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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 00:02

Fulgencio d’Écija

550-632

 

Il ne s’agit pas ici de Fulgentius de Ruspe (v. 1er janvier).

Les dates de Fulgencio restent approximatives, étant déduites de données elles-mêmes incertaines.

Il naquit donc vers 550 à Cartagena (Espagne), deuxième fils de Severiano et Túrtura (à moins que ce dernier nom soit celui de la grand-mère), dont quatre de leurs cinq enfants sont inscrits au Martyrologe : Leandro et Isidoro, tous deux évêques de Séville (v.  13 mars et 4 avril), Florentina, abbesse (v. 28 août). La benjamine s’appelait Teodosia.

Vers 554, Severiano s’enfuit de Cartagena, envahie par les troupes bizantines, et vint se réfugier à Séville, où naquit son plus jeune fils Isidoro.

A la mort des parents, Leandro devint un peu le chef de famille de ses deux frères, tandis que Florentina s’occupait aussi maternellement du plus jeune, Isidoro.

La formation de Fulgencio fut certainement très soignée ; certains l’envoient chez les Bénédictins comme son frère Leandro et en font même un abbé. Il devint évêque d’Astigi (act. Écija), au moins en 610, mais on ne sait quand commença son épiscopat, peut-être dès 600.

En 619 il participa au concile de Séville, présidé par son frère Isidoro.

C’est Isidoro qui lui dédicaça son ouvrage sur les Offices ecclésiastiques.

Fulgencio mourut vers 632, et son dies natalis est au 14 janvier dans le Martyrologe Romain.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 00:01

Datius de Milan

† 552

 

Ce qu’on sait de cet archevêque est qu’il fut sur le siège épiscopal de Milan depuis environ 530.

On le faisait descendant de la famille aristocratique des Agliati.

Sa générosité alla jusqu’à dépouiller son Eglise de toutes ses richesses pour venir en aide à la population éprouvée par les guerres qui désolaient l’Italie. Il sollicita la générosité du prince goth Theodato, en vain celle de Belisario.

Il se peut même qu’il ait été fait prisonnier et que, libéré ou plutôt chassé, il alla chercher refuge à Constantinople dès 545.

Durant son voyage, il s’arrêta à Corinthe où, d’après le témoignage de s. Grégoire le Grand (v. 12 mars), il délivra un possédé (ou une maison hantée) et passa tranquillement la nuit chez celui-ci.

A Constantinople il retrouva le pape Vigile, convoqué par l’empereur. Datius se rangea énergiquement du côté du pape et soutint ouvertement la doctrine de l’Eglise.

Un concile œcuménique devait se tenir à Constantinople en 553, mais Datius mourut sans l’avoir connu, à la date, parfois contestée, du 14 janvier 552, son dies natalis dans le Martyrologe Romain. 

Le texte du Martyrologe semble proposer que Datius ait accompagné Vigile à Constantinople, ce qui poserait quelques problèmes de datation. Vigile fut en effet enlevé de force à Rome en 546 et, parvenu dans la ville impériale après Datius, y fut traité très mal ; c’est sur la protestation des évêques italiens, dont celle de Datius, que le pape fut au moins laissé libre. Il mourut sur le chemin du retour.

 

 

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 00:00

Gumersindo de Cordoue

† 852

 

Originaire de Tolède, Gumersindo (ou Gómez) accompagna encore jeune ses parents à Tolède.

Entré dans la cléricature, il fut ordonné diacre, puis prêtre, et eut la charge d’une église dans le voisinage de Cordoue.

Dans cette ville régnait le calife Abderramán II, qui avait statué que tout Musulman pouvait tuer, sans autre forme, n’importe quel Chrétien qui aurait mal parlé de Mahomet.

Un jour que Gumersindo était venu à Cordoue, en compagnie du moine Serdeo (ou Servideo, Servus Dei), ils furent dénoncés et immédiatement décapités. Il ne semble pas qu’ils eussent seulement eu le temps de prononcer une parole blessante contre le Fondateur de l’Islam.

Ce Servideo n’est pas celui qu’on a nommé Servodeo au 16 septembre, martyr avec s. Rogelio.

Saint Gumersindo et saint Serdeo furent martyrisés le 13 janvier 852, ainsi que l’a rapporté saint Euloge de Cordoue (v. 11 mars). Ils sont commémorés ensemble en ce jour au Martyrologe Romain.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 00:00

Kentigern de Glasgow

518-603

 

Kentigern s’appelait en gallois Cyndeyrn Garthwys. Sa naissance vers 518 fut des plus mouvementée.

Sa mère, Teneu, fille du roi Lleuddun (Leudonus), qui voulait garder sa virginité, avait refusé d’épouser un certain Owain mab Urien, breton qui l’avait demandée en mariage ; mécontent, Lleuddun l’enferma sous surveillance de son fermier, un chrétien. Mais le Breton retrouva la cachette et sut abuser de la pauvre femme. Apprenant qu’elle était enceinte, le roi Lleuddun voulut la faire mourir et l’abandonna sur un bateau sans voile, qui cependant fut poussé par les vents sur la rive opposée de la rivière Firth, à Culross, où naquit l’enfant.

L’évêque de l’endroit, s. Serf (v. 1er juillet) les prit sous sa protection. Il baptisa Kentigern et s’occupa de son éducation ; il fut pris pour lui d’une telle affection paternelle, qu’il l’appela Mungo, «bien-aimé», surnom par lequel on désigne souvent Kentigern.

A vingt-cinq ans, Kentigern commença son activité proprement apostolique. Il se fixa dans la région de l’actuelle Glasgow, où il vécut d’abord en ermite, puis avec ceux qui se joignirent à lui dans la vie cénobitique. Bientôt il fut appelé à être sacré évêque pour le nouveau diocèse de Glasgow.

Le territoire à évangéliser était très vaste. Kentigern le parcourut en tous sens, à pied, provoquant beaucoup de conversions parmi les païens, encore nombreux, qui y vivaient. Il s’efforçait de combattre l’erreur du pélagianisme menaçant. Lui-même vivait dans une profonde piété et austérité : il priait chaque jour le psautier, ne mangeait jamais de viande, et jeûnait très souvent. Il forma ainsi des disciples qui partirent évangéliser le nord de l’Ecosse, l’Islande et la Norvège.

Des luttes entre petits seigneurs obligèrent Kentigern à se réfugier au Pays de Galles. Il y fonda un monastère, Llan-Elwy, dont l’école devint célèbre et qui plus tard prit le nom de Saint-Asaph, du nom du disciple (v. 1er mai) que laissa Kentigern quand il put regagner son diocèse.

Il commença par regagner à la foi les Pictes qui étaient retombés dans le paganisme.

Désormais Glasgow devait devenir le grand centre du christianisme en Ecosse. De cette époque datent des consécrations d’églises, comme à Aberdeen.

Kentigern y reçut la visite de saint Columba (v. 9 juin), lors d’une rencontre historique où tous les moines qui accompagnaient Columba échangèrent de solennels alléluia avec ceux de Kentigern et où l’évêque et l’abbé se lièrent d’une profonde amitié.

Un récit prodigieux illustre la vie de Kentigern, que certains historiens essaient d’expurger de ses détails apparemment légendaires. Le voici.

L’épouse du roi Rydderch avait cédé à l’adultère et était allée jusqu’à donner son anneau à l’amant. Or le roi reconnut cet anneau au doigt de l’homme ; il jeta l’anneau dans la rivière et décida de mettre à mort l’épouse infidèle. Celle-ci alla implorer la protection de Kentigern, lequel, précisément, avait retrouvé la bague dans le ventre d’un saumon, et le remit à la reine. Celle-ci put le montrer à son mari, et échapper à la mort. Reconnaissante, elle avoua son péché à l’évêque, qui lui imposa une pénitence sévère. Les images de Kentigern le représentent avec cet anneau et le saumon.

Kentigern mourut le 13 janvier 603, à quatre-vint cinq ans.

Il est maintenant mentionné au Martyrologe Romain, le 13 janvier.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 00:00

Servideo de Cordoue

† 852

 

Voir la notice Gumersindo de Cordoue, au même jour.

Il y a un autre Servideo (ou Servodeo), martyr à Cordoue à la même époque, compagnon de Rogelio le 16 septembre.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 00:00

Pierre de Capitolias

† 713

 

La ville de Capitolias se trouvait au sud-est du lac de Tibériade ; elle fut le siège d’un évêché qui disparut lors de l’invasion arabe en 636.

Pierre s’y était marié et avait un fils et deux filles. Dans le droit oriental, il lui était permis d’être prêtre.

Vers l’âge de trente ans, en accord avec son épouse qui se retira elle aussi, il voulut vivre dans le détachement le plus complet possible. Il plaça ses deux filles (la plus jeune n’avait que deux ans) dans un couvent proche de Capitolias. Quant à son fils, dès qu’il eut douze ans, il l’enferma dans une jolie cellule près de la sienne et s’occupa de sa formation à la vie spirituelle. Il continuait cependant à sortir pour pratiquer de bonnes œuvres et s’enquérir des progrès spirituels de ses filles.

Après dix années de cette vie familiale un peu étrange, avouons-le, l’épouse mourut, ainsi que l’aînée des filles, victime de ses trop grandes austérités.

Parvenu à l’âge de soixante ans, Pierre désirait profondément la grâce du martyre et imagina un stratagème. Il était bien malade et alité ; il fit convoquer des magistrats musulmans près de son lit, comme témoins du testament qu’il aurait dicté en faveur de son domestique.

En réalité, devant les notables rassemblés, Pierre déclama haut et fort sa profession de foi catholique. On le dénonça sans attendre. Or la fausse nouvelle de sa mort fit suspendre cette dénonciation, qu’on jugeait désormais inutile.

Mais Pierre se remit de sa maladie et alla prêcher par les rues et les places. Il fut arrêté. Informé, le calife convoqua Pierre à sa résidence de Daïr Murran. Il y fut le 1er janvier 713.

Le calife lui demanda pourquoi il traitait le prophète pacifique Mahomet, maître d’erreur et père du mensonge. Pierre répondit par une sortie sans aucune équivoque.

Il fut condamné à être torturé et exécuté. La torture se prolongerait sur cinq jours : le premier jour, on lui couperait la langue jusqu’à la racine ; le deuxième, la main et le pied droits ; le troisième, il souffrirait en prison ; le quatrième, on lui couperait la main et le pied gauches, on lui brûlerait les yeux au fer rouge et on le promènerait sur un brancard pour aller le crucifier ; le cinquième jour, le corps, les vêtements, la croix, tout serait brûlé pour éviter toute relique, et jeté dans le Yarmouk ; le four serait lavé et l’eau versée dans une fosse desséchée.

Les choses se passèrent à peu près selon les dispositions du calife, à cette différence près que le bourreau trancha la main droite et le pied gauche au deuxième jour. La foule fut rassemblée et les enfants de Pierre sortirent de leur cellule pour assister à la mort de leur père. Le dimanche 13 janvier 713, Pierre eut les yeux brûlés, on le transporta - car il ne pouvait plus marcher - au lieu prévu pour la crucifixion où il fut transpercé de trois coups de lances.

Les soldats gardèrent le corps pendant cinq jours, par un froid si intense qu’ils durent allumer un grand feu et que les chrétiens furent obligés de se réfugier dans des maisons voisines. Le commandant arabe refusa l’aide des fidèles qui voulaient porter le cadavre et réquisitionna des Juifs pour brûler et disperser les restes du martyr comme on le lui avait prescrit.

Saint Pierre de Capitolias, martyr, est mentionné au 13 janvier dans le Martyrologe Romain.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 00:00

Benoît Biscop

628-690

 

Celui que les Français nomment communément Benoît Biscop, s’appelait Biscop Baducing. Il naquit vers 628 d’une noble famille.

Il passa quelques années à la cour du roi de Northumbrie, Oswiu.

A vingt-cinq ans, il partit à Rome pour visiter le tombeau des saints Apôtres, s’instruire mieux des éléments de la foi et des degrés de la perfection chrétienne. De retour en Angleterre, il s’adonna avec ardeur à l’étude de l’Ecriture.

Il partit pour la deuxième fois à Rome : il devait y accompagner Alcfrid, le fils d’Oswiu, qui finalement le retint à la maison. Sur le retour, il s’arrêta à l’abbaye de Lérins pendant deux ans, recevant l’habit et la tonsure, et s’efforçant de vivre la règle avec assiduité. 

Puis il repartit à Rome, une troisième fois. Il rencontra alors le pape Vitalianus (v. 27 janvier), qui allait envoyer en Angleterre Theodorus et Adrianus (v. 19 septembre et 9 janvier) et lui enjoignit de les accompagner. On pourra admirer au passage la soumission facile de Biscop à l’ordre du Pape.

Aussitôt arrivés dans le Kent, Theodorus nomma Biscop abbé de SS.Pierre-et-Paul de Cantorbury, charge qu’il ne recouvrit que deux années, cédant la place à Adrianus, dès qu’il put revenir en Angleterre.

Pour la quatrième fois, Biscop prit le chemin de Rome. Il voulait davantage encore d’informations sur les lois de l’Eglise, sur la vie monastique, la liturgie, aussi demeura-t-il assez longtemps en Italie, séjournant en divers endroits et amassant tout ce qu’il put trouver de livres, de reliques, et mille informations qu’il voulait rapporter dans son pays.

Une fois de retour, il fonda deux abbayes, Wearmouth et Girmy (devenu plus tard Jarrow), respectivement sous le patronage de saint Pierre et de saint Paul. Pour l’église de Wearmouth, il fit venir des artisans de France, pour construire l’édifice en pierres, et non plus en bois, y confectionner de beaux vitraux, décorer les murs de belles fresques, le «catéchisme» des foules. Les deux monastères n’étant pas très éloignés l’un de l’autre, Biscop les gouverna tous les deux au début, puis confia Wearmouth à Easterwin, Jarrow à Ceolfrid (v. 7 mars et 25 septembre). C’est de ces abbayes que devait sortir un peu plus tard s. Bède (v. 26 mai).

Libéré du souci du gouvernement, Biscop refit un cinquième long voyage. Il n’avait jamais assez de documentation, de reliques. S. Bède en écrivit : Dans sa charitable prévoyance, ce père vraiment actif a travaillé pour que ses enfants vécussent en repos ; il a entrepris des courses multiples pour leur permettre de servir paisiblement le Seigneur dans l’enceinte de leurs retraites, sans être obligés d’en sortir.

L’intense activité de Biscop fut ainsi à la source des premières bibliothèques monastiques d’Angleterre ; il s’appliqua à introduire la liturgie et le chant romains dans son pays. Le pape lui envoya même le maître de la musique et des cérémonies du Vatican, Jean de Saint-Martin.

Devenu vieux et infirme, Biscop se montra très patient dans l’infirmité, supportant la douleur sans révolte et même avec joie. Les trois dernières années, il fut paralysé et garda le lit : alors quelques moines venaient autour de lui et alternaient l’office, auquel il se joignait à sa façon.

Easterwin et son successeur Sigfrid étant morts, Biscop établit Ceolfrid à la tête des deux abbayes.

Après avoir reçu le viatique, Biscop s’éteignit, le 12 janvier 690.

Les deux abbayes qu’il avait fondées furent détruites par les Danois envahisseurs, et de nouveau lors du schisme d’Angleterre.

Mentionné le 12 janvier au Martyrologe Romain, Biscop est le saint patron de la congrégation bénédictine anglaise et aussi, récemment (2004), de la ville de Sunderland.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 00:00

Cæsaria d’Arles

475-540

 

Les dates de Cæsaria restent approximatives, déduites des meilleures sources concernant son grand frère, Césaire d’Arles (v. 27 août), tous deux nés dans le territoire de Chalon-sur-Saône, de parents gallo-romains, chrétiens.

Jeune encore, Cæsaria fut formée dans un monastère de Marseille.

Lorsque son frère fut nommé évêque d’Arles, il y fonda une communauté de moniales, à la tête de laquelle il mit sa sœur (vers 512 ou 518). Cette abbaye fut dédiée à saint Jean le Baptiste.

La règle qu’elles observèrent fut écrite par Césaire lui-même, sur la base de sa longue expérience et de celle de sa sœur. Le temps passait à chanter la Louange divine et à recopier des parchemins.

L’abbatiat de Cæsaria fut, dit-on, bref ; elle mourut peu après la dédicace de la basilique Sainte-Marie, qui eut lieu en 524. Mais les auteurs ne sont pas unanimes pour déterminer combien dura ce «peu après» : une période qui s’étend tout de même de 524 à 540.

Le Martyrologe Romain mentionne sainte Cæsaria au 12 janvier.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 00:00

Ferréol de Grenoble

† 660

 

Ferréol (Ferreolus en latin, traduit en Ferriolus, Fergeol, Ferjeuil, Fergeolus, Ferjus) fut le quatorzième évêque de Grenoble, de 654 à 659.

Il était en train de prêcher non loin de Grenoble, sur l’actuel mont Rachais, lorsque des sicaires firent pleuvoir les flèches sur lui.

Plus tard, on attribua la paternité de cette exécution à Ebroïn, maire du palais terriblement cruel et ennemi de la religion, qui l’aurait chassé de son siège et exilé, avant de le faire exécuter ; Ferréol serait ainsi la première ou une des toutes premières victimes d’Ebroïn.

L’église de La Tronche, proche du lieu du martyre, porte le nom de l’Evêque, dont le culte immémorial fut confirmé en 1907.

Saint Ferréol est commémoré le 12 janvier au Martyrologe Romain.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 00:00

Paolino d’Aquilée

730-802

 

On a récemment situé son lieu de naissance à Premariacco (Frioul, Italie NE), vers 730, de parents qui pouvaient être lombards.

Extrêmement instruit, il fut grammaticæ magister, et d’une telle célébrité que Charlemagne, en 776, lui donna une terre en Lombardie.

Dans les années 80, on le voit dans le cercle des dignitaires de la cour de l’empereur, et le théologien Alcuin ne cache pas son admiration pour lui, le qualifiant de Timothée, ou bien de Lux patriæ. L’estime, d’ailleurs, était tout-à-fait réciproque. De la correspondance entre eux deux, il ressort qu’Alcuin considérait Paolino comme son père, et Paolino mettait toute sa confiance dans la science théologique d’Alcuin.

En 787, Paolino fut nommé patriarche d’Aquilée, ce qui pourrait légitimement faire supposer qu’il était déjà prêtre, en tout cas il se fit violence pour accepter cette charge pastorale.

Il fut vraiment dès lors la Lumière de l’Eglise. A l’intérieur de son diocèse, il veilla au maintien de la doctrine et à une juste discipline ecclésiastique. En 791, un concile régional renouvela la condamnation du nestorianisme. 

A l’extérieur, il participa à beaucoup de conciles tenus à Aix-la-Chapelle, Regensburg, Francfort. Il fut même légat pontifical. Au concile de Francfort de 794, il s’illustra dans la condamnation des erreurs d’Elipando de Tolède et de Felice d’Urgell sur l’adoptianisme. Un ouvrage de Paolino contre ce dernier lui valut le qualificatif d’inclytus auctor, auteur célèbre.

Parmi les écrits poétiques de Paolino, on signalera le fameux Ubi cáritas est vera, Deus ibi est, qui se chante encore le Jeudi Saint, au moment du Lavement des pieds.

Les documents anciens attestent les miracles qui eurent lieu du vivant de Paolino, mais aussi après sa mort.

Paolino mourut le 11 janvier vers 802, à Cividale del Friuli.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Paolino le 11 janvier.

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