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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 23:00

Jean-Baptiste de La Salle

1651-1719

 

Il fut l’aîné des onze enfants de Louis de La Salle et de Nicole de Moët de Brouillet, et naquit à Reims le 30 avril 1651.

Dans cette famille très chrétienne, Jean-Baptiste grandit avec un plaisir non dissimulé à «célébrer» les offices dans son petit oratoire. Son autre plaisir était de se faire lire des Vies de Saints. Nul doute qu’il aurait été ravi de consulter les notices de notre blog !

A onze ans, il reçut la tonsure. En 1667, il hérita du canonicat d’un parent.

Après l’école des Bons-Enfants, il fréquenta le collège en externe. A dix-huit ans, il était maître-ès-arts et reçut les ordres mineurs.

En 1670, il gagna Paris pour se préparer à la prêtrise et prendre ses grades à la Sorbonne. Mais en 1672, il dut revenir à Reims pour s’occuper de ses jeunes frères et sœurs, car les parents venaient de mourir.

Il fut ordonné prêtre en 1678 et reprit ses études. En 1680, il reçut le doctorat en théologie. Il célébrait chaque jour la Messe, contrairement aux habitudes du temps.

Cette même année 1678, mourut à Reims Nicolas Roland (voir au 27 avril). Jean-Baptiste reprit ses écoles et les développa ; ainsi naquit l’institut qui s’appellerait des Frères des Ecoles Chrétiennes. Mais les choses n’allèrent ni rapidement ni facilement.

Pour mieux s’occuper de ses premières recrues, Jean-Baptiste les hébergea dans sa propre maison ; dès 1683, il renonça à son canonicat pour donner l’exemple de la pauvreté. En 1684, les premiers membres se lièrent par un vœu d’obéissance et le port d’un habit simple et pauvre ; en outre, pour bien marquer leur détachement du monde, ils adoptèrent un nouveau prénom.

Jean-Baptiste pratiqua la vertu de l’humilité au plus haut point. Il voulut faire élire un autre que lui comme supérieur, mais seules les circonstances ne le permirent pas.

Les écoles furent fondées à Paris et en d’autres localités. Il y eut des désertions, des trahisons, des contradictions, mais dans les épreuves les Frères fidèles restaient soudés autour de leur Fondateur.

Une des méthodes nouvelles pratiquées par ces nouveaux maîtres, était l’enseignement à toute une classe, tandis qu’à cette époque prévalait l’enseignement individuel de chaque élève. Jean-Baptiste instaura l’enseignement en français ; le latin ne serait intervenu qu’après l’assimilation totale des matières importantes en français. Tout cela dans l’ordre et la régularité.

Le noviciat fut installé à Paris en 1692. Au cours de cette période, Jean-Baptiste, exténué par les fatigues et les mortifications, faillit mourir, mais se reprit de façon inattendue. En 1694, les Frères émirent les vœux perpétuels. En 1695, Jean-Baptiste écrivit une première Règle, fruit de l’expérience acquise jusque là.

Les années 1698-1705 furent des années d’expansion, mais parallèlement aussi de profondes épreuves pour Jean-Baptiste de La Salle. Le Fondateur fut trahi, renié, persécuté, condamné, déposé, flétri, proscrit, et malgré ces traverses les écoles se multiplièrent à Paris et en province.

A Paris, ils occupèrent Notre-Dame des Dix-Vertus, jusqu’en 1791. Il y eut aussi une école dominicale pour ceux qui étaient empêchés durant la semaine, qui dut être interrompue à la suite de divisions internes malveillantes.

Une enquête diocésaine mal conduite (1703) aboutit un moment à la déposition du Fondateur, qui s’entendit dire par l’archevêque : Monsieur, vous n’êtes plus supérieur ; j’ai pourvu votre communauté d’un autre. Le cardinal menaça même de faire exiler Jean-Baptiste. Les Frères firent tellement corps avec ce dernier, que le nouveau «supérieur» ne le resta que de nom, et n’entrava jamais le travail du saint Fondateur.

A Rouen, nouvelle fondation, Jean-Baptiste dut être opéré d’une douloureuse excroissance au genou. 

Les fondations s’établirent dans toute la France : Chartres, Troyes, Dijon, Calais, Marseille.

En 1711, un procès injuste le condamna ; Jean-Baptiste se retira à Grenoble et ne revint à Paris qu’en 1714. Il prépara les Frères à s’adresser à un autre que lui, en la personne du frère Barthélemy, qui fut régulièrement élu supérieur général en 1717.

Jean-Baptiste de La Salle se retira désormais dans l’humble obéissance à son Supérieur. Il rédigea encore quelque opuscule, corrigea les autres, il priait et supportait avec résignation ses attaques de rhumatisme.

En 1719, ces attaques se firent beaucoup plus douloureuses. Le mardi de la Semaine sainte, il communia une dernière fois. Il expira le Vendredi saint, 7 avril 1719. Ses dépouilles, à la suite des persécutions anti-cléricales du début du 20e siècle, passèrent de Paris en Belgique, puis à Rome, dans la Maison-mère.

Jean-Baptiste de La Salle fut béatifié en 1888 et canonisé en 1900. 

Il fut proclamé patron de tous les éducateurs en 1950. On peut en effet le considérer comme le fondateur des Ecoles normales, pour instituteurs.

Sa fête liturgique est au 7 avril.

De saint Jean-Baptiste de La Salle, nous avons plusieurs opuscules, d’où ressort une sagesse et un esprit d’organisation remarquables : 

  • Exercices de Piété et Instructions et Prières pour la Sainte Messe (1697)
  • Règle du Frère Directeur (1700)
  • Instrutions et Prières pour la Confession et la Communion et Les Règles de la Bienséance et de la Civilité Chrétienne (1702)
  • Cantiques Spirituels à l’usage des Frères des Ecoles Chrétiennes (1703)
  • Règles Communes de l’Institut des Frères des Ecoles Chrétiennes (1705)
  • Conduite des Ecoles Chrétiennes (1706)
  • Recueil de Différents Petits Traités à l’usage des Frères des Ecoles Chrétiennes (1711)
  • En outre : des Méditations pour les Dimanches, pour les Fêtes, pour les Retraites.

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 23:00

Guillaume d’Eskill

1125-1203

 

Guillaume naquit vers 1125 à Saint-Germain (Crépy-en-Valois) et grandit sous la férule de son oncle, prieur à Saint-Arnoul puis abbé à Saint-Germain.

En 1141, il fut nommé chanoine séculier de Sainte-Geneviève de Paris, et pourvu de plusieurs bénéfices. Sa situation pécunière et sa régularité à l’office excitèrent l’envie de deux de ses confrères qui, voyant son inclination pour la vie monastique, feignirent d’avoir le même désir pour l’entraîner avec eux. Tous trois se rendirent à Pontigny. Les deux compagnons de Guillaume partirent bientôt sous divers prétextes, espérant s’emparer de ses bénéfices, mais il les imita ! Ils promirent alors de retourner à Pontigny au bout d’un an. Guillaume eut le temps de se rendre compte de leur supercherie, et abandonna ses désirs de vie cistercienne. Il crut satisfaire à son vœu en embrassant la réforme qui, en 1148, établit à Sainte-Geneviève de Paris des chanoines réguliers à la place des chanoines séculiers. Quelque temps auparavant, il avait été ordonné diacre par l’évêque de Senlis.

Dès cette époque, Guillaume montra la fermeté de son caractère : jaloux de la gloire et des droits de son ordre, n’admettant aucun abus d’où qu’il vienne, il défendra sans ménagement la régularité et l’observance.

En 1161, le bruit se répandit que la tête de sainte Geneviève avait disparu de sa châsse, et l’on accusait les chanoines de vol. Guillaume rédigea l’enquête menée par les évêques de la province, pour justifier ses confrères, l’enquête ayant abouti à un non-lieu.

En 1164, le nouvel abbé de Sainte-Geneviève prétendit en faire confirmer les dignitaires par le roi ; Guillaume empêcha l’abbé d’exercer ses fonctions et alla en référer au pape, alors à Sens. Le pape, prudent, lui donna raison, mais lui prescrivit de s’accuser d’être sorti du monastère sans permission. L’abbé lui imposa comme pénitence d’aller manger sept jours par terre avec les chiens. Le pape alors, mis au courant, prit entièrement parti pour Guillaume.

C’est alors que l’évêque de Roskilde (Danemark) émit le désir d’avoir des chanoines réguliers pour introduire la réforme dans un monastère de l’île d’Eskill. Guillaume partit avec trois confrères, mais ils ne furent accueillis que bien froidement par des moines corrompus qui n’avaient pas envie de corriger leurs habitudes. Le tenace Guillaume se mit au travail, réussit à vaincre bien des obstacles et put établir la réforme projetée ; le monastère fut transféré sur l’île de Seelande, érigé en abbaye, dont il fut alors nommé abbé.

Il y eut de grosses difficultés, à cause de plusieurs incendies. Mais l’évêque de Lund aida Guillaume autant qu’il le put et l’abbaye reprit son essor.

Peu à peu, Guillaume supervisa et implanta la réforme dans plusieurs monastères du Danemark.

En 1193, il fut envoyé auprès de Philippe-Auguste pour négocier le mariage de celui-ci avec Ingeburge, fille du roi danois. Le mariage eut lieu le 14 août, et le roi français prétendait renvoyer son épouse dès le lendemain. Guillaume vint expliquer l’affaire au pape. De retour en France, il fut arrêté six semaines à Châtillon-sur-Seine, fut libéré au début de 1196, mais dut retourner au Danemark sans avoir pu réconcilier le roi et la reine (la paix n’interviendra qu’en 1213).

Guillaume réintégra son abbaye, continuant de combattre avec ardeur pour la régularité.

Il mourut dans la nuit de Pâques, le 6 avril 1203, et fut canonisé en 1224.

Guillaume est parfois nommé de Roskilde, du nom du siège épiscopal de l’évêque qui l’accueillit.

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 23:00

Pietro de Vérone

1206-1252

 

Pietro vit le jour à Vérone, de parents gagnés par la secte des Manichéens (Cathares). Mais il eut l’heur d’être confié par son père à un maître catholique et grandit dans l’affirmation fervente de la doctrine catholique. Il tint même tête à son oncle en lui affirmant qu’il n’y a qu’un principe, le Créateur, et non pas un deuxième principe, celui du Mal.

Il alla étudier à Bologne, où il rencontra saint Dominique et reçut de celui-ci l’habit dominicain.

Il commit l’imprudence de pratiquer d’excessives mortifications, qui le rendirent malade, mais il guérit, semble-t-il, miraculeusement, et fit la profession.

Ayant reçu le sacerdoce, il prêcha d’abord dans les provinces voisines, suscita beaucoup de conversions, mais on ne sait s’il réussit à convertir ses propres parents ; il fut tellement convainquant, que les hérétiques commencèrent de le haïr mortellement, et ce fut là le début du complot qui aboutit au martyre de Pietro.

Il y eut d’abord des accusations lâches. Peut-être est-il vrai que Pietro avait parlé imprudemment à un pénitent qui s’était accusé d’avoir donné un coup de pied à sa mère ; Pietro lui avait dit qu’il méritait qu’on lui coupât le pied, et l’autre s’imposa lui-même cette pénitence ; le pauvre Religieux lui rappela alors le devoir de prudence et de clairvoyance, et lui remit son pied avec un signe de croix.

Une autre fois qu’il était en conversation avec les trois vierges saintes Catherine, Agnès et Cécile, durant une vision dans sa cellule, il fut accusé d’avoir reçu des femmes dans le monastère et relevé de toute mission. Quand le prieur comprit la Vérité, le pape lui-même nomma Pietro inquisiteur (1232). Pietro allait reprendre ses pérégrinations apostoliques, assisté par la main puissante de Dieu qui multipliait les miracles par sa parole et sa prière.

Un jour qu’un habitant de Milan, fortement enraciné dans l’hérésie, avait simulé une maladie pour supplier Pietro de le guérir, dans l’espoir qu’il n’y parviendrait pas, Pietro lui  répondit : Je prie Celui qui a tout créé et qui voit tout, que si ta maladie n’est point véritable, il te traite selon tes mérites. Le faux malade éprouva alors de telles douleurs, qu’il ne put en guérir qu’en venant supplier Pietro, se confesser et rejeter son erreur. 

Toujours à Milan, lors d’une controverse publique en plein été, Pietro invoqua de Dieu quelques nuages pour rafraîchir l’air, et fut exaucé sur place.

Pietro fut nommé prieur en plusieurs couvents à Plaisance, à Gênes, à Côme, et s’employa à y faire approfondir l’étude de l’Ecriture Sainte, pour former les jeunes à combattre l’hérésie.

Le pape l’envoya examiner le nouvel Ordres des Servites de Marie à Florence et l’approuva sur son rapport ; c’est pourquoi les Servites considèrent Pietro comme leur deuxième Fondateur.

Les manichéens décidèrent de mettre à exécution leur plan honteux. Pietro fut divinement averti de son prochain martyre et en informa ses auditeurs à Cesena. Pour le jour des Rameaux de 1252, il se trouvait à Milan où il avertit les Milanais de son prochain assassinat, et regagna son couvent de Côme.

Le samedi de Pâques, il repartit pour Milan. Les sicaires le rattrappèrent en route ; l’un lui ouvrit le crâne avec une serpe, frappa mortellement son compagnon, et Pietro reçut un coup de poignard qui lui traversa le cœur. Il mourut en essayant encore d’écrire le Credo avec son sang. C’était le 6 avril 1252.

Horrifié, l’assassin se convertit et prit l’habit d’humble convers pour le reste de ses jours : c’est Carino Pietro da Balsamo qui, pleinement repenti, fut absout par le bienheureux Giacomo Salomoni à Forlí (v.31 mai), mourut saintement le 1er avril 1293 et fut béatifié en 1822. Plusieurs ennemis de Pietro se convertirent aussi sur son tombeau.

De nombreux miracles, retentissants, permirent une rapide canonisation, qui eut lieu en 1253.

 

 

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 23:00

Caterina Morigi

1437-1478

 

Caterina naquit vers 1437 à Pallanza (Verbania, Piémont, Italie NO), de parents aisés. Ils étaient d’une famille Morigi ou Moriggia, mais les documents du 15e siècle reportent le nom de famille de Ruffinis.

Cette famille fuit l’épidémie de peste qui sévit et s’installa au Val d’Osa, où cependant l’épidémie les rejoignit tous, laissant toute seule la petite Caterina.

Le seigneur de l’endroit la recueillit et la confia à une dame de Milan. A quatorze ans, Caterina voulut entrer au couvent, mais son protecteur la fit attendre.

Autour de vingt ans, Caterina fit le vœu de chasteté ; peu après, elle vit Jésus-Christ en croix, qui l’envoyait à Sainte-Marie-du-Mont pour y mener une vie toute consacrée à Son service. Cet ermitage se trouve à faible distance de Pallanza.

Caterina y arriva quelques jours après cette vision. La peste sévissait toujours et toucha Caterina. Elle dut rentrer à Pallanza, craignant pour les autres à cause de la contagion. Elle fit le vœu de rester toute sa vie à Sainte-Marie-du-Mont si elle guérissait sans que nul n’en souffrît.

Bientôt guérie en effet, elle revint à son ermitage, en avril 1452. Elle habita dans une petite cabane, menant une vie très mortifiée. 

Sa renommée de sainteté et de sagesse attirait les visiteurs. Quelques femmes lui demandèrent de rester auprès d’elle et une communauté se fonda. Des malveillants critiquèrent ces religieuses sans règle ni approbation pontificale, et parlaient même de les faire excommunier. C’était là un zèle bien audacieux, mais Caterina obtint l’approbation ; les religieuses adoptèrent la règle de saint Augustin, prirent l’habit et firent des vœux. Elles prièrent l’Office divin selon le rite ambrosien de Milan.

Caterina fut élue prieure pour trois ans en 1476, mais mourut déjà le 6 avril 1478, après avoir recommandé à ses filles de toujours garder la paix dans la communauté et d’observer fidèlement leurs vœux.

Tout de suite on éleva à cette belle âme un culte qui fut reconnu en 1769 et confirmé par le pape la même année ; Caterina est donc considérée comme Bienheureuse.

 

 

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 23:04

Vicente Ferrer

1350-1419

 

Vicente vit le jour à Valencia (Espagne) le 23 janvier 1350, de Guillermo Ferrer (et non Ferrier) et Constancia Miguel, qui eurent trois garçons (dont Bonifacio) et trois filles.

La vie de ce Religieux n’est qu’une suite de miracles.

Il était au berceau quand il demanda à sa mère de le porter en procession dans les rues de Valencia, pour faire cesser la sécheresse.

Petit, il s’adonnait déjà à toutes les pratiques habituelles des Saints. Or, voici un épisode authentique : des camarades voulurent se moquer de lui, l’un d’eux feignant d’être mort ; ils lui demandèrent de le ressusciter ; Vicente leur fit remarquer que le garçon était mort effectivement, puni pour sa vilaine moquerie, mais il le ressuscita sur l’heure.

Comme son père Guillermo en avait eu l’annonce en songe, Vicente entra chez les Dominicains de Valencia en 1367. Sa mère cependant chercha à le retenir dans le monde, mais une mystérieuse apparition la convainquit d’accepter la séparation et la consola.

Après la profession, Vicente fut à Barcelone puis Lleida et revint à Barcelone pour approfondir l’Ecriture. Tout juste diacre, il était déjà chargé de la prédicaiton populaire. Lors d’une grave disette, il annonça un jour l’arrivée de deux navires chargés de grain : tous se moquèrent de lui, le prieur lui interdit de prêcher, mais les navires arrivèrent effectivement.

En 1375, il fut professeur de physique à Barcelone et passa quelques mois d’études à Toulouse, pour rentrer ensuite à Valencia.

Il fut ordonné prêtre en 1378. C’est là qu’une jeune femme chercha à l’induire au mal, mais c’est elle qui dut déposer ses armes.

Il fut nommé prieur du couvent dominicain. C’est à cette période qu’il prit parti de bonne foi pour l’un des antipapes, Benoît XIII (Pedro di Luna). Ce dernier l’appela à Avignon et le nomma grand pénitencier et maître du sacré palais. Puis Vicente lui-même supplia Benoît XIII de renoncer à la papauté ; Benoît XIII refusa ; désormais, Vicente se prononcerait contre Benoît XIII ; le schisme devait se prolonger jusqu’en 1417. Mais Vicente continuait sa prédication.

Voici les localités les plus importantes qu’il parcourut depuis Valencia en 1381 ; il faut noter qu’il est difficile de le suivre, au point qu’on s’est demandé s’il n’était pas favorisé, en plus, du don de la bilocation :

Valladolid (où il convertit un rabbin et beaucoup de Juifs), Avignon, Carpentras (1399), Marseille, la région du Dauphiné et de Savoie (1401-1403), la Lombardie (Alessandria, où il rencontra Bernardino de Sienne, v. 20 mai). la Suisse, Lyon, le sud de l’Espagne (Séville et Cordoue, 1408-1410), Valence (où il fonda une université), Zamora, Salamanque. Il repassa en Italie, d’où il revint en Espagne pour favoriser l’accession au trône de Ferdinand de Castille, Valencia (1412-1413), Barcelone, les Baléares, Tortosa, Morella (où il supplia encore, mais sans résultat, Benoît XIII de déposer la tiare, comme l’avaient fait les deux autres antipapes), Saragosse, la Catalogne, Barcelone, Nice, Perpignan (où il tomba gravement malade, et prédit sa guérison, humainement inexplicable et où il prêcha devant l’obstiné Benoît XIII, toujours fermé à la grâce), le Roussillon, la Catalogne, le Languedoc, Toulouse, Le Puy, Clermont, Moulins, Lyon, Besançon (où il rencontra Colette de Corbie, v. 6 mars), Dijon, Bourges, Tours, l’Anjou, la Bretagne (Nantes et Vannes), la Normandie (Rennes, Dol, Caen, cherchant à convaincre le roi d’Angleterre pour mettre fin à la guerre de Cent ans), et Vannes enfin où il devait mourir.

Voici quelques exemples de ses miracles. Il révéla humblement lui-même que la miséricorde de Dieu avait opéré par sa main plus de trois mille miracles.

Il demanda à une femme pourquoi elle jurait si fort devant la colère de son mari ; elle dit que c’était à cause de sa laideur ; Vicente la rendit sur place plus belle que toutes les femmes du pays.

A une autre, il lui suggéra, à l’heure de l’arrivée de son mari, de garder dans la bouche une gorgée de l’eau du puits du couvent voisin ; c’était en réalité pour l’obliger à se taire. Le mari, de retour, s’apercevant que sa femme ne disait rien, en fut bien content et la paix revint ; Vicente lui expliqua que par son silence, elle évitait ainsi de provoquer son mari par ses répliques incessantes.

A Gênes, on s’aperçut qu’il avait le don des langues, car tous les matelots étrangers le comprenaient. Il expliqua qu’il ne savait en réalité, outre l’espagnol, que le latin et un peu d’hébreu, mais que c’était Dieu qui le rendait intelligible par les étrangers.

Il lisait dans les cœurs ; quand on avait une objection à lui proposer, il y répondait sans qu’on la lui ait exposée.

Vicente Ferrer annonça partout que la fin du monde était proche, tant il voyait d’erreurs et de vices partout où il passait. Le Grand Schisme durait, la société était divisée et corrompue : Vicente y voyait le prélude à un cataclysme final, mais finalement annonça avec joie que la pénitence des foules avait touché la miséricorde de Dieu, tant il est vrai que Personne ne sait l’heure du jugement, pas même le Fils de l’homme (Mc 13:32).

Au début de 1419, Vicente faillit refaire un voyage à Valencia où on l’appelait, mais dut y renoncer à cause de la maladie. Tous cherchaient à le voir encore ; il promit de prendre la ville de Vannes sous sa protection aux pieds de Dieu. 

Il annonça sa mort dix jours auparavant, et mourut effectivement le Mercredi saint 5 avril 1419. Il fut enterré le Vendredi saint et inhumé dans la cathédrale de Vannes ; on put soustraire ses restes à la fureur huguenotte et à celle républicaine.

Près d’un millier de miracles furent reconnus et retenus pour la canonisation de Vicente Ferrer. Celle-ci fut annoncée début juin 1455 et devait avoir lieu formellement le 29 juin, mais le pape mourut dans l’intervalle. La canonisation fut proclamée en octobre 1455.

La fête liturgique de saint Vicente Ferrer est toujours au 5 avril.

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 23:00

Géraud de la Grande Sauve

1025-1095

 

Geraldus naquit vers 1025 à Corbie (act. dans la Somme) de pieux parents qui le consacrèrent tout jeune dans l’abbaye de cette ville.

Il y resta, et devint cellerier. Mais une maladie lui rendit impossible toute occupation sérieuse. Foulques, son confrère de noviciat devenu abbé, l’emmena à Rome, espérant obtenir au moins quelque amélioration de sa santé auprès du tombeau des Apôtres ; ils furent à Rome, au Mont-Cassin, au Mont-Gargan, sans résultat. Reçus tous deux par le pape, ils reçurent de lui l’ordination sacerdotale et rentrèrent à Corbie.

Devenu sacristain, Géraud s’acquitta très bien de sa tâche, surtout pour la reconstruction de l’église, ravagée par un incendie. Puis il lui vint une idée lumineuse : il invoqua le saint abbé Adélard (v. 2 janvier), qu’on venait de canoniser, et promettant qu’en cas de guérison, il s’engageait à en propager le culte. 

La guérison arriva en effet ; reconnaissant et fidèle à son vœu, Géraud composa des antiennes et des répons pour compléter l’office du saint Abbé. Ce dernier, en outre, apparut par deux fois à Géraud pour l’encourager, le consoler, le conseiller.

Vers 1073, Géraud obtint la permission d’aller en pèlerinage aux Lieux Saints. A peine rentré à Corbie, on l’appela à être l’abbé du monastère de Laon. Ayant vainement tenté pendant cinq années d’y rétablir la Règle authentique, il décida de se retirer dans la solitude.

C’est alors qu’il fut sollicité par plusieurs Religieux pour fonder une nouvelle abbaye. Après avoir vénéré les reliques de saint Denis (v. 9 octobre), celles de saint Martin de Tours (v. 11 novembre), ils furent reçus par le comte de Poitou, qui leur concéda la forêt de Grande-Sauve, entre la Garonne et la Dordogne.

Lors du nécessaire défrichage, la tradition rapporte que Géraud abattit un bon nombre de chênes uniquement en les touchant avec une pièce de fer pointue : l’objet fut conservé comme le couteau de saint Géraud.

La sainteté des moines et de leur abbé contagia la population : les mœurs s’adoucirent, on vint prier et se confesser. Géraud donnait volontiers pour pénitence de jeûner le vendredi et faire abstinence le samedi.

En 1080, au concile de Bordeaux, l’abbaye fut exempte de toute autorité laïque. Heureux de tous ces saints résultats, Géraud voulut abdiquer et se retirer : le légat papal lui enjoignit de rester à sa place !

Si de nombreux disciples se présentèrent, il y eut aussi de pénibles brimades, mais leurs auteurs se rendirent compte bien vite qu’elles se retournaient contre eux-mêmes.

Parmi ses occupations, Géraud rédigea un Martyrologe contenant des noms de Saints qu’on aurait oubliés sans son travail.

Sentant sa mort approcher, Géraud donna à tous les moines sa bénédiction, échangea avec chacun le baiser de paix, et pria toute cette sainte assistance de se retirer pour laisser place aux Anges et aux Saints qui allaient prendre son âme et la porter en Paradis, et mourut le 5 avril 1095.

Si le culte envers Géraud se développa presque aussitôt, la canonisation officielle se fit en 1197.

Sous la Révolution, on eut le temps de cacher les reliques de Géraud, qu’on ne retrouva qu’en 1830.

Saint Géraud de la Grande-Sauve est commémoré le 5 avril dans le Martyrologe Romain.

 

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 23:00

Caterina Tomás i Gallard

1531-1574

 

Suivant les régions, cette Religieuse mystique s’est aussi appelée Catalina Thomás.

Elle naquit le 1er mai 1531 à Valldemossa (Maiorque), sixième des sept enfants ; les frères et sœurs s’appelaient Miquel, Bartomeu, Jaume, Mateu, Anna, Caterina et Margarida.

Tôt orpheline (de son père en 1535, de sa mère en 1541), elle fut recueillie par son oncle, Joan Gallard, pour soigner son épouse infirme, ce qui dura cinq années. En plus, une bonne famille l’aida à faire des études sérieuses. Elle vint à Palma pour apprendre à lire et à écrire.

A quinze ans, elle voulait être religieuse, mais son confesseur, prudent, lui conseilla d’attendre un peu.

En 1553, elle entra chez les Chanoinesses Régulières de Saint-Augustin, un ordre de contemplatives, et y professa en 1555.

Sa vie discrète fut remplie de manifestations célestes : apparitions, visions des anges, de saint Antoine de Padoue (voir au 13 juin), de sainte Catherine d’Alexandrie (voir au 25 novembre). Elle passait des jours entiers en extase. On la voyait lutter contre le démon. Elle eut aussi le don de prophétie, et annonça sa propre mort.

Outre ces grâces, elle souffrait d’une maladie qu’on croit être la tuberculose.

Elle refusa son élection comme Supérieure du couvent.

Elle mourut le 5 avril 1574 à Palma.

Son corps est resté incorrompu : on peut le voir et le vénérer au couvent des Augustines de Palma.

Caterina fut béatifiée en 1792 et canonisée en 1930.

Palma la fête solennellement le 28 juillet.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 23:03

Benedetto le More

1524-1589

 

Benedetto naquit en Sicile en 1524. Ses pieux parents, Cristoforo et Diana étaient des esclaves ramenés d’Afrique (peut-être l’Ethiopie) au village de San Fratello (Messine).

Après lui, naquirent Marco, Baldassara et Fradella.

Benedetto est en général appelé le More pour la couleur noire de sa peau. Le patron de Cristoforo et Diana, nommé Manasseri, affranchit leur fils aîné, raison pour laquelle celui-ci est normalement nommé Benedetto Manasseri. Il n’est pas exclu que le même Manasseri n’ait pas aussi affranchi les frère et sœurs de Benedetto. Ajoutons que le Martyrologe nomme ce bienfaiteur italien Massarari.

A dix ans, notre Benedetto se vit confier la garde du troupeau. Ses petits compagnons prirent vite la licence de se moquer de son teint noir, mais le jeune pâtre ne s’en réfugiait que plus volontiers dans la solitude et la prière, ce qui lui valut déjà à cet âge le surnom de Saint.

A dix-huit ans, son travail lui permettait de se suffire et d’aider les pauvres. Il advint qu’en ce temps-là passa par là un certain Girolamo Lanza, un pieux ermite des environs. Entendant les railleries des gamins, il les réprimanda gentiment : Vous vous moquez de ce pauvre Noir, mais bientôt vous entendrez parler de sa renommée.

Peu après (1547), Benedetto rejoignit Girolamo et tous deux menèrent une vie dans le recueillement et la prière ; mais comme Benedetto eut le don des miracles, les gens affluèrent et les deux ermites durent changer jusqu’à quatre fois d’endroit, pour finalement quitter la région de Messine et se fixer non loin de Palerme, sur le Monte Pellegrino. D’autres se joignirent à eux. Quand mourut Girolamo, on choisit Benedetto comme supérieur, mais le pape dissolut cette vie érémitique et les braves ermites, en parfaite obéissance, se séparèrent.

Benedetto frappa à la porte des Frères Mineurs Observants. On le reçut en Frère lai et on l’envoya quatre années à Santa Anna di Giuliana, puis au couvent de Palermo, où il resta jusqu’à la fin de sa vie. Il fut d’abord cuisinier. 

En 1578, le chapitre élut comme Gardien Benedetto lui-même, qui était parfaitement illettré. Canoniquement, ce n’était pas heureux, mais exceptionnellement ce Gardien se révéla excellent supérieur. Il reçut de Dieu des dons extraordinaires de science infuse, de discernement, de pénétration des esprits. Il devançait les novices en leur parlant de leurs tentations pour les aider à les vaincre ; il expliquait des passages de l’Ecriture avec une étonnante facilité ; des théologiens venus de loin restèrent stupéfaits de sa science ; le vice-roi lui demandait conseil avant de prendre une décision importante.

Un jour qu’on manquait de provisions, il remplit d’eau plusieurs tonneaux, passa la nuit en prière, et retrouva le lendemain suffisamment de poissons pour nourrir tout le couvent ; un autre jour où il s’était abîmé en prière et n’avait rien préparé à la cuisine, il annonça tout de même que le repas était prêt : arrivèrent alors deux jeunes gens tout lumineux qui, en une fraction de seconde, mirent tout en place ; une autre fois encore, le Portier avait refusé la distribution de pain aux pauvres, car il ne restait presque rien pour les Religieux : Benedetto le lui reprocha très gentiment, lui ordonnant de distribuer comme d’habitude, et le Portier remarqua qu’il lui restait plus de pains qu’auparavant pour les Religieux ; etc…

Au terme de sa charge, Benedetto redevint cuisinier, pour sa plus grande satisfaction.

En février 1589, il tomba gravement malade, et sentit que sa fin était proche.

Benedetto Manasseri, dit le More, mourut le 4 avril 1589.

Le culte envers un personnage mort en odeur de sainteté, n’est permis qu’après la mort de celui-ci et avec l’autorisation de l’Eglise. Dans le cas de Benedetto, ce culte commença… de son vivant, tant était forte la renommée de ses vertus et de ses miracles. 

Benedetto fut béatifié en 1743 et canonisé en 1807.

Son corps est demeuré incorrompu. Benedetto est vénéré en Sicile, bien sûr, mais son culte s’est largement déployé en Amérique du Sud, au Brésil, en Colombie, au Vénézuéla, et en Afrique au Togo, au Bénin, au Nigéria et en Angola.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 23:00

Isidorus Hispalensis

560-636

 

Isidorus naquit vers 560 à Cartagena (Espagne), quatrième des cinq enfants de Severianus et Turtura.

Ses aînés, eux aussi canonisés, étaient Leandrus, Fulgentius et Florentina (voir aux 13 mars, 14 janvier et 28 août).

Son enfance fut marquée, dit-on par des signes merveilleux : un essaim d’abeilles serait apparu sur sa bouche, comme pour annoncer son génie. Sa sœur l’aurait vu plusieurs fois élevé en l’air et agiter les mains comme pour lutter contre un adversaire.

Les parents moururent tôt. L’enfant fut élevé par Leandrus, qui s’en occupa paternellement. Leandrus sut être sévère aussi, car un jour Isidorus, peu porté à l’étude, s’enfuit quelque temps pour échapper au fouet fraternel.

Plus tard, Isidoro se rattrappa et dépassa même ses maîtres. Il devint une encyclopédie vivante et l’on venait de loin pour avoir recours à ses lumières.

On a avancé qu’il fut moine, mais ni les carmes, ni les bénédictins ni les augustins n’ont pu en apporter de preuves solides. Il reste établi qu’Isidorus mit très tôt toute sa science et son talent pour convertir les Wisigoths ariens.

Isidorus reçut le sacerdoce. Il fut unanimement appelé à succéder à son frère Leandrus comme évêque de Séville. 

Comme pasteur, il détruisit les restes de l’arianisme en Espagne, étouffa à la racine l’acéphalisme (qui niait les deux natures dans la personne du Christ), secondé en cela par des miracles retentissant : pluie abondante durant la sécheresse, guérison de malades, résurrection des morts.

Il fit construire une école de théologie à Séville et y enseigna. Il régla la liturgie, instituant le rite espagnol, dit mozarabe (Missel et Bréviaire). Il rédigea une Histoire des Goths.

Très âgé désormais, malade, il sentit arriver la fin de son pèlerinage terrestre. Il se fit transporter dans la basilique Saint-Vincent où, couché sur la cendre, devant l’autel, toujours avec son cilice aux reins, il implora la miséricorde de Dieu ; puis il donna le baiser de paix aux prêtres.

Reporté dans sa cellule, il expira le 4 avril 636.

Peu d’hommes ont laissé un œuvre aussi encyclopédique qu’Isidorus. Il semblait simplement connaître tout ce qui se savait au 7e siècle, tel qu’il ressort de son Livre des origines des choses. On a de lui des traités sur l’Ecriture, sur les personnages bibliques, une Règle des moines.

Les cendres d’Isidorus d’Espagne, ou de Séville, furent longtemps dans la cathédrale de Séville, entre celles de Leandrus et de Florentina, avant d’être transférées à León.

Saint Isidorus fut canonisé au 9e siècle, et déclaré Docteur de l’Eglise au 18e siècle.

Notons enfin que saint Isidore a été choisi en 2002 comme protecteur céleste des chercheurs sur Internet.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 23:00

Guglielmo Buccheri

1309-1404

 

Guglielmo naquit en 1309 à Noto (Syracuse, Sicile), de la noble famille Buccheri et fut écuyer du roi de Sicile Federico II, qu’il défendit un jour de l’attaque d’un sanglier lors d’une partie de chasse ; sa générosité lui valut tout de même une blessure à la jambe.

Il eut une vision de sainte Agata, la patronne des Siciliens (v. 6 février) et décida d’embrasser la vie érémitique. Mais il fallait prendre congé du roi ; ce dernier encouragea Guglielmo, lui fit le don d’un cheval ainsi que d’une petite bourse de monnaie.

Peu après, il échangea ses «biens» avec les hordes d’un pauvre, auquel il acheta aussi une cuffitedda, un rouleau d’étoffe dont il se fit son habit. De là lui vint son surnom de Cuffitedda qu’on lui adjoignit souvent (et que d’aucuns ont transformé en Cuffitelli, comme on le lit dans le Martyrologe Romain).

Puis il se retira dans la solitude, non loin de Noto. Là, il reçut la visite de Corrado Confalonieri (v. 19 février).

Pendant près de soixante-dix ans, Guglielmo observa la règle de saint François, dans la prière et la pénitence, recevant à l’occasion quelque personne venue lui demander conseil ou consolation.

Après avoir reçu une vision de la Sainte Vierge, il alla s’établir un peu plus loin, à Scicli, où il mourut à quatre-vingt-quinze ans, le 4 avril 1404, en odeur de sainteté pour une telle vie toute donnée à Dieu et aussi pour des miracles. Ce jour-là, les cloches sonnèrent toutes seules.

Lors de ses funérailles, son corps s’alourdit au point qu’on ne pouvait plus le déplacer ; il redevint léger lors des Litanies des Saints, à l’invocation de saint Matthieu, ce qui fit qu’on l’enterra dans l’église de Saint-Matthieu à Scicli.

Guglielmo Buccheri, ou Cuffitedda, ou de Noto, ou de Scicli, a été béatifié en 1537.

 

 

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