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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 00:00

 

Thomas Atkinson

1545-1616

 

Thomas Atkinson était né vers 1545 en East Riding (Yorkshire, Angleterre).

On sait qu’il fut ordonné prêtre à Reims et regagna sa région en 1588.

Infatigable à visiter son troupeau de fidèles, et surtout les pauvres gens, il devint si connu qu’il ne pouvait plus se déplacer de jour. Il allait toujours à pied, jusqu’au moment où, s’étant cassé une jambe, il prit un cheval.

Vers l’âge de soixante-dix ans, il fut trahi, porté à York avec son  hôte, M.Vavasour, de Willitoft, ainsi que quelques membres de sa famille. On lui trouva des chapelets, et il fut condamné à mort.

Il subit le martyre le 11 mars 1616 avec une patience admirable, avec courage et constance, et tous les signes d’un grand bonheur.

Il fut béatifié en 1987.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 20:00

Francis Taylor

1550-1621

 

Le nom gaélique de Francis Taylor est Proinsias Táilliúir.

Ce laïc naquit vers 1550 à Dublin. Il était le petit-fils de l’autre Bienheureuse martyre, Margaret Ball. Marié, il avait six enfants.

Engagé dans la politique, il avait été deux fois élu Lord Mayor à Dublin, mais avait refusé de siéger à la Chambre des Communes, pour n’avoir pas à prêter le serment de Suprématie, qui mettait le pouvoir royal au-dessus de celui du Pape.

Il fut arrêté vers 1614 et resta sept années en prison. Chaque fois qu’on lui proposait de renoncer à la foi catholique, on lui promettait la liberté et une vie heureuse. Mais Francis préféra la Vérité : il refusa de reconnaître l’autorité du roi sur l’Eglise, il refusa le livre de prière imposé à l’exclusion de tout autre livre.

Ce pieux chrétien souffrit le martyre à Dublin le 30 janvier 1621 et fut béatifié en 1992.

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 00:00

John Ogilvie

1579-1615

 

John était le fils d’un riche propriétaire terrien écossais et naquit en 1579 à Drum-na-Keith (Banffshire, Ecosse).

Le garçon grandit dans la religion protestante, mais au contact des Catholiques qu’il rencontra en maints endroits d’Europe continentale, il décida de devenir catholique.

Aussi, en 1596, il embrassa le catholicisme, à Louvain (Belgique) et entra chez les Jésuites (1608). En 1610 il fut ordonné prêtre.

On l’envoya exercer son ministère à Rouen, tandis qu’il faisait à plusieurs reprises la demande de repartir en Ecosse, pour aider le peu de catholiques qui se trouvaient encore à Glasgow. Il faut savoir que depuis 1560, il était interdit de prêcher de quelque façon.

L’idée qu’il avait en regagnant son pays, était de pouvoir trouver refuge chez quelque famille noble connue de lui, mais il ne s’en trouva pas, de sorte qu’il rejoignit Londres, revint à Paris, pour regagner l’Ecosse en 1613, déguisé cette fois en marchand de chevaux, sous le nom de John Watson.

Cette fois-ci il put célébrer la Messe clandestinement dans des maisons privées, il prêcha, mais il fut bientôt trahi et dénoncé : en 1614, on le jeta en prison à Paisley, où on le soumit à d’horribles tortures, par exemple en le maintenant éveillé pendant huit jours et neuf nuits de suite. John souffrit la torture sans jamais révéler le nom d’autres Catholiques. Il fut accusé de haute trahison, refusant de reconnaître la suprématie du Roi sur l’Eglise, et condamné à mort.

Il fut conduit par les rues de Glasgow jusqu’à la potence, où il fut, selon la triste habitude du temps, pendu, éviscéré et écartelé, le 10 mars 1615.

On raconte que juste avant d’être exécuté, il s’adressa à la foule : S’il y a des Catholiques parmi vous, priez pour moi ; les prières des Hérétiques, je n’en veux pas. On raconte aussi qu’il lança dans la foule les grains de son chapelet, et qu’un de ceux qui les récupéra, devint un fidèle et fervent Catholique.

Les amis de John Ogilvie furent aussi jetés en prison et souffrirent de lourdes peines, mais pas la mort.

John fut béatifié en 1929 et canonisé en 1976. C’est l’unique Saint écossais de l’après-Réforme.

Son dies natalis est au 10 mars.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 19:24

 

3e dimanche de Carême - B

 

Le bref évangile de saint Marc est complété, en cette année B, par des extraits de l’évangile de saint Jean. Mais il se peut que certaines communautés choisissent d’utiliser les lectures de l’année A, auxquelles on pourra se reporter.

*       *       *

Qui n’a jamais entendu parler des Dix Commandements ? Il faut tout de suite préciser que le texte biblique ne se présente pas de la façon qu’on a adoptée pour reproduire le Décalogue dans nos catéchismes.

Le texte de l’Exode que nous lisons aujourd’hui en est une première version ; il en existe une autre, postérieure, dans le livre du Deutéronome (Dt 5:6-22) ; l’Eglise a pendant longtemps repris la division proposée  par saint Augustin en dix commandements, trois concernant l’amour de Dieu, sept concernant l’amour du prochain.

L’actuel Catéchisme (Abrégé, n. 436) parle du Décalogue comme d’un résumé de la Loi mosaïque, d’une formule catéchétique que nous ferons bien de réapprendre dans nos familles.

1. Quand Dieu interdit de faire une quelconque image de lui, c’est pour qu’Israël se démarque nettement des pratiques idolâtriques des autres peuples, où l’on se prosterne devant des idoles, des totems, des objets inanimés dont on espère protection et bienveillance. 

Certaines tendances ont interprété cela comme une interdiction totale de toute représentation artistique. Il y eut la tristement célèbre période de l’iconoclasme, qui engendra une véritable persécution pendant deux siècles, et qui fit beaucoup de martyrs.

L’enseignement de l’Eglise est clair : il n’est pas question d’adorer ce morceau de bois ou cette peinture, comme font les idolâtres en se prosternant devant un totem «sacré» ; de la même façon qu’on respecte la photographie d’une personne chère, cette photographie n’est pas «la» personne en question.

Tout ce que l’homme a essayé, bien ou mal (souvent très mal !) de représenter par la peinture ou la sculpture, n’est qu’une image pour orienter notre esprit. 

Aujourd’hui il semble qu’on ait beaucoup plus confiance dans les horoscopes, les superstitions de corbeaux ou de chiffre 13, le loto, que dans les images pieuses.

2. Quand Dieu interdit d’invoquer le nom du Seigneur pour le mal, il nous est rappelé de veiller à notre langage de chaque instant. Dans une célèbre apparition (La Salette, 1846 ; l’apparition est reconnue par l’Eglise), Marie évoque avec grande tristesse ceux qui mettent le nom de (son) Fils chaque fois qu’ils se fâchent

A notre époque, on pourrait croire que ce sont plutôt les mots grossiers qui prévalent ; mais comme il est vilain d’entendre un blasphème ! A l’un de nos rois français qui répétait trop souvent un vilain Jarnidieu («je renie Dieu»), son aumônier, l’abbé Cotton, lui proposa de dire plutôt Jarnicotton, fantaisie qui plut beaucoup au roi.

3. Le “jour sacré” du sabbat, le jour où Dieu se reposa (Gn 2:2) est aussi le jour où Jésus-Christ se reposa dans la tombe, dans l’attente de la Résurrection. Le Sabbat était un jour d’attente ; à partir de la Résurrection du Christ, les Chrétiens fêtèrent ce «huitième jour» comme le premier, pour fêter la nouvelle Lumière, après la création de la lumière au Premier jour. La fête de Pâques sera l’occasion de reparler de ce thème.

A la fin du 19e siècle, tout un courant mobilisait déjà, en France, les artisans et les tenanciers de bars pour ne pas travailler le dimanche. L’argument du “repos dominical” nécessaire à la famille et aux occupations personnelles, n’est qu’un argument laïque. Fondamentalement, ce jour est celui de Dieu. Dominica dies, d’où vient notre dimanche, est littéralement «le jour du Seigneur».

Il serait heureux de chercher une solution plus adéquate pour ce Jour saint, qui convienne aux Chrétiens, aux Juifs ou aux Musulmans. Il ne semble pas que les Chrétiens aient la possibilité de s’opposer au jour de la prière en pays juif ou musulman ; dès lors on ne voit pas pourquoi ces derniers ne pourraient pas prier le dimanche en pays chrétien. La prière reste la prière.

4. Il est tout naturel d’honorer ses père et mère, qui nous transmettent la vie que nous recevons de Dieu. Ils représentent la première autorité sur terre. C’est au nom de cette autorité sainte que Paul recommande aussi de respecter nos maîtres d’ici-bas en leur obéissant comme au Christ.

5. Quand Dieu réprouve le meurtre, l’adultère, le vol, le mensonge, Il demande à chacun de nous d’avoir une vie honnête à tous instants. 

a. Attenter à la vie d’un être est un crime grave. La vie appartient à Dieu, qui la donne et qui la reprend. L’homme n’a pas le droit d’interférer sur cette Loi divine. N’entrons pas dans la polémique : adorons l’Auteur de la vie et respectons-la.

b. A notre époque, il semble que l’adultère et la fornication aient obtenu droit de cité, en dépit de toute référence morale et familiale : l’homme s’est abaissé au niveau des bêtes et même plus bas, et l’on a tendance à trouver cela tout-à-fait normal, habituel et même légitime. Qu’au moins dans notre conscience il n’en soit pas ainsi.

c. Il tombe sous les sens que voler est une injustice grave. Le vol, comme tout détournement, est une forme pratique du mensonge.

d. Un des remèdes à notre société, un auteur russe l’a écrit il y a bien des années, serait de “Vivre sans mensonges” (Alexandre Issaeïevitch Soljenitsine). La sincérité va de pair avec la pureté d’esprit : nous devons condamner en nous toute duplicité et regarder les choses et les personnes avec un œil sans ambiguité.

*       *       *

Le psaume 18 est un hymne à Yahvé, créateur du ciel et tout spécialement du soleil et auteur de la Loi : la nature et la Loi manifestent les perfections divines. 

Le Soleil de Justice est le Verbe incarné, Jésus-Christ, l’envoyé du Père : la liturgie de Noël le répète en chantant ce même psaume 18. Dans l’ancien Orient païen, il y avait une fréquente assimilation du Soleil avec la Justice. C’est pour ce Soleil que Dieu dressa une tente (v. 5 du psaume, non cité aujourd’hui) ; ce pourrait être le sein virginal de Marie, ou l’Eglise entière, puisque l’une et l’autre engendrent la vie du Christ (cf. Concile Vatican II, Constitution Lumen Gentium, 8, 62-63) et c’est ce Soleil qui s’est ensuite exprimé pour toute la terre jusqu’aux limites du monde (v. 6), par l’intermédiaire des Apôtres.

La Loi ainsi transmise est d’origine divine : elle est parfaite !

La crainte qu’elle inspire est pure, parce que nous n’avons pas peur de Dieu : nous le «craignons» au sens où nous le respectons profondément et nous L’adorons humblement.

*       *       *

Puisque dans l’Evangile, nous allons lire que les Juifs demandent à Jésus un signe, nous lisons d’abord ce qu’en dit l’Apôtre Paul : Jésus connut la mort du dernier des brigands, mais c’est Lui le Signe, la vraie Sagesse. C’est pourquoi le signe de notre foi est la Croix. 

Les Martyrs de tous les siècles ont connu d’horribles tourments, mais devant Dieu ce sont eux les vainqueurs d’un monde inique.

N’ayons pas de respect humain à affirmer notre foi, notre attachement à ce Crucifié : c’est Lui qui nous donnera la force nécessaire, le moment voulu, et la sagesse, pour répondre à nos accusateurs (cf. Mt 10:19). 

*       *       *

 

Aujourd’hui, Jésus fait un peu de “nettoyage” dans le Temple de Jérusalem, où l’on accumule un peu tout et n’importe quoi, bêtes et commerçants, sous prétexte que les fidèles ont besoin d’acheter ce qui est nécessaire aux sacrifices du Temple. 

Certes, le commerce reste le même, dedans ou dehors, et au Temple comme dans tout lieu de pèlerinage, les fidèles ont besoin d’acheter ne serait-ce qu’une image en souvenir. Mais il y a un endroit approprié pour prier, un autre pour parler ; de la même façon qu’il est un peu déplacé d’utiliser une salle “polyvalente” pour, un soir, danser et s’amuser, et le lendemain s’y réunir pour prier, sous prétexte qu’il y fait plus chaud ou plus “convivial”. En fait de convivialité, il faudrait d’abord chercher à être convivial avec Dieu. Il y aurait peut-être ici à faire une petite méditation sur la crainte de Dieu et le respect qu’on doit au sanctuaire.

Donc, on a prétendu que Jésus s’est “mis en colère” en chassant du Temple de Jérusalem vendeurs et bêtes et en renversant les tables avec l’argent des changeurs. Jésus ne s’est certainement pas mis en colère, parce que la colère provoque des attitudes et des paroles déplacées et incontrôlées ; pour faire sortir des bêtes d’un endroit, il ne faut surtout pas les affoler, mais simplement les diriger vers la porte, comme font tous les paysans avec leur bâton et leur chien ; Jésus  se fit un fouet avec des cordes, donc avec les moyens du bord, et nul ne dit qu’il se soit déchaîné sur les pauvres bêtes innocentes qui se trouvaient là.

De même au sujet des changeurs et des marchands : Jésus ne les a certainement pas battus, ni privés de leur argent ; sinon, leur première réaction aurait été d’avertir l’autorité pour se faire restituer leur argent perdu et se venger de Jésus. Rien de tout cela, parce que les intéressés savaient très bien qu’ils n’étaient pas à leur place et qu’ils avaient mauvaise conscience de tout ce trafic.

Non, Jésus ne s’est pas “mis en colère” ce jour-là ; plutôt, il nous a montré avec quelle énergie nous pourrions expulser de notre temple personnel nos vilains défauts : l’orgueil avant tout, l’avarice, la gourmandise, la paresse…

Le Temple de Jésus, son Corps humain, va bientôt disparaître, pour reparaître plein de gloire au jour de la Résurrection.

*       *       *

 

Nous aussi, purifions notre temple intérieur. Dans ce combat parfois difficile, il est bon de recourir à la prière, à de petites privations, pour élever notre âme vers la Perfection divine. 

La Prière du jour est intense, qu’elle soit la nôtre chaque jour : nous avons conscience de nos fautes, patiemment, relève-nous, Seigneur, avec amour.

S’il est éblouissant de fixer le soleil, il est indispensable au contraire de fixer le Soleil de Justice, le Christ mort et ressuscité. C’est pourquoi l’Antienne d’ouverture reprend le verset du psaume 24 : J’ai toujours les yeux sur le Seigneur.

 

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

German Gardiner

 ? -1544

 

Laïc anglais, on suppose qu’il fut parent (et secrétaire) de Stephen Gardiner il ne craignit pas de s’exposer pour défendre la foi catholique.

Il publia ainsi un tract en 1534. Pendant la persécution de cette période, il fut pénétré de courage par l’héroïcité des Martyrs, en particulier de Thomas More (voir au 6 juillet). Il eut une occasion de donner un témoignage remarquable.

En 1543, il fut accusé d’avoir dressé une liste d’erreurs contre la foi. Cette année-là, le Despote royal changea de caprice, et préféra sacrifier les Catholiques au lieu des hérétiques. 

L’acte d’accusation de German montre clairement qu’il fut accusé de vouloir priver le roi de sa dignité et de son titre de Chef suprême de l’Eglise d’Angleterre et du Pays de Galles.

Il fut exécuté pour sa foi le 7 mars 1544 à Tyburn, dernier des Martyrs catholiques sous le roi Henry VIII.

Le culte de German et de ses Compagnons a été confirmé en 1886, ce qui équivaut à la béatification.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

John Ireland

? -1544

 

On ne connaît presque rien de lui.

Il fut chapelain attaché à l’église de S.Dunstan (Canterbury) en 1535-1536, vicaire à Eltham (Kent) puis nommé à la paroisse de gendre de Thomas More, William Roper de Well Hall.

Il fut traduit en justice en février 1543 ou 1544, avec le prêtre John Larke, et le laïc German Gardiner. Tous trois furent condamnés à mort et exécutés le 7 mars suivant. Un autre laïc renia sa foi et ne fut pas exécuté. Un autre prêtre, Robert (ou John) Singleton, fut exécuté le même jour, mais n’apparaît pas dans les causes de béatification.

John Larke et German Gardiner eurent leur culte confirmé en 1886, avec valeur de béatification, tandis que John Ireland fut béatifié en 1929.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

Tommaso d’Aquino

1225-1274

 

Celui que l’on appelle communément en français Thomas d’Aquin naquit - à une année près - en 1225 à Roccasecca (Frosinone, Latium, Italie centrale), benjamin des cinq enfants du comte Landolfo d’Aquino et de Teodora Rossi, également d’ascendance noble.

Il fut confié tout petit à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin et passa en 1239 à l’université de Naples. On remarqua vite que le garçon parlait peu et réfléchissait beaucoup. C’est à Naples qu’il connut les Dominicains. Il en prit l’habit en 1244.

Ce n’était pas dans les vues des parents ; sa mère tenta de faire intervenir l’empereur et le pape ; Thomas se réfugia à Rome et ses Supérieurs pensèrent l’envoyer secrètement à Paris : ses frères le rattrappèrent et l’enfermèrent ; pendant un an, on tenta de le persuader ; un de ses frères alla jusqu’à introduire dans sa chambre une créature féminine : Thomas se saisit d’un tison, traça une grande croix sur le mur et renouvela son vœur de chasteté ; la nuit suivante, deux anges lui apparurent en songe, le ceignant de la ceinture de la chasteté et lui promettant que Dieu lui accordait la grâce de la chasteté perpétuelle. Il persévérait absolument dans sa voie et fut finalement restitué au couvent de Naples en 1245.

Les bons pères eurent l’idée de le confier plutôt à Giovanni Teutonico, à Rome, qui l’emmena à Paris et, de là, à Cologne, pour recevoir l’enseignement d’Albert le Grand (voir au 15 novembre).

Albert estimait beaucoup Tommaso. Un jour que des Confrères traitaient Tommaso de bœuf muet, Albert rétorqua : Un bœuf muet ? Vous verrez qu’on l’écoutera du bout du monde !

Un premier séjour à Paris permit à Tommaso de rencontrer le franciscain italien Bonaventura (voir au 15 juillet), avec lequel il partagea une profonde amitié. Tommaso y reçut le sous-diaconat. Il commença à étudier Aristote, jusque là écarté des études officielles. De retour à Cologne, il fut ordonné diacre et prêtre en 1250. Cette année-là lui arriva la nouvelle de la mort de sa mère et de ses deux frères.

Quatre ans après, Albert était suffisamment convaincu du talent de Tommaso pour le proposer au baccalauréat et le charger de l’enseignement à Paris. Tommaso commença sa vie d’enseignant en 1252, à vingt-sept ans. De 1259 à 1268, il fut enseignant à Orvieto (Italie) puis à Rome. De ces années datent la Somme contre les Gentils, un Commentaire sur Job, et le début de la fameuse Somme Théologique. Il refusa obstinément toute distinction ecclésiastique et prêcha là où passait le pape : Rome, Viterbe, Bologne, Pérouse… Parmi ses auditeurs, se convertirent deux rabbins et quelques autres Juifs.

Il faut signaler ici qu’en 1263 eut lieu le très fameux miracle eucharistique de Bolsena (Orvieto), dont fut témoin un prêtre qui doutait de la Présence Réelle ; informé, le pape décida l’institution de la Fête-Dieu et en confia la rédaction de l’Office et de la Messe à Bonaventura et Tommaso : on choisirait le plus beau travail. Tommaso présenta le sien le premier ; l’entendant, Bonaventura déchira le sien, jugeant qu’on ne pouvait faire plus beau. Dans une vision, le Seigneur révéla à Tommaso combien il avait dignement écrit de Lui.

Revenu à Paris, en plus de son enseignement, il écrivit de très nombreux ouvrages sur les sujets les plus variés, théologiques, philosophiques, mais aussi scientifiques. Ses extases se multipliaient. En particulier, saint Paul l’aida à éclaircir divers passages des Epitres. Il confia lui-même que Dieu lui avait envoyé saint Pierre et saint Paul, dont il recevait des lumières.

Le roi saint Louis eut à cœur de le consulter.

En 1272, il quitta Paris, regagna Rome où le chapitre de l’Ordre lui confia l’érection d’un centre d’études ; ce devait être Naples.

Tommaso fut affecté d’un pénible excès pondéral qui lui rendait difficile tout mouvement. Un jour, des novices dirent à Tommaso qu’ils voyaient un bœuf voler ; Tommaso s’efforça de gagner la fenêtre pour voir cette chose si nouvelle ; ne voyant rien, et voyant les novices rire sous cape, il leur dit simplement : Je pensais plus possible de voir un bœuf voler qu’entendre des novices mentir.

En décembre 1273, il eut comme une vision durant la Messe et décida de ne plus rien écrire parce que Tout ce qu’(il) avait écrit lui semblait de la paille en face de ce qu’(il) avait vu.

Vers Noël, il passa chez sa sœur. Le pape lui enjoignit alors d’aller participer au concile de Lyon. Tommaso quitta Naples, le 28 janvier 1274, toujours à pied ; fiévreux, il s’arrêta à Maenza, gagna l’abbaye cistercienne de Fossa Nova, où il s’arrêta un mois, n’en pouvant plus. 

A la demande des religieux, il dicta de son lit un commentaire sur le Cantique des Cantiques.

Le 4 mars, il reçut les derniers sacrements, le 7 le Viatique, et mourut ce 7 mars 1274.

Au même moment, Albert, à Cologne, éclata en sanglots, comprenant que son cher Tommaso était mort.

Les miracles furent nombreux et retentissants. La canonisation fut prononcée en 1323. Saint Tommaso fut proclamé Docteur en 1567 ; il est le Docteur Angélique (ce qui explique que l’université romaine dominicaine s’appelle l’Angelicum). Successivement, saint Thomas fut proclamé en 1880 patron céleste des universités, académies, collèges et écoles catholiques.

Les reliques de saint Tommaso d’Aquino se trouvent dans le couvent dominicain de Toulouse, où cette translation fut chaque année commémorée le 28 janvier, date à laquelle Tommaso avait quitté Naples pour son ultime voyage.

Bien que Tommaso fût mort le 7 mars, sa fête liturgique est désormais fixée hors Carême, ce même 28 janvier.

 

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

German Gardiner

 ? -1544

 

Laïc anglais, on suppose qu’il fut parent (et secrétaire) de Stephen Gardiner, l’évêque de Winchester.

Formé probablement au Trinity Hall de Cambridge, il ne craignit pas de s’exposer pour défendre la foi catholique.

Il publia ainsi un tract en 1534. Pendant la persécution de cette période, il fut pénétré de courage par l’héroïcité des Martyrs, en particulier de Thomas More (voir au 6 juillet). Il eut une occasion de donner un témoignage remarquable.

En 1543, il fut accusé d’avoir dressé une liste d’erreurs contre la foi. Cette année-là, le Despote royal changea de caprice, et préféra sacrifier les Catholiques au lieu des hérétiques, tandis qu’ensuite il se retourna plutôt contre les Protestants. 

L’acte d’accusation de German montre clairement qu’il fut accusé de vouloir priver le roi de sa dignité et de son titre de Chef suprême de l’Eglise d’Angleterre et du Pays de Galles.

Il fut exécuté pour sa foi le 7 mars 1543 ou 1544 à Tyburn, dernier des Martyrs catholiques sous le roi Henry VIII, en même temps que les prêtres John Larke et John Ireland.

Le culte de German et de ses Compagnons a été confirmé en 1886, ce qui équivaut à la béatification.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

John Larke

? -1544

 

On ne connaît presque rien de sa jeunesse. Il passe pour avoir été docteur de l’université, mais on ne sait pas laquelle.

Il fut curé à St.Ethelburga (Londres) de 1504 à 1542, momentanément curé à Woodford (Essex) en 1526-1527, puis transféré à l’église de Chelsea par le chancelier Thomas More, avec qui il était très ami (voir au 6 juillet).

D’ailleurs, le martyre de Thomas More le fit profondément réfléchir : alors qu’il avait d’abord signé l’Acte de Suprématie, il le renia par la suite et suivit les traces de Thomas More.

Il fut traduit en justice en février 1543 ou 1544, avec le prêtre John Ireland, et le laïc German Gardiner. Tous trois furent condamnés à mort et exécutés le 7 mars suivant. Un autre laïc renia sa foi et ne fut pas exécuté. Un autre prêtre, Robert (ou John) Singleton, fut exécuté le même jour, mais n’apparaît pas dans les causes de béatification.

John Larke et German Gardiner eurent leur culte confirmé en 1886, avec valeur de béatification, tandis que John Ireland fut béatifié en 1929.

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 00:00

Anna Maria Redi

1747-1770

 

Anna Maria vit le jour le 15 juillet 1747 à Arezzo (Toscane, Italie), deuxième des treize enfants d’un père de famille noble, Ignazio.

Elle reçut le Baptême le 16 juillet.

Déjà durant l’enfance, elle posait souvent des questions comme : Qui est Dieu ? Durant les récréations, chez les Bénédictines de Florence où elle étudiait, elle réfléchissait : Pendant que nous nous amusons, Jésus pense à nous.

Elle reçut la Première communion en 1757.

Son plus grand confident fut son propre père, avec lequel elle eut une correspondance importante, mais qu’ils brûlèrent chacun de leur côté, d’un commun accord.

Elle s’imprégna du message que le Sacré-Cœur révéla à sainte Marguerite-Marie Alacoque (voir au 16 octobre).

En 1764, elle entra au Carmel de Florence et prit le nom de Teresa Margherita du Sacré-Cœur de Jésus. Ce jour-là elle s’engagea à suspendre toute correspondance, même avec son cher papa. Tous deux se promirent en revanche de se retrouver chaque soir dans le cœur du Christ.

Elle grandit dans l’amour du Christ de façon extraordinaire, tout en restant dans une humble discrétion. Son amour et le don de soi étaient tels, que Pie XI la nomma la neige ardente. 

Chargée de l’infirmerie, elle s’acquitta de sa mission avec empressement et jusqu’au dernier jour, en particulier avec une Consœur qui était devenue violente.

Le 6 mars 1770, elle ressentit brusquement des douleurs inhabituelles : on ne comprit pas tout de suite que c’était une gangrène. Malgré les souffrances, elle continua d’assister les malades. Le 7 mars 1770, elle mourut d’une gangrène généralisée.

Le corps de la Religieuse était déjà très déformé, mais quand on commença de le déplacer, tout l’aspect du visage et du corps changea : la couleur violacée disparut, le visage devint délicatement pâle, le corps désenfla, s’assouplit et exhalait même un parfum agréable. Ce phénomène fit retarder de quinze jours les obsèques.

Depuis, le corps de Teresa est resté non corrompu.

Teresa Margherita a été béatifiée en 1929 et canonisée en 1934.

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Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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