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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 22:41

Faron de Meaux

† 670

 

Faro (Burgondofaro) naquit d’Agneric (ou Chagnoric), de famille burgonde ; un de ses frères Waldebert fut abbé de Luxeuil ; un autre frère, Chagnoald, fut évêque de Laon ; leur sœur Burgundofara fonda l’abbaye de Faremoutiers («Monastère de Fare»).

Faro (on l’appelle Faron) vécut à la cour de Thibert II, puis de Theodoric et Clotaire II. Il s’y distingua en secondant le roi dans des œuvres de charité en faveur des innocents, des orphelins, des veuves.

Il épousa Bildechilde. Cette sainte union cependant s’acheva dans la continence parfaite : Bildechilde se fit moniale, et Faron entra dans la cléricature.

En 625, Faron fut nommé dix-neuvième évêque de Meaux, succédant à Gondoald (et non à son frère Waldebert, qui n’a jamais été évêque).

Faron fit beaucoup pour le développement de la vie monastique. Il y a des documents montrant son attention en faveur de l’abbaye de Rebais, de Saint-Pierre-le-Vif à Sens, de Corbie, de Soissons, et de bien d’autres. Il accueillit s.Fiacre (v. 30 août) et lui donna un terrain pour s’établir.

L’épiscopat de Faron dura… quarante-sept années. Il mourut le 28 octobre 672.

L’abbaye Sainte-Croix de Meaux, fondée par Faron, prit ensuite le nom de Saint-Faron. L’église en fut détruite lors de la Révolution.

Saint Faron de Meaux est commémoré le 28 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 22:40

Germain de Talloires

975-1080

 

Germain de Montfort était d’origine flamande, de Montfort ou de Tirlemont (Malines) et naquit approximativement en 975.

Il étudia la théologie à l’université de Paris, puis entra à l’abbaye de Savigny.

Un prieuré fut fondé à Talloires (Haute-Savoie) en 1018 par le roi de Bourgogne Rodolphe III et sa femme Ermengarde.

L’abbé de Savigny envoya alors quatre moines pour cette nouvelle fondation. Il s’agit de Germain et de son frère Ruph, ainsi qu’Ismius et Ismidon. Ils s’y installent vers 1018-1020.

Germain fut le premier prieur. Il aurait bientôt décidé de faire le pèlerinage de Jérusalem.

A son retour vers 1033, il se retira dans la solitude d’une grotte voisine, et rejoignait les frères pour la prière de l’Office divin.

Il aurait pratiqué des pénitences peu communes, qui ne l’empêchèrent pas de vivre plus que centenaire.

On admet traditionnellement que s.Bernard de Menthon (v. 15 juin) fut son disciple.

Il mourut le 28 octobre vers 1066 ou 1080.

Ruph, Ismius et Ismidon succédèrent à Germain comme prieurs : tous trois se retirèrent aussi dans quelque grotte.

Au 17e siècle, s.François de Sales (v. 28 décembre) procéda à un solennel transfer des reliques de Germain, qu’il aurait bien voulu imiter en se retirant à son tour dans cet ermitage.

Le culte de Germain fut approuvé en 1889.

Saint Germain de Talloires est commémoré le 28 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 10:39

Odran d’Iona

 † 563

 

Odranus (Otteran, Odhran, Oran) est présenté traditionnellement comme un descendant de Conall Gulbán.

Il aurait été abbé à Tyfarnham (Meath) et aurait vécu plus de quarante années dans la région de Latterach (Tipperary), où il construisit une église en 520. En 563, il fut un des onze compagnons de Columba (v. 9 juin) qui s’installèrent sur l’île d’Iona.

Une histoire invraisemblable raconte qu’Odran s’offrit lui-même pour être enterré vivant sous les fondations d’une chapelle que Columba ne réussissait pas à construire, la retrouvant chaque matin démolie. Une «voix» (?) lui aurait annoncé que la chapelle ne resterait debout que si on l’édifiait sur un homme encore vivant.

Que la chapelle ait été édifiée juste après la mort d’Odran, et qu’elle soit alors restée debout, est acceptable, mais on ne peut croire qu’un saint moine comme Odran se soit soumis à ce genre de suicide.

Odran mourut peu après l’arrivée en Irlande, en 563 : il aurait annoncé qu’il serait le premier moine à être enterré sur l’île d’Iona.

Saint Odran d’Iona est commémoré le 27 octobre dans le Martyrologe Romain.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 00:42

Silvestre de Chalon-sur-Saône

† 526

 

Le sixième évêque de Chalon-sur-Saône fut Silvestre, à partir d’environ 484. On remarquera l'absence d'y dans ce prénom (et l'absence d'dans Chalon).

S.Grégoire de Tours (v. 17 novembre) affirme que son épiscopat dura quarante-deux ans, mais comme les dates des deux évêques ayant précédé et suivi Silvestre, sont floues, on peut dire seulement que cet épiscopat commença environ en 484 et finit environ en 517-526.

Vers 488, Silvestre reçut la visite respectueuse d’un jeune homme de dix-huit ans nommé Césaire, qui demandait à recevoir la tonsure cléricale. Ce jeune homme entra ensuite à l’abbaye de Lérins et deviendra évêque : on pourra lire la notice de Césaire d’Arles (v. 27 août).

En 517, Silvestre assista au concile d’Epaone, puis à celui de Lyon vers 520.

Le même s.Grégoire de Tours raconte que l’on mettait sous le lit de Silvestre des malades souffrant de la fièvre : ils étaient guéris instantanément. Lui-même attacha au cou d’une jeune fille prise de frissons quelques fibres du vêtement de Silvestre et elle guérit.

Silvestre mourut, plein de jours et de vertus, vers 526.

Le culte de ce saint évêque fut autorisé dès 878.

Saint Silvestre de Chalon-sur-Saône est commémoré le 20 novembre dans le Martyrologe Romain.

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 22:43

Eudo du Monastier

† 720

 

Un monastère avait été fondé dans le diocèse du Puy par un certain Calminius, comte d’Auvergne, dont le nom avait été à l’origine de Calmiliacum, devenu ensuite Le Monastier.

Eudo (Eodo, Eudes, Audo), né à Orange, avait été archidiacre de Saint-Paul-Trois-Châteaux.

Moine à Lérins, il fut désigné par l’abbé, en 655, pour être le premier abbé de Calmiliacum.

Il excella vraiment dans sa mission, au point que les moines furent bientôt très nombreux.

Il aurait été l’oncle de Chaffre ou Théofrède (Theodfredus), qui lui succéda et dont le monastère prit ensuite le nom.

La communauté suivit d’abord la Règle de Lérins, puis adopta celle de s.Benoît (v. 21 mars).

On trouve aussi qu’Eudo aurait été évêque du Puy, mais il n’y a pas d’évêques de ce nom dans la liste épiscopale de ce diocèse. A cette époque, seul un certain Eusebius aurait un nom approchant celui d’Eudo, mais il n’a rien à voir avec lui.

Eudo mourut vers 720.

Saint Eudo du Monastier est commémoré le 19 novembre dans le Martyrologe Romain.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 00:21

Patrocle, ermite

500-576

 

Patrocle naquit vers 500 (ou un peu avant) dans le Berry, fils d’Ætherius et frère d’Antonius.

Tandis que Patrocle devait garder les brebis, Antonius allait à l’école ; un jour, ce dernier fit valoir à son frère de s’éloigner, n’étant qu’un paysan bon à garder les brebis. Patrocle ne s’en offensa pas, mais il reçut la remarque comme une invitation de Dieu à apprendre lui aussi à lire et à écrire. Bientôt, il dépassa son frère, qui désormais disparaît de notre histoire.

Il y avait alors dans l’entourage du roi Childebert un certain Nunnion, qui lui recommanda Patrocle. On ne sait comment ils se connurent, mais Patrocle vécut quelque temps à la cour.

Quand il eut quarante ans environ, son père mourut et il revint au pays berrichon. La brave veuve espérait que son fils allait se marier et l’assister dans ses vieux jours, mais Patrocle ressentait en son cœur un autre appel. Il alla auprès de l’évêque de Bourges, Arcadius, qui le tonsura, l’admit dans le clergé et bientôt l’ordonna diacre. Que fit donc la maman, l’histoire ne nous le dit pas : la Vita se concentre sur les faits et mérites de notre Héros, sans s’étendre sur les décors de l’histoire.

Patrocle eut à partager la vie des autres clercs. Mais son esprit était «ailleurs» : il oubliait l’heure du repas, et puis il ne buvait pas de vin ni de bière, ne se servait pas de ragoût et préférait le pain trempé dans l’eau ; et puis il ne dormait pas, ou très peu, pour veiller et prier ; et puis il portait un cilice sous sa tunique ! L’archidiacre réprimanda Patrocle : ou tu fais comme tout le monde, ou tu t’en vas.

Sans s’émouvoir, Patrocle comprit qu’il devait aller ailleurs. L’évêque cependant l’ordonna prêtre. Patrocle alla se fixer à Néris (Allier), où il se construisit un oratoire, avec des reliques de s.Martin (v. 11 novembre) et ouvrit une école. Mais il se mit à faire des miracles, à guérir des infirmes, ce qu’il n’avait pas prévu et qui dérangeait passablement son humilité ; où aller ?

Patrocle recourut à un saint stratagème : il écrivit sur autant de petits billets toutes les solutions qu’il pouvait envisager pour sa vie, les déposa sur l’autel et se mit en prière, pendant trois jours et trois nuits ; le billet qu’il «choisit» alors était celui de l’ «ermite». 

Il remit sa maison à quelques religieuses et se mit en route ; il ne prenait avec lui qu’une bêche et une hache à deux tranchants : ce qu’il lui faudrait pour se construire une cabane dans la forêt et entretenir un jardinet. L’endroit où il s’arrêta s’appelait Mediocantus (auj. La Celle).

Allait-il connaître le silence de la solitude ? Les foules ne tardèrent pas à le retrouver, à lui amener des malades, des possédés, que Patrocle guérissait ; il pria ainsi trois jours et trois nuits avant de délivrer un possédé.

Le Diable intervint aussi. Il insinua dans le cœur de Patrocle l’idée de retrouver le monde. Patrocle pria ; un ange le fit monter sur une haute colonne, d’où il apercevait tous les vices des hommes, et Patrocle comprit que le Diable cherchait seulement à lui faire quitter sa sainte solitude. 

Puis Patrocle construisit un monastère à Colombier, établissant là une communauté avec son abbé, dans l’espérance de pouvoir désormais vivre en solitaire dans la prière. Il passa dix-huit ans dans la solitude, annonça aux moines sa prochaine mort et s’éteignit saintement le 18 novembre, vers 576.

Le prêtre de Néris, qui l’avait bien connu, voulut enlever le corps de vive force et s’en vint avec quelques clercs ; mais en arrivant, il vit le linceul resplendir d’une blancheur si éclatante que, terrifié, il changea d’idée et aida plutôt les moines à transporter le corps de Patrocle à Colombier, où les miracles reprirent : deux femmes aveugles recouvrirent la vue.

L’ermite saint Patrocle est commémoré le 18 novembre dans le Martyrologe Romain.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 23:12

Witta de Büraburg

700-760

 

Witta était né vers 700 en Angleterre. 

Son nom, qui évoque la blancheur (white) fut transcrit Albinus en latin.

Il aura pu étudier et se former à l’abbaye de Iona.

Il quitta son pays pour venir soutenir le travail évangélisateur de s.Boniface (v. 5 juin).

Boniface le consacra évêque du nouveau diocèse de Büraburg et le pape Zacharie confirma ce choix.

En 742, Witta prit part au premier synode germanique.

En 745, il signa, avec d’autres prélats, une lettre de Boniface au roi de Mercie, qui suppliait ce dernier de respecter la loi de Dieu et les droits de l’Eglise.

Witta eut des soucis avec les Saxons encore païens, qui n’acceptaient pas facilement d’abandonner leurs idoles et leurs habitudes.

Il mourut à une date imprécise, qui varie selon les auteurs de 747 à 760.

Le siège de Büraburg, réuni à celui de Mayence, fut remplacé par Paderborn.

Saint Witta de Büraburg est commémoré le 26 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 23:11

Beóán de Mortlach

 † 1032

 

Beóán, latinisé en Beanus (Beoanus), en anglais Beyn, était né en Ecosse.

L’évêché de Mortlach fut ou aurait été fondé par le roi Máel Coluim II d’Ecosse en 1012, en action de grâce pour sa victoire sur les Scandinaves envahisseurs.

Le premier évêque de ce nouveau siège fut notre Beóán, qui fut confirmé par le pape Benoît VIII sur la demande du même roi.

Par la charte de Forfar, le roi confirma à l’évêque les terres et les sanctuaires de Clova (Kirriemuir). 

Saint Beóán de Mortlach est commémoré le 26 octobre dans le Martyrologe Romain, qui mentionne un autre Beóán, ermite, le 16 décembre.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 10:47

Hilare de Mende

† 535

 

Hilare (Hilarus) est le huitième évêque de Mende, à partir de 515.

Outre sa participation au concile d’Auvergne en 535, ce qu’on lui prête est affirmé au conditionnel.

Il aurait fondé un monastère près du Tarn.

Il aurait visité l’abbaye de Lérins.

Lors de l’invasion des Francs en pays de Gévaudan, il en aurait obtenu la libération de nombreux esclaves.

Parfois, on croit que l’autre évêque de Mende, s.Ilère, du siècle suivant est un dédoublement de notre Hilare.

Saint Hilare de Mende est commémoré le 25 octobre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 10:46

Frutos de Sepúlveda

642-715 

 

Frutos aurait eu un frère et une sœur, Valentín et Engracia, descendants d’une antique famille aristocratique.

A la mort de leurs parents, les trois frères et sœur distribuèrent aux pauvres tout leur héritage et se retirèrent dans une solitude de Carrascal del Río (actuelle Sepúlveda, Ségovie, Espagne). Ils vivaient chacun dans une grotte séparée.

Frutos aurait lui-même provoqué de son bâton la profonde «coupure» ou crevasse (cuchillada) de l’endroit, interdisant aux Arabes de passer outre. La crevasse fait une centaine de mètres de profondeur.

Il demanda à un paysan de lui prêter deux bœufs pour transporter les pierres nécessaires à l’édification d’un sanctuaire à Notre-Dame ; mais comme le paysan n’avait que deux taureaux, Frutos commença par les dresser et s’en servit à la place des bœufs.

Vers la fin de sa vie, il fut affronté par un Musulman qui refusait de croire à la présence du Christ dans l’Eucharistie ; l’homme lui lança que, si l’on mélangeait une hostie consacrée dans la nourriture d’une bête, celle-ci la mangerait pareillement ; Frutos alors amena un âne devant un bon picotin où il avait déposé l’Hostie : l’âne s’agenouilla. Cette histoire rappelle celle arrivée à s.Antoine de Padoue (v. 13 juin).

Frutos serait mort en paix en 715, tandis que ses frère et sœur auraient été mis à mort plus tard, décapités par les Sarrasins.

On ajoute aussi, parmi les miracles postérieurs à la mort de Frutos, qu’un homme jaloux précipita son épouse du haut de cette crevasse et que celle-ci fut retrouvée vivante et à genoux en train de remercier Dieu, tout en bas de la crevasse (1225). La femme continua de vivre là pendant huit années et y fut enterrée. 

Les historiens ont «laissé de côté» tout ce qui concerne les «miracles» de Frutos, ainsi que l’existence de ses frère et sœur.

Saint Frutos de Sepúlveda est commémoré le 25 octobre dans le Martyrologe Romain.

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