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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:00

Proclo de Bisignano

† 975

 

Une revendication locale faisait remonter l’origine de la famille de Proclo à l’antique maison latine des Sabini et de Gneo Manlio.

Proclo était de Bisignano (Cosenza, Calabre, Italie SO).

Quelques indices firent penser que Proclo était de famille aisée.

C’est ainsi qu’une chronique ou Vie de s.Nil (v. 26 septembre) nous donne un certain nombre de détails du disciple de s.Nil que fut Proclo. En voici la teneur : 

Le bienheureux et très saint Proclo fut un personnage doué d’une instruction encyclopédique : son esprit était véritablement une arche d’œuvres tant profanes que sacrées. Avant d’être moine, jeune encore, il s’était imposé ce style de vie : il jeûnait chaque jour jusqu’à l’heure de vêpres, lisant, se privant d’aliments cuits ou de boissons agréables ; depuis vêpres jusqu’aux vigiles de la nuit, il visitait toutes les églises du pays, récitant intégralement le psautier et exécutant devant la porte de chaque église maintes prostrations : c’est lui-même qui en avait défini le nombre, que Dieu seul connaissait. Une fois entré dans la vie monastique, ayant reçu de notre saint Père Nil l’habit de la vie religieuse, il s’imposa une telle abstinence et une telle rigoureuse ascèse, il mortifia tellement tous ses membres, qu’il en conçut de pénibles maladies, qu’il supporta jusqu’à son dernier souffle de vie.

La science immense de Proclo le fit appeler encyclopédie vivante. C’est de cette vaste culture qu’on croit pouvoir déduire qu’il était d’origine noble.

Le monastère où vécut Proclo sous la conduite de Nil, est probablement situé dans le fameux Mercurion, une région limitrophe entre Lucanie et Calabre, où fleurit une véritable colonie de monastères et ermitages durant les 10e et 11e siècles. Ce n’est que plus tard en effet, que Nil s’installa à Grottaferrata, près de Rome.

On croit que Proclo mourut vers 975. 

On est en droit de se demander pourquoi Proclo et tant d’autres dans l’histoire purent à ce point tenir leur corps en esclavage, d’en concevoir des plaies, des maladies, qui certainement accélérèrent leur fin de vie. L’Eglise ne permet pas les mortifications qui peuvent altérer la santé, ni même celles dont les sujets pourraient en retirer quelque vanité. Les Saints et les Saintes qui ont pratiqué des mortifications parfois jusqu’aux extrêmes de la possibilité humaine, ont pu le faire à cause de leur amour total pour Dieu, ou parfois aussi avec une mystérieuse permission divine, que seuls les grands Mystiques ont connue. La morale chrétienne en revanche, nous invite à supporter les petits moments difficiles de chaque instant avec paix et sérénité, sans impatience ni révolte intérieure, ce qui est d’ailleurs autrement difficile et méritoire.

Saint Proclo est maintenant commémoré le 19 février au Martyrologe Romain.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:00

Mansuetus de Milan

† 681

 

Mansuetus était né à Rome, de la grande famille des Savelli.

Sa science et ses mœurs parfaitement intègres le désignèrent en 672 pour devenir le quarantième évêque de Milan.

Si Mansuetus fit honneur à son nom (mansuetus = doux), sa plume fut autrement sévère contre l’hérésie monothéliste. 

Il célébra un concile dans sa ville en 679, et assista à celui de Rome en 680, convoqué par Agathon (v. 10 janvier), contre le monothélisme ; on y désigna ceux des participants qui iraient au prochain concile de Constantinople : Mansueto n’était pas du nombre.

Au retour du concile de Rome, il fut atteint par une contagion et mourut le 19 février 681, ce qui exclut qu’il ait participé au concile de Constantinople de 681.

Dans la liturgie ambrosienne, qui ne célèbre pas de festivité en période de Carême, saint Mansuetus est commémoré le 2 septembre, mais il est inscrit au 19 février dans le Martyrologe Romain.

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 00:00

Barbatus de Benevento

610-682

 

Barbatus (ou Barbas, en italien Barbato) naquit vers 610 dans le petit village de Vandano (Cerreto Sannita, Benevento, Campanie, Italie (CS), dans une famille pauvre, mais chrétienne. 

A la maison comme à l’école, il apprit à lire l’Ecriture, qui le passionna, et grandit ainsi dans une grande innocence de vie.

Il reçut le sacerdoce, peut-être avec dispense d’âge, et fut tout de suite chargé de la prédication et on lui confia la paroisse de Morcone.

Son zèle pour la réforme des mœurs et la restauration de la discipline lui suscita des ennemis ; il fut en butte à une persécution atroce, qu’il supporta en toute humilité, patience et charité. Des rumeurs calomnieuses contre son honneur et sa chasteté pouvaient rendre son ministère infructueux ; il fut donc rappelé à Benevento, où il continua à prêcher par la parole et surtout par l’exemple.

Les Lombards qui avaient récemment conquis le duché de Benevento (590), y avaient aussi implanté leurs superstitions, et l’on vénérait çà et là une vipère en or ou un arbre «sacré». Pour venir à bout de ces pratiques abominables, Barbatus accompagna sa prédication de prières et de jeûnes ardents. Il fut aussi inspiré par Dieu pour prophétiser aux habitants de Benevento le siège de la ville par l’armée impériale, mais aussi la déroute de l’armée, si l’on recourait à l’intercession de la Sainte Vierge : tout ceci arriva effectivement, et le peuple se convertit.

Quand l’évêque de Benevento mourut, durant ce siège, ce fut Barbatus qui fut choisi unanimement pour lui succéder (633). Le nouvel évêque profita de sa mission pour pourchasser jusqu’aux ultimes restes de la superstition : la vipère en or fut fondue et il en fit un calice, pour que le Sang rédempteur couvrît les fautes du peuple ; l’arbre «sacré» fut abattu sans tarder.

C’est sous son épiscopat que le sanctuaire de Saint-Michel au Mont Gargan fut adjoint au diocèse de Benevento (il passa plus tard à celui de Manfredonia).

En 680, Barbatus participa au concile romain convoqué par le pape Agathon (v. 10 janvier) et souscrivit l’année suivante à celui de Constantinople, qui condamnait définitivement l’iconoclasme.

Peu après, le 19 février 682, il mourut à Benevento, auréolé de sainteté.

Saint Barbatus est commémoré le 19 février au Martyrologe Romain.

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 00:07

Tarasios de Constantinople

730-806

 

Tarasios (devenu Taraise en français) naquit vers 730 à Constantinople, de famille patricienne. Son père Georgios était éparque, haut magistrat connu pour son intégrité ; sa mère, Encratia, était un modèle de piété.

Le jeune homme grandit donc dans une ambiance favorable au développement de la vertu et de l’honnêteté. Il devint consul, puis secrétaire d’état sous l’impératrice Irini et son fils Constantinos.

Il faut rappeler ici que le patriarche de Constantinople, Paulos IV, avait eu la faiblesse de pencher du côté des iconoclastes ; mais en 784, une forte maladie le fit réfléchir et, plein de remords, il décida de se retirer dans le monastère de Florus. Il se jugeait digne d’être frappé d’anathème par les autres patriarches, et craignait le jugement de Dieu. Il désigna comme remplaçant Tarasios lui-même.

L’élu protestait : il n’était que laïque, n’avait aucune formation pour cette charge… Rien à faire, tous n’avaient d’yeux que pour lui. Il mit alors une condition : il faudrait réunir un concile général pour proclamer la foi catholique et consolider l’union des Eglises, déchirées par l’hérésie iconoclaste.

Tarasios fut donc sacré le jour de Noël 784 : à  cette date, l’Eglise n’était pas encore divisée par le déplorable schisme, et les fêtes étaient les mêmes en Orient et en Occident. On fêtait donc Noël le 25 décembre.

Il eut le souci de se mettre immédiatement en contact avec le pape Adrien Ier, lequel d’un côté déplora qu’on eût enfreint aux saints canons en élisant un laïque, d’autre part cependant reconnut là la volonté de Dieu.

Nouvel Ambroise (v. 7 décembre), Tarasios se mit entièrement à l’étude des Ecritures et des Pères pour être à même de bien exercer sa mission. Il se donna tout entier aux veilles, à la prière fervente ; il chercha à n’imiter que le Christ, dont il se sentait le serviteur : il ne souffrait pas de recevoir les services les plus ordinaires. Humble et généreux, il distribuait tout ce qu’il pouvait aux pauvres et pourvut des hôpitaux. Il fit construire à ses frais un monastère sur le Bosphore.

En 786, le concile si ardemment désiré s’ouvrit à Constantinople, mais à cause d’une faction d’iconoclastes qui vint perturber sérieusement l’ouverture de la première session, on se transporta à Nicée. L’hérésie condamnée, Tarasios se montra particulièrement prudent envers les responsables hérétiques : il les ré-admit dans la communion en les confirmant à leurs sièges respectifs. Le concile condamna à nouveau également la simonie.

Ces bons résultats ne suffisaient pas à Tarasios. Il rencontra aussi des difficultés. C’est ainsi qu’il refusa catégoriquement d’annuler le premier mariage de Constantinos, mais n’osa pas condamner le prince ; il condamna cependant le prêtre qui avait osé bénir le second mariage. Finalement, la mort de Constantinos effaça le scandale.

Les dernières années de Tarasios se passèrent dans le calme, mais la maladie l’attaqua. Il la supporta patiemment, comme une épreuve purificatrice. Il célébra la Messe jusqu’à la fin. Quelques jours avant sa mort, un témoin l’entendit, en extase, discuter avec les démons, qui fouillaient dans toute sa vie pour y trouver quelque manquement grave : mais Tarasios répondait calmement et retrouva finalement la paix.

Il s’endormit le 18 février 806 et fut enseveli dans le monastère qu’il avait fait construire.

Saint Tarasios est commémoré le 18 février au Martyrologe Romain.

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 00:06

Eladio de Tolède

566-633

 

Eladio (ou Heladio) naquit vers 566 en Espagne, issu d’une famille princière.

Jeune, il recouvra des charges importantes à la cour des rois goths d’Espagne, comme de gouverneur de la province de Cartagena ; il fut membre de l’Aula Regia sous Sisebuto, ce roi qui fit construire l’église Sainte-Léocadie à Tolède.

Eladio aurait exprimé au roi sa préférence pour l’expulsion des Juifs du royaume : ceux-ci n’étaient pas nombreux alors, et pouvaient être montrés du doigt par des Chrétiens, tandis que, s’ils se rapprochaient d’autres coreligionnaires, ils pouvaient, pensait Eladio, se soutenir et s’entraider.

De temps en temps, Eladio s’arrêtait au monastère d’Agali et prenait part aux travaux des moines. Il finit par y rester : il prit l’habit et émit la profession ; c’était peut-être un monastère bénédictin. En 605, Eladio fut élu abbé.

En 615, il fut nommé archevêque de Tolède, à quarante-neuf ans. Pendant les dix-huit années de son épiscopat, il donna l’exemple de toutes les vertus, particulièrement de la générosité envers les pauvres.

Eladio mourut en 633.  Certains avancent qu’il démissionna peut-être quelques années plus tôt de sa charge épiscopale pour se retirer dans le silence du monastère.

Saint Eladio est commémoré le 18 février au Martyrologe Romain, qui ne parle pas de cette éventuelle démission.

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 00:00

Finan de Lindisfarne

† 661

 

Ecossais, ou plus probablement irlandais, Finan fut moine à Iona, sous la règle de s. Columba (v. 9 juin).

Passionné par l’étude, il acquit de très vastes connaissances et tous (sauf lui) lui prévoyaient un glorieux avenir.

Et voilà qu’il fut nommé évêque de Lindisfarne en 651.

Il construisit sa cathédrale selon l’habitude celtique : non pas en pierre, mais en bois et recouverte de joncs, et la dédia à saint Pierre (v. 29 juin), puis aussi l’église Sainte-Marie à l’embouchure de la Tyne.

Animé d’un esprit missionnaire, il étendit son influence à la région voisine et amena à la foi les deux rois d’Essex et de Mercie, Peada et Sigebert. C’est Finan aussi qui ordonna évêque s. Cedd (v. 26 octobre).

Finan fonda en 656 l’abbaye de Whitby, qui fut le théâtre d’un concile en 664, concernant la date de Pâques. Finan ne connut pas ce concile, mais on sait qu’il restait attaché aux habitudes celtiques, et il ne put jamais s’adapter à la date romaine.

Le nom de Finan est aussi lié au lac Currane (Kerry, Irlande), en raison du monastère où l’évêque travailla pendant quelque temps. 

Finan mourut en 661 au monastère de Clúain Ednech, qu’il avait également fondé. Son successeur fut s.Cuthbert (v. 20 mars).

Il ne fut jamais mentionné dans les calendriers romains, très probablement en raison de son attachement à la date de Pâques. Mais sa fête fut rétablie en Ecosse en  1898.

Saint Finan est maintenant commémoré le 17 février au Martyrologe Romain.

 

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 00:00

Silvino de Crémone

† 773

 

Silvino était né à Crémone (Italie N), où il acquit une réputation de saint homme, aux mœurs très pures et à la vie remplie d’actions vertueuses. Sa famille avait d’anciennes et nobles racines romaines.

Sous l’épiscopat de Zeno, Silvino était diacre et vidame. Dans cette dernière fonction, Silvino jouait un rôle important dans l’administration de la ville, au nom de l’évêque. A la mort de Zeno, qui était bénédictin, Silvino fut appelé à devenir le dix-neuvième évêque de Crémone, vers 733.

Les historiens furent unanimes à louer les vertus de Silvino : sa doctrine, sa prudence et sa douceur, sa charité et son zèle.

C’est sous son épiscopat que furent construits les oratoires de s. Donato (?) et des ss. Vito et Modesto (v. 15 juin ?).

En 754, d’après la tradition populaire, Silvino posa la première pierre de la grande tour (campanile) de la cathédrale : ce torrazzo est très célèbre, car avec ses 112,7 mètres de hauteur, c’est la tour la plus haute en Italie pour l’époque pré-moderne ; en Europe, des campaniles construits en briques, seule la tour de Landshut (Bavière) la dépasse. On y monte par un escalier de plus de cinq cents marches ; elle abrite sept cloches, dont la plus grosse pèse plus de trois tonnes, ainsi que la plus grande horloge astronomique du monde, avec un cadran de huit mètres.

Silvino gouverna l’Eglise de Crémone, dit-on, avec la plus grande prudence et la plus exacte discipline ecclésiastique.

Son épiscopat dura trente-neuf ans, ou peut-être même quarante-trois ans, si on le fait mourir en 776, quoique la date habituellement acceptée soit 773.

Saint Silvino est commémoré le 17 février au Martyrologe Romain.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 00:08

Quinidius de Vaison

† 579

 

Quinidius vint au monde à Vaison-la-Romaine (act. Vaucluse).

Ses parents eurent la bonne inspiration de le confier à des ecclésiastiques, qui l’orientèrent dans les voies du Seigneur. Quinidius était modeste, doux, chaste.

Il se fit d’abord ermite près de Toulon, puis à l’abbaye de Lérins.

Il est dit que l’évêque de Vaison en fit son archidiacre et se fit représenter par lui au concile d’Arles de 552.

Quinidius devint alors le coadjuteur de l’évêque Theodosius (v. 14 février) et lui succéda en 556, comme quinzième évêque de Vaison, toujours plus humble et plus doux.

Il participa à deux conciles de Paris en 557 et 573. Celui de 557 faisait suite à une disposition du roi Childeric Ier contre le culte des idoles et à l’élection de s.Germain au siège de Paris (v. 28 mai) ; celui de 573 en revanche eut lieu après l’élection de Grégoire de Tours (v. 17 novembre).

Lorsque le comte d’Auxerre, Mommol, qui avait repoussé les Lombards, passa à Vaison et célébrait sa victoire, Quinidius ne voulut pas ajouter à l’orgueil de Mommol et évita de venir le saluer. Mommol en fut terriblement vexé et accabla d’injures l’évêque. Quinidius ne répondit rien, mais Mommol fut prit d’un mal violent en sortant de Vaison, et Quinidius pria pour sa guérison : Mommol alors se repentit de sa gloriole et offrit de riches présents à l’évêque.

Quinidius mourut vers 579.

Saint Quinidius est commémoré le 15 février au Martyrologe Romain, lendemain de la commémoraison de son prédécesseur Theodosius.

Le diocèse de Vaison a été rattaché à celui d’Avignon ; il demeure le siège d’un évêché titulaire, dont le titre peut s’attribuer à un évêque démissionnaire.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 00:07

 

Severus d’Antrodoco

† 530

 

Severus était un prêtre dans vallée d’Antrodoco (Rieti, Latium, Italie C), et s’occupait d’une église dédiée à Notre-Dame.

L’événement qui va être raconté, nous vient du saint pape Grégoire le Grand (v. 12 mars).

Severus était en train de tailler sa vigne, quand on lui annonça qu’un malade était mourant. Il prit le temps d’achever sa besogne et se mit en chemin, lorsqu’on vint lui dire que le malade était mort. Il en fut tout contrarié et se reprocha son retard. Il alla cependant auprès du mort et pria intensément avec beaucoup de larmes, jusqu’à ce que le défunt revînt à la vie. Il raconta que les démons l’emmenaient déjà en enfer, mais qu’un ange de lumière était arrivé, avait arrêté le funeste cortège, parce que le prêtre Severus était en prière et que le Seigneur lui avait accordé la vie de cette âme. Severus alors s’entretint avec le ressuscité, l’exhorta au repentir et, huit jours après, le pécheur repenti mourut réellement et alla, cette fois-ci, directement, au Paradis.

Il mourut vers 530.

Saint Severus est commémoré le 15 février au Martyrologe Romain.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 00:00

Sigfrid de Wexiow

† 1002

 

Au 10e siècle, le roi suédois s.Olaf (v. 29 juillet) demanda au roi anglais Edred de lui envoyer des missionnaires pour reprendre l’évangélisation inaugurée par s. Oscar (v. 3 février) deux siècles plus tôt. C’est ainsi que Sigfrid, un prêtre d’York, s’embarqua courageusement pour cette difficile mission.

On ne connaît pas les antécédents de Sigfrid. On pourrait supposer que, juste avant de partir, il reçut la consécration épiscopale des mains de l’évêque d’York, Wulfstan. 

Sigfrid ne partait pas seul. Il avait avec lui trois neveux : Unaman, Sunaman et Wiaman.

Visiblement Dieu était avec eux. A peine eut-on abordé sur les côtes de Gothland en juin 950, que Sigfrid planta une croix et construisit une église : il célébrait la divine Liturgie avec de beaux ornements qu’il avait apportés avec lui et prêchait à la population, aidé en cela par des interprètes. Parmi les conversions, il se choisit douze disciples, comme fit le Christ.

L’un d’eux vint à mourir : il l’enterra chrétiennement, posant une croix sur sa tombe.

Les conversions furent si nombreuses et solides, que bientôt la croix fut érigée triomphalement dans les douze tribus qui composaient le territoire de Gothland. La fontaine où Sigfrid baptisait les catéchumènes et qui prit le nom de Wexiow fut longtemps marquée par un monument sur lequel on avait gravé le nom des douze premiers convertis.

Ce qui frappait les foules, c’était d’abord les belles cérémonies liturgiques, mais ensuite l’enseignement des grands mystères chrétiens, et surtout la mortification, le désintéressement, le zèle des missionnaires.

Sigfrid établit deux évêques pour les régions orientale et occidentale du Gothland, respectivement à Lingkoping et Scara, tandis qu’il continuait d’administrer son diocèse de Wexiow, aidé par ses trois neveux, Unaman, Sunaman et Wiaman, qu’il ordonna prêtre, diacre et sous-diacre.

Voulant ensuite porter la Bonne Nouvelle plus au nord, il confia le diocèse aux trois frères. Le roi Olaf reçut Sigfrid avec profond respect et grande joie ; il reçut le baptême avec sa cour et son armée. Sigfrid fonda des églises, consacra deux évêques pour Upsal et Strengues. Celui d’Upsala devint par la suite (1160) métropolitain pour tout le royaume.

Pendant ce temps, cependant, les trois neveux laissés à Wexiow furent victimes d’une incursion de bandits qui les massacrèrent. Sigfrid, l’apprenant, se hâta de rejoindre son diocèse ; les brigands avaient décapité les trois martyrs, caché les corps au fond d’une forêt et jeté les têtes avec de grosses pierres au fond d’un lac. Mais Dieu permit à Sigfrid de les retrouver miraculeusement. 

Le roi Olaf fit rechercher les auteurs de ces martyres ; on les retrouva ; il aurait voulu les faire exécuter, mais Sigfrid intercéda pour eux ; Olaf les condamna à une très forte amende au profit de Sigfrid, mais ce dernier, malgré son extrême pauvreté, refusa énergiquement. Cette attitude miséricordieuse amena les coupables à la conversion.

Sigfrid mourut vers 1002 et fut inhumé dans la cathédrale de Wexiow. Le pape anglais Adrien IV le canonisa en 1158. 

Les Suédois honorèrent Sigfrid, leur apôtre, d’un culte tout particulier, jusqu’au moment de la Réforme. Le dernier évêque catholique de ce siège mourut en 1530.

Wexiow est l’actuelle ville verte de Växjö.

Saint Sigfrid est maintenant commémoré le 15 février au Martyrologe Romain.

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