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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 00:00

24 DÉCEMBRE

 

-XX

La commémoraison de tous les saints ancêtres du Christ.

V.

S Delphinus, évêque à Bordeaux ; il baptisa s. Paulin de Nole.

VI.

Ste Tarsilla, vierge, tante de s. Grégoire le Grand.

VIII.

Ste Irmine, fille de Dagobert II, protectrice des missions de s. Willibrord.

Ste Adèle, (autre ?) fille de Dagobert II, fondatrice d'une abbaye à Pfalzel.

XI.

B Bruno, convers bénédictin à Ottobeuren.

XV.

S Jan de Kȩty, prêtre polonais, professeur à Cracovie, un temps curé, prédicateur, grand voyageur ; controversiste, il savait toucher par sa douceur ; fêté le 23 décembre.

XVIII.

B Bartolomeo Maria Del Monte, prêtre à Bologne ; cinquième enfant, ses frère et sœurs moururent en bas âge ; fervent de l'Eucharistie, il prêcha partout avec un immense succès et fonda l'Œuvre Pie des Missions ; béatifié en 1997.

XIX.

Ste Costanza (Paola-Elisabetta) Cerioli, veuve, fondatrice de l'Institut de la Sainte-Famille à Bergame, pour s'occuper des petits garçons et des petites filles pauvres, canonisée en 2004.

S Yussuf Makhluf (Sharbel), prêtre et ermite maronite dont le corps est resté intact, souple, exsudant une sorte de baume miraculeux, fêté le 24 juillet.

XX.

B Ignacio Caselles García (Juan Crisóstomo, 1874-1936), capucin espagnol martyr à Orihuela, béatifié en 2013.

B Pablo Meléndez Gonzalo (1876-1936), avocat espagnol père de dix enfants, martyr (avec son fils Alberto) près de Valencia, béatifié en 2001 (le 23 décembre au Martyrologe).

Delphinius de Bordeaux
† 404

Les dates de Delphinius restent assez approximatives.
Il est le deuxième évêque de Bordeaux (après Orientalis) et aurait siégé à partir de 380, ou peut-être un peu avant.
De ce long pontificat, on retiendra d’abord le concile de Saragosse (380), auquel participa Delphinius. On y condamna la doctrine de Priscillianus, décision réitérée au concile de Bordeaux, présidé cette fois par Delphinius lui-même en 384. 
Concernant Priscillien, il sera jugé et condamné à mort dans un tribunal civil à Trèves (385), malgré les efforts de s.Martin (v. 11 nov.) pour obtenir sa grâce. Dans cette affaire, l’attitude commune de Delphinius, de s.Ambroise de Milan (v. 7 déc.) et du pape Damase (v. 11 déc.) montre combien ces trois personnages étaient liés par une même doctrine et une réelle amitié.
S.Paulinus de Nole (v. 22 juin) fut le disciple de Delphinius et fut baptisé par lui, avant d’être nommé évêque à Nole (Italie). La correspondance entre eux deux nous apprend qu’en 399, Delphinius fut assez gravement malade.
Delphinius mourut vers 402 ou 403, après un épiscopat d’environ un quart de siècle.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Delphinius de Bordeaux au 24 décembre.


Tarsilla de Rome
6. siècle

Le saint pape Grégoire le Grand (v. 3 sept.) avait de qui tenir : sa mère sainte Silvia et deux de ses tantes paternelles, les vierges Tarsilla et Æmiliana, sont au Martyrologe (v. 3 nov. et 5 janv.). Mais aussi, le pape s.Felix III était un de leurs ancêtres (v. 1.mars). 
Or, ce s.Felix apparut en songe à Tarsilla - vers la fin du sixième siècle, lui disant : Viens ! je vais te recevoir dans cette Maison de lumière !
Au réveil, Tarsilla fut prise de fièvre et mourut très peu après.
Quand on lava son corps, on s’aperçut que la peau de ses genoux et de ses coudes était durcie, à la suite de ses longues prières.
Le Martyrologe Romain mentionne sainte Tarsilla de Rome au 24 décembre.


Irmine de Trèves
† 708

Une pieuse tradition, aujourd’hui contestée, présente Irmine comme la fille du roi Dagobert.
Alors qu’elle était fiancée au comte Hermann, ce dernier mourut, avant le mariage. Récemment, on aurait cependant avancé qu’elle fut l’épouse d’Hugobert († 697) et la mère de cinq filles (Adela, Rolande, Plectrude, Regentrude, Bertrade), mais ces données sont encore à vérifier.
Irmine fonda alors le monastère d’Oeren à Trèves et elle en fut l’abbesse.
Grand soutien de l’activité de s.Willibrord (v. 7 novembre), elle lui céda sa villa d’Echternach en 698, avec l’église et le petit monastère qu’elle y avait fait construire. Par la suite, elle lui donna aussi une villa proche de Tolbiac et une autre à Steinheim. 
Elle lui remit aussi une vigne près de Trèves : ce n’est pas que l’évêque eût grand besoin de boire de ce breuvage, mais il ne faut pas oublier que les prêtres célèbrent nécessairement la Messe avec du vin.
Irmine mourut la veille de Noël, vers 708.
L’abbaye d’Oeren, plus tard appelée Sainte-Irmine, transformée en hôpital en 1804, fut détruite par les bombardements de décembre 1944 ; on a reconstruit les bâtiments, mais pas l’église.
Sainte Irmine de Trèves est commémorée le 24 décembre dans le Martyrologe Romain.


Adula
8e siècle

Des incertitudes ont plané sur les documents concernant cette Sainte.
Adula (Adèle) aurait été fille de Dagobert II, et grand-mère de l’évêque saint Grégoire d’Utrecht (voir au 25 août).
A la mort de son époux, elle se fit religieuse et fonda l’abbaye de Pfalzel (Trèves, Allemagne), dont elle fut même abbesse.
Si ces données se vérifiaient, Adèle serait la sœur de sainte Irmine, autre fille de Dagobert II, et fêtée le même jour, morte une trentaine d’années avant Adèle.
Adèle serait morte vers 735, un 24 décembre.
Elle n’est pas mentionnée au Martyrologe romain actuel.


 

Jan de Kęty

1390-1473

 

Jan (Jean) naquit le 23 ou le 24 juin 1390 à Kęty (Cracovie, Pologne), non loin de l’actuelle Oświęcim (Auschwitz). En français, on écrit d’ordinaire Kenty.

Il était fils de Stanisłas, bourgeois et maire de Kęty, et Ana. Il leur devait une douceur de caractère qu’il montra dès son enfance.

Après ses études de philosophie à l’université Jagellone de Cracovie, il fut ordonné prêtre à trente ans environ. 

Il fut professeur à l’école monastique de Miechow à partir de 1421. Il recopiait des manuscrits avec une ardeur inlassable : on en aurait reproduit en micro-flms plus de dix-huit mille pages. On a aussi retrouvé de lui des fragments de chants à deux voix.

En 1429 il enseigna à l’université de Cracovie la logique, la physique ; il commenta Aristote ; il fut deux fois doyen de la faculté.

En (ou vers) 1420, il entreprit des études approfondies de théologie, il fut bachelier et, plus tard, docteur (1443). Dans l’intervalle, il fut curé de paroisse à Olkuszu (1439), mais peu de temps : il conçut de la crainte pour la responsabilité qu’il portait devant Dieu pour les âmes, et demanda à être déchargé de cette mission, pour retourner à l’enseignement. 

En dehors de la prédication et de l’enseignement, Jan priait et se mortifiait. Il dormait peu, mangeait peu, portait un cilice et se frappait avec la discipline. Il s’arrangeait pour être inaperçu dans ses aumônes, par exemple en laissant traîner son manteau pour cacher ses pieds nus. Un jour, la Sainte Vierge lui apparut et lui rendit le manteau qu’il venait de donner à un pauvre transi de froid. 

Les trente dernières années de sa vie, il renonça totalement à la viande ; mais un jour qu’il était vivement tenté d’en manger, il rôtit un morceau qu’il prit dans ses mains en disant : Ô chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise ; la tentation cessa pour toujours.

Lors d’un pèlerinage à Rome, il fut tout dépouillé par des brigands ; ils lui demandèrent enfin s’il n’avait rien d’autre et Jan répondit que non ; mais il se souvint ensuite d’avoir cousu dans son manteau quelques pièces d’or : il héla ses voleurs, et courut leur donner les pièces ; eux, confus, lui rendirent tout ce qu’ils avaient pris.

Il alla quatre fois à Rome, à pied, prier sur le tombeau des Apôtres. Il se rendit aussi à Jérusalem, où il prêcha le Christ crucifié aux Turcs. 

C’est à lui que remonterait la coutume de réserver «la part du pauvre» lors d’un repas : en effet, un pauvre avait frappé à la porte au moment où Jan se trouvait au réfectoire ; il lui fit remettre son repas. D’où la formule rituelle Pauper venit, à laquelle on répond Jesus venit (Un pauvre est venu - C’est Jésus qui est venu).

Il eut des visions célestes, surtout sur la passion du Christ, qui le ravissaient en extases des nuits entières.

Sa vie terrestre cessa la veille de Noël, 24 décembre 1473, peut-être la seule date certaine que nous ayons de sa longue vie. Quant aux miracles qu’il opéra durant sa vie, ils ne cessèrent pas après sa mort.

Il a été béatifié en 1680, canonisé en 1767 et le Martyrologe romain le commémore le 24 décembre. Jan de Kęty a longtemps été fêté le 20 octobre.

Saint Jan de Kęty est le patron de la Pologne. On l’invoque spécialement dans les cas de phtisie et d’épidémies.

 

Un institut de vie consacrée a été fondé récemment à Chicago sous l’appellation de Chanoines Réguliers de Saint-Jan-de-Kęty (Canons Regular of St. John Cantius ou Society of St. John Cantius), avec pour mission de redécouvrir le sens du sacré dans la liturgie et la culture catholique.

 

 

Bartolomeo Maria Del Monte

1726-1778

 

Né le 3 novembre 1726 à Bologne (Italie), Bartolomeo était le cinquième enfant de parents aisés de cette ville, mais ses quatre aînés étaient morts à la naissance, de sorte qu’Anna Maria Bassani, la maman, avait fait un vœu particulier à saint Francesco de Paola (voir au 2 avril) pour avoir un fils.

L’enfant fut baptisé dès le 4 janvier, sous les noms de Bartolomeo, Carlo, Maria, Melchiorre ; il reçut la Confirmation vers sept ans, des mains d’un certain Prospero Lambertini, futur pape Benoît XIV. Puis il fréquenta le collège des Jésuites.

Quand sa vocation mûrit, le garçon rencontra la forte opposition de son père, mais devenu majeur, il se prépara décidément au sacerdoce, voulant suivre les traces du grand prédicateur saint Leonardo de Porto Maurizio (voir au 26 novembre).

Il fut ordonné prêtre en 1749 et reçut en 1751 le doctorat en théologie.

Il se dédia à la prédication dans les paroisses du diocèse puis, invité toujours plus loin, parcourut les diocèses de toute l’Italie centrale et septentrionale : les missions de paroisses, les prédications de carême, les retraites au clergé, par centaines, obtinrent des conversions et des réconciliations nombreuses.

Sa parole était précise, exigeante, mais sans rigueur excessive, au point qu’on l’appela le missionnaire de la discrétion. Il invoquait particulièrement la Mère de Dieu sous le vocable de Mère de la Miséricorde.

En 1774, c’est lui qui fut chargé de prêcher à Rome le retraite préparatoire à l’Année Sainte pour le clergé.

Le pape voulait le retenir à Rome, mais il refusa. Le cardinal de Bologne l’avait nommé recteur du séminaire, il refusa aussi, humblement, pour rester libre de prêcher encore d’autres missions.

Plein de zèle missionnaire, il s’offrit pour les missions en Inde, mais désormais sa santé était trop affaiblie par ses continuels voyages par tous les temps et sur toutes les routes cahoteuses.

Avec son héritage, il fonda ainsi la Pieuse Œuvre des Missions, pour consolider son apostolat et celui d’autres prêtres qui auraient suivi son exemple. Pour eux il écrivit divers ouvrages, en particulier Jésus, dans le cœur du prêtre séculier et régulier (considérations pour chaque jour du mois), qui fut édité plusieurs années de suite et sera finalement imprimé par la Typographie vaticane en 1906.

Vers octobre de 1778, il annonça qu’il mourrait dans deux mois, la nuit de Noël, ce qui arriva : le 15 décembre, il ne put achever la célébration de la Messe ; survinrent des complications pulmonaires ; l’apôtre s’éteignit au soir du 24 décembre 1778, à Bologne.

Bartolomeo Maria fut béatifié en 1997.

 

 

Costanza Cerioli

1816-1865

 

Cette vaillante mère de famille naquit le 28 janvier 1816 à Soncino (Crémone, Italie nord), dernière des seize enfants de Francesco Cerioli et Francesca Corniani, des parents nobles et aisés.

A dix ans elle fut confiée aux Visitandines de Alzano, où elle développa ses dons naturels d’intelligence et de service fraternel, mais aussi où elle souffrit beaucoup de l’éloignement de la famille et s’habitua à se confier en Dieu seul.

En 1835, elle épousa - ou plutôt on lui fit épouser - un comte de soixante ans, avec lequel elle habita à Comonte. Son mari n’avait pas le caractère facile, ni une santé florissante, encore moins une foi débordante : elle l’assista fidèlement.

De ses trois enfants, l’un mourut à la naissance, l’autre à un an, le troisième à seize ans. Ce dernier, Carlo, peu avant de mourir, prédit à sa mère qu’elle aurait beaucoup d’enfants.

Veuve à la Noël de 1854, elle était encore vigoureuse, héritait de la fortune de son mari et voulut s’employer à faire du bien. 

Elle reçut chez elle deux orphelines, puis d’autres, puis des collaboratrices pour se faire aider, donnant ainsi naissance, le 8 décembre 1857, à une Œuvre nouvelle : l’Institut de la Sainte Famille.

Elle consacra ainsi toute sa forture et vendit tous ses bijoux, pour cette œuvre. Elle fit le vœu de chasteté et prit le nom de Paola Elisabetta.

Elle fonda ensuite l’institut masculin des Frères de la Sainte Famille, en 1863.

Le céleste Protecteur de ce double institut fut saint Joseph.

Après cette courte mais intense vie de charité, Costanza s’éteignit brusquement, chez elle à Comonte, le 24 décembre 1865.

Elle fut béatifiée en 1950, canonisée en 2004.

Youssef Charbel Makhlouf

1828-1898

 

Youssef Antoun (Joseph Antoine) reçut une éducation très pieuse dans son village familial de Bekaa Kafra (Liban nord), où il naquit le 8 mai 1828, un des cinq enfants de Antoun Zaarour Makhlouf et Brigitta Chidiac. 

Antoun, le papa, était un cocher, et mourut en 1831 au retour d’une corvée au service de l’armée turque. La maman se remaria avec Lahoud Ibrahim, un saint homme, qui devint lui-même le curé du village, sous le nom de Abdelahad.

La parenté de Youssef comptait aussi deux moines ermites. Toute cette sainte ambiance marqua profondément le petit garçon pendant toute son enfance.

Il apprit le syriaque et l’arabe à l’école.

Très orienté vers la prière solitaire, il conduisait souvent son petit troupeau vers une grotte où il avait exposé une icône de la Vierge Marie. Là, il priait tout le temps qu’il avait.

Il rejoignit en 1851 le monastère Notre-Dame de Maifouk, puis celui de Saint-Maron à Annaya, Beirouth) où il entra dans l’Ordre libanais maronite, prenant le nom de Charbel, par référence à un martyr de l’église d’Antioche du 2e siècle.

En 1853, le 1er novembre, il prononça ses vœux, puis alla étudier la philosophie et la théologie au monastère des Saints-Kobrianous-et-Justine à Kfifan (Batroun) et fut ordonné prêtre en 1859.

Il continua de suivre les conseils d’un saint moine, Nehemtallah Kassab Elhardiny, canonisé dans l’Eglise d’Antioche.

Après seize années passées à Annaya, il opta pour une vie plus retirée encore et demanda à rejoindre l’ermitage des Saint-Pierre-et-Paul, proche du monastère. Le supérieur hésitait à lui concéder cette permission, d’ordinaire rarement accordée. Pour convaincre le supérieur, Charbel demanda au sacristain de remplir la lampe du sanctuaire avec de l’eau à la place de l’huile : la lampe fonctionna quand même. Ce fut le premier miracle de Charbel, qui bien sûr obtint la permission demandée.

Toute la journée, il priait et adorait. Il ne sortira presque jamais de cet ermitage, pendant les vingt-trois années restantes de sa vie.

Le 16 décembre 1898, un accident cardio-vasculaire le frappa durant la célébration de la messe. Paralysé, il connut pendant huit jours une douloureuse agonie, et rendit son âme à Dieu le 24 décembre 1898.

Le jour de l’enterrement, il neigeait si fort qu’on n’y voyait rien. Dès qu’on commença à transporter le corps du saint moine, le temps s’éclaircit. 

Quelques mois plus tard, une belle lumière enveloppa la tombe. On s’aperçut que le corps était resté intact et suintait un mystérieux liquide huileux. Par la suite, on changea plusieurs fois les vêtements du père Makhlouf pour lui en remettre de propres, mais toujours le suintement continua, et continue encore, sans jamais aucune infection. Les experts n’ont jamais trouvé d’explication au phénomène. Des guérisons constantes et multipliées se produisirent : on en enregistra des dizaines de milliers, seulement au Liban, sans compter les autres de par le monde.

Un des miracles récents les plus célèbres fut la guérison inexplicable et étonnante d’une femme de cinquante-cinq ans, paralysée. En rêve, le 22 janvier 1993, elle vit deux moines auprès d’elle : l’un, qui se présenta comme saint Charbel, posa délicatement ses mains autour du cou pour «l’opérer», tandis que l’autre lui glissait un oreiller pour la soutenir. A son réveil, elle constata des cicatrices à son cou, et pouvait marcher normalement. Le lendemain, nouveau rêve, où saint Charbel lui expliquait qu’il avait fait cette «opération» pour faire comprendre aux Libanais qu’ils devaient retrouver la foi ; il lui demandait d’assister désormais à la messe chaque 22 du mois. 

Un autre «signe», non miraculeux en soi, mais non moins remarquable fut, dans les premières années du 20e siècle, une photographie des moines présents au monastère. Développée, la photographie faisait apparaître un moine de plus, que personne ne connaissait… sauf le plus ancien du monastère qui s’écria : Tiens ! le père Charbel ! La photographie, datée, peut encore être vue dans le monastère.

Ces signes de Dieu aboutirent à la béatification en 1965, et à la canonisation en 1977.

Le dies natalis est au 24 décembre, mais saint Charbel (on trouve aussi Sharbel) est vénéré au calendrier romain le 24 juillet. En effet, la liturgie ne célèbre pas de fête sanctorale en la vigile de Noël ; on opta pour l’anniversaire de l’ordination sacerdotale de saint Charbel, le 23 juillet ; mais ce jour-là est la fête de sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l’Europe ; aussi, la date retenue fut finalement le 24 juillet.

 

 

Ignacio Caselles García

1874-1936

 

Né le 18 novembre 1874 à Gata de Gorgos (Alicante, Espagne), de Vicente Caselles Boronat et Antonia García Durá, qui eurent sept enfants : l’un d’eux mourut très petit, et notre Ignacio en reprit le prénom.

Les enfants s’appelèrent : Bernardo (futur capucin aussi), Ignacio (qui mourra tout petit), Ignacio (le nôtre), Juan Bautista, Francisco, Antonio.

Le baptême d’Ignacio eut lieu le lendemain de sa naissance, et, on a trouvé en marge du registre de son baptême le mot capucin, ajouté plus tard par le curé. On y lit également quelques remarques : Ignacio vint servir la messe très jeune déjà, toujours premier servant, puis sacristain.

A douze ans, il entra au collège séraphique des Capucins de Orihuela, passa par le couvent de Masamagrell et fit la profession à Orihuela en 1892, prenant le nom de Juan Crisóstomo. Il fut ordonné prêtre en 1899.

Après quelques années à Ollería (Valencia), il revint à Orihuela, où il exerça le ministère pendant trente-six ans : confesseur, directeur spirituel et confesseur au séminaire diocésain.

On l’appelait gentiment Père Jeannot (Padre Juanito), en raison de sa petite taille.

Il répandait avec assiduité la dévotion des trois Je vous salue Marie quotidiens.

Lors des hostilités de 1936, il put se cacher quelques mois.

Découvert, arrêté le 24 décembre, il fut insulté toute la journée de cette veille de Noël. Le soir même, il fut conduit sur la route Arneva-Hurchillo, et fusillé : telle fut sa «nuit de Noël», qu’il passa dans la gloire du Ressuscité.

Le père Juan Crisóstomo a été béatifié en 2013.

 

 

Pablo Meléndez Gonzalo

1876-1936

 

Pablo (Paul) naquit le 7 novembre 1876, aîné des sept enfants d’une famille très chrétienne, qui le fit baptiser le 9 novembre suivant.

A quatorze ans, il «perdit» son père et dut consacrer tout son temps libre pour aider sa mère à élever ses petits frères et sœurs.

A quinze ans, il s’inscrivit dans les rangs d’une congrégation mariale et participa bientôt à l’adoration nocturne du Saint-Sacrement.

Son amour pour l’Eucharistie le portait à la recevoir chaque jour à la messe. Puis, animé par cette force céleste, il allait visiter le Christ dans les malades.

Il fit des études de droit à Valencia, collaborant toujours à l’Action Catholique, dont il fut président pour la zone de Valencia.

Une fois avocat, il écrivit des articles dans les journaux, et fut même directeur de Las Provincias.

Il épousa en 1904 Dolores Boscá, qui mettra au monde dix enfants (Pablo, Antonio, Alberto, Rafael, Carlos, María Teresa, María Desamparados, María Luisa, Josefa, María Dolores).

Il s’engagea dans la politique, comme membre de la Ligue Catholique, et recouvrit quelques charges publiques, donnant toujours le témoignage d’une vie chrétienne sans compromis, et la préférence pour la moralité publique et les intérêts de l’Eglise.

Mais à Valence, on n’aimait pas les gens qui sentaient l’encens : dès 1931, les incidents commencèrent, reprirent en 1934, et explosèrent en 1936.

En juillet 1936, Pablo se trouvait à Paterna : on fouilla sa maison une première fois. Il se transféra à Valencia : impossible de trouver où se cacher, et de plus, il dut s’occuper de faire hospitaliser son fils Carlos. On lui proposa la fuite, il refusa, surtout pour son fils malade.

Le 25 octobre, on vint l’arrêter, avec son fils Alberto. On lui demanda : Vous êtes catholique ? Il répondit : Je suis catholique, apostolique et romain.

Le mandat d’arrêt provenait du Conseil Provincial de Vigilance Antifasciste : Monsieur Meléndez était catholique. C’était là tout son «crime» !

En prison, il dit à Alberto : Si la Providence nous destine au martyre, on nous fusillera, sinon on restera libres. Et aussi : C’est Dieu qui a permis que nous fussions ici. J’ai ordonné à ma famille de ne rien faire pour ma liberté. Je demande seulement à Dieu de me donner son amour et sa grâce, et cela me suffit.

Il répète encore cette phrase quand on lui annonce la mort de Carlos, son fils.

Au matin du 24 décembre, on fait sortir Pablo et Alberto, et on va les fusiller immédiatement, sur la route de Castellar (Valencia). On fait annoncer à la famille qu’on les a «mis en liberté» : une des filles se précipite au cimetière, où elle voit les deux cadavres, criblés de balles.

Le Martyrologe et quelques sources commémorent Pablo au 23 décembre.

Pablo Menéndez Gonzalo a été béatifié en 2001.

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 00:00

23 DÉCEMBRE

III.

Stes Victoire et Anatolie, vierges et martyres en Sabine.

SS Theodulus, Saturninus, Euporus, Gelasius, Eunicianus, Zoticus, Pontios, Agathopos, Basilide, Evaristos, martyrs à Gortyne ; chacun voulait être le premier à être décapité.

V.

S Benus (Besa), abbé en Egypte, mal identifié ; il aurait chassé un hippopotame, un crocodile.

S Sabinien, diacre et disciple de s. Romain à Condat.

VI.

S Servulus, paralytique à Rome ; inculte, il savait les Ecritures à force de se les faire lire.

VII.

S Asclèpe, évêque à Limoges.

S Caran, évêque en Ecosse.

S Dagobert II, roi et martyr , sans doute victime des factions politiques.

VIII.

S Frithebert, évêque à Hexham.

XII.

S Yves, confrère de s. Anselme (de Cantorbury) chez Lanfranc au Bec, évêque à Chartres, adversaire illustre de la simonie et dénonciateur de l'adultère de Philippe Ier. 

B Hartmann, évêque à Bressanone ; il réforma les chanoines.

S Thorlak (Thjorlay) Thorhallsson, évêque à Skalholt ; il voulait remettre en honneur et le célibat et le mariage et fonda le premier monastère d'Islande (Kirkjubaer).

XVI.

B Pedro Nicolás Factor, franciscain espagnol, mystique.

XVIII.

Ste Marie-Marguerite Dufrost de la Jemmerais, veuve d'Youville, fondatrice d'une congrégation de Sœurs de la Charité après avoir perdu quatre de ses enfants ; première Sainte du Canada, canonisée en 1990.

XIX.

S Antonio de Sant'Ana Galvao de França, franciscain marial, premier brésilien béatifié (1998) et canonisé (2007).

S Cho Yun-ho Yosep , catéchiste coréen de dix-huit ans, martyr canonisé en 1984 et fêté le 20 septembre ; son père fait partie du même groupe de martyrs : Jo Hwa-seo Peteuro (cf. 13 décembre).

XX.

Bx Martyrs espagnols de 1936, béatifiés en 2007 :

Dominicains : les prêtres Enrique Cañal Gómez, Manuel Gutiérrez Ceballos, Eliseo Miguel Lagro, Enrique Izquierdo Palacios, Miguel Rodríguez González (*1869, 1876, 1889, 1890, 1892) ; les profès Bernardino Irurzun Otermín, Eleuterio Marne Mansilla, Pedro Luís y Luís, José María García Tabar (*1903, 1909, 1914, 1918), à Santander ;

Augustins : Epifanio Gómez Álvaro (*1874), prêtre, près de Santander.

Bse Karoline Anna Leidenix (Maria Berchmana Johanna, *1865), des Filles de la Divine Charité, martyre en 1941 en Bosnie-Herzégovine, béatifiée en 2011 (en même temps que ses compagnes du 15 décembre). 

Les Dix Martyrs de Crète
† 250

Conformément à l’édit de persécution de l’empereur Dèce (250), le proconsul de Crète invita la population à un sacrifice païen.
Dans la foule se trouvaient Theodulus, Saturninus, Euporus et Gelasius, qui habitaient Gortyne ; Eunicianus, à Ermaion, un faubourg de la même ville ; Zoticus, qui venait de Cnossos ; Pontius, de Lenta ; Agathopos de Panormos, Basilide de Kyolenias, Evaristos d’Héraclion.
Ces dix hommes se trouvaient donc sur la place de Gortyne, où le gouverneur voulait les faire participer à un culte envers la déesse Artémis.
Ayant entendu l’invitation du gouverneur, les dix protestèrent sincèrement. Arrêtés, ils se retrouvèrent en prison.
On les laissa circuler, mais pour être l’objet de la risée publique : on se moquait d’eux, on les frappait du poing, on leur crachait au visage, on leur jetait des pierres, on les traînait sur des tas de fumier…
Les tortures ne les firent pas changer d’avis et ils furent condamnés à mort. On leur brisa les membres et ils furent finalement décapités.
On les conduisit à un endroit appelé Alonion (qui existe encore). Ils étaient tous les dix si heureux d’obtenir si vite leur passeport pour le Paradis, que chacun essayait d’être le premier à être immolé.
Theodulus intervint et imposa le calme : rien ne pressait, sauf de prier et de louer le Créateur. Ils chantèrent le psaume 123 : 
Sans le Seigneur, qui nous protégea - il faut qu’Israël le dise ! -,  sans le Seigneur qui nous protégea, quand les hommes s’élevèrent contre nous, ils nous auraient engloutis tout vivants, quand leur colère s’enflamma contre nous ; alors les eaux nous auraient submergés, les torrents auraient passé sur notre âme ; alors auraient passé sur notre âme les flots impétueux. Béni soit le Seigneur qui ne nous a pas livrés en proie à leurs dents ! Notre âme s’est échappée comme l’oiseau du filet des oiseleurs ; le filet s’est rompu, et nous nous sommes échappés. Notre secours est dans le nom du Seigneur, qui a fait les cieux et la terre.
Près de Gortyne se trouve encore aujourd’hui le lieu-dit Aghi Deka, soit les Dix Saints.
Le Martyrologe Romain mentionne les dix Saints Martyrs de Crète au 23 décembre.


Servulus de Rome
6. siècle

Servulus («le petit esclave») était paralytique, probablement de naissance.
Il vivait à Rome avec sa mère et son frère, qui l’assistaient à tout moment.
On le déposait sous le portique de la basilique Saint-Clément, où il sollicitait la générosité des fidèles. Mais les aumônes qu’il recevait, il les repassait à plus pauvres que lui.
Il ne savait pas lire, mais s’était procuré des manuscrits de la Sainte Ecriture, qu’il se faisait lire par les bonnes personnes qui prenaient un peu de temps avec lui. Il finit par connaître très bien l’Ecriture.
L’offrande à Dieu de ses souffrances, était sa prière constante.
Servulus sentit arriver sa dernière heure. Il pria ceux qu’il put de l’aider à se maintenir sur ses jambes pour chanter la bonté divine ; il invita ses assistants à s’associer à son chant.
A un moment donné, il leur imposa le silence : Vous n’entendez pas toutes ces voix qui viennent du ciel ? Evidemment, personne n’entendait, mais Servulus était ravi, et mourut en cet état.
Ces détails nous viennent du pape Grégoire le Grand (v. 3 sept.), dont Servulus était contemporain.
Le Martyrologe Romain mentionne saint Servulus de Rome au 23 décembre.

Thorlak Thorhallsson

1133-1193

 

Il faudrait écrire le nom de ce saint évêque d’Islande comme suit : Thorlakur Thorhallsson.

Thorlak était de famille aristocratique. Après sa première instruction auprès de sa mère, il reçut sa formation cléricale au sud de l’île, à Oddi, chez un vieux prêtre.

Ayant reçu le diaconat à quinze ans, puis le sacerdoce à dix-huit, il s’en vint étudier à Paris de 1153 à 1159, puis probablement aussi à Lincoln.

Revenu chez les siens, il fut accueilli avec joie, mais il étonna son monde en voulant mener une vie digne de la réforme grégorienne de ce 11e siècle. Il refusa énergiquement de se marier, contrairement à l’habitude de beaucoup de prêtres de l’île à cette époque et se retira auprès d’un prêtre érudit à Kirkjubaer.

Puis il fonda un monastère de Chanoines Réguliers à Thykkvibaer, où sa mère le rejoignit pour y prêter ses services.

Ordonné évêque de Skalholt en 1178, il s’efforça, quoique avec difficulté, de promouvoir la réforme grégorienne dans son diocèse et dans toute l’île. Il lutta contre la simonie, contre les investitures laïques, contre l’incontinence des clercs. Il voulut aussi remettre en honneur les saintes lois du mariage.

Les populations étaient trop ancrées dans leurs vieilles habitudes, et Thorlak ne réussit pas à convertir ses diocésains. Mais ceux-ci furent tout de même frappés par la sainteté de vie de leur évêque, par les miracles qu’il opéra aussi.

L’assemblée nationale, l’Althing, qui avait déjà admis le christianisme dans l’île dès l’an 1000, le proclamait saint quelques années à peine après sa mort, qui survint le 23 décembre 1093.

La canonisation officielle, de la part de Rome, ne fut proclamée qu’en 1984, et saint Thorlak fut alors reconnu comme Patron céleste de l’Islande.

 

 

Yves de Chartres

1040-1116

 

Yves naquit vers 1040 aux environs de Beauvais (Oise) d’Hugues d’Auteuil et Hilmenberge, de grands propriétaires.

Après ses études universitaires à Paris, où il apprit les belles-lettres et la philosophie, il se rendit étudier la théolgie à l’abbaye bénédictine du Bec : un de ses condisciples fut Anselme (v. 26 mai), sous la direction de Lanfranc (v. 28 mai), tous deux futurs archevêques de Canterbury.

En 1078, chanoine de Nesles (Picardie), il fut nommé doyen des chanoines réguliers de Beauvais ; Yves y enseigna dans l’église cathédrale. Déjà on venait, de loin, le consulter.

En 1090, il fut choisi pour être évêque de Chartres, en remplacement de l’indigne titulaire, déposé. Le peuple le voulait, le pape avait accepté, ainsi que le roi ; il y eut deux oppositions : Yves, et son métropolitain, l’archevêque de Sens. Yves se rangea à l’autorité papale, mais pas le métropolitain. Ce fut le pape qui sacra Yves.

Le nouvel évêque favorisa la piété et la vie religieuse du diocèse, créant le monastère de chanoines réguliers près de Chartres, soutint la fondation de l’abbaye bénédictine de Tiron, établit des religieuses (de Fontevrault) à Hautes-Bruyères et fonda un hôpital.

Il fut un bon administrateur, économe, mais généreux pour doter sa cathédrale de livres et d’ornements.

Il militait pour la trève de Dieu, et excommunia Gervais Ier de Chaâteauneuf ainsi que son fils Hugues II, qui l’avaient enfreinte.

Mais Yves fut célèbre par son autorité et sa sagesse dans des questions de grand retentissement. On le consultait de partout sur des problèmes canoniques. Les événements suivants vont l’illustrer.

En 1092, le roi se rendit coupable d’adultère. Yves n’assista pas à son remariage et fut pour cela mis aux arrêts pendant plusieurs mois ; c’est l’insistance du pape qui le fit libérer. Le roi fut excommunié en 1094 et de nouveau en 1095. Il fit semblant de promettre sa soumission, en 1096, mais ne tint pas sa promesse. L’excommunication fut confirmée encore en 1100 et les deux «conjoints» ne purent être réconciliés qu’en 1104, promettant de ne plus vivre ensemble.

Pendant la négotiation de cette affaire, Yves s’occupa de composer des collections canoniques, peut-être sur la demande d’Urbain II lui-même. Ainsi furent publiés : la Tripartita, les dix-sept livres du Decretum, résumé dans la Panormia. Dans ces travaux, Yves se montra conciliateur, non pas en mélangeant les concepts opposés entre eux, mais en distinguant plutôt ce qui est d’ordre strictement spirituel, inviolable, et ce qui peut être adapté aux circonstances. Selon lui, un évêque pouvait prêter fidélité au souverain, et recevoir l’anneau de l’Eglise ; c’est cette position qui prévalut peu à peu.

En 1095, il était au concile de Clermont, en présence du pape, qui lançait son appel pour la croisade ; en 1096, à celui de Tours, toujours avec le pape.

En 1100, nouvel épisode d’investiture d’évêque, concernant le siège de Beauvais. Le roi y avait promu un de ses sbires, que le pape désavoua sur l’intervention d’Yves.

Après le règlement de la situation matrimoniale du roi, qu’on a vue plus haut, Yves reçut à Chartres la visite du nouveau pape (Pascal II), à Pâques 1107, mais Yves était désormais malade et ne put assister au concile de Troyes. 

Il intervint encore auprès du roi d’Angleterre, pour le persuader d’accepter les décisions des conciles au sujet des investitures, mais c’est surtout saint Anselme qui ramena le roi à la raison.

A la mort du roi, Yves conseilla à Louis le Gros de se faire sacrer sans tarder, à Orléans, ce qui déplaisait au clergé de Reims, mais Louis suivit le conseil d’Yves et resta en bons termes avec l’Eglise.

En 1111-1112, il intervint encore pour calmer le climat difficile entre l’empereur d’Allemagne et le pape et qui ne fut apaisé qu’au concordat de Worms en 1122.

Yves de Chartres mourut le 23 décembre 1116, et fut l’objet d’une immédiate vénération.

Son culte a été confirmé en 1570.

 

 

Hartmann de Bressanone

1090-1164

 

Hartmann naquit vers 1090 à Polling (Passau, Bavière, Allemagne SE), dans une famille aisée.

Il étudia chez les Augustins de Passau et reçut un canonicat. Il fut ordonné prêtre.

Il contribua fortement au rétablissement de la Règle augustinienne, sur l’invitation de l’évêque de Salzbourg. De doyen du chapitre (1122), il passa à la maison de Chiemsee pour la réformer, puis sur invitation du margrave Leopold, à Klosterneuburg, où il fut doyen. Il se montra champion de la réforme grégorienne.

En 1140, il fut appelé au siège épiscopal de Brixen (auj. Bressanone), un grand diocèse à l’époque, qui faisait de Hartmann un éminent prince-évêque.

Après la pénible période de la Querelle des Investitures, il fallait remonter le diocèse. Hartmann commença par rétablir une certaine discipline dans le chapitre et d’en faire le modèle de son clergé. Célébrant chaque jour la Messe, il s’imposa le cilice, des flagellations, en même temps qu’il nourrissait une profonde vénération pour la Mère de Dieu.

Il fonda la nouvelle communauté augustinienne de Neustift, ainsi qu’un hospice pour les pèlerins pauvres.

Il mourut en odeur de sainteté le 23 décembre 1164.

Peu après on le considérait déjà bienheureux et même saint. Son culte fut confirmé en 1784.

 

 

Nicolás Factor Estaña

1520-1583

 

Nicolás Factor Estaña naquit le 29 juin 1520 près de Valencia (Espagne), de Vicente, un sicilien tailleur de son métier, et Ursula Estaña. Son premier prénom était en réalité Pedro, étant né le jour de la fête de saint Pierre. 

Il semblait être né pour suivre saint François d’Assise. Encore enfant, il se prosterna à la porte de son église paroissiale pour embrasser les pieds d’un lépreux. Il vint collaborer aux soins des malades dans l’hôpital. Il jeûnait chaque semaine.

Le jeune homme, qui n’avait aucune inclination pour quelque métier, entra chez les Franciscains Observants en 1537 et fut ordonné prêtre en 1544.

Il allait être chargé de la prédication pendant presque quarante ans. Mais sa sainteté le fit nommer Gardien (supérieur) de plusieurs couvents : Santo Espíritu, Chelva, Val de Jesús, Murviedro, Bocairent. Et il fut chargé de confesser les Religieuses de la Trinité à Valencia, les Clarisses à Gandía, les Carmélites à Madrid.

Sa prédication était enflammée, il émouvait et obtenait des conversions. 

S’il n’eut pas la permission d’aller verser son sang en pays musulman, il s’efforça de gagner des mahométans à la Vérité : à Segorbe, il leur proposa même l’épreuve du feu, pour leur prouver la vérité de la religion chrétienne.

Maître des novices, il s’humiliait devant eux et leur ordonnait de lui donner la discipline, exigeant un certain nombre de coups. A part cela, il s’imposait trois fois la discipline chaque jour ; il ne prenait que du pain et de l’eau. Il marchait pieds nus, il dormait sur une table, la tête sur une pierre. Avant de célébrer, il prenait un bain complet, mais d’eau froide : son amour de Dieu devait réchauffer l’eau.

Il soulagea les pauvres, leur donnant parfois jusqu’à la tunique ; quand il puisait dans le coffre du couvent pour donner l’aumône, jamais l’argent ne manqua pour les nécessités du couvent.

Nicolás aimait beaucoup la musique, et maniait les pinceaux adroitement.

Dieu le favorisa d’extases ; la Vierge Marie lui remit l’Enfant-Jésus dans les bras. Un jour qu’il se trouvait devant l’archevêque de Tarragona, on entonna le psaume 112 (Laudate Pueri Domini), et Nicolás se trouva déjà en extase au second verset (Que le nom du Seigneur soit béni) : le prélat demanda alors à un peintre d’en faire immédiatement un tableau.

Nicolás eut de grands amis, tous aussi assoiffés de sainteté, parmi lesquels Pascual Baylón (v. 17 mai), Gaspar de Bono (v. 14 juillet), Juan de Ribera (v. 6 janvier) et surtout Luis Bertrán (v. 9 octobre).

Après la mort de ce dernier (1581), Nicolás voulut trouver plus d’austérité en passant chez les Récollets (réformés) d’Onda ; ce couvent ayant été supprimé, il rejoignit alors les Capucins de Barcelone, où la règle franciscaine stricte était plus conforme à celle des premiers Franciscains. Enfin en 1583, Nicolás regagna le premier couvent de l’Observance, où il avait commencé sa vie religieuse.

Nicolás Factor Estaña mourut le 23 décembre 1583, répétant Jésus, je crois.

Il fut béatifié en 1786.

 

 

Marguerite d’Youville

1701-1771

 

Cette fleur de la terre du Québec est l’aînée de six enfants. Elle naît le 15 octobre 1701 à Varennes (Montréal, Canada).

Son père est Christophe Dufrost de Lajemmerais, qui mourra en 1708. Sa mère est Marie-Renée Gaultier de Varennes. 

Son arrière-grand-père intervient et lui offre deux années d’études chez les Ursulines de Québec. Elle est déjà bien mûre pour son âge.

Elle revient chez sa mère, qu’elle aide de son mieux, et qu’elle accompagne à Montréal, car cette mère va se remarier. Marguerite, de son côté, fait des projets avec Louis-Hector Piot de Langloiserie. Mais cette famille désapprouve le remariage de la mère de Marguerite, qui doit alors rompre ses fiançailles et épouse alors en 1722 François d’Youville. Ils auront six enfants, dont quatre mourront en bas âge : Timothée, Ursule, Marie-Louise et Ignace. Les deux autres sont Joseph-François et Charles-Marie, qui deviendront prêtres.

Le foyer ne connaît pas le bonheur : François est indifférent, s’absente, boit et vend de l’alcool aux Indiens. Marguerite reste fidèle, elle le soigne avec grande tendresse lors de la maladie soudaine qui va l’emporter. Lorsqu’il meurt à trente ans en 1730, elle est enceinte du sixième enfant (qui sera mort-né). Il y a aussi à la maison la belle-mère de Marguerite, au caractère difficile…

La dévotion principale de Marguerite est Dieu le Père, dans sa bonté et sa providence. Marguerite continue vaillamment l’éducation de ses deux garçons, mais elle désire faire du bien autour d’elle, voulant se faire l’écho de la bonté de Dieu pour tous. En 1737, elle recueille chez elle une femme aveugle et, le 31 décembre de la même année, elle se consacre à Dieu pour Le servir dans la personne des plus démunis. Avec trois Compagnes, elle se trouve alors aux débuts des Sœurs de la Charité de Montréal, ou «Sœurs Grises».

Ces premiers pas ne sont pas simples : la bourgeoisie se moque d’elle ; on la calomnie ; elle-même devient malade et une de ses Consœurs décède. Un incendie détruit son logis. Mais elle est courageuse et persévère. Plus que jamais elle veut aider le plus grand nombre de personnes dans le besoin. Avec ses deux autres Compagnes, elle met tout en commun en 1745 et prend la direction de l’Hôpital des Frères Charon, qui tombe en ruine. Elle devient la «mère des pauvres». Elle multiplie les services en faveur des pauvres et des malheureux, quels qu’ils soient : soldats infirmes, personnes âgées, malades mentaux, incurables, orphelins. Plus tard encore, les épileptiques, les lépreux, tous ceux qui étaient exclus de l’Hôtel-Dieu.

En 1755, l’évêque reconnaît et approuve la règle de l’Institut. De son côté, la Mère d’Youville assume la dette de 49000 livres pour restaurer l’établissement. Ses revenus étaient la fabrication de vêtements pour les magasins royaux et les marchands.

Pendant la guerre de Sept Ans, il y a tant de soldats britanniques dans l’hôpital que toute une aile est appelée la salle des Anglais. En particulier, un soldat captif des Indiens et destiné à la torture, fut racheté par Mère Marguerite. Elle sauva plusieurs fugitifs, dont un qui plus tard prévint le bombardement de l’hôpital.

En 1765, l’hôpital est ravagé par un incendie, mais la foi et le courage de Marguerite ne sont pas ébranlés : elle invite ses Sœurs et les pauvres à accepter la volonté de Dieu et fait reconstruire l’hôpital. Vers la même époque, Marguerite achète une grande propriété à Châteauguay, qui lui permettra d’assurer l’approvisionnement en nourriture de tous ses pensionnaires ; elle y fait construire aussi un moulin. 

Marguerite aura servi toute sa vie Jésus-Christ en ses pauvres.

Epuisée, Marguerite meurt le 23 décembre 1771, dans une chambre de son hôpital, des suites d’une attaque subie début novembre.

Qui lui succédera sera une orpheline recueillie par elle : Thérèse Lemoine-Despins.

Le mot d’ordre de Mère Marguerite pour ses Sœurs est de maintenir l’union la plus parfaite entre elles. Ainsi les Sœurs Grises de Montréal vont se développer et donner naissance à d’autres communautés, à Saint-Hyacinthe, à Ottawa, à Québec, à Philadelphia et à Pembroke ; récemment aussi au Brésil, en Colombie… Elles entourent d’amour maternel tous ceux qui sont délaissés : orphelins, adolescents inquiets, jeunes filles bafouées, épouses abandonnées, malades…

Marguerite d’Youville a été béatifiée en 1959, canonisée en 1990. Elle est inscrite au Martyrologe à son dies natalis, le 23 décembre.

Le miracle retenu pour la canonisation est la guérison, en 1978 et par l’intercession de Marguerite, d’une jeune femme atteinte de leucémie myéloblastique.

Au Canada Marguerite d’Youville reste présente : la Municipalité Régionale de Comté (MRC) de Marguerite d’Youville, qui a mandaté le Centre Local de Développement (CLD), également intitulé à Marguerite d’Youville, un organisme à but non lucratif et reconnu par le ministère du Développement, afin de favoriser l’essor économique du territoire par le démarrage, la consolidation et l’expansion d’entreprises ainsi que la création d’emplois. On signalera aussi une Ecole primaire (trois-cents élèves au cœur du Vieux Cap-Rouge), un Refuge faunique (Île Saint-Bernard) où Marguerite avait acquis les terrains de Châteauguay.

Antonio Galvão de França

1739-1822

 

Quatrième de dix (ou onze) enfants d’une famille aisée et pieuse de Guaratingueta (Aparecida, Brésil), Antonio naquit le 10 mai 1739.

Son père, portugais (Antonio Galvão de França), était devenu la première personnalité du village ; membre du Tiers-Ordre franciscain, il était connu pour sa foi et sa générosité. Sa mère, Isabel Leite de Barros, fille d’agriculteurs, de la famille du célèbre Fernão Dias Pais, décéda prématurément en 1755 à trente-huit ans. Généreuse elle aussi, elle avait fait don de tous ses vêtements aux pauvres au moment de sa mort.

Antonio a treize ans quand il entre au séminaire des Jésuites de Belém, où se trouve déjà son frère aîné. Mais à cette époque, une «persécution» se déchaîne contre les Jésuites, et Monsieur Galvão conseille à son fils de frapper chez les Franciscains, au couvent Saint-Bonaventure de Macacu (Itaboraí, Rio de Janeiro).

Antonio a alors vingt-et-un ans. Comme novice il prend le nom de Antonio Galvão de Sainte-Anne, car sa famille était très dévote de sainte Anne. Au noviciat, Antonio est remarqué pour sa piété, son zèle, ses vertus. Il fait la profession solennelle en 1761, et fait en même temps le serment de toujours défendre la doctrine de l’Immaculée Conception, encore controversée à l’époque. Sa dévotion à Marie, en particulier par le chapelet, sera une des marques constantes de sa vie. 

Il est ordonné prêtre en 1762, et on l’envoie à São Paolo pour y achever ses études ; en chemin, il fait un petit détour par son pays natal pour y célébrer la première messe solennelle dans l’église où il avait été baptisé.

A partir de 1768, il exerce le saint ministère, confesse les religieuses et les membres du Tiers-ordre. Il se montre attentif aux difficultés des pauvres, des malades, des esclaves. On l’appellera homme de paix et de charité.

En 1770, invité à l’Académie des Arts, il présente diverses œuvres littéraires qu’il a composées.

Sur indication d’une Religieuse qui aurait reçu un message du Ciel, il fonde un nouveau monastère, Notre-Dame de la Lumière, en l’honneur de l’Immaculée Conception de Marie, après avoir dûment constaté que ce message était certainement authentique. Le couvent est fondé en 1774.

Il y eut une polémique au sujet de ce couvent. Un Supérieur fut d’avis de le fermer, et Antonio obéit. Mais les Religieuses n’entendaient pas quitter leur couvent, et la population faisait pression, ainsi que l’évêque, pour qu’il fût rouvert. Non seulement il rouvrit, mais on dut l’agrandir. Les travaux y durèrent près de trente ans. C’est maintenant un grand monastère, qui appartient au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Un incident faillit tourner à l’expulsion du frère Antonio. En 1780, un soldat est condamné à mort : il a légèrement blessé le fils du Capitaine de São Paolo. Le frère Antonio intervient en faveur du soldat, qui est exécuté ; en plus, le frère reçoit l’ordre de quitter la ville. La foule proteste, au point que pour éviter une révolution, le Capitaine rappelle le Religieux.

De son vivant il eut le don des miracles, de la lévitation, de la bilocation, de la prémonition.

Il mourut le 23 décembre 1822.

Jusqu’à ses funérailles, la foule vint le vénérer ; on tailla tant de morceaux de tissu de sa bure, qu’elle ne lui arrivait plus qu’aux genoux !

Antonio Galvão de Sainte Anne sera béatifié en 1988 et canonisé en 2007. C’est le premier brésilien autochtone béatifié et canonisé.

Un des miracles qu’il fit de son vivant est d’avoir guéri instantanément un malheureux qui souffrait énormément des reins. Il lui fit avaler une petite boulette de papier où il avait écrit ces mots d’une invocation à la Vierge Marie : Post partum, Virgo, inviolata permansisti. Dei genitrix, intercede pro nobis (Après l’enfantement, ô Vierge, tu es demeurée inviolée. Mère de Dieu, intercède pour nous). Encore actuellement, les religieuses distribuent chaque jour jusqu’à trois cents de ces «boulettes».

Le miracle retenu pour la canonisation, fut la naissance d’un petit Enzo, dont la maman ne parvenait pas à mener à terme ses grossesses. Elle prit une de ces «boulettes» et accoucha bientôt de son petit Enzo, qui avait onze ans quand il assista à la canonisation de saint Antonio Galvão.

Saint Antonio Galvão est l’un des patrons des JMJ de 2013, avec le bienheureux Jean-Paul II, Notre-Dame d’Aparecida, Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et Saint Sébastien.

 

 

Cho Yun-ho Yosep

1848-1866

 

Yosep (Joseph) était né en 1848 à Sinchang (Chungchŏng-do, Corée). Il ressemblait beaucoup à son père, Cho Hwa-so Peteuro (voir au 13 décembre), et pratiquait fidèlement son christianisme, comme ses parents.

Marié à dix-sept ans, il vivait chez eux avec sa jeune épouse, lorsque la persécution éclata.

Il était de retour chez lui lorsqu’il vit qu’on emmenait son père, lequel lui cria de partir. Mais Josephus se rendit spontanément. Ainsi père et fils s’encouragèrent mutuellement à persévérer dans la foi.

Aux interrogateurs, Yosep répondit que son professeur de catéchisme avait été son grand-père qui, lui-même, n’avait jamais eu chez lui de livres catholiques. On tortura le jeune homme, qui résista aux souffrances et resta fidèle.

Puis on les envoya tous deux à la prison de Chŏnju.

En prison, on tortura encore et encore Josephus, qui défendit courageusement sa foi au Christ.

Le 13 décembre, on emmena le père de Yosep pour l’exécuter. Yosep demanda à être pris avec son père mais on lui répondit que, selon la loi, on ne pouvait exécuter père et fils le même jour au même endroit.

Le gouverneur insista encore auprès de Yosep, lui promettant la restitution de tous ses biens, s’il apostasiait. Yosep ne l’écouta pas même.

Au jour de l’exécution de Yosep, les bourreaux couraient en tirant la charrette en bois attachée au cou du garçon, pour l’éreinter encore plus, après les nombreuses et pénibles tortures qu’il avait déjà subies précédemment.

Parvenu à Sŏch’ongyŏ (Chŏnju), le lieu de l’exécution, le gouverneur revint à la charge avec ses vaines propositions, et bien inutilement.

Yosep mangea son dernier repas, qu’il fit précéder d’un grand et calme signe de croix.

On battit encore Yosep, qui finit par succomber sous les coups. Il avait presque dix-neuf ans.

Ainsi, trois générations avaient reçu la gloire du martyre, mais on n’a pas retenu la date précise concernant le grand-père ; le père de Yosep, comme on l’a vu, mourut le 13 décembre 1866.

Pour Yosep, ce fut le 23 décembre 1866.

Yosep a été béatifié en 1968, et canonisé en 1984, comme son père.

Enrique Cañal Gómez

1869-1936

 

Enrique (Henri) naquit le 20 mars 1869 à Corias (Cangas del Narcea, Asturies, Espagne) et fut baptisé le lendemain.

Il suivit l’école locale tenue par les Dominicains, et entra au noviciat, pour faire la profession en 1885 et les études de philosophie.

En 1889, il alla faire la théologie à Las Caldas de Besaya, où il fut ordonné prêtre en 1891.

En 1896, il fut aumônier des Dominicaines de Santillana del Mar.

Tout en conservant cette dernière charge (jusqu’en 1909), il fut en 1905 directeur et sous-prieur à Las Caldas de Besaya (Los Corrales de Buelna, Cantabria), et prieur durant l’année 1906. Il avait une réelle réputation de sainteté.

En 1909, il fut au collège de Ségovie, en même temps qu’aumônier des Dominicaines, professeur et, à partir de 1910, supérieur de la communauté.

En 1911, autre mission : il fut sous-prieur et maître des Frères coopérateurs à San Pablo de Valladolid ; il fut aussi confesseur des Dominicaines à Porta Cæli, où on ne se gêna pas pour le calomnier honteusement : il n’en fut que plus estimé quand on comprit l’erreur qui le frappait.

De 1915 à 1928, il accomplit un travail extraordinaire au couvent de l’Olivar (Madrid), avant de regagner Las Caldas de Besaya comme directeur spirituel, directeur de l’école, maître des Frères coopérateurs. Il fut tout à tous, mais surtout un modèle unanimement apprécié de vie religieuse.

Lors de la révolution de 1936, il prêcha les exercices spirituels. Le 22 juillet, les Religieux furent arrêtés et conduits quelques heures à la tchéka Neila de Santander puis, après leur avoir fortement attaché les bras au corps et leur avoir accroché un poids pesant, on les jeta à la mer dans la baie de Santander, dans la nuit du 22 au 23 décembre 1936.

Le père Enrique fut béatifié en 2007.

 

 

Epifanio Gómez Álvaro

1874-1936

 

Epifanio naquit à Lerma (Burgos, Espagne) le 7 avril 1874 et reçut le baptême le 9 avril.

Il entre chez les Augustiniens à Valladolid en 1890 et, durant ses études de théologie, est envoyé aux Philippines en 1896 pour y achever sa préparation sacerdotale et se préparer aux missions.

Il est ordonné prêtre à Manille en 1897 ; revenu en Espagne pour se refaire une santé (1899), il part au Brésil où il s’occupe activement de la paroisse et de l’enseignement.

De retour en Espagne, il est à Cádiz puis à Santander.

Quand la révolution éclate en juillet 1936, il se réfugie d’abord chez un particulier, mais il sera découvert et arrêté, puis porté à la tristement célèbre tchéka de Neila (Santander). 

De là, au soir du 22 décembre 1936, on le transporte au phare de Santander, d’où on le lance dans la mer, les mains attachées à la ceinture et une pierre au cou.

Le courant marin transporta son corps jusqu’aux côtes de Vendée, où il fut repêché avec le cadavre de beaucoup d’autres, certains méconnaissables.

Ce saint Religieux avait soixante-deux ans. Il a été béatifié en 2007. On place son dies natalis au 23 décembre.

 

 

Manuel Gutiérrez Ceballos

1876-1936

 

Manuel naquit le 4 février 1876 à Torrelavega (Santander, Espagne) et fut baptisé le 7 suivant.

Très tôt orphelin de père, il fut confié par sa mère aux pères Dominicains de Las Caldas de Besaya, où il fit ses études. Puis il entra au noviciatet de Padrón, professa en 1892 et fit les études de philosophie à Corias.

Il alla faire la théologie à Salamanque, où il fut ordonné prêtre en 1899.

Il eut une vie apostolique aussi intense que variée. Après quelques missions à travers l’Espagne, il partit pour le Pérou, de 1913 à 1917, où il espérait travailler parmi les peuplades d’Amazonie. Mais il demeura à Lima et, revenant en Espagne, il fut à Las Caldas de Besaya, transféré en 1923 à l’Olivar de Madrid, puis supérieur à Pamplona en 1924, année où il reçut le titre de prédicateur général.

En 1926, il passa à Atocha (Madrid), en 1927 à Salamanque comme professeur d’éloquence sacrée, en 1932 à Valladolid, en 1933 à Palencia, pour finir de nouveau en 1936 à Las Caldas de Besaya.

Ce Dominicain était un véritable prêcheur, d’une profonde piété : il se confessait avant de monter en chaire.

Lors de la révolution de 1936, le 22 juillet, les Religieux furent arrêtés et conduits quelques heures à la tchéka Neila de Santander puis, après leur avoir fortement attaché les bras au corps et leur avoir accroché un poids pesant, on les jeta à la mer dans la baie de Santander, dans la nuit du 22 au 23 décembre 1936.

Il y eut (au moins) une dizaine de Religieux qui furent ainsi martyrisés de cette façon. Certains corps remontèrent jusqu’en Vendée, où l’on put encore en identifier quelques-uns. Sombre nuit de Noël !

Le père Manuel fut béatifié en 2007.

 

 

Eliseo Miguel Largo

1889-1936

 

Eliseo naquit le 28 août 1889 à Lampreana (Zamora, Espagne) et fut baptisé le 31 suivant.

Il fit ses études à Las Caldas de Besaya et entra au noviciat dominicain ; il fit la profession en 1908 et fit les études de philosophie à Corias.

Il alla faire la théologie à Salamanque, où il fut ordonné prêtre en 1917. Il y accompagnait l’aumônier des Dominicaines dans ses visites au couvent. C’était un prêtre profond, qui se mortifiait et qui avait le souci de respecter sa Règle.

Il enseigna en divers collèges : Vergara (Guipúzcoa), La Felguera (Asturies) et Las Caldas de Besaya.

Lors de la révolution de 1936, le 22 juillet, les Religieux furent arrêtés et conduits quelques heures à la tchéka Neila de Santander puis, après leur avoir fortement attaché les bras au corps et leur avoir accroché un poids pesant, on les jeta à la mer dans la baie de Santander, dans la nuit du 22 au 23 décembre 1936.

Il y eut (au moins) une dizaine de Religieux qui furent ainsi martyrisés de cette façon. Certains corps remontèrent jusqu’en Vendée, où l’on put encore en identifier quelques-uns. Le corps du père Eliseo fut retrouvé un mois plus tard au bord du quai de Somo, de l’autre côté de la baie de Santander.

Le père Eliseo fut béatifié en 2007.

 

 

Enrique Izquierdo Palacios

1890-1936

 

Enrique (Henri) naquit le 17 février 1890 à Oviedo (Asturies, Espagne), fut baptisé le surlendemain et confirmé le 3 avril 1893.

Après avoir commencé le séminaire diocésain, il entra au noviciat dominicain de Padrón (La Coruña) et fit la profession en 1906 ; il fit les études de philosophie à Corias.

En 1910, il alla faire la théologie à Salamanque, où il fut ordonné prêtre en 1914.

Il fut professeur à Corias et Navelgas (Asturies) puis fut envoyé à Las Caldas de Besaya (Los Corrales de Buelna, Cantabria) comme supérieur et directeur, apprécié de tous.

Lors de la révolution de 1936, le 22 juillet, les Religieux furent arrêtés et conduits quelques heures à la tchéka Neila de Santander puis, après leur avoir fortement attaché les bras au corps et leur avoir accroché un poids pesant, on les jeta à la mer dans la baie de Santander, dans la nuit du 22 au 23 décembre 1936.

Il y eut (au moins) une dizaine de Religieux qui furent ainsi martyrisés de cette façon. Certains corps remontèrent jusqu’en Vendée, où l’on put encore en identifier quelques-uns. Sombre nuit de Noël !

Le père Enrique fut béatifié en 2007.

 

 

Miguel Rodríguez González

1892-1936

 

Miguel naquit et fut baptisé le 10 juin 1892 à Piñera de Abajo (Asturies, Espagne) et confirmé en 1894.

Il commença l’étude du latin chez son curé et, à douze ans, entra au collège de Umieta (Guipúzcoa), puis passa à l’école apostolique (dominicaine) de Corias. Après la profession en 1909, il fit les études de philosophie.

Il alla faire la théologie à Salamanque, où il fut ordonné prêtre en 1916. 

Ceux qui le connurent comme confrère ou professeur, surent en faire l’éloge comme d’un remarquable Religieux, estimé et admiré de tous.

Lui aussi fut nommé en divers postes : Las Caldas de Besaya, Corias, de nouveau Las Caldas en 1922, Vergara (Guipúzcoa) en 1926-1928, Ciaño (Langreo, Asturies), Navelgas en 1930-1931, enfin de retour à Las Caldas où il se trouvait en 1936.

Lors de la révolution de 1936, le 22 juillet, les Religieux furent arrêtés et conduits quelques heures à la tchéka Neila de Santander puis, après leur avoir fortement attaché les bras au corps et leur avoir accroché un poids pesant, on les jeta à la mer dans la baie de Santander, dans la nuit du 22 au 23 décembre 1936.

Il y eut (au moins) une dizaine de Religieux qui furent ainsi martyrisés de cette façon. Certains corps remontèrent jusqu’en Vendée, où l’on put encore en identifier quelques-uns.

Le père Miguel fut béatifié en 2007.

 

 

Bernardino Irurzun Otermín

1903-1936

 

Bernardino naquit le 17 mai 1903 à Eguiarreta (Navarre, Espagne), fut baptisé le 19, veille de la fête du célèbre Bernardin de Sienne, dont il reçut le nom, et fut confirmé en octobre de la même année.

Attiré dès sa jeunesse par la vie religieuse, il entra au couvent de Corias comme frère coopérateur et y commença le noviciat, qu’il acheva à Salamanque, avec la profession en 1931. 

Il fut ensuite envoyé à Las Caldas de Besaya en 1933.

C’était un remarquable Religieux, obéissant et humble, excellent jardinier. Tout le temps libre dont il disposait, il le passait devant le Saint Sacrement.

Lors de la révolution de 1936, le 22 juillet, les Religieux furent arrêtés et conduits quelques heures à la tchéka Neila de Santander puis, après leur avoir fortement attaché les bras au corps et leur avoir accroché un poids pesant, on les jeta à la mer dans la baie de Santander, dans la nuit du 22 au 23 décembre 1936.

Le Frère avait trente-trois ans.

Il y eut (au moins) une dizaine de Religieux qui furent ainsi martyrisés de cette façon. Certains corps remontèrent jusqu’en Vendée, où l’on put encore en identifier quelques-uns.

Le frère Bernardino fut béatifié en 2007.

 

Eleuterio Marne Mansilla

1909-1936

 

Eleuterio naquit le 17 février 1909 à Gusendos de los Oteros (León, Espagne), fut baptisé le 20, fête de saint Eleuthère, dont il reçut le nom, et fut confirmé en 1911.

Adolescent, il travailla aux champs.

En 1931, il fut attiré par la vie religieuse et commença le noviciat au couvent dominicain de Salamanque, avec la profession en 1933. 

Il fut ensuite envoyé à Las Caldas de Besaya en 1933.

C’était un excellent Religieux, très dévot de la Sainte Vierge. On lui confia principalement la cuisine.

Lors de la révolution de 1936, le 22 juillet, les Religieux furent arrêtés et conduits quelques heures à la tchéka Neila de Santander puis, après leur avoir fortement attaché les bras au corps et leur avoir accroché un poids pesant, on les jeta à la mer dans la baie de Santander, dans la nuit du 22 au 23 décembre 1936.

Il y eut (au moins) une dizaine de Religieux qui furent ainsi martyrisés de cette façon. Certains corps remontèrent jusqu’en Vendée, où l’on put encore en identifier quelques-uns.

Le frère Eleuterio fut béatifié en 2007.

 

 

Pedro Luis Luis

1915-1936

 

Pedro naquit le 11 septembre 1915 à Monsagro (Salamanca, Espagne), fut baptisé le lendemain, et fut confirmé en 1918.

Orphelin de mère à trois ans, il grandit auprès de sa grand-mère paternelle.

En 1928, il entra à l’école apostolique dominicaine de Las Caldas de Besaya, puis en 1931 passa à Corias. Mais la maladie l’obligea à revenir chez son père, où il travailla au milieu des bêtes du pâturage.

Il fréquenta le proche sanctuaire de Notre-Dame de la Peña de Francia où, en été 1932, les pères Dominicains lui suggérèrent la vie religieuse en tant que Frère coopérateur. Après le noviciat, il fut au couvent dominicain de Salamanque, avec la profession en 1934. 

Il fut ensuite envoyé à Las Caldas de Besaya en 1935.

C’était un excellent Religieux, qui s’occupa principalement du vestiaire.

Lors de la révolution de 1936, le 22 juillet, les Religieux furent arrêtés et conduits quelques heures à la tchéka Neila de Santander puis, après leur avoir fortement attaché les bras au corps et leur avoir accroché un poids pesant, on les jeta à la mer dans la baie de Santander, dans la nuit du 22 au 23 décembre 1936.

Il y eut (au moins) une dizaine de Religieux qui furent ainsi martyrisés de cette façon. Certains corps remontèrent jusqu’en Vendée, où l’on put encore en identifier quelques-uns.

Le frère Pedro fut béatifié en 2007.

 

 

José María García Tabar

1918-1936

 

José María naquit le 10 décembre 1918 à Lubier (Navarre, Espagne), fut baptisé le 13 suivant, et fut confirmé en 1922.

Orphelin de père à deux ans, il partit avec sa mère à San Sebastián, où celle-ci trouva quelque petit travail pour élever ses enfants.

En 1925, elle confia son garçon aux Filles de la Charité de Vergara (Guipúzcoa), où José María reçut une excellente éducation. Après la première formation, il entra au collège des Dominicains, puis au séminaire de Saturrarán, mais les études étaient peut-être trop difficiles pour lui.

Très pieux cependant, il revint à Vergara et demanda son admission comme frère coopérateur parmi les Dominicains.

Il fi le noviciat au couvent de Salamanque, avec la profession en 1936. 

Il fut ensuite envoyé au mois de mai à Las Caldas de Besaya.

On lui confia la porterie. Là, il dut ouvrir souvent aux miliciens qui se présentaient, soit pour des enquêtes, soit pour des fouilles, soit aussi pour des arrestations.

Lors de la révolution de 1936, le 22 juillet, les Religieux furent arrêtés et conduits quelques heures à la tchéka Neila de Santander puis, après leur avoir fortement attaché les bras au corps et leur avoir accroché un poids pesant, on les jeta à la mer dans la baie de Santander, dans la nuit du 22 au 23 décembre 1936.

Le frère José María venait d’avoir dix-huit ans.

Il y eut (au moins) une dizaine de Religieux qui furent ainsi martyrisés de cette façon. Certains corps remontèrent jusqu’en Vendée, où l’on put encore en identifier quelques-uns.

Le frère José María fut béatifié en 2007.

 

 

Karoline Anna Leidenix

1865-1941

 

Karoline était née le 28 novembre 1865 à Enzersdorf (Vienne, Autriche), de Michael et Josefa Benkhofer, et fut baptisée deux jours plus tard.

Elle eut deux petites sœurs, Mathilde et une autre mort-née.

Le papa mourut bientôt, laissant la pauvre veuve dans une situation assez difficile. Les deux petites filles furent accueillies en 1878 par la fondatrice de la Congrégation des Filles de la Divine Charité, Mère Franziska Lechner. Le tribunal accorda une petite aide pécunaire à la maman.

D’élève, Karoline devint novice chez les mêmes Sœurs. Elle prend le nom de Marija Berchmana Johanna, émet les premiers vœux en 1883 et fera les vœux solennels en 1892.

Dès 1883 elle est envoyée en Bosnie. Elle se montrera une maîtresse très habile, très active, et quand les maisons de la Congrégation durent fermer, elle continuera à donner des leçons aux enfants, catholiques, orthodoxes ou musulmans. Elle fera aussi le catéchisme.

Durant la guerre mondiale, elle aidera dans l’hôpital de Višegrad, dont l’administration lui exprimera une reconnaissance officielle et publique pour son activité chrétienne et samaritaine, prête au sacrifice.

En 1931, elle est nommée maîtresse des novices à Sarajevo, où elle laissa un souvenir de réelle sainteté, pour sa prière, son esprit de sacrifice, son dévouement, sa délicatesse. Intelligente et humble, elle ne se vexait pas quand elle comprenait qu’elle avait fait quelque erreur dans la langue croate. 

Sœur Berchmana souffrait d’asthme, et ne se plaignait jamais. Exigeante pour elle, elle voulait que chacune fût aussi exigeante pour soi-même, par amour de la règle et de l’Eglise.

Elle eut l’occasion, durant un séjour à Breške (Tuzla), d’apprendre à lire et à écrire aux petits enfants, non seulement catholiques, mais aussi musulmans, de sorte que le peuple l’avait surnommée «la sœur turque». Revenue à Pale en 1939, à l’âge de soixante-quatorze ans, elle s’occupa alors particulièrement des enfants de familles orthodoxes, et fut surnommée «la mère serbe».

Vers la fin de sa vie, elle disait : Je suis reconnaissante à Dieu pour deux choses, d’abord parce que je suis née et que j’ai grandi dans la foi catholique, et ensuite parce que j’ai été religieuse.

Quand la maison fut assaillie et incendiée le 11 décembre 1941 (voir la notice sur Kata Ivanišević), et que les Religieuses durent marcher dans la neige pendant quatre jours, la pauvre Berchmana n’en pouvait plus. Presque aveugle, elle fut installée sur une luge, mais elle tombait souvent ; aussi fut-elle abandonnée dans une cabane, puis confiée à une famille de Sjetlina.

Elle parlait peu, elle souriait. Quand on lui donnait à manger, elle s’excusait de priver les autres de leur nourriture. Elle resta là une dizaine de jours, puis les soldats vinrent la prendre avec une luge. Le père de famille leur disait de la laisser, car elle ne pouvait pas marcher. Une heure après, l’un d’eux revint, avec autour du cou le rosaire de la Sœur, disant qu’elle le lui avait donné et qu’il le gardait parce qu’il en avait besoin. Puis on leur dit qu’on la conduisait vers les autres Sœurs, à Goražde.

En réalité, Sœur Berchmana fut abattue non loin de Sjetlina, sous le pont de Prača (qui se jette dans la Drina). Plus tard, une certaine Vesna reçut l’habit noir de la Religieuse, avec l’ordre d’en faire un drapeau pour les soldats. On n’a cependant jamais retrouvé la tombe de la Sœur Berchmana, qui fut probablement, elle aussi, jetée dans la rivière.

Sa mort arriva le 23 décembre 1941, et elle fut béatifiée avec ses Consœurs en 2011.

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22 décembre 2020 2 22 /12 /décembre /2020 00:00

22 DÉCEMBRE

 

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S Ariston, martyr à Porto.

S Honorat, évêque à Toulouse.

III.

SS Cheremon, évêque et martyr à Nilopolis ; il fut le dernier martyr d’Egypte durant cette persécution.

IV.

S Flavien, père de ste Bibiane, martyr à Acquapendente.

VI.

S Amaethlu, patron de Llanfaethlu.

IX.

S Hunger, évêque à Utrecht.

X.

S Amaswinthe, abbé à Silva de Malaga.

XI.

Bse Jutta, recluse et religieuse à Disibodenberg, maîtresse de ste Hildegarde (qui lui succédera et en attestera les miracles).

XX.

Ste Francesca-Saveria Cabrini (1850-1917), dernière de treize enfants, fondatrice à Chicago des Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur, vouée aux immigrants italiens aux Etats-Unis (déjà 50.000 à New York) ; elle ouvrit écoles et hôpitaux et, à cause de son succès, subira diffamations et persécutions ; elle est la patronne céleste de tous les émigrants.

 

Cheremon de Nilopolis

† 250

 

Cheremon était le vieil évêque de Nilopolis (ou Delas, non loin de Memphis, Egypte).

L’évêque Denys d’Alexandrie (v. 8 avril) conclut sa chronique de la persécution de Dèce en mentionnant précisément ce Cheremon :

Cheremon était très vieux et évêque de la ville appelée Nilopolis. S’étant enfui dans la montagne d’Arabie avec sa compagne, il n’est pas revenu et jamais les frères bien qu’ils aient beaucoup cherché n’ont pu voir ni eux, ni leurs cadavres.

Beaucoup, dans la même montagne d’Arabie, furent réduits en esclavage par les barbares Sarrasins ; certains ont été rachetés à grand-peine, avec beaucoup d’argent, les autres jusqu’à présent ne le sont pas encore.

De ce témoignage on ne peut tirer que des hypothèses. Cheremon était-il marié ? ou vivait-il avec cette compagne comme frère et sœur ? Mourut-il d’épuisement, de froid, de faim, ou dévoré par les bêtes ?

Une certitude : il est considéré comme Martyr, et beaucoup d’autres moururent dans les mêmes conditions atroces.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Cheremon de Nilopolis au 22 décembre.

Hunger d’Utrecht

† 866

 

Hunger est un évêque mal connu.

A la mort de l’évêque Luidger en 854, le choix de son successeur se porta d’abord sur le chanoine Craft, qui préféra renoncer à cette charge pour ne pas avoir à affronter quelque attaque probable des Vikings. Ainsi fut choisi Hunger. Il était le douzième successeur de s.Willibrord (v. 7 novembre).

Ses relations avec ces Vikings furent pacifiques au début, mais quand ils se firent menaçants, tout le clergé d’Utrecht suivit l’évêque au Mont Sainte-Odile (Sint Odiliënberg), proche de Roermond.

En 858, Lothaire II y fit construire pour eux un monastère. Mais Hunger s’installa à Prüm, puis à Deventer.

Hunger se préoccupa de rester un homme de Dieu, et quand Lothaire voulut divorcer parce que son épouse était stérile, Hunger lui rappela le caractère sacré du mariage, fondé sur l’Ecriture et la Théologie ;  Lothaire divorça tout de même, mais Hunger avait su se montrer ferme sur la doctrine.

On trouve sa signature aux conciles de Savonnières et Metz (859 et 863) ; il était déjà malade au cours de ce dernier.

Il mourut à Prüm le 22 décembre 866.

Saint Hunger d’Utrecht est commémoré le 22 décembre dans le Martyrologe Romain.

 

 

Jutta de Sponheim

1092-1136

 

Cette vierge était la fille des comtes Stephan et Sophia de Sponheim, et naquit vers 1092.

Stephan mourut trois ans après cette naissance et Sophia s’occupa de l’éducation de ses deux enfants, Jutta et son frère Hugo, qui devint archevêque de Cologne.

Jutta (Judith) eut à douze ans une maladie si grave, que sa guérison apparut comme un miracle, et amena Jutta à promettre de consacrer sa vie à Dieu, de sorte qu’elle refusa toutes les propositions de mariage qu’on lui fit par la suite.

A quatorze ans, contre l’avis de ses proches, elle fit sa consécration dans les mains de l’archevêque de Mayence. D’après une relation ancienne, elle reçut d’abord sa formation spirituelle d’une pieuse veuve qui s’appelait Uda de Göllheim ; avec Jutta se trouvaient aussi sa parente, Hildegard de Bingen, alors âgée de huit ans (voir au 17 septembre) et une autre jeune fille.

A la date probable du 1er novembre 1112, quand elle eut vingt ans, elle se retira non loin de l’église du Disibodenberg, où elle s’occupa de l’instruction des enfants. Hildegarde, qui avait alors quatorze ans, la suivit, et deux autres jeunes filles aussi.

Ce fut là le point de départ d’un couvent de religieuses bénédictines qui, avec celui des Bénédictins de l’endroit, forma un double monastère.

Quand Jutta mourut, en 1136, c’est Hildegarde qui lui succéda comme supérieure de cette communauté. Elle en écrivit alors que Dieu l’arrosa de sa grâce comme d’un ruisseau aux eaux abondantes, de sorte qu’elle n’accorda aucun repos à son corps par ses veilles, ses jeûnes et d’autres bonnes œuvres, jusqu’à ce qu’elle achevât d’une digne fin sa vie terrestre.

Parmi ces «bonnes œuvres» sont rapportées celle du changement de l’eau en vin qu’aurait opéré Jutta, ainsi que celle d’avoir traversé à pieds secs le Glan, la rivière locale.

Son frère Hugo mourut l’année suivante (1137).

On parla d’apparitions au tombeau de Jutta. L’Ordre bénédictin la vénère comme bienheureuse, au 22 décembre, mais elle n’a pas été insérée dans le Martyrologe.

 

 

Francesca Saviera Cabrini

1850-1917

 

Née à Sant’Angelo Lodigiano (Lodi, Lombardie, Italie nord), Maria Francesca était la treizième enfant de Agostino et Stella Oldini, des cultivateurs aisés. Elle naquit le 15 juillet 1850.

A treize ans, elle fit le vœu de virginité. A dix-huit ans, elle passa avec succès son examen de maîtresse d’école. A l’école elle se passionnait pour la géographie, feuilletant avidement les pages de son livre, imaginant qu’elle voyageait dans ces contrées lointaines.

En 1870 moururent ses parents.

Institutrice en 1872, elle voulait être missionnaire en Chine, mais sa santé fragile lui barrait l’accès en congrégation. Or en 1874, le curé de Codogno lui confia l’administration d’un orphelinat qui marchait mal. Francesca essaya de triompher du mal par le bien.

En 1877, elle réunit quelques compagnes et émit les premiers vœux de religion, ajoutant à son nom celui de Saviera (Xavière), confiant sa vie à saint François Xavier, ce jésuite missionnaire qui avait marché jusqu’en Chine au 16e siècle (voir au 3 décembre).

En 1880, l’évêque dut résolument fermer cette maison. Francesca lui parla de son attrait pour les missions. L’évêque lui dit : Je sais que tu veux être missionnaire. Je ne connais pas d’institut de ce genre. Fondes-en un.

Elle réunit donc ses amies et, par obéissance à l’évêque, fonda sa propre Congrégation sous le nom de Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur. Leur but : l’éducation des filles dans les pays catholiques, schismatiques ou païens. Les religieuses devaient appuyer leur travail sur le recueillement auquel étaient consacrées quatre heures quotidiennes. Francesca Saviera se levait une heure plus tôt que les autres, pour prier un peu plus. 

Plusieurs maisons s’ouvrirent en Italie et l’institut fut approuvé en 1888. Francesca était toujours fascinée par la Chine, mais plusieurs prélats, et le pape lui-même, lui parlèrent des Italiens, déjà cinquante-mille, émigrés aux Etats-Unis, dont la misère, matérielle et morale, était inquiétante.

Toujours obéissante, elle arriva à New York en 1889. Il n’y avait encore rien de fait, et l’évêque de New York pensa même la renvoyer en Italie. Francesca lui répondit : Monseigneur, nous sommes venues en Amérique par ordre du Saint-Siège, et nous devons y rester.

Bien vite elle ouvrit un orphelinat ; une maison-mère s’éleva à West-Park ; un hôpital à New York en 1892…

Elle entreprit un long périple qui la porta au Nicaragua, au Brésil, à Buenos Aires (Argentine), où elle ouvrit une école supérieure féminine. Elle reviendra en France, en Angleterre. Elle fera vingt-quatre fois la traversée de l’Océan Atlantique.

En 1907, les constitutions furent approuvées, alors que l’institut comptait déjà plus d’un millier de religieuses dans huit pays. La fondatrice ouvrit elle-même plus de cinquante fondations, dont un hôpital à Chicago, un préventorium en Californie. Peu avant sa mort surgira enfin un hôpital à Seattle, après bien des oppositions.

Francesca Saviera fut naturalisée en 1909, et mourut à Chicago le 22 décembre 1917. Celle qui avait une santé si fragile, s’est retrouvée à la tête d’une immense famille religieuse. Elle avait pris pour devise le mot de saint Paul : Je peux tout en Celui qui me rend fort (Ph 4:13).

En France, elle a créé un orphelinat à Noisy-le-Grand, qui est actuellement un lycée, près duquel a été édifiée une maison de retraite.

La Mère des émigrés, béatifiée en 1938 et canonisée en 1946, est la première sainte des Etats-Unis. Son dies natalis est le 22 décembre.

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21 décembre 2020 1 21 /12 /décembre /2020 00:00

21 DÉCEMBRE

 

-VIII.

S Michée, prophète à Samarie, un des “Douze petits Prophètes” de l’Ecriture.

III.

S Themistocles, martyr en Lycie ; il chercha à se substituer à quelqu'un qu'on recherchait.

VII.

S Anastase, moine au Sinaï, évêque à Antioche ; persécuté, honteusement mutilé puis jeté au feu par des Juifs.

S Baudacharius, moine à Bobbio ; il multiplia la nourriture pour ses compagnons.

XI.

S Jean Vincent, dont on dit qu'après avoir été évêque à Ravenne, il construisit l'abbaye Saint-Michel à Cluse, sur révélation de l'Archange.

XV.

B Pierre Massaleno, sarde, camaldule à Torcello ; il ne parla que sur permission de son abbé et, souffrant des genoux, ne voulut pas se singulariser en demandant quelque dispense.

XVI.

B Domenico Spadafora, dominicain sicilien, fondateur d'une abbaye à Montecerignone.

Bse María Richenza (Maria Lorenza Longo), veuve espagnole, grande bienfaitrice et abbesse d’un monastère de Clarisses à Naples, béatifiée en 2021.

S Petrus Canisius, jésuite hollandais, zélé défenseur du catholicisme contre le luthéranisme en Allemagne ; il préconisa la communion sous les deux espèces, qui fut permise en Allemagne pendant quelque temps ; son catéchisme connut cinquante-cinq éditions en neuf langues ; le collège qu'il fonda à Fribourg devint Université ; il est Docteur de l'Eglise. 

XIX.

SS Phêrô Truong Van Thi et Anrê Tran Dung (Lac), prêtres annamites, décapités ; canonisés en 1988 et fêtés le 24 novembre.

B Peter Friedhofen, orphelin devenu ramoneur ; il aida sa belle-sœur veuve et ses onze enfants ; il fonda les Frères de la Miséricorde de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours et mourut de tuberculose à Koblenz, béatifié en 1985.

XX.

B Gabriel Olivares Roda (1888-1936), prêtre franciscain espagnol, martyr près d’Almería, béatifié en 2017.

 

 

Michée prophète

8e siècle avant Jésus-Christ

 

Michée est l’un des douze Petits Prophètes, dont le livre est assez court en comparaison des quatre Grands Prophètes.

Né à Moresheth, à l’ouest d’Hébron, il est appelé le Morashite. Il aurait été enterré non loin de là, dans cette même tribu de Juda.

Sa prédication prophétique s’est faite autour de 721 avant Jésus-Christ, date de la prise de Samarie. Il a donc connu Osée et Isaïe.

Son Livre annonce la désolation de Sion en punition de ses déviations : les riches accapareurs, les créanciers impitoyables, les commerçants fraudeurs, les familles divisées, les prêtres et les prophètes cupides, les chefs tyranniques, les juges vénaux… Difficile de croire que ces reproches étaient adressés aux seuls habitants d’Israël, sept siècles avant Jésus-Christ.

Michée annonce aussi la doctrine du Reste, d’où renaîtra l’Israël authentique, l’Eglise. Mais c’est surtout à propos de la naissance du Messie à Bethléem, que Michée est retenu dans l’Evangile.

L’évangéliste saint Matthieu raconte comment les Mages d’Orient, arrivés à Jérusalem,  cherchèrent à voir le roi des Juifs qui vient de naître, pensant à juste titre - et bien naïvement aussi - que tout le monde devait savoir où était ce roi… Leur demande circule et arrive à Hérode, qui convoqua alors les grands prêtres et les scribes pour leur demander où devait naître le Christ. Et eux de répondre sans ambages : A Bethléem, et de citer l’exacte prophétie de Michée :

Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël (Mt 2).

Or, la prophétie de Michée est celle-ci :

Mais toi, Bethléem Ephrata, pour être le moindre des clans de Juda, c’est de toi que me naîtra celui qui doit régner sur Israël ; ses origines remontent au temps jadis, aux jours antiques. C’est pourquoi Yahvé les abandonnera jusqu’au temps où aura enfanté celle qui doit enfanter. Alors le reste de ses frères reviendra aux enfants d’Israël. Il se dressera, il fera paître son troupeau par la puissance de Yahvé, par la majesté du nom de son Dieu. Ils s’établiront, car il étendra désormais son pouvoir jusqu’aux extrémités du pays. Lui-même, il sera paix ! (Mi 5:1-4).

On peut rester stupéfait de constater que ces prêtres étaient parfaitement informés de la naissance du Christ, grâce à une exégèse tout-à-fait juste de cette ancienne prophétie, transmise de génération en génération depuis cinq siècles. Malgré cette science, ils refusèrent le message de ce Chef.

Le saint prophète Michée fut longtemps commémoré le 15 janvier, en même temps que l’autre prophète Habacuc car, disait l’ancienne édition du Martyrologe, sous Théodose l’Ancien, leurs corps furent retrouvés par suite d’une révélation divine, apparemment en 385. On ne spécifie pas davantage les circonstances de cette révélation.

Tandis que les Grecs commémorent Michée le 21 avril, le Martyrologe Romain l’a placé désormais au 21 décembre, peu de jours avant la fête de Noël.

 

 

Themistocles de Myre

† 251

 

Il n’y a pas que s.Nicolas qui illustra la ville de Myre (Lycie, actuelle Turquie d’Asie SW).

Themistocles était un simple berger des environs de Myre.

Le gouverneur Asclépios envoya des hommes à la recherche d’un certain Dioscoride, chrétien notoire de la ville. Les soldats passèrent près du troupeau de Themistocles et lui demandèrent s’il ne l’avait pas vu passer. Or Dioscoride venait de trouver refuge dans la cabane de Themistocles.

Ce dernier demanda tout simplement aux soldats d’épargner la vie du «fugitif», mais les soldats menacèrent de l’emmener, lui, à la place de Dioscoride, s’il ne le leur livrait pas. Themistocles se laissa arrêter. On remarquera au passage que les soldats ne se permettaient pas de forcer la porte de la cabane du berger.

Conduit devant Asclepios, Themistocles refusa d’indiquer la cachette de Dioscoride, et ajouta une petite prédication de son cru, rappelant que les dieux païens avaient des mœurs tout-à-fait honteuses et condamnables.

Le gouverneur le fit flageller sur le ventre jusqu’à ce que ses entrailles fussent mises à nu, puis le fit suspendre à un poteau pour qu’il fût déchiré par des peignes de fer - de ceux qu’on utilise pour carder la laine -, finalement il fut traîné dans les épines, où il expira bientôt.

Ce devait être en 251.

Sur la tombe de Themistocles, son bâton de berger prit racine et donna un merveilleux amandier.

Le Martyrologe Romain mentionne saint Themistocles de Myre au 21 décembre.

Domenico Spadafora

1450-1521

 

La noble famille de Domenico avait séjourné à Constantinople et à Venise. Lui-même naquit en 1450 à Randazzo (Catane, Sicile), deuxième fils du baron de Maletto.

La noblesse humaine ne l’intéressant pas, il étudia d’abord chez les Dominicains de Palerme, y devint novice  et fut ordonné prêtre.

Il poursuivit ses études à Pérouse, Padoue et Venise. En 1478, il y fut reçu docteur en théologie.

Revenu en Sicile, il enseigna la théologie et fut au couvent de Messine.

Bientôt, le Général de l’Ordre l’appela auprès de lui à Rome.

Et voilà que, sur la demande des fidèles, l’évêque de Monte Feltro demanda aux Dominicains d’assumer un petit sanctuaire marial à Monte Cerignone. Domenico fut choisi pour acquérir le terrain nécessaire en vue de la construction d’un couvent et d’une église (1498).

Domenico en sera nommé supérieur, et le sera jusqu’à la mort.

On ne recensa pas moins de dix-huit guérisons de malades incurables, qu’il opéra de son vivant.

Le 21 décembre 1521, après avoir célébré la Messe, il convoqua tous les frères du couvent et leur demanda pardon pour ses fautes. Puis il se retira dans sa cellule et mourut.

Plus tard, quand on voulut replacer son corps avec plus d’honneurs, on le retrouva incorrompu et exhalant un agréable parfum.

Le culte envers Domenico Spadafora fut confirmé en 1921.

 

 

María Richenza

1463-1542

 

María Richenza naquit en 1463, probablement à Lerida (ou Lleida, Catalogne, Espagne NE), dans une noble famille.

Comme cela arrivait, elle fut donnée encore jeune en mariage à un illustre juriste, nommé Juan Llonc, qui allait être régent du Conseil royal d’Aragon. Le couple eut trois enfants.

Une grosse épreuve frappa bientôt María : lors d’une fête, elle dut faire une observation à un domestique, lequel, vexé, versa un poison dans le verre de María ; elle ne perdit pas la vie, mais resta complètement paralysée. Il fallait la transporter sur une civière.

En 1506, toute la famille accompagna à Naples le roi Fernando le Catholique, mais Juan dut bientôt repartir en Espagne, où il mourut en 1509.

María ne se découragea pas ; en 1510, elle se fit transporter au sanctuaire de Notre-Dame-de-Lorette, où elle recouvra toute sa mobilité, à la fin de la messe. Désormais elle se ferait appeler Maria Lorenza, à l’italienne, en italianisant aussi le nom de son mari en Longo. Maria prit alors l’habit du Tiers-Ordre franciscain et, de retour à Naples, se donna entièrement au service des malades et des pauvres.

En 1518, elle participa à l’érection de l’hôpital des incurables, où elle habita et assuma toute l’assistance sanitaire des malades.

Maria avait l’occasion de rencontrer des personnalités et son influence s’étendait largement. Elle forma ainsi un groupe de jeunes filles dans l’esprit du Tiers-Ordre franciscain ; à partir de 1529, les Capucins en furent les directeurs spirituels.

En 1535, grâce à l’influence de s.Gaetano de Thiene (v. 7 août), cette petite famille obtint l’approbation canonique comme Sœurs Franciscaines du Tiers-Ordre, adoptant résolument une orientation contemplative.

Cette même année 1535, Maria fut reprise par son infirmité antérieure, la paralysie. Elle confia la direction de l’hôpital à Maria Ayerbe et s’enferma dans une petite chambre du couvent proche. Il y avait là vingt jeunes aspirantes qui, le 8 septembre, firent leur profession en même temps que Maria et assumèrent la règle rigoureuse des Clarisses. En 1538, le pape confirmait cette institution, en limitant le nombre des religieuses à trente-trois, d’où l’appellation de Monastère des Trente-Trois qui fut donnée au couvent.

Maria adopta également l’esprit de réforme que sainte Colette (v. 6 mars) avait apporté aux Clarisses. Son corps était paralysé, mais pas son esprit : abbesse, elle continuait à diriger les religieuses.

Sentant approcher l’appel de l’Eternité, Maria Lorenza renonça à sa charge ; elle s’éteignit à ce monde le 21 décembre 1542.

María Lorenza Longo sera béatifiée en 2021, et inscrite au Martyrologe le 21 décembre.

 

 

Petrus Canisius

1521-1597

 

Petrus naquit à Nimègue. Son vrai nom est Pieter Kanijs (qu’on écrit aussi Kanîs). Il naquit le 8 mai 1521. Jacob, son père, est (sans jeu de mot) le maire de Nimègue (Pays-Bas), alors dans le diocèse de Cologne. Ægidia van Houweningen, sa mère, mourut peu après la naissance de Petrus.

Mystérieusement, Petrus fut inspiré dès l’enfance à porter un cilice.

En 1536, il part à Cologne pour étudier les arts, le droit, la théologie. Après un court séjour à Louvain (1539), il est reçu Maître ès Arts à Cologne.

Son conseiller spirituel, Nicolaus van Esch, lui fait connaître plusieurs personnalités du monde catholique. En 1540, contre les désirs de son père qui lui proposait un mariage avec une riche jeune fille, Peter fait le vœu de chasteté.

Il est un des huit premiers membres du tout récent Ordre des Jésuites, et le premier Allemand à en faire partie. Il y entre le jour de ses vingt-deux ans, le 8 mai 1543, en faisant ses vœux à Mayence. Il fonde avec ses compagnons la première maison allemande de Jésuites à Cologne ; il va prêcher, en ville et dans les environs ; il participe à des débats et enseigne à l’université.

Ordonné prêtre en 1546, il publie alors les œuvres de saint Cyrille d’Alexandrie et de saint Léon le Grand ; puis il est appelé à Liège pour contrer les doctrines néfastes de l’archevêque apostat. En 1547, l’évêque de Augsburg l’appelle à participer au Concile de Trente, où il intervient par deux fois. C’est à ce moment-là que Pieter commençe à latiniser son nom en Petrus Canisius. 

Au concile, on était partagé sur le fait de donner l’Eucharistie sous les deux formes du Pain et du Vin. Petrus fut d’abord d’avis de le permettre pour les Chrétiens de Bohême et pour certains Catholiques dont il fallait consolider la foi ; mais plus tard il pensa que ce rite aurait plutôt divisé les Catholiques.

En 1548, il enseigne la rhétorique à Messine (Sicile), prêchant en italien et en latin.

A la demande du duc de Bavière, et avec l’approbation du pape, il est recteur et professeur de théologie à Ingolstadt (Munich) ; en chemin, il est reçu Docteur en théologie à l’université de Bologne ; puis il va être un des premiers Jésuites à être dirigés sur Vienne, pour organiser la Contre-réforme. Petrus connaîtra désormais une activité inlassable, sans borne, qui lui vaudra aussi des attaques : son nom lui vaudra le sobriquet de chien (en latin canis). On publiait des faux sous son nom.

A la cour, il contrera les positions d’un célèbre prêtre (Phauser), qui était passé au luthéranisme et s’était marié. Phauser dut démissionner et en gardera toujours de la rancœur contre Peter. Trois fois le roi proposera Petrus pour la charge épiscopale de Vienne, qu’il refusera toujours. 

En 1555 il publie son catéchisme ou Somme de la doctrine chrétienne, en réponse aux positions de Luther, et qui comptera deux-cents rééditions. L’évêque de Augsburg l’introduira dans toutes les écoles de son diocèse à partir de 1591.

Il prêchera en 1556 dans une cathédrale de Prague archi-comble. Petrus prit part à plusieurs discussions publiques à Worms et contre Melanchton : partout les Protestants, qui n’avaient pas de doctrine commune entre eux, devaient céder à la parole convaincante de Petrus.

Puis il fut à Strasbourg, où il prêcha, expliqua le catéchisme aux enfants, entendit leur confession, et confirma les habitants dans leur foi catholique. Appelé en Bavière, Petrus prêcha jusqu’à quatre fois par jour pour ramener les populations à la foi catholique.

Le pape l’envoya alors à Cracovie (Pologne), où il s’adressa au clergé et aux membres de l’université. En 1559 (l’année où il ouvre un collège à Munich), il est envoyé à la diète de Augsbourg, où il prêchera jusqu’en 1566 sur la demande du chapitre.

Petrus traite tous les thèmes de la religion : le Décalogue, la Messe, les prophéties, l’évangile du jour, la Justification, la Liberté chrétienne, l’interprétation des Ecritures, les Saints, les cérémonies de l’Eglise, les vœux religieux, les indulgences, l’obéissance aux autorités de l’Eglise, la confession, la communion, le jeûne, l’aumône. Mais il ne s’adresse pas qu’à la foule : il censure les fautes du clergé, quand celles-ci sont trop évidentes.

Il y a tant de monde qui vient l’écouter et se confesser à lui, qu’une partie clergé en prend ombrage ; on finit par un accord : Petrus se serait «contenté» de prêcher, laissant aux prêtres de la cathédrale l’administration des sacrements.

Durant cette période, Petrus voyage encore : en 1562 il ouvre le collège d’Innsbruck et devient le confesseur de la fille du roi, Magdalena. En 1563, il prêche en Souabe ; en 1564 il envoie des missionnaires en Bavière, fonde un collège à Dillingen. En 1565 il est à Rome pour le deuxième chapitre général de l’Ordre jésuite. Le pape le charge de répandre en Allemagne les décrets du Concile de Trente et de convaincre les autorités civiles de défendre l’Eglise catholique. Petrus rencontra beaucoup de princes et d’évêques, mais finit par renoncer à cette mission, constatant qu’elle suscitait des jalousies et aussi des suspicions d’espionnage ou d’interférence politique… A Wiesensteig il ramène la cour de Helfenstein au catholicisme. 

En 1567 Petrus enseigne à la cathédrale de Würzburg, va à Dillingen, Mayence, Speyer, Ingoslstadt, Innsbruck où s’ouvrira un collège en 1569. 

C’est à Dillingen qu’il recevra dans l’Ordre des Jésuites le jeune Stanislaus Kostka (voir au 15 août).

Le travail et la patience de Petrus ne s’arrêtaient pas. Toujours en voyage, toujours prêchant, toujours priant, toujours écrivant, il ramena et confirma dans le Catholicisme beaucoup d’âmes ébranlées par les doctrines luthériennes.

C’est encore Petrus qui fondera à Fribourg en Suisse le Collège Saint-Michel (1580), qui deviendra la célèbre université que l’on connaît (il sera momentanément fermé quand les Jésuites furent expulsés de Suisse). Fribourg n’avait pas été épargnée par les fausses doctrines, et c’est grâce à la prédication de Petrus que Fribourg resta ensuite un solide bastion de l’Eglise catholique. De là, Petrus alla aussi à Augsbourg, à Lucerne, où il alla vénérer la Vierge de Einsiedeln ; c’est là, d’après Petrus lui-même, que saint Nicolas de Flüe lui aurait demandé de ne jamais quitter Fribourg (sur saint Niklaus de Flüe, voir au 21 mars).

Il y resta. Il obtint du pape une permission pour ériger à Fribourg une maison d’impression, en même temps qu’il rencontrait les principaux éditeurs d’Anvers, Cologne, Dillingen, pour diffuser la doctrine catholique.

Petrus Canisius sut par sa charité et sa douceur, regagner au catholicisme beaucoup de régions de l’Europe centrale ; on l’a appelé le marteau des hérétiques, non pas pour la dureté de sa parole, qui était toujours patiente et respectueuse, mais pour le résultat obtenu.

Frappé d’hydropisie compliquée de catarrhe, épuisé de travaux, Petrus mourut le 21 décembre 1597. Son infirmier attesta qu’il passa cette dernière année dans la prière, le recueillement, parlant peu, écoutant. Il dut cesser de célébrer, avec tristesse, quelques jours avant sa mort. Il ne demandait rien, il ne se plaignait pas.

Petrus Canisius fut béatifié en 1864, canonisé en 1925, en même temps qu’il fut proclamé Docteur de l’Eglise. Pour le troisième centenaire de sa mort (1897), il fut appelé deuxième apôtre d’Allemagne, après saint Boniface (voir au 5 juin).

Depuis, il a été pris comme Patron du nouveau diocèse de Innsbruck (1964).

Si le dies natalis de saint Petrus Canisius reste au 21 décembre, il est localement fêté le 27 avril dans la zone germanique.

Phêrô Trưong Vǎn Thi

1763-1839

 

Pierre était né vers 1763 à K S (Hanoi, Vietnam).

A onze ans il se signala tellement par ses vertus et son zèle, qu’il fut bientôt nommé catéchiste.

Plus tard, la vocation sacerdotale s’épanouit en son cœur et il entra au séminaire. Il fut ordonné prêtre en 1806, à quarante-trois ans.

Pendant vingt-sept ans il exerça le ministère sacerdotal dans la province de Phú Thǫ, puis fut nommé curé à K Sông en 1833.

Les fidèles savaient qu’il n’avait pas une bonne santé, mais il jeûnait tout de même le vendredi. Il priait beaucoup, célébrait la messe chaque jour avec beaucoup de recueillement et mangeait très frugalement. Mgr Jeantet admirait en lui sa piété profonde, sa douceur et sa sagesse.

Lors de la persécution, il continua son activité mais discrètement, lorsqu’il fut arrêté le 10 octobre 1839.

On tenta de réunir la somme nécessaire pour le racheter, mais il fut conduit à Bình Lc, où il retrouva un autre prêtre célèbre au Vietnam, André Dũng Lc. En route, le père Phêrô, qui avait soixante-seize ans, n’avait plus la force de marcher et tomba, comme le Christ sous le poids de sa croix. Il donna à un soldat ses propres chaussures.

En prison, le père Phêrô jeûna encore plus, et reçut même le conseil de Mgr Jeantet de modérer ces mortifications.

Les interrogatoires ayant été inutiles pour tenter de faire apostasier les deux prêtres, ils furent condamnés à décapitation.

Le martyre advint à Ô Cu Giy, le 21 décembre 1839.

Phêrô Trưong Vǎn Thi fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Anrê Trn An Dũng Lc

1795-1839

 

André était né en 1795 à K S (Bc Ninh, Vietnam) dans une famille pauvre, déjà catholique.

Petit, il se faisait remarquer par son talent poétique et sa grande mémoire : il retenait déjà un texte par cœur après l’avoir lu deux fois.

A douze ans il reçut le baptême, et le nom de l’apôtre André.

Il fit des études au séminaire et fut ordonné prêtre en 1823.

D’abord vicaire à plusieurs paroisses, il fut ensuite nommé curé à K Ɖầm.

La persécution éclata dès 1833. En 1835 Anrê dut se cacher à K Roi.

Il fut plusieurs fois arrêté. La première fois, on ne savait pas qu’il était prêtre et il put être libéré contre rançon. C’est à ce moment qu’il changea de nom et porta celui de Lc.

Une deuxième fois, il put encore être racheté contre une forte rançon.

Libéré, il alla se confesser au père Phêrô Trưong Văn Thi ; au retour, il fut arrêté une troisième fois le 10 novembre 1839, alors qu’il cherchait à partir à bord d’une barque.

Les deux prêtres furent mis en détention à la prison de Bình Lc, d’abord traités avec assez d’égards, à cause des sentiments bienveillants du chef local, mais ils furent ensuite conduits à Hà Ni pour y être interrogés.

Les interrogatoires ayant été inutiles pour tenter de faire apostasier les deux prêtres, ils furent condamnés à décapitation. Au terme d’un de ces interrogatoires, le juge fit indirectement un éloge marqué de ces deux Confesseurs, disant qu’ Ils sont attachés à leur religion jusqu’à la folie !

En attendant la confirmation royale de la sentence, le père Anrê conquis l’amitié des gardiens, de sorte que les deux prisonniers purent recevoir des visites d’amis et de fidèles qui leur apportaient de la nourriture ; ils partageaient tout cela avec les gardiens, se réservant juste le strict nécessaire pour survivre. Ils ne prenaient de viande que le dimanche, le mardi et le jeudi.

Chaque jour, dès le petit matin, ils priaient à genoux longuement.

La confirmation de la sentence arriva en décembre. La veille de sa mort, Anrê envoya encore un poème à l’évêque, dans lequel il lui donne rendez-vous au Ciel.

Sur le chemin vers le lieu de l’exécution, Anrê priait, les mains jointes, et chantait des psaumes en latin.

Peu avant l’exécution, les bourreaux lui demandèrent pardon de devoir le décapiter. Anrê leur pardonna, pria encore un instant et inclina la tête pour recevoir le coup de sabre.

Le martyre advint à Ô Cu Giy (Sơn Tây, Hà Ni), le 21 décembre 1839.

Anrê Trn An Dũng Lc fut béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

 

 

Peter Friedhofen

1819-1860

 

Peter était le sixième enfant d’une famille qui allait connaître une grande misère. Son papa meurt quand il n’a qu’un an et demi, et sa mère meurt à son tour quand il a neuf ans.

Il naquit à Weitersburg (Coblence, Allemagne O). Après l’école primaire, il apprit chez son frère aîné, Jakob, le métier de ramoneur, fut ramoneur ambulant pendant trois ans puis exerça son activité à Ahrweiler, enfin à Vallendar.

A la mort de Jakob, Peter s’occupa de sa veuve et de ses onze enfants, mais il se rendit compte que ni sa santé (un début de tuberculose) ni ses moyens ne pouvaient faire face à ces exigences croissantes.

Dès ses jeunes années, Peter se sentait poussé vers l’apostolat. En plusieurs paroisses il avait fondé de petites fraternités auxquelles il avait donné une règle, et que l’évêque de Trier avait approuvées.

Plus tard, dans ses déplacements comme Compagnon et comme Maître, il rencontra beaucoup de misère et de solitude, surtout parmi les malades. La compassion pour les malheureux, les malades et les gens dans le besoin le touchaient de plus en plus. Il finit par se consacrer totalement à Dieu et à rassembler autour de lui des Frères de la Miséricorde, des hommes qui partageaient ses sentiments. Et pour approfondir cette vocation, il voulut passer quelques mois dans un monastère.

L’évêque pensa fonder ces Frères de la Miséricorde dans son diocèse, pour soigner les malades. Il orienta Peter vers les Frères de Saint-Alexis, qui se trouvaient déjà à Aix-la-Chapelle, Cologne ou Neuss, mais Peter ne se sentait pas la force de faire revivre un Ordre ancien. Il voulait du neuf.

Il apprit alors ce que signifie fonder un Ordre. L’entreprise de construire une maison, coûteuse, difficile, échoua. Il reprit courage au contact d’une autre fondatrice, Katharina Kasper (voir au 2 février). Il exposa son projet à l’évêque, qui l’approuva et qui encouragea Peter à reprendre la construction, et aussi à apprendre les soins à donner aux malades. Peter alla commencer son noviciat à Aix-la-Chapelle, avec son ami Karl Marchand.

Il y apprit, écrit-il lui-même, comment soigner les malades et les mourants, comment faire les lits, reconnaître les signes des maladies et de la mort prochaine, aider les malades à manger et à boire, soigner les plaies, raccommoder les épaules, les fractures de bras et de jambes, les laver, etc.

En novembre 1850, il revient à Weitersburg, prêt à se mettre au travail. Mais l’endroit ne se prêtait pas à l’installation d’une telle œuvre de charité. Il alla s’installer avec ses Confrères à Coblence, où il fut aidé et recommandé par un jeune curé et par des médecins. Il trouva une maison adaptée à son projet. Les Frères de la Miséricorde pouvaient s’y retrouver ensemble après avoir soigné les malades en ville.

En 1851, Peter reçut l’habit, avec deux Compagnons. L’œuvre grandit vite. Elle fut reconnue pas la Princesse de Prusse (future impératrice Augusta).

En 1852, il fit les vœux perpétuels de religion. Il écrivit tout simplement : Que de larmes j’ai versées, quand je me suis retrouvé presque seul. Mais le Bon Dieu et ma chère Marie, Mère de Dieu, m’ont aidé et m’ont porté à la victoire.

A partir de 1853, les Frères s’installèrent aussi à Trèves, puis à l’étranger. Peter ne pouvait assumer tout ce travail, car la tuberculose l’envahissait. Il recommandait surtout à ses Frères l’esprit de pauvreté.

Après une longue agonie de six semaines, celui qu’on appelait partout le bon samaritain mourut le 21 décembre 1860, à quarante-et-un ans.

Il a été béatifié en 1985.

Les Frères de la Miséricorde de Marie-Auxiliatrice se trouvent actuellement, outre qu’en Europe, aussi en Amérique latine et en Asie. Ils tiennent des hôpitaux, des maisons de retraite, des centres de rééducation.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 15:43

Francisco Salamanca Bujalance

1875-1939

 

Francisco Salamanca Bujalance naquit le 8 décembre 1875 à Baena (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 12 janvier 1939 à Villanueva de Córdoba.

Francisco Salamanca Bujalance sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 12 janvier.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 15:34

Francisco Bejanaro Fernández

1877-1938

 

Francisco Bejanaro Fernández naquit le 1er juin 1877 à Añora (Cordoue, Espagne S).

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 26 février 1938 à Daimiel (Ciudad Real).

Francisco Bejanaro Fernández sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 26 février.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 14:02

Juan Muñoz Mediavilla

1868-1936

 

Juan Muñoz Mediavilla naquit à Cabeza del Buey (Badajoz, Espagne O) le 2 décembre 1868, et reçut probablement le baptême le 4 décembre, jour de la fête de s.Jean Damascène, dont il porta le nom.

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 29 novembre 1936 à Cabeza del Buey.

Juan Muñoz Mediavilla sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 29 novembre.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 13:46

Francisco Fernández Sánchez Toril

1854-1936

 

Francisco Fernández Sánchez Toril naquit à Cabeza del Buey (Badajoz, Espagne O) le 4 octobre 1854 ; ce jour-là on fêtait s.François d’Assise, dont il porta le nom.

Ce pieux vieillard de quatre-vingt-deux ans ne fut pas épargné par la fureur révolutionnaire des ennemis de Dieu.

Son martyre eut lieu le 28 novembre 1936 à Cabeza del Buey.

Francisco Fernández Sánchez Toril sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 28 novembre.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 13:45

Pedro Simancas Valderramas

1872-1936

 

Pedro Simancas Valderramas naquit à Cabeza del Buey (Badajoz, Espagne O) le 28 avril 1872 ; ce jour-là on fêtait déjà le b.Pierre Chanel, dont il porta le nom - et qu’il allait suivre aussi dans le martyre.

Il fut ordonné prêtre.

Son martyre eut lieu le 28 novembre 1936 à Cabeza del Buey.

Pedro Simancas Valderramas sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 28 novembre.

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20 décembre 2020 7 20 /12 /décembre /2020 12:05

José Toral Cascales

1914-1936

 

José Toral Cascales naquit en 1914 à Peñarroya-Pueblonuevo (Cordoue, Espagne S).

Ce jeune laïc et son frère aîné Antonio versèrent leur sang pour l’amour inconditionnel du Christ.

Leur martyre eut lieu le 24 octobre 1936 à Almagro (Ciudad Real).

José Toral Cascales, comme son frère, sera béatifié en 2021, et inscrit au Martyrologe le 24 octobre.

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