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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 23:00

Jehan de Montmirail

1165-1217

 

Jehan naquit en 1165, fils d’André de Montmirail (Brie) et Hildiarde d’Oisy. 

Son heureux caractère et ses bonnes dispositions faisaient la joie et la fierté de ses bons parents. Sa mère mourut tôt, et la seconde épouse de son père fut vraiment une seconde mère pour lui.

Jehan étudia le latin, le droit ; chevalier en esprit avant que de l’être dans les faits, il se montra grand justicier, courageux dans toute ses actions.

Il fréquenta le fils de Louis VII, qui était du même âge, le futur Philippe Auguste. Très renommé, il cumulait les titres : baron de Montmirail, comte de La Ferté-Gaucher, seigneur de La Ferté-sous-Jouarre (et d’autres lieux), vicomte de Meaux, châtelain de Cambrai. Ami du roi, il en devint le favori et le conseiller.

Il épousa vers 1185 Helvide de Dompierre et de Bourbon, dont il eut sept enfants : Guillaume, Jean II, Mathieu, Elisabeth (qui fut religieuse), Félicie, Marie et Renaud (qui mourut en croisade).

De l’avis unanime des contemporains, Jehan fut un preux chevalier qui sut rendre au roi Philippe Auguste des services signalés ; devant Gisors, il lui sauva la vie.

Il fut un chevalier magnifique et prodigue. Il lui arrivait, avoua-t-il plus tard, de gaspiller mille livres dans un seul tournoi.

Devant la conduite indigne d’un chanoine régulier, il voulut changer de vie ; un vrai changement, et non un petit arrangement, qui se produisit autour de l’an 1200. Il avait déjà brillé par son grand cœur, il continua en maintenant le bon ordre dans toutes ses terres, redressant les torts, se montrant sévère envers les injustices et bon avec les faibles.

Il déclara libérés de leur dette ceux qui avaient emprunté à des usuriers.

Il ouvrit un hospice près de son château, où il fut le premier infirmier et s’occupa avec empressement des malades parfois les plus repoussants. Un jour qu’une odeur infecte sortait d’une horrible plaie, il s’employa à intervenir, assurant que cette odeur m’est un parfum. C’étaient mes péchés qui sentaient mauvais.

Il se faisait coiffer avec le peigne utilisé pour les teigneux.

Il porta sur son dos jusque chez elle une pauvre femme malade, en plein jour, sans s’occuper du qu’en dira-t-on.

Il prit l’habit d’un lépreux et lui remit son propre habit. Il faisait coucher un pauvre dans son lit et dormait par terre.

Il supplia un jour Notre-Dame de l’exaucer, et la réponse fut… une vive douleur au côté, qui le tourmenta quatre ans.

Il songea à partir en guerre contre les Albigeois : on l’en dissuada et il obéit ; après avoir consulté des théologiens, il entra à l’abbaye cistercienne de Longpont, avec l’assentiment de son épouse.

Dans cette abbaye, il montra une parfaite obéissance et une réelle humilité à servir les confrères. Quand l’abbé lui ordonna de manger tout le pain qu’on lui donnait, il le fit ; puis tout un poisson, il avala aussi la tête et les arêtes. Un jour qu’un de ses anciens domestiques, entré au monastère, lui avait ciré ses chaussures, il ne s’en consola qu’en allant cirer celles du domestique. Même le mot de «cistercien» lui semblait excessif pour lui ; il aurait préféré être un valet de ferme qui se sanctifie par le fumier et le purin. 

Jean mourut le 29 septembre 1217 et, si le procès de canonisation n’aboutit pas, le culte en fut cependant approuvé en 1891.

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 23:00

Nicoló de Forca Palena

1349-1449

 

Nicolas vint au monde dans une modeste maison de Forca (Chieti, Italie CE), au lendemain d’un grave tremblement de terre, le 10 septembre 1349. Il reçut au baptême le nom du Saint du jour, s.Nicola de Tolentino.

Vers trente ans, il pouvait déjà être prêtre, car il passa dans le bourg voisin de Palena, qui était plus sûr et fortifié, et où il exerça son ministère sacerdotal pendant une vingtaine d’années.

Lors d’un pèlerinage à Rome, il connut une communauté d’ermites agrégée au Tiers-ordre franciscain. L’endroit était proche des thermes de Néron. Les qualités et les dons intellectuels de Nicoló le firent nonmmer prieur.

Rome, au début du 15e siècle, était agitée par des factions ; les papes ne pouvaient y résider et l’ambiance était troublée. Nicoló alla fonder à Naples un ermitage avec un petit hospice.

En 1419, il revint à Rome et fonda sur le Janicule un ermitage sous la protection de saint Onuphre. Il se lia alors d’amitié avec Pietro Gambacorta de Pise qui, devenu pape, le garda auprès de lui et lui fit réformer deux couvents à Florence. Pietro Gambacorta avait fondé les Ermites de Saint-Jérôme (Hiéronymites), auxquels se joignirent Nicoló et ses disciples.

De retour au Janicule romain, Nicoló y mourut centenaire, le 1er  octobre 1449.

Les nombreux miracles aboutirent à la reconnaissance du culte en 1771, alors que Nicoló avait déjà été choisi depuis longtemps par Palena comme patron principal.

Les Hiéronymites furent officiellement dissous en 1933 ; l’église Saint-Onuphre est l’actuel siège de l’Ordre du Saint-Sépulcre.

Nicoló est commémoré au Martyrologe le 29 septembre.

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 23:00

Thiemo de Salzburg

1040-1102

 

Le prénom de cet archevêque connaît différentes formes : Diemo, Ditmar, Tyemo, Theodemar.

Il naquit vers 1040 en Bavière, du comte Thiemo II, descendant des comtes de Formbach (Passau).

Entré chez les Bénédictins de Niederaltaich, il y déploya ses grands dons de peintre et sculpteur. Actuellement, on lui attribue plusieurs statues de la Vierge Marie en Autriche.

En 1077, il fut élu abbé à Salzburg, où il se montra fidèle au pape dans la querelle des investitures, de sorte qu’en 1081, l’archevêque usurpateur Berthold l’éloigna de Salzburg.

Thiemo passa à Hirsau, Schaffhausen, Admont : ce n’est qu’en 1086 qu’il put enfin rentrer à Salzburg, en même temps que l’archevêque Gebhard, qui était fidèle au pape.

En 1090, Thiemo fut choisi pour succéder à Gebhard.

En 1095, il fut présent au synode de Plaisance.

En 1097, il fut pris par Berthold durant une bataille et incarcéré pendant cinq années. Un bon moine réussit à le faire s’évader.

En 1101, il prit part à la croisade, mais fut fait prisonnier par les Musulmans à Eregli. Il fut supplicié à Ascalon (ou à Chorasan), où les Musulmans lui arrachèrent les intestins ; dans une des versions, il aurait refusé de restaurer une statue de dieu païen, et l’aurait brisée, ce qui entraîna sa condamnation à mort (mais cette dernière hypothèse semble non valable, puisque la confection d’images divines est prohibée par l’Islam).

Thiemo a beaucoup été vénéré dès l’annonce de son martyre, le 28 septembre 1101, mais ne se trouve pas dans le Martyrologe Romain.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 23:00

Bonfilio de Foligno

1040-1115

 

Ce «bon fils» naquit vers 1040 à Osimo (Italie E), de famille noble.

Entré chez les Bénédictins de Storaco, il en devint abbé.

Vers 1070, il fut nommé évêque de Foligno.

Il partit avec les croisés en Terre sainte, et s’y fixa assez longtemps, de 1096 à 1104, préférant la solitude et la prière à l’activité apostolique dans son diocèse italien.

Il y revint pourtant, mais dans l’intervalle, les fidèles et le clergé avaient demandé un «remplaçant», pour gouverner le diocèse, conférer la Confirmation aux enfants et ordonner des prêtres.

Bonfilio trouva donc à sa place un certain Andrea : il reconnut humblement cette juste élection et se retira à nouveau, dans son abbaye de Storaco.

Il avait déjà montré son humilité, mais Dieu l’éprouva davantage encore. Certains moines l’avaient en aversion et lui jouèrent des tours. Le plus infect fut qu’on s’arrangea pour faire tomber le vieil évêque dans la fosse à immondices. La faction de ces moines corrompus ne désarmant pas, Bonfilio se retira dans un autre monastère près de Cingoli, où il s’éteignit le 27 septembre 1115.

Saint Bonfilio est mentionné au 27 septembre dans le Martyrologe.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 23:00

Lorenzo de Ripafratta

1373-1456

 

Né vers 1373 à Ripafratta (Pise, Italie W), fils de Tuccio, il entra chez les Dominicains à Pise.

Il prit l’habit en 1397.

Il fut lecteur (professeur) à Fabriano, prieur, puis fut envoyé à Florence comme maître des novices à Cortone, où un certain Fra Angelico fut parmi ses disciples.

Lorenzo faisait partie du courant réformiste de l’Ordre. En 1443, il fut vicaire général de ce courant, et fut souvent soit à Fabriano soit à Pistoie.

Durant une épidémie de peste, il eut l’occasion de montrer sa charité envers les malades et les moribonds.

Il avait une connaissance si approfondie de l’Ecriture, qu’on le surnomma Arche du Testament.

Longtemps il souffrit d’un ulcère à la jambe, qui le faisait boîter et ne guérit pas. Son biographe le qualifie modestement de non curiosus, sed utilis et copiosus, ce qu’on pourrait traduire par : non excessif, mais utile et éloquent.

Lorenzo mourut à Pistoie le 27 septembre 1456 et fut béatifié en 1851.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 05:32

26e dimanche per annum - B

 

L’illustre exégète que fut Origène (3e siècle) dit des choses fort intéressantes à propos des soixante-dix anciens choisis dans le désert.

Contre ceux qui prétendaient que Dieu avait retiré à Moïse quelque chose de son esprit prophétique pour le donner aux anciens, Origène dit que Moïse et l’Esprit qui est en lui sont comme une lampe très brillante, à laquelle Dieu en a allumé soixante-dix autres ; l’éclat de la première lumière s’est étendu à elles, sans que la source ait été appauvrie par cette communication. Il en est ainsi du soleil qui ne perd pas son éclat en illuminant la terre.

Dans son Homélie sur les Nombres, le même Origène écrit que, dans l’Ecriture, l’Esprit de Dieu ne repose pas sur n’importe quel homme, mais seulement sur les saints ; il n’habite pas chez les pécheurs, car l’Esprit Saint ne peut cohabiter avec l’Esprit de mal. Pour lui, donc, quand l’Ecriture affirme que cela ne dura pas, c’est pour souligner combien ces anciens étaient emplis des vertus de pureté, de sincérité et d’intelligence spirituelle, tandis que la grande majorité du peuple avait péché, osant se plaindre de cette si précieuse Manne céleste qu’ils récoltaient chaque matin.

Mais Origène n’explique pas vraiment pourquoi ces anciens ne prophétisèrent qu’un instant. Un autre exégète, Théodoret (5e siècle) , propose cette explication : s’ils prophétisèrent aussitôt, c’est seulement pour montrer au peuple qu’ils jouissaient du don de Dieu ; s’ils ne prophétisèrent plus, c’est que Dieu les désigna non en vue de la prophétie, mais en vue de l’économie, à ce moment-là précisément, pour annoncer le miracle des cailles qui allait se produire.

En effet, l’épisode d’aujourd’hui se situe juste après l’annonce que Dieu fait à Moïse qu’il va envoyer au peuple d’Israël de la viande à manger, et juste avant l’arrivée providentielle des cailles.

L’Ecriture ne dit pas pourquoi Eldad et Medad restèrent dans le camp.  Elle ne dit pas non plus qu’ils firent mal ou qu’ils firent bien. Le fait est qu’ils avaient été parmi les soixante-dix anciens choisis et donc qu’ils reçurent aussi l’Esprit. Selon un ancien rabbin, ils restèrent dans le camp par modestie et furent récompensés en recevant l’Esprit directement de Dieu, et non de Moïse comme les autres.

La réaction de Josué, ne doit pas se comprendre comme une marque de jalousie, malgré la réponse de Moïse, mais seulement d’une disposition à accomplir la volonté de Dieu. Moïse non plus ne regrette pas le choix d’Eldad et de Medad : bien au contraire, il souhaite que tout le peuple pût prophétiser ainsi, par sa sainteté.

 

*       *       *

Le psaume 18 exalte la volonté et le choix de Dieu. De Lui vient le Soleil de Justice, le Christ, et c’est pouquoi ce psaume est chanté à Noël.

Ici, nous en méditons les versets 6, 8, 10, 12,14. Le serviteur fidèle a besoin d’être entièrement lavé de l’orgueil qui nous guette chaque jour, et de rester pur comme un petit enfant, sans ambition.

 

*       *       *

La lettre de l’apôtre Jacques est d’une clarté, mais surtout d’une sévérité totale envers les riches. Non pas les riches qui ont plus que les pauvres, car cela est l’héritage de la nature et des dons divers que chacun reçoit, mais des riches qui accumulent les richesses pour le plaisir d’en jouir ; qui sont injustes envers les domestiques.

A-t-on jamais vu rouiller de l’or ou de l’argent ? Eh bien, si cet or ou cet argent sont injustement accumulés, ils “rouilleront”, dit Jacques, ils ne serviront à rien. 

Salaires non payés… bombance… et les justes condamnés et tués… On pourrait dire que le vingt-et-unième siècle n’est pas différent du premier siècle, mais on dira surtout que la promesse de Dieu vaut autant pour nous aujourd’hui que pour les hommes de l’époque de saint Jacques.

 

*       *       *

 

L’extrait de l’évangile d’aujourd’hui fait immédiatement suite à celui de dimanche dernier et il faut bien le remarquer : Jésus y introduisait un petit enfant au milieu des Douze Apôtres. Le plus grand, c’est celui qui est un petit enfant. Ce chapitre 9 de Marc parle beaucoup des enfants.

Jésus y guérit un enfant possédé ; puis rappelle aux Apôtres la vraie grandeur de l’enfant, et condamne vigoureusement celui qui “scandaliserait un de ces petits”. 

Nous allons voir que le texte d’aujourd’hui concerne aussi la sainte enfance qui plaît à Dieu.

Personne ne peut faire un miracle en mon nom et aussitôt après parler contre moi, dit Jésus : c’est qu’en effet l’enfant ne connaît pas cette duplicité de pensée et de langage.

Vient ensuite le fameux passage où Jésus semble nous demander l’impossible : Si ta main t’entraîne au péché, coupe-la -  si ton pied t’entraîne au péché, coupe-le - si ton œil t’entraîne au péché, arrache-le.

Au lieu d’écarter cet enseignement parce qu’il nous semble trop mystérieux, cherchons à l’approfondir. N’oublions jamais que toute écriture inspirée de Dieu est utile pour enseigner (2Tim 3:16).

La main de l’homme symbolise toute son activité ; le pied de l’homme symbolise les lieux qu’il fréquente ; l’œil de l’homme symbolise tout ce qu’il voit, bien sûr. Il est clair pour chacun que dans notre activité, dans nos fréquentations, dans nos regards, tout n’est pas bon et innocent comme l’est le regard ou la volonté d’un enfant innocent. Bien sûr, nous avons mille justifications, mais intérieurement nous sentons bien que nous ne sommes plus des “petits enfants”.

Qui de nous n’a jamais entendu un enfant repousser avec force une vilaine image ou un vilain camarade en disant “C’est pas bien, ça !” ?

Comment alors se couper une main, un pied, ou s’arracher un œil ?

Ceux qui veulent suivre Jésus intégralement, doivent faire un choix radical, et renoncer franchement à telle mauvaise habitude, à tel mauvais penchant, à telle mauvaise idée, à telle mauvaise convoitise… Renoncer à certaines activités non conformes à l’évangile, c’est en effet accepter de “couper sa main” ; renoncer à certaines fréquentations, certains lieux, c’est vraiment “couper son pied” ; savoir surveiller son regard et renoncer à certaines convoitises, c’est “arracher son œil”.

Ces “amputations” sont parfois difficiles, oui. Elles coûtent même terriblement parfois. 

Si nous remettons à plus tard cette amputation spirituelle, Dieu ne nous rejettera pas pour autant, et restera patient jusqu’à notre conversion plus profonde ; mais nous connaîtrons une joie bien plus grande en acceptant de nous priver radicalement de certains plaisirs pour rester de vrais enfants de Dieu.

 

*       *       *

La prière du jour fait allusion à cette patience inlassable de Dieu. Avec sa grâce, efforçons-nous de nous hâter vers les biens que Dieu promet, les biens authentiques, qui ne rouillent jamais. 

Disons de tout notre cœur cette Prière du jour.

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 23:00

Lucia de Caltagirone

? - 1400

 

Née à Caltagirone (Sicile) dans la deuxième moitié du 14e siècle, de pieux parents, Lucia fut confiée à saint Nicola de Bari (v. 6 décembre).

Petite, elle fit une grave chute, mais fut réconfortée par une vision de s.Nicola.

A treize ans, elle suivit à Salerno une tertiaire franciscaine, à la mort de laquelle elle entra au couvent franciscain, toujours comme tertiaire.

Elle y resta jusqu’à la fin de ses jours, dans une profonde prière pour expier les péchés, avec une particulière dévotion envers les Cinq plaies de Jésus-Christ.

On la nomma même maîtresse des novices, mais en plus le bruit de ses vertus s’étant répandu, on accourait de toutes parts pour lui parler, lui demander un conseil, une prière.

Elle mourut en 1400. Par manque d’autres précisions, on l’a inscrite dans le Martyrologe au 26 septembre.

Son culte a été reconnu en 1456 et confirmé en 1514.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 23:03

Marcos Criado

1522-1569

 

Marcos naquit à Andújar (Jaén, Espagne S) le 25 avril 1522, cinquième des enfants de Juan Criado Notario et María Guelamo Pasillas, qui lui donnèrent le nom du Saint du jour, l’évangéliste saint Marc.

En 1531, sa mère mourut ; son père entra en 1534 chez les Franciscains à Cordoue ; Marcos demanda à entrer au couvent local des Trinitaires.

Il se considéra désormais comme un véritable criado, serviteur, s’arrangeant pour obtenir la dernière place ; il préférait rater ses examens pour ne pas céder à l’orgueil ; il changera de couvent dès qu’on parlera de lui.

Après le noviciat (1536) et la profession (1537), il se prépara au sacerdoce. Une fois prêtre, il prêcha dans son couvent, puis à Jaén et Ubeda.

En 1560, il fut envoyé en mission dans la région de Alpujarras, très déchristianisée depuis l’occupation des Maures. 

Il commença son travail d’évangélisation à La Peza, puis s’adressa aux pays alentour. Il prêchait à tous, chrétiens et musulmans, dans les rues ou dans les églises, sans se laisser décourager par les incessantes insultes qu’il recevait, accompagnées de crachats, jets de pierres etc.

Il y eut en 1569 une importante rébellion de la population mauresque, au terme de laquelle Marcos reprit courageusement la prédication.

En septembre 1569, on s’empara de lui, on le traîna jusqu’à la place publique, où les femmes et les enfants le lynchèrent. Parvenu à s’échapper, il fut rattrapé au lieu-dit Fuente de Belchite, entièrement enroulé dans des cordes et accroché à un chêne. Avant de l’abandonner à une mort lente par hémorragie, faim ou soif, on le lapida encore. Mais trois jours plus tard, on le retrouva détaché, serein, en train de chanter des psaumes, de prêcher ; Marcos salua ses «visiteurs» avec paix et affection. Un des bourreaux alors lui ouvrit la poitrine d’un coup de poignard pour en extraire le cœur.

Plusieurs témoignages et écrits relatent qu’alors le cœur se mit à briller d’un lumineux éclat, faisant apparaître le monogramme du Christ (IHS) ; un des présents se serait alors emparé du cœur et l’aurait par la suite utilisé pour guérir des malades.

Marcos Criado fut martyrisé par les Maures le 25 (ou le 24) septembre 1569, et fut béatifié en 1899.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 23:02

Cristófol de La Guardia

1483-1490

 

Voici encore une «histoire» qui, si elle est vraie, n’est pas à l’honneur des Chrétiens. Quand bien même elle ne serait qu’une légende, celui ou ceux qui l’ont répandue n’ont pas à s’en glorifier.

Des textes «anciens» racontent qu’après un audafé qui eut lieu à Tolède (Espagne), des Juifs voulurent se venger par la sorcellerie. Pour cela, ils avaient besoin d’une Hostie consacrée et du cœur d’un innocent.

Cristófol (ou Juan), fils d’Alonso de Pasamonte et Juana la Guindera, est séquestré le Vendredi saint, conduit à La Guardia, fouetté, couronné d’épines et crucifié ; on lui arrache le cœur. Sa mère, aveugle, recouvre alors la vue.

Puis les assassins volent une Hostie : celui qui va «communier» conserve l’Hostie dans les pages d’un livre de prières, mais l’Hostie se met à rayonner, démasquant le voleur. Ce dernier avoue son crime, révèle les noms des complices, qui sont arrêtés, jugés, et exécutés ; leurs biens sont confisqués et, vendus, permettent la construction d’un monastère.

L’histoire est pratiquement la même que pour Dominguito (v. 31 août). L’interrogation évidente est la même : si les faits se sont passés un Vendredi saint, pourquoi Cristófol est-il «fêté» (encore actuellement) un 25 septembre ?

Pour comble, ce «petit martyr» est le patron de La Guardia et son culte fut confirmé en 1805. Mais il n’est pas mentionné au Martyrologe.

Il n’est évidemment pas question ici de réveiller des soupçons et des accusations. Il y avait quatre ou cinq cas de ce genre dans l’ancien Martyrologe, qui en ont été rayés. Mais ces récits ont fait partie de l’histoire, de même que l’Ecriture sainte contient des récits parfois effrayants. C’est une preuve de sincérité. Que Dieu pardonne à tous.

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 23:01

Barthélemy-Serge de Radonège

1313-1391

 

Dans cette notice, nous sommes dans le monde de l’Orthodoxie.

Barthélemy vit le jour en 1313 à Rostov (Russie), de Cyrille et Marie, deuxième de leurs trois garçons, dont l’aîné s’appelait Etienne et le cadet Pierre.

Durant le temps de la grossesse, la maman vivait dans une continuelle abstinence, se nourrissant exclusivement de pain et d’eau.

Contrairement à ses frères, Barthélemy n’arrivait pas à étudier, malgré son grand désir et ses efforts. Un staretz (moine) pria et lui obtint l’ouverture de l’esprit nécessaire à l’étude. Il prophétisa aussi que cet enfant deviendrait la demeure de la Sainte Trinité, et amènerait une multitude à la compréhension de Sa volonté. Plus tard, on comprit le sens de cette prophétie.

A douze ans, Barthélemy se mit au pain et à l’eau et même au jeûne complet les mercredis et vendredis. 

C’est alors que la famille s’installa à Radonège. Etienne et Pierre se marièrent, les parents moururent, ainsi que l’épouse d’Etienne.

Barthélemy remit à Pierre son héritage et, avec Etienne chercha un endroit solitaire pour mener une vie ascétique. Ils trouvèrent, non loin de Radonège. Ainsi fut construite la première église en l’honneur de la Sainte Trinité.

Barthélemy reçut alors la tonsure monastique et prit le nom de Serge : il avait vingt-quatre ans (1337). Quant à son frère, il partit pour le monastère de la Théophanie, à Moscou.

Serge vécut d’abord trois ans dans la complète solitude. Il apprivoisa un ours, avec lequel il partageait de la nourriture. Puis vinrent des disciples.

En 1354, Serge fut bien obligé de devenir l’higoumène (supérieur) du monastère naissant, et même d’être ordonné prêtre. Il célébrait chaque jour la liturgie.

Sur sa prière, les frères du monastère reçurent un jour une grande quantité de pains, apportés par de mystérieux messagers qui disparurent ensuite. 

Un jour, Serge entendit une voix l’invitant à regarder dehors : une foule d’oiseaux merveilleux représentaient les nombreux disciples qu’il aurait bientôt.

Le patriarche de Constantinople persuada Serge d’instituer le cénobitisme dans son monastère, alors que jusqu’alors chaque frère vivait dans sa petite cabane isolée. Serge fit édifier des bâtiments, une hôtellerie. Certains cependant quittèrent le monastère, refusant le cénobitisme. 

Serge eut aussi la tristesse de voir revenir son frère Etienne, enflammé de colère, insultant son frère devenu higoumène, alors que lui, Etienne, était le premier fondateur (avec son jeune frère Barthélemy). La  jalousie, on le voit, n’aime pas l’amitié.

Serge alors, quitta le monastère pour fuir les discordes, et s’installa à Kirjatch. Le métropolite Alexis le pria de revenir au monastère mais, sentant venir la fin de ses jours, voulut instituer Serge comme successeurk par obéissance. Mais Serge répondit : Pardonne-moi, vénéré pasteur, mais tu veux me charge d’un fardeau qui dépasse mes forces. Tu ne trouveras pas en moi ce que tu cherches. Je suis le plus pécheur et le pire de tous.

Par la suite, lors de l’invasion des Tatares, la prière de Serge valut au grand Duc la célèbre victoire de Koulikovo.

Vers la fin de sa vie, Serge eut une apparition de la Mère de Dieu accompagnée des apôtres Pierre et Jean. La Vierge Marie lui promit qu’elle ne quitterait pas ce monastère, et qu’elle le protègerait.

Serge mourut le 25 septembre 1391.

Il fut canonisé dans l’Eglise orthodoxe en 1452 et le Martyrologe Romain le mentionne au 25 septembre, unique Saint orthodoxe introduit dans ce livre (voir par ailleurs s. Tikhon, 26 août).

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