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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Ivan de Trogir

? - 1111

 

Ivan était un moine bénédictin (ou camaldule) à Saint-Pierre d’Osor, une île de Croatie.

Il fut consacré évêque de Trogir et, en 1105, intervint auprès du roi de Hongrie pour éviter la destruction de Trogir.

On a dit qu’au moment de sa consécration, une colombe vint se poser sur sa tête, signe qu’Ivan était un messager de paix.

On a dit aussi qu’après la destruction des vignobles à cause de la guerre, il introduisit les quelques grappes de raisins restantes dans le pressoir et qu’il en fit sortir une grande quantité de vin.

Avec l’évêque de Split, Ivan développa une importante action de restauration spirituelle du diocèse, dans l’esprit de la réforme grégorienne.

Il fit construire le monastère bénédictin de Trogir.

Ivan mourut vers (mais certainement avant) 1111.

On raconte que, lors d’un naufrage, on vit le saint évêque marcher sur les vagues et mettre en sûreté les marins, les passagers et leurs affaires.

Sa fête est mentionnée le 14 novembre au Martyrologe Romain.

Le diocèse de Trogir n’est plus «résidentiel» depuis le 19e siècle. Il est rattaché à celui de Split.

L’actuelle ville de Trogir a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Siard de Mariëngaarde

? - 1230

 

Siard vint au monde vers la moitié du 12e siècle, d’une famille de la Frise (actuelle Hollande).

Après avoir fréquenté l’école des Prémontrés de Mariëngaarde, il entra à l’abbaye comme novice.

En 1194, il en devint le cinquième abbé. Il le resta trente-six ans.

Ce saint abbé conduisit son troupeau dans les voies de la sanctification, donnant l’exemple de la simplicité et de l’austérité ; par exemple, il dormait par terre. Il travaillait de ses mains au milieu des moines, cousant, récoltant les fruits, participant à la construction des digues. Il se montra aussi très ami des pauvres.

En 1230, il échappa à un assassinat : un chanoine faillit le frapper au couteau pendant qu’il dormait, mais ses cris alertèrent les moines, qui vinrent le protéger.

Il mourut cependant cette même année, rempli de mérites, toujours à Mariëngaarde, le 13 novembre 1230.

De nombreux miracles se produisirent sur sa tombe, mais l’abbaye fut détruite par les luthériens et les reliques de Siard furent transférées d’abord à Tongerloo (1617), puis à Windberg (Bavière).

En 1728, le culte en fut approuvé et Siard fut canonisé.

Le Martyrologe Romain le mentionne au 14 novembre.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Nikola Tavelić

1340-1391

 

Né en 1340 à Šibenik (Croatie), Nikola serait d’une importante famille noble.

Il entra dans l’Ordre des Frères Mineurs à Bribir, étudia la philosophie et la théologie à Zadar (ou Split) et fut ordonné prêtre vers 1365.

En 1372, il fit partie de soixante Franciscains qui, à l’initiative du Pape, furent envoyés en Bosnie pour contrer la secte bogomile. Après douze années d’intense prédication, on dénombra quelque cinquante mille conversions.

Puis les Supérieurs envoyèrent Nikola en Terre Sainte, où il apprit l’arabe, visita les Lieux Saints et se prépara ainsi à affronter ce nouveau terrain d’apostolat. Dans cette région, les Chrétiens étaient depuis plusieurs siècles sous la coupe des envahisseurs musulmans, qui s’étaient établis en Palestine sans aucun respect pour les Lieux où avait vécu le Christ.

Rappelons ici que saint François d’Assise fut le premier à imaginer la représentation de la crèche de Noël, et qu’ensuite les Franciscains furent les premiers à être envoyés en Terre Sainte, où ils étaient les seuls à s’occuper des malades, des pauvres, des pèlerins.

Nikola participa à cet apostolat, mais chercha surtout à amener les Musulmans à la foi chrétienne. Son zèle le poussa à obtenir la permission de son Supérieur d’aller trouver le Cadi lui-même, pour lui parler du Christ, pour tenter d’obtenir un allègement de la condition des Chrétiens. Il voulait lui lire une Défense et illustration de la Foi catholique.

Il y alla le 11 novembre 1391, accompagné de trois autres prêtres franciscains : Déodat de Rodez, Stefano de Côme et Pierre de Narbonne.

Leur démarche cependant alluma la colère du Cadi et de son entourage. Ayant refusé de se rétracter, les quatre prêtres furent immédiatement condamnés à mort : durement flagellés, jetés au cachot, ils furent déchiquetés devant les portes de Jérusalem et brûlés, le 14 novembre 1391 (on trouve parfois la date du 13).

La béatification de Nikola advint en 1889 par la reconnaissance du culte qu’on lui rendait ; la même reconnaissance se fit pour ses trois Compagnons en 1966. 

Ils furent tous les quatre canonisés en 1970.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Déodat Aribert de Rodez

? -1391

 

Né à Rodez (Aveyron), Déodat entra dans l’Ordre des Frères Mineurs et fut ordonné prêtre. 

Il fut d’abord actif en Croatie et ensuite envoyé en Terre Sainte.

Voir ici la notice de Nikola Tavelić.

 

Déodat fut martyrisé le 14 (ou le 13) novembre 1391.

La béatification de Nikola advint en 1889 par la reconnaissance du culte qu’on lui rendait ; la même reconnaissance se fit pour ses trois Compagnons, Déodat, Stefano et Pierre, en 1966. 

Ils furent tous les quatre canonisés en 1970.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 00:00

Stefano de Cuneo

1340 -1391

 

Né vers 1340 à Cuneo (Italie nord), Stefano entra dans l’Ordre des Frères Mineurs à Gênes et fut ordonné prêtre.

Il fut d’abord actif en Corse, dans la région de Prunelli di Fiumorbo, et ensuite envoyé en Terre Sainte.

Voir ici la notice de Nikola Tavelić.

 

Le martyre eut lieu le 14 (ou le 13) novembre 1391.

La béatification de Nikola advint en 1889 par la reconnaissance du culte qu’on lui rendait ; la même reconnaissance se fit pour ses trois Compagnons, Déodat, Stefano et Pierre, en 1966. 

Ils furent tous les quatre canonisés en 1970.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 18:44

Luigia Albertoni

1474-1533

 

Luigia naquit en 1474 au sein d’une des familles les plus en vue à Rome et alliée aux premières maisons d’Italie. Son père était Stefano Albertoni et sa mère, nièce d’un cardinal, était Lucrezia Tebaldi.

La petite fille grandit dans la foi chrétienne et montra surtout une tendre charité envers les pauvres, avec un grand attrait pour l’oraison.

Sans trop lui demander son avis ni s’interroger sur ses aspirations profondes, on la maria à un riche gentilhomme, Giacomo de Cithara, un grand chrétien et cet heureux couple donna naissance à trois filles.

On imaginera quelle fut la douleur de Luigia d’être veuve déjà à trente-trois ans, mais la foi de cette généreuse mère fut plus forte et Luigia se donna toute à Dieu, dans une vie de prière, de pénitence et de charité envers le prochain.

Elle reçut l’habit du Tiers-Ordre franciscain et, dans le secret de sa demeure, s’imposa de dures mortifications, dormant peu et sur la dure, priant et méditant longuement sur la Passion du Christ, pratiquant des jeûnes rigoureux. Si on lui conseillait la modération, elle répondait : Comment peut-on vivre sans souffrir, quand on voit son Dieu suspendu à une croix ? Elle communiait chaque matin.

Tout ce qu’elle pouvait mettre de côté, allait aux pauvres ; elle les visitait, les consolait, leur donnait aussi de bons conseils de vie chrétienne ; elle aimait aider les jeunes filles sans ressources, leur apportant une petite instruction élémentaire, les occupant et les aidant à éviter les écueils du monde.

Lors d’une famine qui frappa durement Rome, elle distribua avec largesse tout ce qu’elle pouvait, jusqu’à se trouver dans l’indigence. En contrepartie, elle reçut du Ciel des faveurs insignes : extases, ravissements, visions.

La mort de cette sainte femme, le 31 janvier 1533, provoqua dans toute la Ville éternelle un deuil unanime.

Les nombreux miracles qui ont illustré son tombeau ont conduit le pape à reconnaître son culte, en 1671.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 00:00

Omobono Tucenghi de Cremone

† 1197

 

Omobono va nous montrer comment il sut correspondre pleinement dans les faits à son prénom de baptême.

Il naquit à Crémone (Italie N) vers le milieu du 12e siècle. Ses parents, des gens tout simples, le firent en effet baptiser avec le nom de Omobono, homme bon.

Il reprit le commerce de ses parents, qui travaillaient dans la laine et les étoffes, et son travail lui rapporta beaucoup.

Il se maria et eut (au moins) deux fils. 

Omobono ne se laissa pas un instant griser par le succès et les affaires ; la première destination de son argent étaient les pauvres de Crémone, ce qui n’était pas toujours du goût de son épouse. Sa largesse était devenue si populaire qu’encore maintenant un Crémonais qui ne veut pas céder à d’importunes supplications, répond : Non ho mica la borsa di sant’Omobono (Je n’ai pas la bourse de saint Omobono).

Notre tisserand donnait aussi à Dieu beaucoup de temps dans la prière ; il était assidu à l’office de la nuit au proche couvent, et poursuivait cette liturgie avec une longue méditation jusqu’au petit matin.

Cet homme juste fut aussi consulté par les concitoyens, lorsque Crémone fut en lutte avec d’autres villes concurrentes. Ses conseils apportèrent la paix.

Omobono mourut durant la sainte Messe. Au début du Gloria in excelsis Deo, il écarta les bras, les rejoignit et se prosterna ; au moment de l’évangile, il ne bougeait toujours pas : il avait remis son âme à Dieu.

C’était le 13 novembre 1197.

Des miracles se multiplièrent, guérisons, délivrances de possédés, au point qu’il fut canonisé dès 1199, premier laïc de l’histoire à recevoir cet honneur céleste.

Saint Omobono est devenu patron des marchands et des tailleurs. Le Conseil de Crémone l’a pris comme céleste protecteur en 1643.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 00:00

Robert Montserrat Beliart

1911-1936

 

Robert était né le 17 juin 1911 à Reus (Tarragona, Catalogne, Espagne), troisième des six enfants de Victor et Gertrudis. Victor et son fils Victorino devaient eux aussi être victimes de la persécution de 1936.

Robert fréquenta le collège Saint-Pierre de Reus de 1919 à 1922 puis, ayant entendu l’appel de Dieu, entra au collège Nazareno des Fils de la Sainte-Famille, à Blanes.

En 1926 il prit l’habit au noviciat de Les Corts. Il y fit la profession en 1927 et accomplit les études de philosophie et théologie. Il y commença aussi son activité d’enseignant, ainsi qu’au collège des Orphelins à Vilatorta et Blanes. En 1929, il fit la profession solennelle à Les Corts et fut ordonné prêtre en mars 1936.

Pieux, un peu nerveux, consciencieux, soucieux de vivre la Règle de la congrégation, c’était aussi un excellent musicien. Il devait faire partie d’une équipe à destination de l’Argentine, qui devait embarquer en juillet 1936, mais le départ fut reporté ou annulé en raison des événements : après avoir passé quelques jours de «vacances» chez les siens à Reus, il rejoignit Barcelone, où il s’occupa à donner des leçons de musique.

Vers la mi-novembre de 1936, les miliciens entourèrent la maison où résidaient Roberto et d’autres prêtres, fouillèrent étage par étage et emmenèrent en prison tous ceux qu’ils trouvèrent, propriétaires et religieux.

On sait seulement qu’il fut exécuté à Barcelone le 13 novembre 1936. Cependant, on n’a pas pu retrouver son corps.

Il a été béatifié en 2013.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 07:46

Villana de’ Botti

1332-1360

 

Villana (ce prénom ne doit pas nous faire penser à notre adjectif français, mais à «une personne habitant une villa, une maison de campagne») - Villana, donc, naquit en 1332 à Florence (Italie C), fille d’Andrea, un riche marchand et magistrat.

A treize ans, entraînée par ses pieuses lectures, elle tenta de quitter la maison et d’aller frapper à la porte d’un couvent, mais on la ramena bien vite au domicile familial.

Après la cruelle épidémie de peste noire (1348), quand la vie reprit son cours de plaisirs et de fêtes, Andrea s’employa à marier sa fille avec Rosso di Piero Benintendi. Villana adopta alors un style de vie très mondain, cultivant le soin des parures élégantes et coûteuses.

Un jour qu’elle se regardait dans son miroir, elle y vit un monstre épouvantable, moitié femme, moitié démon, couronné de serpents. Affolée, elle changea de miroir, mais contempla la même chose. Complètement désemparée, elle se mit les habits les plus simples qu’elle put trouver et se précipita à l’église des Dominicains, où elle fit une confession de toute sa vie mondaine. Ayant reçu l’absolution, elle ne désira rien d’autre que racheter le temps qu’elle avait perdu et même aller au-devant des humiliations et réparer ainsi les mauvais exemples qu’elle avait donnés.

Elle désira se faire ermite. Mais son mari s’y opposa fermement. Son confesseur lui conseilla de demeurer à la maison et de se sanctifier par la pratique héroïque de ses devoirs d’état. Ce qu’elle fit.

Elle reçut l’habit du Tiers-Ordre dominicain, mais le porta en-dessous de ses vêtements. Elle s’habitua à lire les épîtres de saint Paul, à veiller, à jeûner, à soulager les pauvres, tentant même d’aller humblement mendier pour eux dans les rues.

Dieu la favorisa de grâces particulières. Elle eut des extases, surtout pendant la Messe. On remarqua souvent une extraordinaire lumière dans sa chambre : elle recevait la visite de Notre-Dame ou de quelque autre Saint. Elle fut célestement informée des malheurs qui s’abattraient sur son père, qui perdit sa fortune et devint malade : elle l’assista avec amour et l’aida à se préparer à la mort. Elle-même eut beaucoup à souffrir, ce qu’elle supportait patiemment en esprit d’expiation.

On la méprisa et on la calomnia : elle laissa dire, supportant aussi ces humiliations en esprit de pénitence.

A ses derniers moments, elle dut encore lutter contre le Démon, qui se présentait à elle sous la forme d’un religieux vénérable, et elle le mit en fuite. Ayant ensuite reçu le Sacrement des Malades et le Viatique, elle se fit lire le récit de la Passion et, aux mots Il inclina la tête et rendit l’esprit, elle s’endormit doucement. Son corps exhala alors un indicible parfum, et cela dura plus d’un mois.

Son mari reçut des grâces lui aussi. Il racontait volontiers que, lorsqu’il se sentait découragé, il allait dans la chambre de son épouse et y retrouvait des forces.

La date exacte de la mort de Villana a été l’objet de recherches. Le Martyrologe a finalement opté pour le 29 janvier de 1360.

Le culte immémorial de la bienheureuse Villana a été confirmé en 1824.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 00:00

Ursula Medes Ferris

1880-1936

 

Née le 18 décembre 1880 à Algemesí (Valencia, Espagne), elle entra en 1915 chez les moniales Cisterciennes de Zayda, et professa en 1916 avec le nom de María Natividad.

En 1927, elle partit avec la Mère Baldoví fonder une nouvelle maison à Algemesí, Fons Salutis.

Les Religieuses furent expulsées en juillet 1936, et la Mère Medes Ferris s’en vint chez son frère José, avec ses deux autres frères, le père Ernesto et le frère Vicente.

Ces quatre frères et sœur furent arrêtés et mis en prison dans le monastère lui-même, transformé en prison.

Le 11 novembre, on les emmena hors de Alcudia de Carlet, pour les fusiller tous les quatre, par balles tirées dans la nuque. Le matin du 12, la Mère Medes Ferris agonisait encore : on l’acheva en lui écrasant la tête.

Elle fut martyrisée à Alcudia de Carlet (Valencia) le 12 novembre 1936 et béatifiée en 2015.

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