Frontera et Ciempozuelos. Dans cette dernière communauté, en 1936, il était conseiller et secrétaire provincial.

Le 7 août, les miliciens firent irruption dans la maison, arrêtèrent les Religieux et les portèrent à la prison San Antón, où ils restèrent environ quatre mois.

On le voyait toujours joyeux, dit-on, prêt à donner sa vie pour la foi. Le dernier jour de sa vie, juste avant de partir pour le peloton d’exécution, il reçut tranquillement la profession religieuse in articulo mortis de quelques novices ; par ce rite bref et presque silencieux, les novices pouvaient se sentir pleinement consacrés, avant de mourir.

Le 28 et le 30 novembre, il y eut plusieurs «appels», et Santiago fut de ceux du 30 novembre.

En partant, il lança aux autres : A très vite ! Au Ciel !

Les mains liées derrière le dos, il fut conduit à Paracuellos de Jarama.

C’était le 30 novembre 1936. Le père Santiago fut béatifié en 1992.

 

 

Luis Palacios Lozano

1893-1936

 

Luis naquit le 25 août 1893 à Agés (Burgos, Espagne).

Il entra chez les Bénédictins de Montserrat.

Il fit la profession et fut ordonné prêtre.

Quand éclata la révolution de 1936, la communauté dut se séparer, les uns trouvant refuge dans d’autres monastères, d’autres réussissant à passer la frontière, mais il y eut des martyrs.

Luis fut de ceux-là.

On pourra trouver les détails des événements de juillet 1936 dans la notice de Ángel María Rodamilans Canals.

Luis fut assassiné à Barcelone le 30 novembre 1936, et béatifié en 2013.

 

 

Vicenç Queralt Lloret

1894-1936

 

Né le 17 novembre 1894 à Barcelone, de Miguel et Dolores, il fut baptisé le 25 novembre suivant.

Lui et ses trois frères furent accueillis comme orphelins par les Filles de la Charité, et c’est ainsi que Vicenç connut très tôt la famille lazariste.

Il fit le noviciat, puis la profession à Palma de Maiorca en 1913 et fut ordonné prêtre en 1919.

Il enseigna à Bellpuig non seulement aux jeunes de la Congrégation, mais aussi à ceux du pays dans une école du soir. Il passa ensuite à Palma ; en 1933, il fut à Barcelone. Il organisa l’association des Enfants de Marie et fonda une revue. Il y a publia des textes et des compositions musicales.

Le 19 juillet 1936, comme cela arriva pour beaucoup d’autres maisons religieuses, tous les membres de la communauté furent expulsés ; le jour suivant, les miliciens mirent le feu à la maison et à l’église, comme à d’autres églises de Barcelone.

Le père Vincenç se réfugia chez des parents, changeant plusieurs fois pour échapper aux contrôles, mais il fut repéré et arrêté chez une bienfaitrice le 30 novembre 1936, et fusillé le soir même.

Béatifié en 2017, Vicenç Queralt Lloret sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 novembre.

 

 

Joaquín Zubillaga Echarri

1899-1936

 

Né le 31 janvier 1899 à Echeverri (Navarre), de Celestino et Josefa, il fut baptisé le lendemain, 1er février. Il avait une sœur, Benita, qui fut religieuse chez les Filles de la Charité.

Celle-ci, ainsi qu’une mission prêchée par un Lazariste dans le pays, furent à l’origine de la vocation de Joaquín. Il fit la profession à Madrid en 1922 comme frère convers.

Grand travailleur, il montra toujours un grand respect pour les prêtres, ainsi que pour les jeunes qui se destinaient au sacerdoce.

On l’envoya en diverses fondations : Cuenca, New York, Potters Bar, Londres, Pampelune, pour revenir à Madrid en 1935.

Il n’a pas été possible, et pour cause, de retrouver exactement la trace du Frère à Madrid depuis l’explosion de la révolution de juillet 1936 et de la persécution. On sait qu’en septembre, il se trouva dans l’auberge du Peine, avec un autre Frère, et qu’ils pouvaient sortir assez librement pour rencontrer un Confrère sur la place d’Orient. Mais la surveillance était rigide, et on les arrêta. De la prison Modelo, Joaquín fut conduit à celle de San Antón, d’où il fut à son tour «libéré», comme disaient les anarchistes, et conduit à Paracuellos de Jarama, au soir du 30 novembre 1936, pour y être fusillé.

Béatifié en 2017, Joaquín Zubillaga Echarri sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 novembre.

Matías Espeso Cuevas

1901-1936

 

Né le 22 février 1901 à San Martín de Valdetuéjar (León, Espagne), il fut baptisé le 24, et reçut le nom de l’apôtre Mathias, qu’on fêtait alors en ce jour. Il était fils de Agustín et Florentina.

En 1916, il entra au noviciat des Religieux Augustins à l’Escorial de Madrid et fit la profession en 1917, à seize ans.

Licencié en Droit, ordonné prêtre en 1925, il enseigna, jusqu’à être nommé supérieur du Monastère Royal et maître des étudiants.

Le 11 juillet 1936, il fut nommé directeur à la Résidence Universitaire de La Princesse, mais n’eut pas le temps de prendre possession de sa charge.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Heliodoro Merino Merino

1901-1936

 

Il naquit le 26 février 1901 à La Puebla de Valdivia (Palencia, Espagne) de Lázaro et Petra et fut baptisé le 28.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid) et la profession en 1917.

Ordonné prêtre en 1926, il n’avait pas une santé excellente ; malgré tout, il exerça à l’Escorial ainsi qu’à Guernica et Palma de Mallorca.

Revenu à Madrid, il se trouvait au Monastère Royal en août 1936.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Conrado Rodríguez Gutiérrez

1901-1936

 

Il naquit le 24 novembre 1901 à Villenueva de la Peña (Palencia, Espagne) de Marcelino et Antonia, et fut baptisé le 26.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à l’Escorial et la profession en 1920.

Ordonné prêtre en 1925, il fut à l’Escorial (Madrid), un an après au couvent de Notre-Dame du Bon Conseil à Leganés, et revint au Monastère Royal en 1927.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

 

José Otín Aquilué

1901-1936

 

Il naquit le 22 décembre 1901 à Huenca (Espagne).

Il reçut son premier enseignement aux écoles salésiennes.

Petit il avait déjà une grande dévotion eucharistique, et se levait chaque matin pour participer à la Messe, qui se disait à 6 heures.

Il se dirigea vers les Salésiens de Campelló (Alicante), où il fit la profession en 1920 et fut ordonné prêtre en 1928.

Puis il fut directeur du collège de Alcoy (Alicante).

Lors des premières émeutes des 20-22 juillet 1936, la maison fut fouillée à fond, mais aucune arme ne fut découverte par les révolutionnaires, et pour cause ! Mais la maison dut être évacuée, réquisitionnée par les miliciens. Les Religieux furent conduits au Comité républicain : apprenant le résultat de la perquisition, le maire leur fit remettre un sauf-conduit, mais ils ne pouvaient pas réintégrer la maison, aussi durent-ils trouver refuge çà et là.

Le père José alla trouver un Confrère à Valencia, avec lequel il partagea une vie de prière et d’apostolat, écoutant les confessions des fidèles.

Fin novembre, ce Confrère fut arrêté ; don José se réfugia dans une auberge, où à son tour il fut reconnu et dénoncé.

On ne sut plus rien de lui. On suppose qu’il fut mis à mort sans tarder.

C’est pourquoi on l’a commémoré au 30 novembre.

Il a été béatifié en 2001.

 

 

Miguel Francisco Ruedas Mejías

1902-1936

 

Miguel Francisco naquit à Motril (Grenade), le 19 janvier 1902 et fut baptisé le 2 février.

Il fréquenta le collège de l’endroit, puis, en 1922, entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu et fit les vœux en 1924, conservant le nom de Miguel.

Il fut dans diverses communautés : Madrid (Ciempozuelos et Carabanchel Alto), Palencia, Sant Boi de Llobregat près de Barcelone, Málaga et de nouveau Madrid.

Le 7 août, les miliciens firent irruption dans la maison, arrêtèrent les Religieux et les portèrent à la prison San Antón, où ils restèrent environ quatre mois.

Le 28 et le 30 novembre, il y eut plusieurs «appels», et Román fut de ceux du 30 novembre.

En partant, il donnait l’impression d’aller à n’importe quelle cérémonie de la communauté.

Il fut conduit comme les autres à Paracuellos de Jarama.

C’était le 30 novembre 1936. Le père Miguel fut béatifié en 1992.

 

 

Arturo García de la Fuente

1902-1936

 

Né le 19 juin 1902 à Madrid (Espagne), il fut baptisé le 30. Il était fils de Gregorio e Gregoria.

Il entra chez les Religieux Augustins, à Madrid (rue Valverde) et fit la profession en 1918, à seize ans.

Ordonné prêtre en 1925, il resta à l’Escorial où il enseigna et fut bibliothécaire.

La veille de l’arrestation de tous les membres de la communauté, il eut le temps de mettre en sûreté les vases sacrés.

Au moment de quitter la cellule qu’il partageait avec un autre Religieux, il échangea une forte étreinte avec lui en disant : C’est la dernière fois que nous nous embrassons ; nous ne nous reverrons plus jusque là-haut.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

Pedro Martínez Ramos

1902-1936

 

Il naquit le 23 octobre 1902 à Figueruela de Arriba (Zamora, Espagne) de José et Lucía, et fut baptisé le 26.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à l’Escorial (Madrid) et la profession en 1918.

Dès 1925, il fut professeur au Collège Universitaire de María Cristina.

Ordonné prêtre en 1926, il se licencia en Droit canonique.

Quand le gouvernement supprima, en 1933, le Collège de María Cristina, les Religieux en ouvrirent un autre dans la rue de la Princesse, où le père Pedro enseigna jusqu’au 4 août 1936.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

María del Olvido Noguera Albelda

1903-1936

 

C’était une femme de l’Action Catholique, vierge, née le 30 (certaines informations donnent le 20) décembre 1903 à Carcaixent (Valencia), et baptisée le 1er janvier suivant.

Elle était la fille de Isidre Noguera i Oliver et de Dolors Albelda i Tudelan et avait un frère.

Elle reçut la Confirmation en 1909 et la Première communion en 1912.

Elle fréquenta des collèges tenus par des Religieuses et grandit dans la foi.

María était connue pour sa fidélité à l’Eglise, sa dévotion à la Sainte Vierge, l’aide qu’elle apportait aux pauvres, auxquels elle ouvrait toujours sa porte avec le sourire. En outre, elle s’était engagée dans la catéchèse auprès des jeunes ouvrières.

Les détails qu’on connaît sur son martyre, provinrent du beau-frère d’un des assassins.

María fut arrêtée avec son frère. Tandis que les miliciens attachaient l’homme à un arbre, de façon à violer sa sœur sous ses yeux, la pauvre femme hurlait des Vive le Christ Roi, impuissante à échapper à la méchanceté des hommes qui la violaient. Puis ils s’acharnèrent encore sur elle, se jouant de ce pauvre corps féminin, que María avait toujours tenu dans l’éclat de sa virginité innocente.

Ayant accompli leur crime, ils en ajoutèrent un autre, en l’assassinant d’un coup d’arme à feu. Puis ils assassinèrent son frère.

C’était près de Valencia, à Benifairó de Valldigna, et apparemment le 30 novembre, et non pas le 26 septembre comme on le trouve ailleurs, entre autres dans le Martyrologe.

María fut béatifiée en 2001.

 

 

Rafael Touceda Fernández

1904-1936

 

Rafael naquit à Madrid, le 22 janvier 1904 et fut baptisé le 31.

Il fréquenta le collège tenu par les Sœurs de la Charité et eut pour confesseur le (futur saint) José María Rubio (voir au 4 avril).

En 1927, il entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu et fit les vœux en 1929, prenant le nom de Román.

Il fut presque continuellement dans la communauté de Ciempozuelos (Madrid) où, en 1936, il était vice-recteur.

On l’apprécia particulièrement pour son zèle auprès des moribonds. Il avait pour devise : Je serai un frère de la charité, et même mieux, une mère de la charité.

Le 7 août, les miliciens firent irruption dans la maison, arrêtèrent les Religieux et les portèrent à la prison San Antón, où ils restèrent environ quatre mois. Mais on voulait obliger Román à rester dans l’hôpital. Il refusa net : Mort, je reste ici ; vivant, je pars avec mes Frères.

En prison, il reprenait sans respect humain les blasphèmes des gardiens et, pour ce motif, supporta maintes vexations, et plusieurs fois mis en joue avec les fusils.

Le 28 et le 30 novembre, il y eut plusieurs «appels», et Román fut de ceux du 30 novembre.

C’était consolant, disait-on, de le voir partir si content à la mort.

Il fut conduit comme les autres à Paracuellos de Jarama.

C’était le 30 novembre 1936. Le père Román fut béatifié en 1992.

 

 

Vicente Angulo García

1904-1936

 

Il vit le jour le 22 janvier (ce qui explique qu’il ait porté le nom de saint Vincent, fêté ce jour-là), en 1904 à Quintana de Martín Galíndez (Burgos, Espagne).

En 1925, il reçut l’habit des Frères des Ecoles Chrétiennes et prit le nom de Adalberto Juan ; il fera la profession solennelle en 1929.

Les lieux de son activité furent Madrid (1923), Lorca (1925), Melilla (1926), Cadix (1928), Madrid (1929), en dernier lieu à la maison Sacré-Cœur, toujours à Madrid.

Il fut arrêté dès juillet 1936 et mis en prison, avec d’autres Frères, dont Daciano (voir au 27 novembre).

On le fusilla à Paracuellos del Jarama (Madrid) le 30 novembre 1936.

Le Frère Adalberto Juan fut béatifié en 2013.

 

 

Gregorio Álvarez Fernández

1904-1936

 

Il vit le jour le 9 mai (ce qui explique qu’il ait porté le nom de saint Grégoire de Nazianze, fêté ce jour-là à cette époque), en 1904, à Bolaños de Campos (Valladolid, Espagne).

En 1922, il reçut l’habit des Frères des Ecoles Chrétiennes et prit le nom de Juan Pablo ; il fera la profession solennelle en 1929.

Les lieux de son activité furent Jerez de la Frontera (1923), Griñon (1928), Almería (1930), Madrid (1933), en dernier lieu à la maison Sacré-Cœur, toujours à Madrid.

Il fut arrêté dès juillet 1936 et mis en prison, avec d’autres Frères, dont Daciano (voir au 27 novembre).

On le fusilla à San Fernando (ou Paracuellos) del Jarama (Madrid) le 30 novembre 1936.

Le Frère Juan Pablo fut béatifié en 2013.

 

 

Pedro de la Varga Delgado

1904-1936

 

Il naquit le 30 juillet 1904 à Valladolid (Espagne) de Vicente et María, et fut baptisé le 5 août.

Il entra chez les Augustins de Uclés et fit la profession en 1920.

Ordonné prêtre en 1927, il fut envoyé à Rome l’année suivante pour fréquenter les cours de l’Institut Pontifical de Musique Sacrée, où il reçut le diplôme en 1931.

Son activité sacerdotale fut d’enseigner et de diriger la musique et la chorale des jeunes séminaristes augustins, à Leganés puis au Monastère Royal à partir de 1933, où il recouvra la difficile charge de maître de chapelle et organiste, charge qui ne dura que deux années, à cause des événements politiques.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Dámaso Arconada Merino

1904-1936

 

Né le 17 août 1904 à Carrión de los Condes (Palencia, Espagne) et baptisé le même jour, de Pedro et Celsa, il entra chez les Religieux Augustins.

Il fit le noviciat à l’Escorial (Madrid) et la profession en 1920.

En 1927, il reçut le sacerdoce.

Il fit la licence en Droit. Il exerça le saint ministère et enseigna à Madrid, aux trois collèges Alfonso XII, María Cristina et Résidence de la Princesse.

En 1936, il était à l’Escorial.

En quittant la prison San Antón le 30 novembre, il dit à ses Compagnons : Au Ciel. C’est là qu’on se reverra.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Martín Arbé Barrón

1906-1936

 

Il vit le jour le 1er janvier 1906 à Añastro (Treviño, Burgos, Espagne).

En 1923, il reçut l’habit des Frères des Ecoles Chrétiennes et prit le nom de Ismael Ricardo ; il fera la profession solennelle en 1931.

Les lieux de son activité furent toujours à Madrid, en différentes maisons., en dernier lieu au Sacré-Cœur.

Il fut arrêté dès juillet 1936 et mis en prison, avec d’autres Frères, dont Daciano (voir au 27 novembre).

On le fusilla à Paracuellos del Jarama (Madrid) le 30 novembre 1936.

Le Frère Ismael Ricardo fut béatifié en 2013.

 

 

José Gando Uña

1910-1936

 

Né le 15 juillet 1910 à Villageriz de Vidriales (Zamora, Espagne), il fut baptisé le 17. Il était fils de Valentín et María.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à Leganés et la profession en 1930.

Après les études de philosophie à Leganés et à l’Escorial, il eut tout juste le temps de faire deux années de théologie et fut ordonné sous-diacre en 1935.

En 1936, il était à l’Escorial.

Détenu avec les autres Confrères à San Antón, il redonnait courage aux autres en répétant Sursum corda ! C’est l’éternité qui nous attend !

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Nemesio García Rubio

1912-1936

 

Né le 17 avril 1912 à Vegapugín (León, Espagne), il fut baptisé le lendemain. Il était fils de Pablo et Petra.

Il entra chez les Religieux Augustins à Leganés et fit la profession en 1928.

En 1935, il reçut le diaconat.

En 1936, il était à l’Escorial.

Dans la prison San Antón, il prit ouvertement la défense des plus jeunes Frères, quand les miliciens voulaient les forcer à blasphémer.

Au moment de partir pour le lieu du martyre, on leur attachait les mains derrière le dos ; l’un d’eux demanda : Mais où nous mènent-ils ? Et Nemesio, montrant au mur un cadre de la Flagellation qu’on n’avait pas encore détruit (rappelons que la prison était un ancien couvent), lui répondit : Tu ne vois pas ? Regarde le Maître ! Puis : Courage, soldats du Christ ! Là, nous entrevoyons le seuil de l’éternité : voici notre premier pas vers le calvaire.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Dionisio Terceño Vicente

1912-1936

 

Il naquit le 25 mai 1912 à Congosto de Valdivia (Palencia, Espagne) de Teodosio et Máxima, et fut baptisé le lendemain.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à Leganés (Madrid) et la profession en 1929 ; il y fit aussi les études de philosophie, avant d’aller à l’Escorial (Madrid) pour la théologie.

Il interrompit ses études pour aller au service militaire, entre 1933 et 1935.

Il les reprit à son retour au monastère, et fut ordonné diacre le 10 novembre 1935. Mais les événements de 1936 retardèrent son ordination sacerdotale et il participa à l’holocauste général de toute sa communauté.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

Jesús Largo Manrique

1912-1936

 

Né le 13 juillet 1912 à Calzada de los Molinos (Palencia, Espagne), il fut baptisé le 21. Il était fils de Genaro et Esperanza.

Il entra chez les Religieux Augustins et fit la profession à Leganés en 1928.

Il étudia la philosophie à Leganés, puis la théologie à l’Escorial. Ces études furent interrompues pour le service militaire, mais en raison de sa mauvaise vue, on le destina à des services auxiliaires, et il fut renvoyé très vite à son monastère.

Il fut ordonné prêtre le 21 décembre 1935.

Au moment de son martyre, il n’avait pas même un an de sacerdoce.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Pedro José Carvajal Pereda

1912-1936

 

Né le 16 juillet 1912 à Peñacastillo (Cantabria, Espagne) et baptisé le 1er août, de Oligario et María, il entra chez les Religieux Augustins.

Il fit le noviciat à Leganés (Madrid) et la profession en 1931.

Après les années de philosophie, il fit le service militaire et commença en 1935 la théologie.

En 1936, il était à l’Escorial.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Nicéforo Salvador del Río

1913-1936

 

Né le 9 février 1913 à Villamorco (Palencia) et baptisé le 12, Nicéforo entra en 1927 à l’école Saint-Jean-de-Dieu de Ciempozuelos (Madrid), tenue par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu, puis entra au noviciat du même Ordre à Carabanchel Alto (Madrid).

Il fit la profession en 1931 et fut dans les communautés de Santa Águeda de Mondragón (Guipúzcoa) et San Rafael de Madrid.

Sa destinée se différencia de celle de ses Confrères, mais la rejoignit dans la gloire du même martyre.

Il fut en effet appelé au service militaire, qu’il accomplit en prêtant son concours dans la clinique psychiâtrique de Ciempozuelos, puis il revint à San Rafael. En 1936, il fut incorporé comme soldat dans la première unité sanitaire de Madrid.

Il fut rapidement reconnu et fiché comme Religieux, de sorte qu’un plein service il fut un jour arrêté et conduit à la prison San Antón de Madrid, où il retrouva ses Confrères, dont cependant il ne partageait pas la cellule.

Dans sa cellule se trouvait en revanche un Frère des Ecoles Chrétiennes, Saturnino González, qui put témoigner ensuite qu’il voyait Nicéforo toujours joyeux, serviable, très humble et extrêmement patient quand les gardiens venaient le déranger avec leurs sarcasmes provocateurs.

Nicéforo fut un des derniers des Hospitaliers à être appelé, le 30 novembre 1936, pour être fusillé à Paracuellos de Jarama (Madrid). Il avait vingt-trois ans.

Il a été béatifié en 1992.

 

 

Nemesio Díez Fernández

1913-1936

 

Né le 20 février 1913 à Prioro (León, Espagne), il fut baptisé le 22. Il était fils de Juan Pedro et María Cruz.

Il entra chez les Religieux Augustins à Leganés, où il fit le noviciat, et la profession en 1930.

Après trois années de philosophie, il passa à l’Escorial pour la théologie, mais n’eut pas le temps d’achever ces études.

En 1936, il était à l’Escorial. En avril, il écrivit à une de ses sœurs, elle aussi religieuse : Le temps de notre passion approche. Que le Seigneur nous accorde la grâce de le confesser au milieu des tourments, pour jouir de Lui dans le triomphe de la résurrection.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

José López Piteira

1913-1936

 

Né le 27 mars 1913 à Arroyo Blanco (Camagüey, Cuba), il fut baptisé le 11 novembre. Il était fils de Emilio et Lucinda.

On ne dit pas quand il rejoignit l’Espagne, mais on sait qu’il entra chez les Religieux Augustins et fit la profession à Leganés en 1929.

Il fut ordonné diacre en 1935.

Dans la prison qu’il partageait avec ses Confrères, ceux-ci lui disaient qu’il pourrait faire valoir son origine cubaine pour recouvrer la liberté. Voici sa réponse : Il y a ici tous mes éducateurs, mes maîtres, mes supérieurs ! Qu’est-ce que je vais faire dans la ville ? Je préfère partager le sort de vous tous, et qu’il advienne ce que Dieu veut.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Isidro Madiavilla Campo

1913-1936

 

Il naquit le 12 mai 1913 à Villasur de Cieza (Palencia, Espagne) de Saturio et Constantina. Baptisé le 15, il reçut le nom du Saint qu’on fêtait ce jour-là, Isidore.

Il entra chez les Religieux Augustins à Leganés en 1928, fit le noviciat et la profession comme Frère en 1931.

On lui confia différentes charges à Guernica, puis à partir de 1935 à l’Escorial (Madrid). Il accomplissait son travail en silence, et participa aussi à l’imprimerie du monastère.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Julio Marcos Rodríguez

1914-1936

 

Il naquit le 16 mars 1914 à Carrizal (León, Espagne) de Domingo et Maximina et fut baptisé le 19.

Il entra chez les Religieux Augustins, étudia le latin et fit les humanités à Morgovejo (León), puis le noviciat à Leganés (Madrid) et la profession en 1930.

Il fit la philosophie à Leganés et commença la théologie à l’Escorial (Madrid).

La journée du 6 août interrompit cette préparation au sacerdoce, en mettant ce jeune Religieux sur la voie du martyre.

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Jesús María José Antonio Canuto Gesta de Piquer

1915-1936

 

La famille Gesta de Piquer comptait des militaires gradés.

Le garçon qui naquit le 19 janvier 1915 reçut au baptême les noms des trois personnes de la Sainte Famille, complétés par ceux de saint Antoine et saint Canut.

On remarqua qu’il s’interposait pour calmer les discussions entre camarades.

Il fréquenta le collège des Frères Maristes, puis, en 1934, entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempozuelos (Madrid) et fit les vœux en mars 1936, considérant sa vocation comme un don de Dieu. Comme Religieux, il conserva (seulement) le nom de Jésus.

Le 7 août, les miliciens firent irruption dans la maison de Ciempozuelos, arrêtèrent les Religieux et les portèrent à la prison San Antón, où ils restèrent environ quatre mois. L’ambassadeur du Chili, informé de sa présence en prison, tenta d’intervenir pour le faire libérer, mais le Frère Jésus s’opposa catégoriquement à toute intervention qui l’aurait séparé de ses Frères.

Il composa une prière consistant en un Notre Père et cinq invocations au Cœur de Jésus, en réparation et pour la conversion des miliciens.

Quand on le mit dos au mur pour l’obliger sous la menace à blasphémer, il demeura si impassible et courageux que même les gardiens admirèrent sa force d’âme.

Le 28 et le 30 novembre, il y eut plusieurs «appels», et Jesús fut de ceux du 30 novembre.

Il fut conduit comme les autres à Paracuellos de Jarama. Ce jeune novice de vingt-et-un ans mourut en criant : Vive le Christ Roi !

C’était le 30 novembre 1936. Jesús fut béatifié en 1992.

 

 

José Noriega González

1915-1936

 

Il naquit le 10 février 1915 à Barriosuso de Valdivia (Palencia, Espagne) de Bonifacio et María et fut baptisé le 18 juin.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à Leganés (Madrid) et la profession en 1931 ; il y commença aussi les études de philosophie, avant d’aller les achever à l’Escorial (Madrid).

Il avait tout juste commencé les années de théologie, quand la journée du 6 août interrompit cette préparation au sacerdoce, en mettant ce jeune Religieux sur la voie du martyre.

Au moment de quitter la prison pour le peloton, il remit à son camarade de cellule, Lucas Herrero, son stylo, le priant de le remettre à sa mère, car ils n’allaient plus se revoir.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Ramiro Alonso López

1915-1936

 

Né le 28 mars 1915 à Pozuelo de Tábara (Zamora, Espagne) et baptisé le 18 avril, de Juan et Urbana, il entra chez les Religieux Augustins.

Il fit la profession en 1932.

En 1936, il était étudiant en philosophie à l’Escorial.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Marcos Guerrero Prieto

1915-1936

 

Né le 12 mai 1915 à Fuente Encalada (Zamora, Espagne), il fut baptisé le 23. Il était fils de Sebastián et Josefa.

Après les études classiques et les humanités au collège Notre-Dame del Campo (Rosinos de Vidriales, Zamora), il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à Leganés (Madrid) et la profession en 1931.

Après les études de philosophie à Leganés et à l’Escorial, c’est la palme du martyre qui l’attendait, avant-même de commencer la théologie.

Il avait vingt-et-un ans.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Gerardo Pascual Mata

1915-1936

 

Il naquit le 25 septembre 1915 à Cerezal (León, Espagne) de Herminio et Marcela et reçut au baptême, le 3 octobre, le nom du Saint de ce jour, Gérard.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à Leganés (Madrid) et la profession en 1935.

Il se trouvait au Collège Royal, qui fut fermé par les autorités gouvernementales, et passa au Monastère Royal, jusqu’au 6 août 1936.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Máximo Valle García

1915-1936

 

Il naquit le 30 décembre 1915 à Villanueva de Abajo (Palencia, Espagne) de Aniano et Ramona, et fut baptisé le 2 janvier suivant.

Après avoir étudié le latin et fait les humanités à Barriosuso (Palencia) ainsi que chez les Augustins de Guernica, il entra dans l’Ordre, fit le noviciat à Leganés et la profession en 1932.

Les études de philosophie, commencées à Leganés, s’achevèrent à l’Escorial (Madrid).

Quand Máximo fut martyrisé, il était juste à un mois de ses vingt-et-un ans.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

Bernardino Calle Franco

1916-1936

 

Né le 17 mai 1916 à Itero Seco (Palencia, Espagne) et baptisé le 19, il reçut le nom du Saint du jour, Bernardino. Ses parents étaient Augustín et Daniela.

Il entra chez les Religieux Augustins et fit à Leganés (Madrid) le noviciat, et la profession en 1932.

Il y commença les études de philosophie, qu’il continua à l’Escorial, où il se trouvait en 1936.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Julio María Fincias

1916-1936

 

Il naquit le 29 septembre 1916 à Santa Eulalia de Tábara (Zamora, Espagne) de Santiago et Antonia et fut baptisé le 5 octobre.

Après ses études à Tábara, il entra chez les Religieux Augustins, étudia le latin et fit les humanités à Guernica, puis le noviciat à Leganés (Madrid) et la profession en 1932.

Il fit la philosophie à Leganés et à l’Escorial (Madrid).

La journée du 6 août interrompit cette préparation au sacerdoce, en mettant ce jeune Religieux sur la voie du martyre.

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Francisco Fuente Puebla

1916-1936

 

Né le 17 octobre 1916 à Buenavista de Valdavia (Palencia, Espagne), il fut baptisé le 29. Il était fils de Leopoldo et Juliana.

Il entra chez les Religieux Augustins et fit la profession en 1932.

En août 1936, il venait à peine de finir les études de philosophie à l’Escorial.

Au moment de son martyre, il venait d’avoir vingt ans.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Pedro Simón Ferrero

1916-1936

 

Il naquit le 22 octobre 1916 à Fuente Encalada (Zamora, Espagne) de Elías et Adelaida, et fut baptisé le 4 novembre.

Il entra chez les Religieux Augustins à Leganés et fit le noviciat et la profession en 1932.

Il n’eut que le temps de faire les années de philosophie à Leganés et à l’Escorial (Madrid).

Quand il tomba martyr, il venait d’avoir vingt ans.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Antonio Martínez Gil-Leonis

1916-1936

 

Né le 2 novembre 1916 à Montellano (Séville), Antonio fut baptisé le 4 novembre suivant.

Ses parents déménagèrent en 1927 à Morón de la Frontera (Séville) et là il fréquenta le collège des Salésiens.

Une vilaine appendicite dégénéra en péritonite aiguë et Antonio promit d’entrer en religion s’il guérissait. Guéri, il entra en 1935 dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempozuelos (Madrid).

Le novice qu’il était devenu reçut peu après la visite de sa mère qui, en raison des événements inquiétants, lui proposa de rentrer avec elle à la maison. Il s’y opposa sans hésiter, pour rester fidèle à son engagement.

Le 7 août 1936, il fut arrêté avec tous les membres de la communauté, et mis à la prison San Antón, où sa bonne humeur révéla combien il se remettait totalement à la volonté de Dieu.

Une nuit, on le réveilla et on le menaça de le tuer sur place s’il ne proférait pas des blasphèmes. Sans perdre son calme, il répondit une phrase en dialecte sévillan qui voulait dire : Même si vous me faites toutes les misères possibles, les blasphèmes, je ne les dirai pas (Aunque me hagáis mijitas así de grandes, no las digo).

Quand le supérieur fut appelé, le 28 novembre, il recommanda aux jeunes novices de faire leur profession in articulo mortis dans les mains du père Secrétaire Provincial.

Antonio fut un de ceux qui la firent. Deux jours après, il fut conduit à son tour avec quatre autres Confrères, à Paracuellos de Jarama (environs de Madrid).

Il avait vingt ans. Un des rares rescapés dit qu’en partant, Antonio l’embrassa et lui dit : Au Ciel !

Le martyre d’Antonio, avec quelques autres, eut lieu le 30 novembre 1936.

Le frère Antonio, novice de vingt ans pour cette terre, mais profès dans l’éternité par la généreuse offrande de soi, a été béatifié en 1992.

 

 

Arturo Donoso Murillo

1917-1936

 

Arturo naquit à Puebla de Alcocer (Badajoz), le 31 mars 1917 et fut baptisé le 14 avril.

Il fréquenta le collège des Salésiens, puis, en 1934, entra dans l’Ordre Hospitalier de Saint-Jean-de-Dieu et fit les vœux en 1936, sans se soucier de l’ambiance révolutionnaire du pays à ce moment : il suivait l’exemple d’un ami qui l’avait conquis.

Le 7 août, les miliciens firent irruption dans la maison de Ciempozuelos, arrêtèrent les Religieux et les portèrent à la prison San Antón, où ils restèrent environ quatre mois, durant lesquels Arturo se montra particulièrement courageux et joyeux, sous la bonne direction du maître des novices, le père Mariano Adradas.

Le 28 et le 30 novembre, il y eut plusieurs «appels», et Román fut de ceux du 30 novembre.

Il fut conduit comme les autres à Paracuellos de Jarama. Il avait dix-neuf ans.

C’était le 30 novembre 1936. Arturo fut béatifié en 1992.

 

 

Victor Cuesta Villalba

1917-1936

 

Né le 13 mai 1917 à Mantitos (Palencia, Espagne) et baptisé le 17, fils de Teodoro et Eleuteria, il entra chez les Religieux Augustins.

Il fit la profession à Leganés en 1933, et y commença la philosophie.

En 1936, il était à l’Escorial.

Un des plus jeunes de la communauté, il fut martyrisé à dix-neuf ans.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

José Antonio Pérez García

1918-1936

 

Il naquit le 9 avril 1918 à Villapodambre (León, Espagne) de Teodore et Vicenta, et fut baptisé le 10.

Il entra chez les Religieux Augustins à Leganés, fit le noviciat et la profession en 1934.

Il n’eut que le temps de faire deux années de philosophie à l’Escorial, et mourut martyr, à dix-huit ans.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Román Martín Mata

1918-1936

 

Il naquit le 22 mai 1918 à Buevanista de Valdavi (Palencia, Espagne) de Mariano et Antonia et fut baptisé le 2 juin.

Il entra chez les Religieux Augustins, fit le noviciat à Leganés (Madrid) et la profession en 1935, avant de passer à l’Escorial (Madrid) pour les études de philosophie : il ne fit qu’une année.

La journée du 6 août interrompit cette préparation au sacerdoce, en mettant ce jeune Religieux sur la voie du martyre. Il avait dix-huit ans.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Miguel Iturrarán Laucirica

1918-1936

 

Miguel était né à Marquina (Biscaye, Espagne) le 28 septembre 1918 et avait reçu le baptême le même jour, veille de la fête de saint Michel, dont il porta le nom.

On n’a pas retenu de détails sur la famille, sauf que celle-ci fit quelques difficultés au garçon.

Il étudia le latin et fit ses humanités à Guernica (Biscaye), chez les Pères Augustins, puis à Leganés (Madrid), où il fit sa première profession le 15 août 1935, en la solennité de l’Assomption de Marie, en même temps que Luis Abia Melendro, qui était à peine plus jeune que lui. Ils n’avaient que seize ans.

A Guernica, sa mère le mit à l’épreuve en allant lui proposer de revenir à la maison. La réponse fut nette : Si toi tu ne veux pas, Dieu, oui, le veut, et moi, je suivrai le Bon Dieu.

Miguel eut à peine le temps d’achever la première année de philosophie au couvent de l’Escorial (Madrid).

Dans la prison, Miguel montrait un réel désir du martyre.

 

Voir la notice Augustins martyrs Paracuellos 30/11/1936

 

 

Luís Abia Melendro

1919-1936

 

Luís était né à Abia de las Torres (Palencia, Espagne) le 28 février 1919 et avait reçu le baptême le 3 mars suivant.

Ses parents s’appelaient José et Liduvina.

Il fit sa première profession le 15 août 1935, en la solennité de l’Assomption de Marie. Il n’avait que seize ans.

Luís eut à peine le temps d’achever le premier cours de philosophie au couvent des Pères Augustins de El Escorial (Madrid), car le 6 août 1936 toute la communauté fut arrêtée et conduite à la prison de San Antón (un couvent de Pères des Ecoles Pies, réquisitionné pour servir de prison, mais qui garda son nom chrétien…).

Successivement tous furent condamnés à mort, pour le seul motif d’être religieux.

On n’a pas pour le moment d’autres informations sur ce jeune martyr. On peut seulement en dire qu’avec ses dix-sept ans il est un des deux plus jeunes de tous les Martyrs espagnols de cette sombre période, actuellement béatifiés.

Tout jeune profès, il a été martyrisé le 30 novembre 1936 à Paracuellos del Jarama, avec une cinquantaine de prêtres, profès et clercs de l’Ordre de Saint-Augustin.

En même temps que tous ceux-là, Luís a été béatifié en 2007, parmi quatre-cent quatre-vingt dix-huit Martyrs.

 

 

Ludwik Roch Gietyngier

1904-1941

 

Louis-Roch Gietyngier naquit à Zarki* (qui se prononce «Jarki») en Haute-Silésie, région montagneuse appartenant à l'Empire Austro-Hongrois, le 16 août 1904. Cette région deviendra polonaise après la première guerre mondiale. Ses parents sont Władisław, serrurier, et Józefy Maślankiewicz, qui le firent baptiser trois jours après sa naissance.

Tout petit, il fut confié aux religieuses qui tenaient un orphelinat dans la paroisse. Puis il fréquenta l’école primaire jusqu’en 1916, après laquelle il alla au lycée.

Il fit ses études de philosophie et de théologie au séminaire de Kelce, mais fut ordonné prêtre pour le nouveau diocèse de Czestochowa, en 1927. Il est nommé vicaire à la paroisse de Strzenieszyce.

A l’université de Jagellon, il obtient une maîtrise de théologie pour son travail sur La paroisse de Saint-Sigismond à Częstochowa (1929).

Les années suivantes il exerce une activité pastorale en milieu scolaire, tout en préparant sa thèse de doctorat à la même université sur l’ Histoire du doyenné de Częstochowa sous la domination russe.

De 1929 à 1934 il est vicaire à la paroisse de la Sainte-Trinité et préfet de l’école de Będzin ; il est aumônier pour l’Association des enseignantes et enseignants catholiques, ainsi que pour la Congrégation des Dames des paroisses de Notre-Dame du Rosaire et de Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus à Częstochowa. Il se donnait tellement à ses responsabilités qu’il en tomba malade et obtint un congé pour être soigné à Cracovie en 1939-1940.

Il œuvra pour le catéchisme en écrivant plusieurs ouvrages et anima plusieurs sociétés catholiques. Il devint préfet dans divers établissements secondaires. A la veille de la seconde guerre mondiale, il venait d’être nommé président de l’Institut Diocésain de Wielun. C’est le jour où il s’y rendait que la Pologne fut envahie par les troupes nazies. Il s’arrêta quelque temps à Wielun, puis fut envoyé à la paroisse de Raczyn, où il remplit les fonctions de curé, jusqu’au 6 octobre 1941.

C'était un prêtre estimé et intellectuel. Deux qualités qui le désignèrent à ses bourreaux... Après le début du conflit, il est arrêté le 6 octobre 1941 et envoyé dans un premier temps au camp de transit de Konstantynow (Łodz), puis à Dachau, où il arriva après trois jours de voyage en train, le 30 octobre. Tous les prêtres qui faisaient partie du convoi avaient été tellement maltraités, que leurs confrères du camp ne les reconnurent pas.

Ludwik porta le numéro 28288.

Ressentant de très fortes douleurs d’estomac, il fut conduit à l’ «hôpital» du camp, où un des chefs les plus sadiques le jeta à terre et lui piétina l’estomac avec ses bottes, avant de l’achever. Ludwik mourut ainsi, assassiné, le 30 novembre 1941, son dies natalis. Il n’avait que trente-sept ans.

La date parfois rapportée du 30 septembre est très probablement une erreur.

Ludwik fait partie des cent-huit Martyrs polonais béatifiés ensemble en 1999, et fêtés localement ensemble le 12 juin. Il est inscrit au Martyrologe Romain le 30 novembre.

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29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 18:41

Dedë Nikacj

1900-1948

 

Dedë (Dominique) Nikaj naquit le 19 juillet 1900 à Shkodër (Albanie), et fut orphelin à l’âge de cinq ans.

Recueilli par les Franciscains, il fit chez eux de bonnes études et demanda à être admis dans l’Ordre des Frères Mineurs Conventuels, où il prit le nom de Cyprian.

Il fut même envoyé à Lankowitz et à Graz (Autriche), puis à Rome et Pescia pour des études de théologie, et fut ordonné prêtre à Rome en 1924.

Il recouvra différents postes : Maître des clercs (1929), des novices (1932), provincial de son Ordre pour l’Albanie (1938), directeur du séminaire franciscain (1941), finalement gardien (supérieur) du couvent de Gjiudahol (quartier de Shkodër), depuis 1943.

En novembre 1946, Dedë fut arrêté par la police communiste d’Albanie, sous l’accusation d’avoir caché des armes derrière un autel de la chapelle. Mieux : comme par hasard, ce jour-là, la télévision yougoslave était présente dans l’église de Gjiudahol pour filmer en direct la «découverte», et ainsi accuser les Religieux.

En réalité, un traître au service de la police avait caché au préalable ces armes ; ce pauvre homme fut par ailleurs à son tour accusé de trahison et, durant son procès, hurla au micro que c’était lui qui avait caché les armes en question ; on le fusilla.

Le père Cyprian, en prison, fut torturé longuement ; quatre soldats prétendaient discuter avec lui de l’existence de Dieu, mais en vinrent bien vite aux tortures et aux coups ;  de retour dans sa cellule, Cyprian dit à son compagnon : Je vais bien, je vais très bien, j’ai donné mon témoignage… Je dois garder ma lampe allumée où qu’elle vienne à s’éteindre. Certainement, ce n’est pas facile de souffrir, mais la souffrance rend la victoire plus noble.

Condamné à mort le 28 décembre 1947, il fut fusillé, le 11 mars 1948, dans un fossé proche d’une vigne. Juste avant de mourir, Cyprian cria : Vive le Christ Roi ! Nous pardonnons à nos ennemis. L’Albanie ne meurt pas avec nous !

Dedë Nikaj fut béatifié en 2016, et inscrit au Martyrologe le 11 mars.

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