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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 08:31

Finbarr de Cork

550-623

 

Finbarr (en irlandais Fionnbharra ou simplement Barra) vit le jour à Templemartin (Bandon, Irlande S) vers 550, d’un certain Amergin, un maître forgeron au service du roi Tighernach de Ui Eachach. Contrairement à la volonté de ce dernier, Amergin épousa une femme de la maison royale et le terrible roi voulait les faire brûler vifs, mais une providentielle pluie éteignit le feu.

Leur enfant reçut d’abord le nom de Luan. Il eut peut-être une sœur nommée Lassar.

Quand l’enfant eut sept ans, il fut pris en charge par trois clercs de Munster et fit ses études à Sliabh Muinchill, où il fut tonsuré. Au moment de le tonsurer, le ministre remarqua la belle chevelure de l’adolescent et se serait exclamé : Fair (= fine) is the hair (= barra) of Luan, à quoi l’autre ministre répondit :  Appelons-le Finn Barr (en irlandais Fionnbharra, comme on l’a dit plus haut).

Elevé et formé par un disciple de s.Grégoire le Grand (v. 12 mars), Finbarr s’en vint à Rome. Au retour, il visita s.David de Menevia (v. 1er mars) : ce dernier lui donna un cheval, avec lequel il put traverser les flots pour regagner l’Irlande… Peut-être avait-il plus de foi que s.Pierre qui ne put faire que quelques pas pour rejoindre le Christ sur le lac de Tibériade (cf. Mt 14:29–31) !

Pour compléter sa formation, Finbarr se serait alors établi sur une île d’un petit lac appelé Loch Irce ; l’île porte maintenant le nom de Gougane Barra. Il aurait construit un bon nombre de petites églises en différents endroits.

Vers 606, Finbarr se fixa dans la région de Munster et de nombreux disciples, moines et étudiants le rejoignirent, donnant naissance à l’important centre culturel de Cork, dont on disait : Ionad Bairre Sgoil na Mumhan, c’est-à-dire La fondation de Finbarr, c’est l’école de Munster, mais les Anglais modernes du collège universitaire de Cork interprètent : Là où Finbarr enseigne, Munster apprend.

On dit que de Cork sortirent dix-sept saints évêques. On trouve aussi que Finbarr lui-même aurait été sacré évêque, et aurait eu un épiscopat de soixante-dix ans, ce qui est franchement impossible.

Après une dernière visite à Gougane Barra, Finbarr s’éteignit à Cell na Cluaine (Cloyne) le 25 septembre 623.

Saint Finbarr de Cork est commémoré le 25 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 08:28

Ermenfroi de Cusance

† 670

 

Ermenfredus - Ermenfroy - naquit au début du 7e siècle d’Ermenricus et Waldalina, de riches et nobles parents du comté de Bourgogne, dans leur domaine de Ranustal (Clerval, Montbéliard, Doubs).

Les deux frères Ermenfroi et Vandelin furent un temps à l’école du palais du roi Clotaire II, puis Ermenfroi entra à l’abbaye de Luxeuil.

Ordonné prêtre, il fut chargé par l’abbé Walbert (v. 2 mai) de relever un ancien couvent en ruines, à Cusance (Baume-les-Dames, Besançon).

Ermenfroi commença par rendre leur liberté aux serfs de la propriété. Puis il y installa une petite communauté qui dépendait de Luxeuil, et dont il fut l’abbé. On observait la Règle de s.Colomban (v. 23 novembre).

Ermenfroi mourut le 25 septembre 670.

Des miracles eurent lieu au tombeau d’Ermenfroi. Un aveugle recouvra la vue en se prosternant devant le tombeau ; une possédée fut libérée après y avoir prié ; l’huile de la lampe non seulement ne se consumait pas, mais se dédoublait, pouvant ainsi en alimenter une autre.

Saint Ermenfroi de Cusance est commémoré le 25 septembre dans le Martyrologe Romain.

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 09:49

Loup de Lyon

6e siècle

 

De l’évêque Loup (Lupus) on a avancé qu’il avait été précédemment anachorète.

Il fut le vingt-cinquième évêque à occuper le siège de Lyon, après s.Viventiolus (v. 12 juillet) qui mourut en 523. On en peut déduire que Loup naquit au plus tard à la fin du 5e siècle.

Un document de 528 environ parle de lui comme d’un moine illustre.

En 538, Loup présida le troisième concile d’Orléans : on y rappela l’importance du Jour du Seigneur (le dimanche) et l’interdiction de travailler aux champs ce jour-là ; il y fut fait interdiction aux clercs de pratiquer l’usure, aux prêtres de critiquer leur évêque.

C’est actuellement l’unique fait connu de la vie de ce saint Loup, dont on ignore la date précise de la mort, puisque nous ne savons pas non plus quand son successeur monta sur le siège épiscopal (peut-être vers 545 ?).

Saint Loup de Lyon est commémoré le 24 septembre dans le Martyrologe Romain.

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 09:48

Isarn de Marseille

977-1047

 

Isarn était toulousain.

Après sa formation auprès des chanoines de Pamiers, il entra au monastère Saint-Victor de Marseille.

S’étant décidément engagé dans la voie de la sainteté, il fut bientôt choisi pour être prieur et, quand on eut besoin d’élire un abbé, le choix unanime se porta sur Isarnus, en 1020.

Le nouvel abbé demeura ce qu’il était déjà : humble et mortifié. Servait-on du poisson de bonne qualité ? Il éliminait longuement la tête et les arêtes, et finalement sa portion intacte et nettoyée allait aux mendiants.

Il ne se déshabillait jamais pour dormir ; après un bref somme au début de la nuit, il allait furtivement prier à la crypte des martyrs. Parfois on l’y trouvait à l’heure des matines, raidi par le froid ; il fallait l’emporter.

Il portait directement sur lui un cilice, qu’il ne quittait jamais. 

L’abbé de Cluny, s.Odilon (v. 1er janvier), l’estimait beaucoup, trouvant qu’il excellait en chacune des vertus. Taquin, il le traitait même d’hypocrite, tant il lui semblait un surhomme. Tous les deux, Odilon et Isarn, préconisèrent la Trève de Dieu, aux synodes d’Arles et de Nice (1040).

Du vivant d’Isarn, des signes merveilleux s’opérèrent par sa prière et sa sainteté : du vin abondant alors qu’on manquait, de l’eau fraîche qui guérit la fièvre, des morts qui se manifestent à Isarn pour lui demander des prières en suffrage pour eux ; même le cheval d’Ysarn savait contourner un arbre dont les branches basses auraient pu déranger le cavalier…

Isarn était actif aussi. L’abbaye Saint-Victor de Marseille fut entièrement reconstruite, elle prit de l’essor et essaima : à Vienne en Gaule, ainsi qu’en Catalogne.

Ultime marque de charité : Isarn se rendit en Espagne pour racheter aux Arabes des religieux raflés dans leurs razzias.

Il mourut à Saint-Victor, le 24 septembre 1047.

Saint Isarn de Marseille est commémoré le 24 septembre dans le Martyrologe Romain.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 14:11

Adamnan d’Iona

624-704

 

Sans doute né à Drumhome (Ulster), vers 624, de Ronan, Adamnan pouvait être apparenté au célèbre s.Columba (v. 9 juin).

Adamnan signifierait petit Adam.

Entré à son tour au monastère d’Iona, il en devint le neuvième abbé en 679.

De par son origine, son rang et son ascendant personnel, Adamnan joua un grand rôle dans la vie ecclésiastique et sociale de son époque.

Vers 686, il fit une démarche auprès du roi de Northumbrie, par ailleurs son élève, et obtint la libération de soixante prisonniers irlandais.

Vers 688, durant une visite à l’abbaye de Jarrow, il se rallia à la position de s.Ceolfrid (v. 25 septembre ?) pour la date de Pâques, que désormais il recommanderait partout où il pourrait. Si son propre monastère d’Iona fut lent à accepter la réforme, il eut plus de succès auprès des Irlandais durant son voyage de 692.

Vers 697, dans un synode tenu à Birr, Adamnan fit approuver une Loi destinée à protéger les faibles, les femmes, les enfants, les ecclésiastiques ; il y est stipulé que les femmes n’auraient pas à assumer d’obligations militaires… 

Un jour à Iona, aborda un navire que les tempêtes avaient balloté et égaré de son chemin ; à bord se trouvait un évêque gaulois qui revenait de Jérusalem. Adamnan le reçut fraternellement et l’on pense que c’est grâce aux souvenirs de cet évêque qu’Adamnan rédigea un Guide pour la Terre Sainte, fort détaillé.

S.Bède (v. 25 mai) le jugeait un homme bon et sage, ayant une connaissance très distinguée de la science des Ecritures.

Adamnan avait une grande vénération pour s.Martin de Tours (v. 11 novembre). Il rédigea aussi une Vita de s.Columba.

Adamnan mourut le 23 septembre 704.

Saint Adamnan d’Iona est commémoré le 23 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 14:09

Martyrs de Syracuse : Andrea, Giovanni, Pietro, Antonio

† 883

 

En 881, la ville de Syracuse (Sicile) fut prise par les Arabes.

Soit que des Chrétiens eussent tenté de résister à l’envahisseur, soit que les Arabes voulussent imposer la terreur par quelque supplice exemplaire, quatre habitants de cette ville furent emmenés en Afrique, où ils furent suppliciés, peu après 881.

Ces quatre saints Martyrs sont commémorés le 23 septembre dans le Martyrologe Romain.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 09:53

Florent du Mont-Glonne

4e siècle

 

Un ermite du nom de Florent s’établit au 4e siècle sur le Mont Glonne (Maine-et-Loire).

Il pouvait s’agir de Florent d’Anjou. Avec des condisciples, il construisit une église, autour de laquelle seront édifiées des cellules, plus tard une magnifique abbaye.

Les moines bénédictins de cette abbaye subirent beaucoup de destructions et durent se réfugier maintes fois. Lorsqu’on fonda l’abbaye de Saint-Florent-le-Jeune à Saumur, celle du Mont-Glonne prit le nom de Saint-Florent-le-Vieil.

Lors de la Révolution et de la Guerre de Vendée, l’église abbatiale servit de prison pour des milliers de Vendéens, hommes, femmes et enfants, que les soldats massacrèrent sans pitié lors des fusillades du Marillais. Ensuite, le monastère fut vendu en trois lots.

Tout cela est fort intéressant, mais on ne sait rien sur saint Florent.

Saint Florent du Mont-Glonne est commémoré le 22 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 09:52

Silvanus de Levroux

5e siècle

 

La collégiale de Levroux ou petite cathédrale du Berry (Indre) est suffisamment imposante et belle, ainsi que son orgue, datant de 1502, pour qu’on puisse supposer que s.Silvanus ait été un personnage renommé.

Silvanus aurait vécu au 1er siècle et, avec Silvestre, aurait accompagné s.Pierre au départ d’Antioche. Ce dernier les envoya prêcher en Berry : Silvestre mourut en cours de route, Silvanus retourna à Rome et reçut de Pierre le pouvoir de ressusciter Silvestre. Tous deux, avec la vierge Rodène récemment convertie, parviennent à Gabatum, où ils prêchent, font des miracles, guérissent les infirmes, chassent les démons.

D’après Sulpice Sévère, s.Martin de Tours vint à Gabatum vers 380, y détruisit un temple païen et guérit de la lèpre le seigneur de l’endroit, ce qui donna lieu à l’expression Vicus Leprosus (village du lépreux) et maintenant Levroux.

D’après les historiens, on ne peut pas beaucoup se fier aux récits concernant s.Silvanus.

Signalons avant de conclure qu’il n’est pas vraiment justifié d’écrire Sylvanus ou Sylvestre, puisque ces prénoms remontent à l’origine latine Silva (forêt), qui n’a que tardivement été orthographiée Sylva.

Saint Silvanus de Levroux est commémoré le 22 septembre dans le Martyrologe Romain, qui en fait un ermite du 5e siècle environ.

 

 

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 09:52

Lô de Coutances

† 565

 

Lauto ou Laudus, dont le nom a été donné à la ville bien connue de Saint-Lô, anciennement Briovera, était probablement originaire de cette localité.

Quand il fut nommé évêque de Coutances, vers 525, on le vit signer évêque de Coutances ou de Briovera. Mais qu’il ait été ordonné évêque à douze ans, ne semble pas être acceptable.

A Coutances, il fut le cinquième évêque.

On sait qu’il fut présent aux conciles d’Orléans de 533, 538 et 549. A celui de 541, il se fit représenter.

D’autres mentions de lui existent, lorsqu’il fut présent aux obsèques de s.Marcoul ou de s.Paterne d’Avranches (v.1er mai et 15 avril).

Lô s’éteignit vers 565, donc après un épiscopat d’environ quarante années.

Saint Lô de Coutances est commémoré le 22 septembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 09:51

Emmeram de Ratisbonne

† 652

 

Les plus anciens documents connus parlent de Haimhramm, un ermite originaire de Poitiers. Selon les sources, l’orthographe varie : Emmeran, Haimeran…

Il ne semble pas possible de retenir qu’Emmeram était d’abord évêque à Poitiers. Mais parvenu dans la région de Regensburg (que les Français appellent Ratisbonne), le duc l’aurait supplié de rester là pour évangéliser les habitants de la ville et des environs.

Après trois années d’apostolat, il reçut la confidence de la fille du duc, Uta, qu’elle était enceinte d’un domestique du château. Pour leur épargner à tous les deux les foudres du duc, Emmeram s’offrit à assumer la paternité de l’enfant. Puis il partit à Rome expliquer au pape la situation, avec l’intention d’exposer ensuite la vérité au duc.

Durant l’absence de l’évêque, Uta exposa à son père la version des faits imaginée par Emmeram. Furieux, le duc envoya son fils à la poursuite de l’évêque, qu’il retrouva non loin de Münich ; au lieu-dit Kleinhelfendorf, il fit attacher Emmeram à une échelle et on lui tailla un à un les membres et les organes de son corps ; à la fin, on le décapita.

Mais quand le duc apprit la vérité des choses, il fit exhumer les restes d’Emmeram pour les enterrer avec honneur.

Une récente analyse des reliques d’Emmeram a mis en évidence l’estrême brutalité des coups que reçut le Martyr.

Saint Emmeram de Ratisbonne est commémoré le 22 septembre dans le Martyrologe Romain.

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