Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 00:02

 

Thomas Holland

1600-1642

 

Thomas était né à Sutton (Prescot, Lancashire, Angleterre), probablement de Richard Holland.

Après ses études à Saint-Omer, il gagna Valladolid en 1621, où il se consacra en 1633.

En 1623, lors des négotiations pour l’alliance avec l’Espagne, Thomas assura le prince Charles de la fidélité des séminaristes de Valladolid, dans un discours prononcé en latin.

En 1624, il entra au noviciat des Jésuites à Watten (Flandres) et fut ordonné prêtre.

Il fit d’abord du ministère à Gent, et fut préfet à Saint-Omer ; en 1634, il retourna à Gent comme directeur spirituel et partit en mission en Angleterre.

Il se montra très habile pour se déguiser et, en plus, parlait couramment français, espagnol et flamand ; mais il fut probablement arrêté à Londres en 1642 sur une simple suspicion. On le mit dans la New Prison, pour le transférer à Newgate, puis à Old Bailey, le 7 décembre, ayant été soupçonné d’être prêtre, sans preuves décisives cependant. On l’invita à jurer qu’il n’était pas prêtre, ce qu’il ne pouvait pas faire, et la cour le déclara coupable. Le 10 décembre, il fut condamné à mort, malgré l’opposition de plusieurs membres de la cour.

Sur le chemin de la prison, il y avait beaucoup de gens, certains voulurent se confesser à Thomas. Les jours suivants, il put célébrer la Messe en prison.

Il devait être exécuté le 12 décembre : sur l’endroit de l’exécution, il eut la permission de prononcer un long discours et de prier longuement.

Contrairement à l’habitude, on le laissa mourir immédiatement, sans prolonger ses souffrances.

Thomas Holland, qui fut surnommé par ses confrères la bibliothèque de piété, mourut en martyr à Tyburn (Londres), le 12 décembre 1642.

Il fut béatifié en 1929 parmi cent-sept Compagnons, d’Angleterre et du Pays de Galles.

Partager cet article

Repost0
12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 00:02

Bartolo Buonpedoni

1227-1300

 

Bartolo (Barthélemy) naquit vers 1227 à Mucchio (San Gimignano, Toscane, Italie C), fils unique des comtes Giovanni et Giuntina.

Quand ses bons parents voulurent le marier, espérant procurer une descendance à la famille, il s’enfuit littéralement de la maison et s’en vint chez les Bénédictins de Pise, non pas pour devenir moine mais, au moins au début, pour prendre le temps de réfléchir dans le calme. Il assista les moines malades.

Il fit un songe : il vit le Christ ressuscité mais encore avec ses plaies, qui lui annonçait qu’il devrait non pas être moine, mais souffrir pendant vingt ans. Indirectement, Notre Seigneur semblait indiquer par là que les moines de l’époque ne connaissaient pas la souffrance… Bartolo quitta le monastère et s’en vint à Volterra, où il prit l’habit du Tiers-Ordre franciscain.

L’évêque de Volterra le connut et lui suggéra de se préparer au sacerdoce. Bartolo obéit et fut ordonné prêtre vers 1255.

Il sera dix ans aumônier à Paccioli, puis dix ans curé à Picchena, remarquable dans sa charité envers les pauvres.

Vers la cinquantaine, il fut atteint de la lèpre. Il démissionna et se retira dans une léproserie à Cellole. Malade, il n’hésitait pas à soigner et soulager les autres malades, par sa bonté et son sourire.

Sa patience et ses vertus étonnèrent l’entourage, et l’on vint de loin pour le voir et l’entendre. On l’appela le Job de la Toscane. A ceux qui le plaignaient, il répondait : Ne savez-vous pas qu’il fallait que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire ? ou aussi Les souffrances de ce monde ne sont pas dignes de la gloire qui se révélera à nous (cf. Lc 24:26 et Ro 8:18).

Il mourut le 12 décembre 1300 à soixante-douze ans.

Evidemment, il fut invoqué contre la lèpre et des miracles eurent lieu.

Son culte fut approuvé en 1498 et confirmé en 1910.

Partager cet article

Repost0
12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 00:01

Vizelin d’Oldenburg

1090-1154

 

Les informations sur les épreuves et les travaux de Vizelin ne sont pas très concordantes selon les sources. On a essayé ici de les enchaîner logiquement. 

Il était né vers 1090 à Hameln (Basse-Saxe, Allemagne) et fut très tôt orphelin.

Un oncle prêtre le recueillit, puis les châtelains d’Everstein. Il passa ensuite plusieurs années à l’école cathédrale de Paderborn, paternellement guidé par le chanoine Hartmann et les pères bénédictins d’Abdinghof. Il y surpassa tous ses compagnons.

En 1118, il fut à Brême, où il enseigna pendant quatre ans, après quoi il passa à Laon, où il compléta ses études.

En 1126, il vint à Magdeburg, pour rencontrer saint Norbert (v. 6 juin). Mais notre Vizelin voulait d’abord et avant tout être envoyé comme missionnaire auprès des Slaves du Nord et, sans attendre, il regagna Brême, dont l’archevêque Adalbero  l’ordonna prêtre et l’envoya chez les Wagriens (région de Lübeck). 

Il semble que Vizelin soit parti en mission avec deux compagnons, Rudolf de Hildesheim et Ludolf de Verden. Des prêtres qu’ils rencontrèrent les accueillirent bien, ainsi que le chef Heinrich qui le reçut avec bienveillance ; mais dans cette région éloignée, certains points de la morale chrétienne n’existaient pas : le vol était considéré comme une prouesse, et celui qui ne volait pas n’était qu’un incapable. Vizelin commença son travail mais malheureusement, Heinrich mourut peu après, ce qui obligea Vizelin à repartir à Brême.

L’archevêque le chargea alors de la région de Holstengaus, près de la frontière. Vizelin y éleva une fondation de Chanoines de Saint-Augustin, à Neumünster. De là il put rayonner en direction des Abodrites, de 1134 à 1137.

Ces régions étant passées en 1147 sous la domination des seigneurs allemands, ceux-ci pensèrent nécessaire de lancer une croisade contre les païens Wagriens, sans savoir que Vizelin avait déjà bien travaillé parmi eux. Il n’y eut pas de vraie bataille ni de vraie victoire, mais ces Slaves devinrent ennemis des «chrétiens». L’archevêque de Brême pensa alors opportun de rétablir les évêchés de Mecklenburg, Ratzeburg et Oldenburg. Ce dernier siège échut à Vizelin en 1149.

Le duc de Saxe Heinrich le Lion prétendit donner l’investiture à Vizelin, lequel, contre l’avis de l’archevêque de Brême, jugea utile d’accepter (contre la loi habituelle de l’Eglise), préférant asseoir son travail apostolique sur l’autorité locale, plutôt que de sombrer dans un inutile nouveau conflit juridique. Il eut raison, cette fois-là. Heinrich le Lion favorisa d’ailleurs généreusement son action.

Mais l’apostolat de Vizelin fut bientôt abrégé, car il subit en 1152 une deuxième attaque, qui le laissa paralysé du côté droit. Il se trouvait alors à Neumünser, où il agonisa pendant deux ans et demi, sans pouvoir ni se coucher ni s’asseoir. Il mourut le 12 décembre 1154.

L’œuvre de Vizelin avait donné une impulsion décisive à l’évangélisation des peuples du Nord de l’Allemagne. Son successeur, Gerold, transféra le siège d’Oldenburg à Lübeck.

En Allemagne, tant les Protestants que les Catholiques vénèrent Vizelin.

Vizelin, apôtre du Holstein, fut canonisé en 1332.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 15:13

Giovanni Buralli de Parme

1208-1289

 

Giovanni vint au monde vers 1208 à Parme (Emilie-Romagne, Italie NC), du noble et illustre Alberto Buralli.

Son oncle, un prêtre, le dirigea si bien vers l’étude, qu’il enseigna bientôt la Logique à l’école cathédrale.

Vers l’âge de vingt-cinq ans, il entra dans l’Ordre des Frères Mineurs et fit la profession.

On l’envoya se perfectionner à Paris, où il reçut l’ordination sacerdotale.

Alors commença son ministère apostolique par la prédication : sa doctrine, le timbre clair de sa voix, sa connaissance de la musique et du chant, sa douceur, amenèrent beaucoup de conversions.

On le pria d’enseigner chez les Franciscains eux-mêmes, à Bologne, Naples, Rome et même Paris (1245, l’année du premier concile de Lyon, où il représenta l’Ordre franciscain).

En 1247, au chapitre de Lyon, il fut élu ministre général. Comme tel, il dut affronter les dissentions nées au sein de l’Ordre entre partisans de l’austérité de la Règle et partisans d’une «évolution». Il entreprit la visite de tous les couvents, ce qui n’avait pas été fait jusques là.

Il faisait tous ses déplacements à pied. Quand il arrivait quelque part, oublieux totalement de sa place, il allait se mêler aux frères convers et épluchait avec eux les pommes de terre à la cuisine.

Sa dévotion filiale envers Notre-Dame lui en valut une protection manifeste en diverses occasions. Un soir qu’il s’était égaré dans un bois avec ses compagnons, ils prièrent la Mère de Dieu, qui les orienta vers un proche couvent, où ils purent se reposer ; en réalité, ce couvent n’existait pas : tout fut orchestré par le Ciel avec les Anges, pour venir en aide au saint Frère ; puis tout ce décors disparut et Giovanni se réveilla au matin dans une grotte, d’où il put rejoindre le (réel) couvent franciscain, but de son voyage.

En Angleterre, il fut accueilli très respectueusement par le roi Henry III. En France, le roi Louis IX (v. 25 août) vint le saluer et recommander à ses prières la croisade qu’il entreprenait.

Son long périple fut interrompu pendant deux années (1250-1251), qu’il passa à Constantinople comme légat du pape : Innocent IV l’avait préconisé pour ramener à l’union catholique les Orientaux ; il l’envoyait comme Ange de la Paix auprès des princes et hauts dignitaires, qui furent conquis par la sagesse, la bonté, l’humilité de Giovanni. Mais l’union tant désirée ne put se réaliser.

Giovanni reprit ses visites. En 1254, il était à Paris pour calmer la tempête soulevée dans l’Université par Guillaume de Saint-Amour. Ce fut aussi l’occasion pour lui d’écrire avec le général des Dominicains (Humbert de Romans) une lettre qui devait établir entre les deux Ordres une union plus étroite. L’estime réciproque qu’avaient Francesco d’Assise et Domingo de Gúzman, se prolongeait ainsi parmi leurs disciples.

L’action de Giovanni au sein de son Ordre rencontra des résistances, ce qui l’affligea beaucoup. En 1257, il présenta sa démission au chapitre général ; c’est lui qui, alors, désigna pour successeur Bonaventura de Bagnorea, qui fut élu à l’unanimité.

Ensuite, Giovanni se retira à Greccio, dans l’ermitage où Francesco d’Assise avait fait représenter la première crèche de Noël. Il y vécut trente-deux ans, et n’en sortit que deux fois, mandé à Rome par des papes qui voulaient le créer cardinal. Inutile de préciser que Giovanni n’avait cure de cette dignité.

Vers la fin de sa vie, il apprit avec douleur que les Grecs étaient repartis dans le schisme ; il voulut repartir les rencontrer et s’y prépara intensément mais, arrivé à Camerino, il comprit qu’il allait toucher à sa fin.

Giovanni mourut à Camerino, le 19 mars 1289.

La renommée de sainteté de Giovanni fut obscurcie par un soi-disant traité de sa main et de doctrine douteuse, L’Evangile éternel, qui n’était pas de lui.

Le culte immémorial rendu à Giovanni fut au contraire approuvé en 1777.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 15:12

Andrea Gallerani

1200-1251

 

Andrea naquit au début du 13e siècle, un des (au moins) deux fils de Ghezzolino, un bourgeois «puissant» de Sienne (Toscane, Italie C).

Comme on le sait, les rivalités entre villes étaient fréquentes, habituelles même, et Andrea participa à quelque expédition contre Orvieto, où il tua leur capitaine, en 1219.

Peu après, un épisode le trouva à nouveau protagoniste d’une rixe : il s’agissait d’un homme qui blasphémait et qu’Andrea, ne pouvant plus le supporter, assassina. Il fut pour cela banni de la cité. La nuit qui suivit son départ de Sienne, il chevauchait à côté de son frère, quand une nuée le souleva dans les airs avec son cheval sur un parcours de trois milles. Son frère le croyait perdu, car il savait que des soldats de Sienne étaient partis à la poursuite d’Andrea, mais ce dernier fut préservé de tout accident fâcheux par la sainte Vierge, qu’il priait de venir à son aide.  Il se réfugia à Maremma.

Dès lors, Andrea comprit qu’il devait consacrer le reste de ses jours aux exercices de la pénitence et aux œuvres de la charité. Dans les secours qu’il donnait aux malades, Dieu lui accorda d’opérer des guérisons merveilleuses. Il put aussi multiplier la farine, le vin. 

Il pénétra furtivement dans Sienne et y établit une petite confraternité de Frères de la Miséricorde, pour l’assistance auprès des malades et des pauvres.

 Il eut des apparitions du Christ, de la Sainte Vierge. La Mère de Dieu lui aurait ainsi indiqué le prochain jour de sa mort. Il vint chez les siens, le leur annonça et mourut au jour précis, qu’on n’a pas vraiment établi actuellement : ç’aurait été le 9 avril 1251, ou le 19 mars 1251, cette dernière date étant celle reprise par le Martyrologe Romain.

D’autres miracles se produisirent au tombeau du bienheureux Andrea, dont le culte fut rendu officiel localement en 1274 et universellement en 1798.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 15:12

Isnardo de Chiampo

† 1244

 

Isnardo vit le jour vers à Chiampo (Vicenza, Italie NE), dans une famille bourgeoise.

Ayant commencé ses études à Bologne, il entra en 1218 dans l’Ordre des Dominicains et reçut l’habit des mains de saint Domingo (v. 6 août) lui-même.

L’année suivante, il fut envoyé à Milan, avec son confrère Guala qui fut élu évêque de Brescia. La prédication d’Isnardo gagna beaucoup de pécheurs et d’hérétiques.

En 1230, transféré à Pavie, il se lia d’amitié avec l’évêque Redobaldo II, qui lui confia une église et l’aida à construire un couvent hors les murs.

La ville de Pavie était sous le coup de l’interdit, à la suite des mésactions de Friedrich Barbarossa. Isnardo prêcha, émut les gens, les ramena à la foi et à la pratique.

Dans ses déplacements, Isnardo continuait de prêcher aux pécheurs et d’exercer le pouvoir que la grâce de Dieu lui avait donné : il guérissait les malades. Ainsi, il guérit la jambe d’un malade sous les yeux d’un mécréant qui se moquait. On raconte aussi qu’un homme le prit à partie, en le taquinant sur sa forte constitution : Comment veux-tu que je croie à la sainteté d’un Isnardo plus que je pourrais croire que ce tonneau se mette à danser et à venir me casser une jambe ? Et voilà que le tonneau se mit en marche et lui retomba sur la jambe. Mais l’anecdote n’ajoute pas qu’Isnardo la lui remit sur place, ce qui est pourtant vraisemblable.

La renommée d’Isnardo, la nouvelle de ses nombreux miracles, parvinrent jusqu’en France.

Il mourut à Pavie le 19 mars 1244. Les miracles ne cessèrent pas : des prisonniers l’invoquèrent pour leur libération ; des malades gravement atteints guérirent.

Le culte du bienheureux Isnardo fut approuvé en 1919.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 00:00

Ugolino Magalotti

1300-1373

 

Ugolino, le petit Hugues, naquit vers 1300 à Fiegni (Marches, Italie CE), du seigneur Magalotto et de Lucia, qui mourut de l’accouchement.

Vers 1313 mourut aussi son père. Mais le garçon savait déjà se conduire responsablement et traversa l’adolescence sans se laisser prendre par le monde. 

Il aurait demandé en mariage une jeune fille qui en réalité entra chez les Clarisses. 

A vingt ans, pour suivre le conseil évangélique de pauvreté, il vendit son héritage. Il aurait alors tenté une expérience chez les Bénédictins, mais préférant un idéal plus dépouillé, se retira dans une grotte voisine de Fiegni. Il devait y rester jusqu’à la mort.

Il mangeait un peu de pain, des herbes et des racines. Il buvait à une source, que certains affirment avoir surgi sur la prière d’Ugolino.

Il ne semble pas fondé qu’Ugolino fît partie du Tiers-Ordre franciscain ; il en aurait plutôt été un précurseur.

Il fut violemment et souvent attaqué par le Démon, qu’il vainquit par la prière constante.

On vint lui demander des conseils, des prières ; il guérit un boiteux de naissance, un homme qui avait perdu un œil en travaillant le bois ; il libéra des possédés.

Au bout d’une trentaine d’années de cette vie, Ugolino mourut le 11 décembre 1373.

Son culte fut approuvé en 1855.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 00:00

Girolamo Ranuzzi

1410-1468

 

Girolamo (Jérôme) naquit vers 1410 à Sant’Angelo in Vado (Pesaro, Italie CE), d’Angelo Ranuzzi ou Ranucci, un brave homme auquel on avait confié la garde d’une église.

Entré chez les Servites de Marie, Girolamo se prépara au sacerdoce ; il reçut le doctorat de philosophie et de théologie, à Bologne, croit-on, et fut ordonné prêtre.

Revenu au couvent de Sant’Angelo in Vado, il en devint prieur.

Sa doctrine devait être reconnue, car il était cité souvent à son époque. On parlait partout du «bachelier de Sant’Angelo» ou aussi de l’ange de bon conseil. Le duc d’Urbino le prit comme conseiller et Girolamo dut se plier par obéissance à quitter le couvent pour aller vivre à la cour du duc. C’est ainsi qu’il négocia au nom du duc avec le Vatican.

En 1462, il entreprit la construction du nouveau monastère de Sant-Angelo in Vado, pour les moniales.

Il mourut le 11 décembre 1468, entouré d’une grande réputation d’ascète, et son corps resta incorrompu.

Les nombreux miracles incitèrent le pape à le proclamer bienheureux en 1775.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 00:00

Franco Lippi

1211-1291

 

L’histoire de Franco appartient à ces récits inimaginables où foisonnent les grâces extraordinaires. Un esprit rationaliste a du mal d’imaginer, encore moins d’accepter tant de miracles, mais les humbles savent qu’ à Dieu, rien n’est impossible (Lc 1:37).

Franco naquit en 1211 à Grotti (Sienne, Italie C).

Fainéant et dissipé, il n’apprit rien à l’école, sauf peut-être un peu à lire. Il se fit corroyeur.

A la mort de son père, il laissa tout et s’adonna à tous les vices possibles, en compagnie d’une bande d’aventuriers. Sa mère en mourut de chagrin.

Il se mit à jouer. Ayant tout perdu, il joua même ses yeux, et perdit la vue. Il avait alors la soixantaine.

L’épreuve le fit réfléchir et il se fit conduire à Compostelle, où il recouvra la vue.

Il fit ensuite de nombreux pèlerinages : Rome (où le pape lui accorda l’indulgence plénière), Bari, Monte Gargano, Catane et Syracuse, et revint à Sienne.

La Sainte Vierge lui apparut ; il s’installa à l’écart de la ville, près des remparts. On lui remit cinq ducats, qu’il remit tout de suite à une pauvre veuve. Nouvelle apparition de la Vierge, qui le félicita de son abnégation.

On commençait de connaître son «cas», mais on s’en moquait aussi un peu. Durant un repas où il fut invité, quelqu’un le prit à partie : Je croirai à tes vertus quand ce chapon retrouvera ses plumes et la vie. Franco pria, et le coq chanta.

Dans sa cabane, il eut maintes fois la visite du Démon. Il le chassa en se roulant dans les épines, en se jetant dans l’eau froide et en se flagellant, enfin par un signe de croix. 

La Sainte Vierge l’encouragea à prendre l’habit du Carmel. Il avait soixante-dix ans, et on hésita à l’accepter. Après cinq années, le prieur soumit son cas aux moines, qui virent arriver un beau jeune homme, un ange, apportant l’habit pour Franco, et qui ensuite disparut.

Heureux, Franco redoubla encore ses mortifications, pour expier ses fautes de jeunesse et s’unir à la Passion du Christ. Collier de fer autour du cou, cercles de fer autour des bras, des cuisses et des jambes, cotte de mailles, bonnet de fer, et en plus une balle de plomb dans la bouche, pour éviter de trop parler.

Les miracles furent nombreux, guérisons, prédictions…

Se sentant indisposé début décembre, il mourut le 11 décembre 1292, et fut aussitôt vénéré. Un aveugle de naissance fut guéri près du corps de Franco. On ne comptait plus les nombreux autres miracles.

En 1308, fut autorisée une translation de ses reliques. Le bienheureux Franco est commémoré au 11 décembre dans le Martyrologe.

Partager cet article

Repost0
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 00:00

Davide de Himmerod

1100-1179

 

Il naquit vers 1100 à Florence (Italie C).

Après avoir commencé ses études, à Paris croit-on, il fut conquis par l’idéal cistercien et entra à l’abbaye de Clairvaux.

Au terme de son noviciat, les moines le jugèrent incapable de supporter physiquement les austérités de la Règle, car il n’avait pas une bonne santé, et le laissèrent libre. Mais Davide était bien résolu à suivre l’appel reçu dans son cœur : il resta près de la porte, et sa persévérance convainquit saint Bernard (v. 20 août) de l’accepter contre l’avis des autres moines. 

En 1134, il fut même de ceux qui partirent fonder dans le diocèse de Trèves. Il y eut un essai à Winterbach, puis on préféra Himmerod, en pleine forêt, là où même les bêtes n’avaient plus peur d’être rejointes par les chasseurs.

Parfait héros de la contemplation, Davide étonna tous les moines par ses extases, son ignorance totale du monde, et même son observance totale de la Règle, malgré sa «faible santé».

Au réfectoire, il s’absorbait tellement en prière et en méditation, qu’il ignorait totalement qu’il était à table ; il fallait le secouer. D’ailleurs, il mangeait très peu, et s’il prenait un peu de vin, le breuvage était tellement coupé qu’on n’y pouvait trouver ni le goût du vin, ni le goût de l’eau.

Les miracles furent au rendez-vous. On raconte plusieurs cas de libération de possédés. Davide obtint la recomposition totale du visage d’un moine convers prémontré, qui souffrait terriblement d’une malformation.

A un autre frère prémontré, Davide conseilla un «remède» fort judicieux : méditer, en les rapprochant des sept sceaux de l’Apocalypse (Ap 6 et 8) les sept mystères du Christ : Incarnation, Nativité, Transfiguration, Passion, Résurrection, Ascension, Pentecôte.

Souvent, on le vit fixer les yeux sur le soleil, comme un aigle.

L’abbaye de Himmerod était restée fidèle au pape légitime ; l’empereur, courroucé, enjoignit aux moines ou d’adhérer à l’antipape ou de partir. Davide conseilla plutôt aux moines d’aller chanter l’antienne à Magnificat des premières vêpres du dernier dimanche de novembre ; le texte disait : Toi qui contiens les trônes des cieux et regardes les abîmes, Seigneur, roi des rois, toi qui tiens la terre dans ta main, exauce-nous. On suivit son conseil, et peu après l’empereur lui-même leur envoyait une lettre les invitant à rester.

Davide mourut, après avoir annoncé sa mort, le 11 décembre 1179, victime d’une épidémie qui enleva trente moines.

Les miracles continuèrent. Davide apparut à un moine pour lui annoncer qu’il était déjà dans la gloire du Ciel.

Il n’y eut pas de béatification officielle, mais une approbation tacite de culte en 1734.

L’abbaye cistercienne de Himmerod, consacrée en 1178, fut détruite en 1735 et remplacée par une grande église baroque, complètement restaurée récemment. On pourrait regretter qu’on n’eût pas repris les plans d’origine. Y vivent une quinzaine de moines.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens