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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 22:25

Chunialdus et Gisilarius de Salzburg

8e siècle

 

Ces deux prêtres furent des compagnons d’apostolat de s.Rupert (v. 27 mars).

Peut-être étaient-ils d’origine franque.

D’après la Tradition, ils évangélisèrent la tribu des Avares dans la région de Vienne.

C’est peut-être eux aussi qui édifièrent l’église Saint-Rupert de Vienne, la plus ancienne de cette capitale.

Leurs reliques reposent, avec celles de s.Rupert, dans la cathédrale de Salzburg.

Chunialdus et Gisilarius ont été récemment inscrits dans la dernière édition du Martyrologe.

Cependant on n’a pas d’autres informations sur eux.

Les saints Chunialdus et Gisilarius sont commémorés le 28 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 22:25

Lioba de Tauberbischofsheim

700-782

 

Lioba (Leobgytha, d’après une lettre autographe) était anglaise de naissance, née dans le Wessex, fille de Dynna et Ebba, qui étaient parents de s.Boniface (v. 5 juin).

Lioba fut en réalité un surnom, apparenté au mot Liebe, amour, tant elle était aimée de tous. Son prénom initial était Truthgeba.

Elle entra au monastère de Wimbourne (Dorset), où sa soif de lecture lui procura une ample connaissance de l’Ecriture, des Pères, des conciles et du droit canonique.

Boniface appela sa parente (cousine ?) en Germanie, pour gouverner un monastère dans la région de l’actuelle Mannheim. Il attachait beaucoup d’importance à la présence de moines et de moniales, dont la prière l’aurait puissamment aidé dans son apostolat.

Lioba fut une abbesse prudente, plus sévère pour elle-même que pour les moniales.

Pour éteindre un incendie, elle fit jeter dans la rivière proche du sel bénit par Boniface : cette eau se révéla merveilleusement efficace. Une autre fois, sa prière calma une effroyable tempête.

Boniface estimait tellement Lioba, qu’il demandait que leurs restes fussent placés côte à côte. C’est lui qui mourut le premier (754) ; il fut enseveli à Fulda. A cette occasion, Lioba obtint la permission d’entrer dans la clôture des moines pour aller prier sur le tombeau du Martyr.

Quand elle mourut à Schornsheim, le 28 septembre 782, elle fut à son tour enterrée à Fulda.

Sainte Lioba est commémorée le 28 septembre dans le Martyrologe Romain.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 21:33

Juan de Cordoue

† 822

 

Voir la notice Adolfo et Juan de Cordoue

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 21:31

Adolfo et Juan de Cordoue

† 822

 

Dans le cadre de la persécution musulmane qui frappa la ville de Cordoue, s.Eulogio (v. 11 mars) recensa une cinquantaine de martyrs pour les années 850-859, mais il y en eut avant ces dates.

Adolfo (Adulfo) et Juan étaient les deux fils d’une chrétienne, Artemia, qui avait accepté d’épouser un noble musulman (ou y avait été contrainte…). Ils naquirent à Séville, où demeuraient les parents.

Ces deux frères avaient aussi une sœur, Aurea (v. 19 juillet).

Après la mort du père, Artemia pensa profitable de s’installer à Cordoue, où l’on trouvait plus de tolérance pour le christianisme.

Grâce à cette atmosphère plus libérale, les deux garçons, encouragés par leur mère, abandonnèrent l’Islam pour adhérer au Christianisme.

Vint cependant le moment où l’on somma les deux jeunes gens de renoncer à leur foi et de proclamer la supériorité de Mahomet. 

Leur refus décidé les fit condamner à mort, en l’année 822 ou 824. Leur sœur devait être martyrisée plus tard, en 856.

Les deux saints frères Adolfo et Juan de Cordoue sont commémorés le 27 septembre dans le Martyrologe Romain.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 21:29

Hiltrude de Liessies

† 769

 

Fille de Wibert, comte de Poitou, et Ada, noble Franque, Hiltrude naquit dans le Hainaut, où son père avait reçu de Pépin le Bref de grandes possessions.

Son frère s’appelait Gontrad, sa sœur Berthe.

Un jour que Wibert chassait, il arriva en un endroit si agréable, qu’il le nomma Lætitiæ (Joies), et décida d’y fonder un monastère : ce fut Liessies. Le premier abbé en fut Gontrad.

Cependant, ces pieux parents furent moins inspirés au sujet de Hiltrude, et voulurent la marier, alors qu’elle entendait se consacrer à Dieu. Pour échapper au prétendant, elle s’enfuit de nuit et alla se réfugier à l’abbaye de son frère, à Liessies.

Là, Gontrad aménagea une cellule pour sa sœur, qui y vécut dix-sept ans.

Pendant ce temps-là, les pieux parents d’Hiltrude étaient fort embarrassés et inquiets de la disparition de leur fille ; quand ils surent où elle se trouvait, ils n’opposèrent plus aucune objection. Il leur vint cependant à l’esprit que, peut-être, ils pourraient proposer leur autre fille Berthe au prétendant, Hugo, qui accepta l’offre.

Quand Hiltrude tomba malade, elle eut la joie de voir ses parents venus l’assister. Elle mourut le 27 septembre 769 (ou 785).

Des miracles eurent lieu et furent reconnus.

En 1793, la Convention réquisitionna la châsse précieuse contenant les reliques de Hiltrude ; un fidèle recueillit pieusement le chef et le remit à l’Eglise quand la tourmente révolutionnaire se calma.

Sainte Hiltrude de Liessies est commémorée le 27 septembre dans le Martyrologe Romain.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 17:21

Stefano de Rossano

925-1001

 

Stefano (Etienne) était d’une famille paysanne et naquit vers 925 à Rossano (Cosenza, Calabre, Italie).

Epris de l’idéal monastique, il rejoignit s.Nilo de Rossano (v. ce même jour) dont il devint le plus fidèle des disciples.

Nilo ne se contenta pas de la bonne volonté de Stefano, il l’aida à mettre le doigt sur son grand défaut : la paresse indolente. Ce n’est pas facile de «réveiller» un paresseux, mais Stefano montra, par son humilité et son obéissance, que la grâce de Dieu peut opérer de vrais changements dans le cœur de l’homme.

Lorsque Nilo se déplaça, Stefano l’accompagna : à Capoue, Vallelucio (Mont-Cassin), Serperi (Gaète).

C’est dans cette dernière ville qu’il mourut, en 1001.

Nilo désirait être enseveli auprès de son cher disciple, mais il dut quitter Gaète et mourut un peu plus tard à Tusculum (Grottaferrata).

Saint Stefano de Rossano est commémoré le 26 septembre dans le Martyrologe Romain, le même jour que son maître, Nilo.

 

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 17:21

Nilo de Rossano

910-1005

 

Dans une des premières familles de Rossano (Cosenza, Calabre, Italie), naquit un enfant qui reçut d’abord le nom de Nicola, par dévotion au grand s.Nicolas de Bari (v. 6 décembre).

Toute la région de Calabre était imprégnée de l’influence de Constantinople, particulièrement en ce qui concernait la liturgie. Mais aussi les habitants étaient la proie des incessantes razzias musulmanes en provenance de Sicile.

Nicola grandit dans cette ambiance «gréco-arabe» qui n’était pas de toute paix. Il devint décurion de Rossano, responsable des impôts, un poste bien en vue. Il se maria, mais fut infidèle. A la mort de son épouse, il fut touché de la grâce divine et voulut se faire moine : il avait trente ans (940). Mais il ne pouvait rester là où il était trop connu. Il rejoignit le monastère de San Nazareo, près de Seminara, où il reçut le nom de Nilos, comme ce célèbre disciple de Jean Chrysostome, ex-préfet de Constantinople devenu moine au Sinaï (v. 12 novembre).

Il alla ensuite au monastère San Mercurio à Palma (Campanie), où il se montra humble, mortifié, aimant la contemplation.

Il refusa d’être choisi comme higoumène (abbé) et se retira dans la solitude, où le rejoignirent deux disciples, dont Stefano (v. supra).

En 952, le monastère San Mercurio fut entièrement détruit par une incursion arabe. Nilo revint à Rossano, où il devint higoumène. Nouvelle invasion en 956, mais les Arabes furent repoussés.

Nil était alors devenu un personnage de référence, qu’on respectait, qu’on consultait, et qui en imposait par ses sentences pleines de sagesse - et par ses prophéties. Il ne cessait d’intervenir personnellement auprès des autorités en faveur des prisonniers, des malheureux, des opprimés, des victimes. L’émir arabe fut touché de sa générosité et lui renvoya les prisonniers avec la rançon.

Après 982, Nilo se réfugia à Capoue puis reçut du Mont-Cassin le monastère de Val Luce, où il put reprendre la liturgie en rit oriental. Ensuite,  il passa à Serperi (Gaete).

En 997 fut élu pape un intrus, Jean XVI, d’origine gréco-calabraise comme Nil. Celui-ci le supplia d’abdiquer, sans résultat. L’antipape fut détrôné, eut le nez et la langue coupés et les yeux crevés ; à son tour, l’empereur Otto III le jeta en prison : Nilo, alors - il avait quatre-vingt sept ans ! - intervint pour obtenir au moins un traitement moins cruel pour le malheureux prisonnier. Nilo annonça à l’empereur et au pape «légitime» (Grégoire V) une mort prochaine : Otto III mourut bientôt à vingt-deux ans, empoisonné ; le pape mourut à trente ans, terrassé par un mal horrible ; Jean XVI, lui, mourut en 1013, retiré dans un monastère et avec des sentiments de profonde repentance.

Après dix années passées à Serpeto, Nilo s’en vint à Tusculum, non loin de Rome, où il obtint le monastère de Sainte-Agathe. C’est là qu’il mourut en 1004 ou 1005, à quatre-vingt quinze ans.

Les moines furent successivement transférés à Grottaferrata, où il se trouvent toujours actuellement, non loin de Castel Gandolfo et Rocca di Papa.

Nilo a été appelé le Jeune, par opposition à l’Ancien, son patron de Constantinople.

Saint Nilo de Rossano est commémoré le 26 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 08:32

Principius de Soissons

† 505

 

Principius était le frère aîné de s.Remi (v. 13 janvier).

Vers 474, il fut sacré évêque de Soissons, douzième à occuper ce siège.

C’est en 486 que Soissons fut reprise par Clovis, et qu’eut lieu le fameux épisode du vase de Soissons.

Les saintes qualités de Principius aidèrent Clotilde, l’épouse de Clovis (v. 3 juin), à convaincre totalement son mari d’embrasser le christianisme. On sait que c’est s.Remi qui baptisa Clovis à Reims en 496 (ou 499), en présence des autres évêques de Gaule.

Principius profita de l’appui de Clovis pour développer le culte chrétien et l’instruction des foules.

A sa mort, en 505, ce fut son neveu (son fils ?) Lupus, qui lui succéda.

Les reliques de Principius, conservées en la cathédrale de Soissons, furent réduites en cendres par les Protestants en 1567.

Saint Principius de Soissons est commémoré le 25 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 08:32

Solemnis de Chartres

† 507

 

Puisque Solemnis (traduit Solenne, Solène, Solen) fut élu évêque de Chartres en 483, on peut donc situer sa naissance au plus tard vers 450.

Un récit qui n’est pas forcément légendaire, lui attribue la guérison d’un aveugle-muet. Il avait donc déjà une réputation de grande sainteté avant son épiscopat.

C’est sur cette réputation que Clovis s’appuya pour préconiser l’élection de Solemnis au siège de Chartres. Mais Solemnis alla se cacher pour éviter cette charge, de sorte que fut choisi l’archidiacre du diocèse, Aventinus. Lorsque ce dernier fut consacré, Solemnis sortit de sa cachette, mais fut immédiatement appréhendé par la foule qui réclama sa consécration. On le sacra évêque, Aventinus s’effaçant humblement pour laisser la place à l’Elu. En revanche, Solemnis fit ériger en diocèse la région de Châteaudun, et la confia à Aventinus.

Une autre version prétend qu’Aventinus était le propre frère de Solemnis.

Voici donc Solemnis établi treizième évêque de Chartres.

Un des rôles importants qu’il joua à cette époque, fut d’être le conseiller très écouté de Clovis ; il contribua, par sa prière, à la victoire du Prince sur les envahisseurs, et à sa conversion. Il était présent aux côtés de s.Remi et de s.Vaast (v. 13 janvier et 6 février) lors du baptême de Clovis (496 traditionnellement, 499 d’après de récentes recherches «officielles»).

Après vingt-quatre ans d’épiscopat, Solemnis s’éteignit le 24 ou 25 septembre 507, à Maillé, une commune peu distante de Tours et où l’on aurait retrouvé son tombeau, grâce à une mystérieuse lumière qui y brillait chaque dimanche.

Saint Solemnis de Chartres est commémoré le 25 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 08:31

Aunacharius d’Auxerre

† 603

 

Aunacharius (Aunachaire, Aunaire, mais aussi Aunharius, Agnarius, Anianus…) était de famille très noble et chrétienne. Ses parents, Pastor et Ragnoara, eurent un autre fils, Austrène, futur évêque d’Orléans, et une fille, Austregilde, dont le fils, Loup, fut évêque de Sens (v. 9 octobre et 1er septembre).

Jeune encore, Aunacharius fut conduit à la cour du roi de Bourgogne (Gontran, ou plutôt son prédécesseur Chilpéric). Mais Aunacharius préféra un autre Roi, celui du Ciel, et alla à l’insu de ses parents, se faire tonsurer à Tours, au tombeau de s.Martin (v. 11 novembre).

Syagrius, l’évêque d’Autun (v. 2 septembre), l’appela auprès de lui pour lui procurer une formation soignée et l’ordonna prêtre. 

En 572, le peuple et le clergé d’Auxerre choisirent d’une voix unanime Aunacharius pour gouverner leur diocèse. Aunacharius devenait ainsi le dix-huitième évêque d’Auxerre.

Outre qu’il fut d’une extrême vigilance liturgique et pastorale pour son diocèse, Aunacharius participa à plusieurs conciles : Paris (573), Mâcon (581 et 585), et convoqua ensuite un très important synode à Auxerre.

On sait qu’il y eut des troubles parmi les moniales de Sainte-Croix à Poitiers (589). Aunacharius fut de ceux qui travaillèrent à y rétablir la paix.

Aunacharius chargea un de ses prêtres, Stephanus Africanus, d’écrire la Vie de s.Amâtre et de s.Germain, deux évêques d’Auxerre du 5e siècle (v. 1 mai et 31 juillet). 

Un des prêtres d’Aunacharius, Austregisile, devint évêque de Bourges (v. 20 mai).

C’est sous l’épiscopat d’Aunacharius que le Martyrologe Hiéronymien fut mis à jour et complété. On a aussi deux lettres du pape Pélage à Aunacharius.

Aunacharius mourut en 603.

Des miracles eurent lieu avant et après la mort d’Aunacharius, au tombeau duquel se développa un  culte fervent. En 1567 cependant, les Huguenots profanèrent ces précieuses reliques.

Saint Aunacharius d’Auxerre est commémoré le 25 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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