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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 21:59

Facio de Vérone (Crémone)

1200-1272

 

Facio (ou Fazio, peut-être diminutif de Bonifazio) naquit en 1200 à Vérone, de parents pieux, qui le placèrent très jeune chez un maître orfèvre pour en apprendre le métier.

Ce qu’on commence tôt porte des fruits appréciables, et Facio devint effectivement le plus habile orfèvre de la ville, à vingt-six ans.

Son habileté cependant suscita de telles jalousies que, pendant quelque trente années, on lui fit subir mille difficultés ; finalement, avide de paix, Facio se retira à Crémone, où il exerça son métier et fut même considéré comme crémonais.

Dans l’espoir d’une réconciliation, Facio revint tout de même à Vérone, où cependant non seulement le climat n’avait pas changé envers lui, mais de plus, on réussit à l’accuser et le faire mettre en prison. Facio se tut.

Dieu intervint à sa façon : Vérone, attaquée par Mantoue, fit appel à Crémone. Cette dernière n’accepta que si Facio était délivré. On remarqua enfin qu’il n’y avait aucun grief contre l’orfèvre, qui fut libéré.

C’est alors que Facio fonda un ordre religieux dit du Saint-Esprit, pour subvenir à toutes sortes de bonnes œuvres. Sa maison devint un hôpital.

Plus extraordinaire encore : l’évêque, qui l’appréciait beaucoup, le chargea, tout laïc qu’il était, de visiter tous les monastères du diocèse, mission que Facio exerça scrupuleusement jusqu’à sa mort.

En 1240, il fonda encore un hôpital à Soncino avec une église qui plus tard porta son nom quelque temps.

Après sa mort, intervenue le 18 janvier 1272, beaucoup de miracles furent obtenus par son intercession.

Le bienheureux Facio, dont le culte fut reconnu en 1873, est mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 janvier.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:36

Adiuto de Narni

† 1220

 

C’est l’un des premiers Compagnons de Francesco d’Assise et en même temps un des premiers Martyrs de l’Ordre (16 janvier 1220).

Voir la notice Marrakech (Martyrs franciscains de)

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:36

Accursio de Narni

† 1220

 

C’est l’un des premiers Compagnons de Francesco d’Assise et en même temps un des premiers Martyrs de l’Ordre (16 janvier 1220).

Voir la notice Marrakech (Martyrs franciscains de)

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:35

Ottone de Stroncone

† 1220

 

C’est l’un des premiers Compagnons de Francesco d’Assise et en même temps un des premiers Martyrs de l’Ordre (16 janvier 1220).

Voir la notice Marrakech (Martyrs franciscains de)

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:35

Pietro de San Gemini

† 1220

 

C’est l’un des premiers Compagnons de Francesco d’Assise et en même temps un des premiers Martyrs de l’Ordre (16 janvier 1220).

Voir la notice Marrakech (Martyrs franciscains de)

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:34

Berardo de Calvi

† 1220

 

C’est l’un des premiers Compagnons de Francesco d’Assise et en même temps un des premiers Martyrs de l’Ordre (16 janvier 1220).

Voir la notice Marrakech (Martyrs franciscains de)

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:33

Marrakech (Martyrs franciscains de)

1220

 

Il est connu que Francesco d’Assise désirait beaucoup la grâce du martyre. Dès que sa famille religieuse commença à prendre de l’ampleur, il voulut la faire contribuer à répandre la gloire de Dieu partout où le Christ était méconnu.

C’est ainsi qu’en 1219, tandis qu’il cherchait à se joindre aux croisés pour gagner les Lieux saints, il envoya au Maroc six de ses compagnons : Vitale, frère lai, qu’il destinait à être le supérieur de la mission ; Berardo (sous-diacre, qui connaissait l’arabe), Pietro et Ottone, deux prêtres ; Accursio et Adiuto, deux frères laïcs.

Ils étaient tous les six des environs de Terni (Ombrie, Italie C) et parmi les premiers compagnons de Francesco.

Les six missionnaires partirent d’Italie à pied et rejoignirent l’Espagne. Là, Vitale tomba malade et demeura en Aragon. Berardo le remplaça et la petite troupe arriva à Coimbra, où la population les prit pour des hérétiques, mais ils furent reçus par l’épouse du roi Afonso II. Elle leur offrit l’hospitalité à Alemquer et l’infante leur procura des habits laïcs pour leur faciliter les déplacements.

Prochaine étape : Séville, qui se trouvait aux mains des Turcs. N’écoutant que leur soif d’évangélisation (et peut-être pas assez la voix de la prudence), ils allèrent immédiatement prêcher l’Evangile dans la mosquée, sans se gêner de critiquer l’islamisme. On les prit pour des fous, mais ils s’enhardirent plutôt à se présenter directement au palais du roi maure, que les Italiens appellent Miramolino. Ce dernier n’apprécia pas la démarche, encore moins leurs discours contre les faux prophètes, et ordonna de les faire décapiter. Sur l’intervention de son fils, il «compléta» sa sentence en faisant jeter en prison les cinq Religieux, puis les convoqua en leur proposant le fameux dilemme que propose toujours l’Islam : ou ils retournent chez eux, ou ils passent à l’Islam (et sont expédiés au Maroc).

Evidemment, les Franciscains furent heureux d’être pris en charge pour arriver plus vite au Maroc, le but de leur mission. Ils partirent avec le fils du roi d’Aragon, Pedro Fernando, qui voulait découvrir le Maroc.

Dès leur arrivée, Berardo se mit à prêcher la Bonne Nouvelle.

Le sultan, le traita de fou et fit expulser de la ville les cinq Frères, qui furent ensuite mis en prison, et privés de nourriture pendant vingt jours, au terme desquels le sultan lui-même fut étonné de les voir en meilleure forme qu’auparavant (on y retrouve ici l’épisode des compagnons de Daniel dans Dn 1:15).

Le sultan les fit partir de là à destination de l’Espagne, mais les Franciscains réussirent à rester sur place et reprirent leur prédication. L’Infant Pedro Fernando les obligea à rester enfermés chez lui, pour ne pas compromettre les autres Chrétiens qui étaient avec lui. 

Peu après, le sultan demanda à Pedro Fernando de l’aider à mater une rébellion ; il prit avec ses hommes les cinq Franciscains. Un jour où l’on manqua d’eau, Berardo creusa un trou d’où sortit soudain de l’eau fraîche, miracle qui provoqua un grand étonnement parmi les Maures.

Ils reprirent leur prédication. Le sultan les fit à nouveau arrêter et flageller ; puis il les abandonna à la fureur de la population : on les dévêtit entièrement, on les fouetta aux croisements des rues, on les traîna sur des tessons de bouteilles, on versa sur leurs plaies du sel et du vinaigre, supplices qu’ils supportèrent patiemment, au grand étonnement du sultan lui même : il les tenta ensuite par des propositions de richesses et d’honneurs, amena devant eux cinq belles jeunes filles pour les épouser, et, devant leur sainte obstination à rejeter le faux prophète Mahomet, se saisit de son cimeterre et leur fendit la tête (ou les décapita).

L’infante du Portugal vit à ce moment leurs âmes s’envoler vers le Ciel.

La nouvelle de ce martyre avenu le 16 janvier 1220 à Marrakech arriva bientôt aux oreilles de Francesco d’Assise, qui s’écria : Maintenant je puis dire que j’ai vraiment cinq frères mineurs.

On précisera que dans la première rédaction franciscaine, l’événement est daté du 16 mai.

Des prodiges empêchèrent la destruction de leurs corps : une tempête mit en fuite les animaux auxquels on les avait offerts et le feu où on les jeta ne leur laissa aucune trace de brûlure. Les Maures finirent par laisser aux Chrétiens la faculté de recueillir ces précieuses reliques. Pedro Fernando les rapporta à Coimbra, là où se trouvait alors Antonio de Padoue (v. 13 juin), qui en conçut alors un vif désir d’appartenir à cet Ordre.

On trouvera au 10 octobre la notice de sept autres Martyrs franciscains à Ceuta (1227).

Les cinq Martyrs de Marrakech furent canonisés en 1481 et le Martyrologe les commémore à leur dies natalis, le 16 janvier.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:33

Giovanna de Fonte Chiusi

? - 1105

 

Giovanna (Jeanne) vit le jour à Fonte Chiusi (Bagno di Romagna, Forlí, Emilie-Romagne, Italie CNE) et se consacra à Dieu dès l’enfance.

Elle fut sœur converse, puis religieuse de chœur chez les camaldules à Bagno di Romagna.

Au moment de sa mort, toutes les cloches sonnèrent d’elles)-mêmes.

Des miracles nombreux furent opérés à son tombeau.

En 1506, une procession de ses reliques mit fin à une épidémie de peste.

Son culte immémorial a été confirmé en 1823.

La bienheureuse Giovanna est mentionnée au 16 janvier dans le Martyrologe Romain.

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 00:00

Geoffroy d’Amiens

1065-1115

 

Geoffroy, né vers 1065 dans le Soissonnais comme son frère Odon, étaient les fils de Frodon et Elisabeth, de bons propriétaires terriens, et chrétiens. Sur le tard, Frodon alla finir ses jours dans une abbaye, tandis qu’Elisabeth se vouait aux bonnes œuvres.

Geoffroy, donc, reçut au baptême le nom de l’abbé qui officiait, Geoffroy, abbé du Mont-Saint-Quentin, qui reçut l’enfant dans son abbaye dès qu’il eut cinq ans.

Le petit garçon grandit sagement, fut infirmier, hôtelier (assisté par Odon), cellérier. Il se montra très bon administrateur et fort ingénieux.

Il reçut le sacerdoce vers 1090, puis fut nommé abbé à Nogent-sous-Coucy, une abbaye encore jeune, qu’il administra fort intelligemment et même, parfois, un peu énergiquement, d’après les moines.

En 1104, il fut élu évêque d’Amiens. On a conservé un grand nombre d’actes où apparaît le nom de Geoffroy. On se rend compte qu’il fut un grand partisan de la nécessaire réforme de l’Eglise, et il brilla par son intégrité et sa totale aversion envers la simonie.

Ses relations avec les seigneurs locaux furent tumultueuses. Peut-être Geoffroy manquait-il un peu de diplomatie, mes les seigneurs manquaient certainement de respect pour l’Eglise, et Geoffroy pouvait manier l’excommunication sans trop de scrupules. Il était trop préoccupé de la liberté de l’Eglise pour se laisser humilier par le pouvoir temporel.

En 1113, il soutint sincèrement la commune qu’organisèrent les bourgeois d’Amiens contre l’oppression des seigneurs ; mais cette guerre civile dans sa propre ville affligeait Geoffroy : il se retira, secrètement, après avoir expédié son anneau pastoral à l’archevêque de Reims. Il s’arrêta à Cluny, puis logea à la Grande Chartreuse. Mais un concile réuni à Soissons prescrivait à Geoffroy de rentrer dans son diocèse. Après avoir assisté au concile de Reims, il arriva à Amiens pour les Rameaux, 11 avril 1115.

Le 16 juin, il réunit un synode à Amiens ; début juillet, il fut au concile de Châlons. En octobre, il dut aller à Reims et au retour s’arrêta à Saint-Crépin de Soissons, où la fièvre le prit, le 25 octobre. Reparti le lendemain matin, il était trop malade et fut reconduit à l’abbaye. C’est là qu’il mourut, le 8 novembre 1115.

Sur la base de la tradition, le nom de saint Geoffroy fut introduit plus tard au Martyrologe.

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 20:15

Angelo de Gualdo Tadino

1270-1324

 

Il naquit à Casale (Gualdo Tadino, Pérouse, Ombrie, Italie C) en 1270, de Ventura (Bonaventure) et Chiara (Claire), d’humbles paysans. Il reçut au baptême le prénom de Angelo (Ange), en référence à l’Archange saint Michel, protecteur de Gualdo.

Il fut sans doute illettré, mais riche de l’amour de Dieu.

Bientôt orphelin de père, il savait déjà partager son petit pain avec d’autres plus pauvres que lui, et c’est justement cette générosité qui aurait été à la source de sa grande aventure.

En effet, sa mère lui reprocha un jour de donner aux pauvres tout le pain de la maison ; tous deux avaient leurs «bonnes raisons», mais le petit ange s’oublia et, nous dit-on, maudit sa pauvre maman. Le soir, il la retrouva morte.

Plein de remords, il partit en pèlerinage à Compostelle et, à son retour, se présenta à l’abbaye camaldule de Saint-Benoît de Gualdo Tadino. Il avait seize ans.

Après quelque temps, il obtint la permission d’aller mener une vie érémitique pour intensifier sa vie de pénitence et s’installa à Capodacqua, puis s’isola encore plus dans une petite cabane à Val Romore, dans la plus totale solitude. Ceci ne l’empêcha pas d’attirer malgré lui des gens qui venaient le consulter, lui demander des prières et qu’il encourageait dans leur chemin vers l’amour de Dieu.

Vers 1305, il y eut une enquête de la Sainte Inquisition, qui reconnut qu’Angelo était un authentique ermite et que sa vie était toute sainte.

Il fut tenté par le Démon, qui lui apparut un jour sous les traits d’un très beau serpent, mais il le mit en fuite par un signe de croix.

Une nuit de très forte tempête, il pria Dieu de protéger la nature en danger, et la tempête se calma. Pris par un scrupule de présomption pour avoir osé demander un telle faveur à Dieu, il ne fut en paix que lorsque l’abbé le rassura.

Quand il mourut, le 15 janvier 1324, à genoux dans sa cellule et les yeux levés au ciel, les cloches de l’abbaye se mirent à sonner d’elles-mêmes.

Lors de ses funérailles, en plein hiver, des champs de lin et des haies d’aubépines fleurirent, et ce prodige se répète encore aujourd’hui dans la nuit du 14 au 15 janvier. D’autres miracles se produisirent : délivrance d’un possédé en 1324 ; libération des bandes d’envahisseurs slaves à Gualdo en 1556 ; miracle des cerises en plein hiver, qui sauva de la mort un condamné innocent.

Le culte d’Angelo fut reconnu en 1633 et de nouveau en 1825.

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