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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 21:10

Raniero de L’Aquila

† 1077

 

Le diocèse de L’Aquila (Abruzzes, Italie C) ne fut érigé qu’en 1256, et succédait à celui de Forcona, qui remonterait au 7e siècle.

Raniero semble en avoir été le sixième titulaire (connu) ; on le mentionne comme évêque avant 1072, date à laquelle il mentionne lui-même sa récente installation dans le diocèse.

Six évêques seulement sur quatre siècles laisse supposer soit qu’on n’ait pas retenu tous les titulaires dans les listes - ce qui est normalement impossible - soit qu’il y ait eu de longues périodes de vacance, par exemple à cause des incessantes guerres locales, soit que ces quelques évêques aient eu une longévité assez marquée, et un temps d’épiscopat d’environ soixante années chacun.

Reste que le pape répondit plus tard à Raniero en le félicitant pour sa bonne administration et lui promettant que le Saint-Siège protégerait désormais tous ses biens.

On croit qu’il mourut en 1077 - après cinq années seulement d’épiscopat. Son successeur, Berardo, apparaît vers 1160, environ un siècle plus tard. On pourrait aussi envisager alors que Raniero soit peut-être mort plus tard. 

Mais comment expliquer aussi que le seul évêque «saint» de ce diocèse soit si peu connu ? Sans doute qu’il brilla particulièrement par son humilité et sa discrétion.

Saint Raniero de L’Aquila est commémoré le 30 décembre dans le Martyrologe Romain.

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 17:11

Evroul d’Ouche

516-596

 

Evroul (Ebrulfus) serait né vers 516 à Bayeux.

Il fut formé à la cour du roi de Francie et se maria.

Cependant, entendant l’appel du Christ qui invite à tout laisser (cf. Lc 12:33 et 14:26,33), il confia sa chère épouse à des religieuses et vint se cacher dans les bois d’Ouche (Haute Normandie, act. Argentan, Orne).

Il y venait avec trois compagnons, confiant à Dieu leur survie, dans cette forêt si ingrate. La vie de ces solitaires touchait les gens de l’endroit, qui apportèrent des dons, et souvent restèrent.

Ils étaient quatre : il fallut bâtir quinze monastères ! Il y eut des monastères d’hommes et des monastères de femmes. Une peste abattit soixante-dix-huit d’entre eux.

Evroul ne fut pas ordonné prêtre, mais il resta le supérieur de toutes ces communautés.

La nuit, Evroul faisait venir discrètement son secrétaire, qui lui lisait l’Ecriture ; le dimanche, des prêtres célébraient devant lui trois messes ; trois fois l’an, il se faisait raser la tête.

Il y eut un accueil particulier réservé aux pauvres. Des malades demandaient à toucher (ou emporter) la corde d’Evroul, et s’en trouvèrent guéris.

Devenu octogénaire, il désirait voir son Maître. Il ne pouvait plus absorber qu’un peu d’eau. Pendant quarante jours, sa seule nourriture fut l’Eucharistie.

Evroul s’éteignit le 29 décembre vers 596.

On ne nous dit pas ce que sont devenus ces quinze monastères, mais des paroisses ont «Saint Evroult» comme patron.

Saint Evroul d’Ouche est commémoré le 29 décembre dans le Martyrologe Romain.

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 16:12

Theodoros et  Theophanis

† 844 et 845

 

Ces deux frères avaient pour père un certain Ionas, qui mourut prêtre au monastère de Saint-Sabas à Jérusalem.

Ils naquirent respectivement en 775 et 778, à Jérusalem.

Vers 800, les deux garçons furent confiés à un moine du même monastère Saint-Sabas, nommé Michail, qui leur enseigna la rhétorique, la philosophie, la poésie et l’astronomie.

Theodoros s’absenta un moment du monastère pour compléter sa formation auprès d’autres maîtres, puis revint à Saint-Sabas. Les articles qu’il écrivait, remplis de foi et de doctrine, convainquirent le Supérieur de le faire ordonner prêtre.

En 809, les Arabes dévastèrent entièrement la ville sainte de Jérusalem ainsi que les monastères. Il fallait songer à trouver un autre havre.

A cela s’ajouta, en 811, une regrettable controverse qui opposa les moines de Jérusalem (grecs) et les moines bénédictins (latins) au sujet du Saint Esprit : devait-on dire que cet Esprit procédait autant du Père que du Fils ? Il y eut même des bagarres !

Tandis qu’en Occident un concile avait énoncé à Aix-la-Chapelle (809) la doctrine perenne de l’Eglise, il fut convenu que chaque parti enverrait une délégation au pape. La délégation grecque était composée de Michail, Theodoros et Theophanis. Mais leur voyage s’arrêta à Constantinople, où ils furent confrontés à une autre polémique, l’iconoclasme, avec Léon l’Arménien.

Michail et ses deux compagnons logeaient au monastère de Chora : on les convoqua, on les flagella d’importance et on les interna à Phiala ; puis on les sépara, et les deux frères furent enfermés dans un fort à la jonction du Bosphore et de la mer Noire. Ce n’est qu’en 820 que le nouvel empereur les libéra : les deux frères furent logés dans un monastère de Sosthène sur la côte européenne du Bosphore. Malheureusement, l’empereur Theophilos reprit en 832 la lutte acharnée contre les partisans du culte des Images, et enferma à nouveau nos deux héros. Ils furent flagellés jusqu’à l’os et relégués dans l’île d’Aphousia.

En 836, l’empereur les fit comparaître à Constantinople. Il les insulta, les gifla, et fit «graver» au fer rouge sur leur visage quelques vers qui disaient à peu près ceci : Tous désirent se rendre à la Ville où le Verbe de Dieu posa ses pieds très purs. Ils naquirent en ce lieu vénérable, mais furent expulsés comme apostats. Ils se réfugièrent dans la Ville (Constantinople). Aussi les a-t-on notés sur leur face comme criminels, et condamnés à être chassés derechef. Ce n’était pas suffisant : l’empereur leur fit retirer leurs vêtements et les fit flageller encore une fois.

Theodoros prit la parole : Nous sommes les seuls, depuis des siècles, auxquels on ait fait cela. Vous avez inventé une pratique inédite, et vous pouvez taxer de bénignité tous ceux qui ont fait rage contre notre divine religion.

C’est cet horrible supplice qui a valu aux deux Frères le surnom de Grapti (inscrits, gravés).

On les exila à nouveau, à Karta limèn (Chalcédoine).

Theodoros mourut là le 27 décembre 844. Un autre récit, peut-être mieux informé, ajoute que Theophanis fut nommé évêque de Nicée en 842 et mourut à Constantinople le 11 octobre 845.

On a conservé beaucoup de poèmes liturgiques de Theophanis.

Les deux Frères Grapti sont commémorés le 27 décembre dans le Martyrologe Romain.

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 21:00

Wynnebald de Heidenheim

† 761

 

Né en Angleterre, Wynnebald avait dix-neuf ans lorsqu’il accompagna son père et son frère Willibald (v. 7 juillet) pour un pèlerinage à Rome. Rappelons que sa sœur s’appelait Walburge (v. 25 février).

Leur père mourut à Lucques ; les deux frères poursuivirent leur route, au milieu de grandes difficultés, car ils étaient souvent malades.

A Rome, Wynnebald étudia avec avidité les Ecritures. Son séjour dura sept ans.

Une fois rentré en Angleterre, il persuada Willibald de refaire un pèlerinage à Rome et de se préparer à l’apostolat en Germanie. De fait, il rencontra à Rome s.Boniface (737, v. 5 juin), qui l’ordonna prêtre.

Il reçut d’abord de Boniface la responsabilité de plusieurs églises en Thuringe, et se fixa d’abord à Sulzenbrücken, puis alla fonder un monastère à Heidenheim, dans le diocèse d’Eichstätt, dont Willibald était devenu évêque.

Il fonda également un monastère pour les femmes, dont l’abbesse fut Walburge.

Accablé d’infirmités, il réussit tout de même à se rendre auprès du tombeau de s.Boniface à Fulda ; il voulut encore se rendre au Mont-Cassin, ce que ses proches lui déconseillèrent vivement.

Il fit mettre un autel dans sa cellule pour célébrer la Sainte Messe.

Sentant sa dernière heure arriver, il mourut dans les bras de son frère, le 18 décembre 761.

Parmi les miracles qui se produisirent au  tombeau de Wynnebald, il y eut celui de la conservation totale de son corps, seize années après sa mort.

Saint Wynnebald de Heidenheim est commémoré le 18 décembre dans le Martyrologe Romain.

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 20:11

Judicaël, roi

† 650

 

Judicaël aurait été l’aîné des quinze enfants du roi de Domnonée (Bretagne N), qui s’appelait Judaël.

Un des autres frères, Haëloc et son tuteur Rethwal, cherchèrent à éliminer les quatorze frères, pour prendre le pouvoir ; Judicaël échappa à l’assassin et se réfugia auprès de s.Méen (v. 21 juin), qui le tonsura.

Judicaël prit très au sérieux la vie monastique, jardinant le jour, priant les psaumes la nuit, s’immergeant dans l’eau froide.

Un jour qu’il travaillait à la cuisine, il découvrit le Diable dans la marmite ; il le rossa si bien à coups de barre de fer qu’à la fin de la bataille la marmite était en miettes et le repas de la communauté épars dans les cendres ; ce jour-là, toute la communauté jeûna !

Mais Haëloc rendit la couronne à son frère Judicaël. Le biographe de ce dernier écrit : Doux et aimable pour ses amis, Judicaël était terrible pour ses ennemis.

Une nuit de Pâques, où les paysans venaient apporter leurs redevances, il les leur remit entièrement, pour leur permettre de fêter la Résurrection dans la joie. Un jour que le cortège royal passait à gué une rivière réputée infranchissable, un lépreux demanda à être porté aussi de l’autre côté ; Judicaël le mit sur son cheval et, sur l’autre rive, le lépreux se transfigura : c’était le Christ, qui promit le ciel à Judicaël.

Le pieux roi voulut abdiquer en faveur de son autre frère Josse (v. 13 décembre), mais ce dernier demanda un délai et alla se retirer en Ponthieu. 

Judicaël eut à régler une affaire importante avec le roi Dagobert. Celui-ci avait mandé son ministre Eloi (v. 1er décembre) pour présenter un ultimatum à Judicaël, le sommant de réparer les torts que les Bretons avaient faits aux hommes de Dagobert. Judicaël suivi les conseils d’Eloi, s’empressa d’aller trouver Dagobert à Clichy et de lui promettre réparation et obéissance (636). 

Finalement, on ignore qui reçut la couronne après Judicaël. Lui-même réintégra son monastère, où il mourut vers 650.

Saint Judicaël, roi, est commémoré le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 20:11

Begga d’Andenne

 615-693

 

Begga était la fille de Pépin de Landen et de sa sainte épouse Itta, la fondatrice du monastère de Nivelles. Une autre fille de ces pieux parents, Gertrude, fut justement l’abbesse de Nivelles (v. 17 mars).

Mariée à Ansegisel, fils de s.Arnoud de Metz (v. 18 juillet), elle eut trois enfants (Pépin d’Héristal, Martin de Laon et Clotilde) ; elle fut bientôt veuve, car son mari fut assassiné par un certain Gundewin.

D’après une Vita  un peu  tardive (et non moins douteuse), l’assassin fut leur propre fils adoptif, qu’ils avaient recueilli. 

On présume que c’est à la suite de cet accident que Begga fonda le monastère d’Andenne, vers 691.

La fondation aurait été accompagnée de signes providentiels : une truie avec ses sept porcelets, une poule sauvage avec ses sept poussins, que les chiens de chasse ne pouvaient approcher, retenus par quelque force mystérieuse.

Begga mourut trente-trois ans après la mort de sa sœur Gertrude, vers 693.

Il ne faut pas dire que Begga fut à l’origine des béguines (du 13e siècle).

Sainte Begga d’Andenne est commémorée le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 20:10

Cristoforo au Mont Mercurio

10e siècle

 

Le 10e siècle, en Sicile, a été particulièrement difficile, à cause de la présence des envahisseurs, les Sarrasins.

Notre Cristoforo épousa une certaine Call (peut-être Kalli, «bonne», car la Sicile fut profondément marquée par la liturgie de Byzance), et ils eurent deux garçons, Saba et Macario (v. 5 février et 16 décembre).

Après quelque temps, il demanda à Nikephoros, higoumène du monastère Saint-Philippe d’Agira, de le former à une vie plus ascétique, puis se retira avec ses deux fils près de l’église Saint-Michel de Ctisma.

De son côté, Kalli adoptait à son tour un style de vie très ascétique.

En 941, une grande famine contraignit toute cette belle petite famille à partir pour la Calabre. Ils rejoignirent le Monte Mercurio, où vivaient déjà beaucoup de moines basiliens. Cristoforo y construisit une église dédiée à s.Michel et un monastère.

Il partit ensuite en pèlerinage à Rome, laissant à Saba la direction du monastère. A son retour, il y avait tant de moines, qu’il construisit un autre monastère proche de Laino, à côté d’une église Saint-Etienne.

C’est à cette époque qu’il eut à gronder sévèrement une ourse qui venait dévaster le potager des moines ; elle se le tint pour dit et ne reparut pas.

Cristoforo mourut sereinement, entouré de sa propre famille et d’autres moines.

Saint Cristoforo est maintenant commémoré le 17 décembre dans le Martyrologe Romain.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 00:35

Beanus ermite

6e siècle

 

Beanus nous pose beaucoup de problèmes.

Qu’il fût Irlandais, semble acquis. Mais duquel des maints Beanus s’agit-il ?

Son nom, Beóán, est habituellement transcrit, comme ici, Beanus, mais aussi Beoanus et Beyn.

Pour certains historiens, il s’agirait du premier évêque de Mortlach, nommé au 11e siècle par le pape Benoît VIII, sous le roi Máel Coluim II d’Ecosse. Mais on a rencontré celui-ci le 26 octobre.

Il s’agirait donc d’un autre Beanus, que le Martyrologe Romain décrit comme ermite.

Ce pourrait être Mo-Beoc de Loch Garman (Wexford), ou bien de Loch Gerg (Lough Derg). 

Ce dernier Beanus, ou Beoc (ou Beog, Mobheoc, Dabeoc) pourrait être un abbé d’origine royale du Pays de Galles, né à la fin du 5e siècle, ayant eu pour père Brecan, fils d’un prince d’origine irlandaise, et pour mère Marcella (ou Digna), fille d’un prince Theodoric de Gartmartrin.

Beanus aurait été le benjamin de dix frères et huit sœurs.

Il se serait réfugié en Irlande pour éviter les guerres incessantes de son pays et serait devenu ainsi l’ermite de Lough Derg (Co Donegal).

L’arrivée d’autres ermites qui voulaient se joindre à lui, donna lieu à un petit monastère, où se serait arrêté s.Patrice (v. 17 mars).

Il aurait prédit l’arrivée d’un autre grand Saint, Colmcille (Colum Cille, v. 9 juin).

Beanus serait mort au début du 6e siècle.

Saint Beanus, ermite, est commémoré le 16 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 00:35

Evrard, comte de Frioul

† 867

 

Evrard appartenait à une des plus puissantes familles de l’époque carolingienne. Son père, Unroch, grand dignitaire de la cour de Charlemagne, était mort moine à l’abbaye de Saint-Bertin ; son frère Bérenger fut marquis de Toulouse ; son autre frère, Adalard, fut abbé de Saint-Bertin et de Saint-Amand ; son épouse, Gisèle, était la fille de Louis le Pieux.

C’est dire combien Evrard possédait de domaines. En outre, Lothaire 1er le créa duc de Frioul, un territoire de position stratégique importante.

Evrard joua un grand rôle dans la politique de Louis le Pieux et de Lothaire, qu’il servit loyalement. 

C’est dans le Frioul que vint se réfugier le moine Gottschalck, chassé en 846 de son diocèse de Vérone pour ses écrits dangereux sur la prédestination ; Evrard, fidèle à l’Eglise, le fit partir.

C’était grâce à la famille d’Evrard qu’avait été fondée l’abbaye de Cysoing et Evrard y fit venir des reliques du pape s.Calliste (v. 14 octobre) et en confia les terres à la protection de l’un de ses fils, Adalard.

Evrard et Gisèle eurent sept enfant, quatre garçons et trois filles. Unroch, l’aîné, succéda à son père, puis Bérenger, le cadet, qui fut couronné roi d’Italie et empereur en 915 ; Adalard, puis Rodolphe, furent abbés de Cysoing ; les filles s’appelèrent Engeltrude, Judith et Edwige.

Le testament d’Evrard, rédigé en 867, parle entre mille choses précieuses, de quatre psautiers, dont l’un se trouve à la Bibliothèque vaticane.

Ce pieux personnage mourut le 16 décembre 867, en son château de Musiestro (Trévise).

Saint Evrard, comte, est commémoré le 16 décembre dans le Martyrologe Romain.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 00:33

Adon de Vienne

800-875

 

Où est né, vers 800, Adon ? On répondra qu’il descendait d’une famille noble, mais on hésite à situer sa naissance en Gâtinais ou en Bourgogne.

Toujours est-il que sa famille le confia très tôt à Sigulfe, l’abbé de Ferrières-en-Gâtinais. 

Il y serait devenu moine, mais obtint en 841 la permission de se rendre à Prüm (Trèves), où le désirait Marcward, l’abbé de cette autre abbaye, pour y enseigner.

En 853, il vint à Grenoble, puis à Lyon. C’est à ce moment qu’il se livra à la compilation de son très fameux Martyrologe, pour l’appréciation duquel on pourra consulter bien d’autres études. Ce ne fut pas l’unique travail d’Adon, qui écrivit aussi une Vie de s.Didier et une autre de s.Theodarius (v. 23 mai et 29 octobre), que les spécialistes n’apprécient pas beaucoup, car Adon ne se préoccupait pas suffisamment d’appliquer la méthode rigoureuse de nos historiens modernes.

Certains affirment qu’Adon fit un voyage à Rome, à Ravenne, et qu’au retour il aurait été nommé curé d’une paroisse de Lyon : tout cela n’est pas sûr, tout en restant possible. Ce qui reste le plus étonnant, est que ce moine soit resté si longtemps en-dehors de son abbaye. On a là-dessus une lettre de l’abbé lui-même qui affirme lui avoir donné une permission en règle pour aller s’informer (ou enseigner), à Prüm et à Lyon. C’est parce que ce même abbé ne mentionne pas Rome ni Ravenne, qu’on doute qu’Adon y fût allé.

En 859 il fut élu cinquante-deuxième évêque de Vienne (Dauphiné, France). 

C’est durant cet épiscopat qu’Adon rédigea une autre œuvre importante, sa Chronique ou histoire universelle, qui recouvre toute l’histoire de l’Ancien Testament et s’achève en 867. Là encore, la méthode d’Adon laisse à désirer ; Adon s’y montre certainemenet érudit, passionné de lectures nombreuses, mais pas assez soucieux de composer son ouvrage, de résoudre les difficultés chronologiques ou d’éliminer les détails inutiles. C’est ainsi que, voulant rattacher absolument le premier évêque de Vienne à s.Paul, il étale sur cinq siècles les trois premiers évêques de son diocèse.

En 860, il participa au concile de Tousy. Peu après, il reçut du pape une lettre dans laquelle le pontife le félicitait et l’encourageait à lutter contre plusieurs vices de l’époque : le divorce, le concubinage, l’usurpation par des laïques des biens de l’Eglise. C’est ainsi qu’il dut présenter un reproche sévère à Lothaire II pour son divorce et son remariage, exigeant de lui de reprendre son épouse légitime.

Lothaire II ne modifia pas sa conduite ; en 867, Adon le rappela encore à l’ordre, jusqu’à proclamer son ralliement officiel à Charles le Chauve.

Adon convoqua un autre concile à Vienne en 870.

C’est finalement plus dans son action proprement pastorale qu’Adon montra sa fidélité et sa sainteté. Il mourut le 16 décembre 875, et fut vénéré dès le 11e siècle.

Saint Adon de Vienne est commémoré le 16 décembre dans le Martyrologe Romain.

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