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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Costanza Starace

1845-1921

 

Costanza naquit à Castellammare di Stabia (Naples, Italie) le 5 septembre 1845, de Francesco et Maria Cascone, dans une famille très catholique qui comptera quatre autres enfants : Antonio, Catello, Michele, Concetta (et Catello aura à son tour huit enfants, dont un prêtre et deux religieuses).

Francesco était armateur.

Le jour-même de sa naissance, Costanza reçut au baptême les noms de Costanza Anna Maria. Peu après elle fut consacrée à Notre-Dame des Sept Douleurs.

Elle reçut sa première éducation chez les Filles de la Charité, de Castellamare, dont la maison recevait «les jeunes filles de bonne conduite». Certaines étaient très pauvres, et Costanza fut profondément gênée de se voir bien chaussée devant des camarades qui n’oavaient que de rudes sabots en bois.

Dès sept ans, Costanza perçut la vocation à la vie cloîtrée. Elle reçut la Première Communion et la Confirmation en 1855.

De mauvaise santé, elle rentrera étudier à la maison, en privé. Elle fera ensuite un essai chez les Sœurs Thérésiennes, au couvent de la Sainte Trinité, mais devra aussi en sortir en raison de maux mystérieux. Elle voulut tenter une nouvelle expérience, mais reçut cette fois-ci l’opposition de son père.

Elle avait alors quinze ans, quand son confesseur l’autorisa à émettre les vœux de religion. Elle prendra ensuite, en 1865, l’habit des tertiaires de l’Ordre des Servites, sous le nom de Sœur Maria-Maddalena de la Passion. Cette fois-ci, les parents acceptèrent ce «compromis».

L’évêque confia alors à Sœur Maria-Maddalena la direction de la Pieuse Union des Filles de Marie, dédiée à la catéchèse des petites filles.

Puis, avec la bénédiction du même évêque, elle établit à Alezio une première maison de Sœurs Compassionistes Servantes de Marie. C’était un nouvel institut dont la mission était de compatir aux souffrances du prochain, comme Marie compatit à celle de son Fils Jésus, et donc d’assister le prochain dans toutes ses nécessités, physiques ou spirituelles. 

A l’époque, les Sœurs eurent à s’occuper en particulier des orphelins et des victimes du choléra. 

L’institut sera érigé officiellement en 1871 et reconnu en 1928.

En 1893, l’institut fut agrégé à l’Ordre des Servites.

Sœur Maria Maddalena attribuait ses nombreux et mystérieux problèmes de santé à des «épreuves spirituelles», qui lui causaient des tremblements, des vomissements, des peurs, des crises épileptiques, tellement fortes qu’on put croire à un véritable cas de possession diabolique, pour lequel fut appelé l’évêque. Certains troubles, en effet, ne viennent pas de Dieu, et certaines fois ne sont évacués que par l’exorcisme.

Maria Maddalena avait des moments d’extase, on lui observa aussi les stigmates de la passion. 

Cette vie étonnante s’acheva le 13 décembre 1921, à Castellamare di Stabia, après une pneumonie.

Maria Maddalena fut béatifiée en 2007.

Les Sœurs Compassionistes sont présentes en Italie où elles ont une vingtaine de maisons, ainsi qu’aux Philippines, en Inde, en Indonésie, au Canada, au Mexique, au Chili.

Le miracle retenu pour la béatification fut la guérison d’une Religieuse du même institut, frappée d’une grave forme de fièvre typhoïde.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Chŏng Wŏn-ji Petrus

(Jeong Weon-ji Peteuro)

1845-1866

 

Petrus était né en 1845 à Imch’ŏn (Ch’ungch’ŏng, Corée), dans une famille très catholique.

Au moment de la persécution de 1866, sa mère était déjà morte, et son père avait été martyrisé.

Petrus laissa sa maison et s’en vint au village de Sŏngjidong (Chŏnju), et loua une chambre chez Cho Petrus, où il vivait avec son épouse.

Quand la police fit irruption, le 5 décembre 1866, il s’enfuit dans la montagne proche et y passa la nuit, mais on le retrouva le lendemain.

Arrêté, il commença par dire qu’il n’était pas catholique, mais un moment après, encouragé par Petrus Cho, il se repentit, revint sur sa déclaration et déclara sa foi.

Quand on le tortura pour lui faire dire qui lui avait enseigné sa foi, il répondit qu’il n’avait pas eu d’autre professeur de religion que son père martyr. Les soldats s’étonnèrent beaucoup de l’entendre dire qu’il acceptait de souffrir pour la même raison que celle qui avait conduit son père à la mort. Et Petrus de leur rétorquer que, d’après la religion catholique, il retrouverait ses parents au Ciel.

Torturé, Petrus ne montra pas un signe de faiblesse.

En se rendant au lieu de l’exécution, l’un des bourreaux, qui était ivre, se moquait de Petrus et maudissait le Ciel. Petrus lui répondit : Crétin ! C’est comme si tu maudissais tes propres père et mère !

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866. Il y eut quatre Pierre martyrisés ce même jour, celui-ci était le plus jeune, il avait vingt-et-un ans.

Chŏng Wŏn-ji Petrus a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Cho Hwa-sŏ Petrus

(Jo Hwa-seo Peteuro)

1814-1866

 

Petrus était né en 1814 à Suwŏn (Gyŏnggi-do, Corée), fils de Cho Andrea, lui-même martyrisé en 1839 (mais qui ne fait pas partie de ceux canonisés en 1984).

Il vint vivre à Sinch’ang (Ch’ungch’ŏng) et fut au service du père Ch’oe Yang-ŏb Thomas.

En 1864, il s’installa comme cultivateur à Chŏnju, et épousa Han Magdalena, dont naquit leur fils, Cho Joseph (v. 23 décembre). Veuf, il épousa ensuite Kim Susanna.

C’était un homme au cœur droit ; il s’efforçait de vivre sa foi catholique, de bien accomplir ses obligations. On savait qu’on trouverait en lui une oreille attentive et un cœur compréhensif.

Sa demeure était à l’écart, dans la montagne, de sorte qu’il ne recevait que des bribes de nouvelles, des bruits de persécution. S’étant rendu chez des voisins, voilà qu’un groupe de policiers fit irruption dans la maison et l’arrêta.

C’était le 5 décembre 1866.

Petrus répondit qu’il avait appris le catéchisme de son père (peut-être qu’il entendait son «père» spirituel, un des missionnaires qu’il ne voulait pas compromettre) et qu’il ne connaissait pas d’autres Catholiques que son fils (ce n’était pas un «mensonge» ; c’était une parole prudente, pour ne pas avoir à révéler d’autres noms aux persécuteurs).

Là-dessus arriva son fils Joseph : Petrus lui dit de vite partir, mais Joseph ne voulait pas laisser son père, et se livra de lui-même aux policiers. Ils furent emmenés à la prison de Chŏnju. En chemin, ils s’encourageaient mutuellement, au grand étonnement des non-catholiques qui les entendaient.

En prison, Petrus encouragea les autres Catholiques déjà prisonniers. Entre autres, il remonta le courage de Chŏng Mun-ho Bartholomæus, qui était tenté de renier sa foi pour fuir les tortures. Quelle grande récompense nous allons recevoir au Ciel, lui disait-il. A son fils, il disait qu’ils allaient se retrouver au Ciel.

Il subit des séances de tortures répétées, pour avoir nié connaître d’autres Catholiques, et pour être en possession de livres «occidentaux».

Parvenu à l’endroit de l’exécution, il fit lentement le signe de la croix et recommanda encore à ses bourreaux de s’ouvrir à la foi en Dieu.

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866. Il y eut quatre Pierre qui furent martyrisés ce même jour.

Cho Hwa-sŏ Petrus a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Chŏng Mun-ho  Bartholomaeus

(Jeong Mun-ho Bareutollomeo)

1801-1866

 

Chŏng Mun-ho Bartholomaeus était né en 1801 à Imchŏng (Ch’ungch’ŏng, Corée) et vivait dans la province de Chŏlla.

Il fut gouverneur de la région, charge qu’il résilia à partir de son baptême.

Tous, catholiques ou pas, l’aimaient et le respectaient pour son bon caractère, et aussi parce qu’il enseignait le cathéchisme.

Au bruit de la persécution, il envoya un messager à Chŏnju pour s’informer davantage des événements.  Ce messager n’était pas catholique. Avant même son retour, la police fit irruption dans le village où habitait notre Barthélemy, le 3 décembre 1866.

Six Chrétiens furent arrêtés, dont Barthélemy.

Amenés au bureau du gouverneur, ils se montrèrent très heureux de leur sort. On les enferma dans un cachot.

Barthélemy, qui avait soixante-cinq ans, fut très tenté d’abjurer sa foi, mais ses compagnons lui redonnèrent courage et, tout repenti, il demeura ferme et constant.

Il priait, et endura les tortures avec courage, répondant au gouverneur qu’il préférait mourir que de renier Dieu.

Quand on le conduisit au lieu du martyre, il se montra particulièrement heureux. Les bourreaux furent surpris de l’entendre murmurer encore des prières. En chemin, il dit à Cho Petrus, un de ses Compagnons : Aujourd’hui, nous passons notre examen pour le ciel. Quel beau jour en vérité !

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866.

Barthélemy a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Odile

7e siècle

 

Otilia (Odile) était la fille d’un duc de l’actuelle Alsace, Etih (ou Adalric), qui avait fondé un monastère, Hohenburg.

Son épouse, Persinde, eut une fille (notre Odile) qu’il ordonna de tuer, parce que c’était, d’abord, une fille, ensuite parce qu’elle était aveugle. Ils eurent ensuite un fils, Adalbert.

Odile fut secrètement confiée à une ancienne domestique, qui la remit au monastère de «Palma» (peut-être Baume-les-Dames, peut-être aussi Mouthier-Haute-Pierre, plus au sud).

Un évêque de Bavière, Erhard, averti par le Ciel, vint la baptiser : aussitôt, la petite fille se dressa sur ses pieds et voyait clair.

Etih apprit le miracle, mais ne voulait rien savoir d’Odile ; en revanche, le frère de celle-ci la ramena ; dans sa fureur, Etih le frappa à mort puis, repentant, s’enferma dans un monastère et voulut enfin revoir sa fille que, désormais, il protégea.

Quand il mourut, Odile pria intensément et apprit qu’il était délivré du Purgatoire.

Odile devint l’abbesse des cent-trente moniales. Elle fit édifier un deuxième monastère, plus accessible aux pèlerins. C’est ainsi que se développa Niedermunster, à côté de Hohenburg. Parmi les moniales, il y eut les trois filles d’Adalbert. 

Contrairement à ce qui fut dit plus haut, certains affirment que ce dernier fut assassiné par un serviteur.

Odile mourut un 13 décembre. Elle serait un moment revenue à la vie, sur la prière des moniales, pour avoir le temps de recevoir le Viatique.

Cette aveugle guérie a sa fête le même jour qu’une autre Sainte de la lumière : Lucie.

 

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Han Wŏn-sŏ Iosephus

(Han Weon-seo Yosep)

1835-1866

 

Iosephus était né en 1835 à Imch’ŏn (Ch’ungch’ŏng, Corée), mais vivait à Taesŏngdong (Chŏnju) au moment de la persécution.

Il avait été précédemment catéchiste, mais n’exerçait plus cette mission à Taesŏngdong : on a vu en effet que dans cette localité, Son Sŏon-ji Petrus recevait dans sa maison les fidèles pour enseigner le catéchisme, pour baptiser et pour prier.

Sa douceur et son honnêteté le faisaient estimer et respecter de tous, même non-baptisés.

Il avait un désir : mourir martyr.

Il fut arrêté le dimanche 3 décembre 1866, avec cinq autres Catholiques (Bartholomæus, et quatre Pierre).

Dans la prison de Chŏnju, non seulement il eut à souffrir de la part des employés gouvernementaux, mais les membres de sa propre famille vinrent lui dire qu’ils se suicideraient s’il ne reniait pas sa foi. Son père demanda au gouverneur de le libérer, et écrivit à son fils des lettres où il le pressait de renoncer à sa religion ; il tenta aussi de soudoyer les employés. Ces derniers tentèrent aussi de persuader Joseph. En vain.

Joseph ne se laissa pas impressionner. Il rappela à son père qu’il avait encore d’autres fils, et lui dit qu’il désirait vraiment mourir pour Dieu.

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866, à trente-et-un ans.

Comme il y eut quatre Martyrs nommés Petrus ce jour-là, on a parfois donné par erreur le même nom à notre Josephus, mais la plupart des documents l’appellent bien Iosephus.

Han Wŏn-sŏ Iosephus a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Son Sŏn-ji Petrus

(Son Seon-ji Peteuro)

1819-1866

 

Petrus était né en 1819 à Imchŏng (Ch’ungch’ŏng, Corée), d’un père tout juste catéchumène, qui lui enseigna à son tour le catéchisme et le fit baptiser.

Adolescent, il avait donné suffisamment de preuves de ses vertus et de sa fidélité à tous ses amis et voisins, pour que le père Chastan pût le nommer catéchiste dès qu’il fut adulte, mission qu’il remplit très consciencieusement.

Il se maria et eut deux enfants.

Sa maison de Taesŏngdong (Chŏnju) servait pour la mission : c’est là qu’il enseignait et baptisait ; c’est là que les fidèles se réunissaient pour prier.

A l’automne de 1866, il entendit dire qu’il y aurait bientôt une nouvelle persécution. Il en fut surpris.

Et voilà que le dimanche 3 décembre 1866, après les prières, il entendit appeler son nom de dehors : il fit vite partir son épouse et ses enfants par la porte arrière, puis se livra à la police.

La maman de Petrus, qui n’était pas baptisée, alla demander au gouverneur d’épargner la vie de son fils. Mais on lui répondit qu’il aurait d’abord à renier sa foi. C’était méconnaître Petrus.

En prison, Petrus subit des séances de tortures répétées, d’autant plus cruelles qu’on savait qu’il était catéchiste. Il eut les bras brisés : s’il voulait boire, il fallait lui porter un verre à la bouche. Il endura toutes ces tortures calmement, sans rien dire.

Au moment de se rendre au lieu de l’exécution, il remit ses vêtements à un compagnon de cellule. Juste avant d’être exécuté, il murmura encore des prières, invoquant les noms de Jésus et de Marie.

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866.

Son Sŏn-ji Petrus a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Lucia de Syracuse

4e siècle

 

Sainte Lucie est une martyre traditionnellement vénérée à Syracuse, célébrissime, mais dont la Passio embarrasse certains spécialistes.

Elle aurait d’abord obtenu par ses prières la guérison de sa mère, Euticia, qui était veuve depuis neuf ans déjà.

Puis, voulant appartenir toute au Christ, elle vendit son héritage, qui était important, ce qui contraria son fiancé.

Dénoncée par celui-ci au consulaire Paschasius, elle justifie sa générosité et montre sa foi entière en Jésus-Christ.

On veut la traîner dans un lupanar, mais elle devient si pesante que même des bœufs ne peuvent la tirer.

Elle est frappée d’un glaive et expire après avoir pu recevoir encore le Corps du Christ ; pendant ce temps, Paschasius est enlevé, accusé d’avoir dilapidé la province, et condamné à mort. 

Sainte Lucie, dont le nom est apparenté à Lux, lumière, est vénérée le 13 décembre, à un moment où très souvent la météorologie apparaît plus sereine ; et le même jour aussi que sainte Odile, dont les yeux aveugles s’ouvrirent à la lumière le jour de son baptême.

La Martyre de Syracuse est mentionnée dans la prière du Nobis, quoque, peccatoribus du Canon romain de la messe.

Notons pour finir qu’en latin, Lucie se dit Lúcia, mais que les Italiens accentuent aujourd’hui Lucía.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Yi Myŏng-sŏ Petrus

(Yi Myeong-seo Peteuro)

1820-1866

 

Petrus était né en 1820 dans la région de Ch’ungch’ŏng (Corée), dans une famille déjà catholique par tradition.

Il se fixa à Chŏnju ; il était marié et avait beaucoup d’enfants. Sa vie toute de piété lui valait l’estime et le respect de tout le monde.

Il était atteint de tuberculose, qu’il endurait sans perdre son calme et sa gentillesse.

Au moment d’être arrêté, le 5 décembre 1866, il commença par dire qu’il n’était pas catholique, mais juste après se reprit et dit aux soldats qu’il était baptisé. Les soldats fouillèrent toute la maison pour trouver des livres cachés.

Petrus leur dit qu’il avait reçu des leçons de catéchisme par oral, et non en lisant des livres. Les soldats lui firent réciter le Notre Père et le Je vous salue, Marie.

Il leur demanda de le laisser, parce qu’il avait la tuberculose. Ce n’était pas pour éviter l’arrestation, mais principalement pour s’occuper de ses enfants. On le laissa ce jour-là. Mais un autre groupe vint l’arrêter le lendemain. On lui demanda qui lui avait enseigné le catéchisme : il répondit que c’était son père.

Devant le gouverneur qui le sommait de renier sa foi, il répondit fièrement qu’il préférait souffrir cinquante morts. Il refusa de révéler les adresses d’autres Catholiques et souffrit énormément : son corps fut tout détruit.

En prison, les Chrétiens priaient ensemble ; ils souffrirent les tortures, la nourriture insuffisante, mais persévérèrent.

En se rendant au lieu de l’exécution, Yi Petrus disait à ceux qu’il croisait, qu’il irait tout de suite au Ciel. Tous admiraient sa joie et son courage, même les non-baptisés.

Il fut décapité à Supjŏng-i (Chŏnju), le 13 décembre 1866.

Yi Myŏng-sŏ Petrus a été béatifié en 1968 et canonisé en 1984.

La fête commune de tous les Martyrs coréens est au 20 septembre.

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 00:00

Jeanne-Françoise Fremiot de Chantal

1572-1641

 

Jeanne-Françoise naquit à Dijon le 23 (ou 28) janvier 1572, de parents très chrétiens. Le père était président à mortier du parlement de Bourgogne, une des charges les plus hautes de la justice de l’Ancien Régime. 

Notons au passage que le nom de famille Fremiot ne porte normalement pas d’accent.

Dans cette famille farouchement catholique, Jeanne apprit toute petite à haïr les huguenots, sentiment qui se lénifia plus tard avec les épreuves et surtout la direction spirituelle qu’elle reçut.

Orpheline de mère à dix-huit mois, elle grandit dans cet attachement à la religion et dans une éducation fort soignée : outre les lettres, la danse, la musique, le chant, la broderie etc.

A vingt ans, elle épousa Christophe de Rabutin, baron de Chantal, et mettra au monde six enfants, avant que ce baron ne meure d’un stupide accident de chasse. Cette séparation lui coûta énormément. D’abord révoltée, elle voulut plus tard montrer son plein pardon envers le responsable de l’accident, en voulant être la marraine de son fils. Puis, pour barrer toute proposition de remariage, elle fit le vœu de chasteté et se marqua au fer rouge sur la poitrine le nom de Jésus.

Des six enfants, deux moururent en bas âge ; l’aîné sera le père de la marquise de Sévigné. 

Elle eut un premier directeur de conscience, maladroit et prétentieux. Puis elle entendit durant le carême 1604 l’illustre prédicateur qu’était François de Sales, tout récemment sacré évêque de Genève, qui devint bientôt son confesseur et conseiller spirituel. 

Avec la légendaire douceur dont était capable François de Sales, Jeanne-Françoise apprit à freiner la mondanité, simplifiant encore plus sa toilette, coupant ses beaux cheveux, priant beaucoup sans jamais heurter son entourage, lisant la sainte Bible et les méditations du chartreux Ludolphe, travaillant de ses propres mains et servant les pauvres les plus hideux. 

En 1607, saint François de Sales finit par lui proposer de fonder avec lui un nouvel institut, ce qu’elle accepta avec la plus profonde disponibilité.

Mais Jeanne-Françoise devait encore s’occuper de ses enfants fort jeunes. Or sa fille aînée se maria bientôt (avec le frère de saint François de Sales), la plus jeune mourut. Des deux restant, elle confia le garçon de quinze ans au grand-père de celui-ci, et voulut emmener sa fille Françoise.

Au moment de quitter son père, Jeanne-Françoise était très émue. Son fils se coucha même en travers de la porte pour la supplier de ne pas partir. Mais l’appel de Dieu fut le plus fort : la mère enjamba crânement le corps de son fils et partit.

En juin 1610, après avoir reçu la bénédiction du saint évêque de Genève, Jeanne-Françoise s’installa à Annecy avec deux autres Compagnes, les dames Favre et de Bréchard. L’Ordre de la Visitation commençait.

La fondation voulait unir les deux vocations de contemplation et d’action, unissant les deux vocations de sainte Marie et sainte Marthe, les deux sœurs de Lazare ; d’une part la vie intérieure et contemplative, dans la maison, et d’autre part, pour les professes, la possibilité de sortir pour «visiter» (d’où leur nom) les malades. Or, pour l’époque, c’était une nouveauté ; on était ou l’un ou l’autre, et finalement les Visitandines restèrent contemplatives.

Jeanne-Françoise, elle, eut l’obligation de voyager beaucoup, d’abord pour régler la succession de son père, puis pour établir d’autres fondations : Lyon, Moulin, Grenoble, Bourges. Il y aura quatre-vingt sept maisons à sa mort.

Lorsque l’évêque de Genève mourut, en 1622, la violence qu’elle se fit pour ne pas pleurer lui fit enfler l’estomac.

Après avoir fondé des maisons à travers la France et la Savoie, et même au-delà, elle se retrouva à Annecy, pensant être enfin déchargée de toute charge.

Pourtant, elle dut accepter d’aller diriger la maison de Moulins, où elle s’éteignit le 13 décembre 1641.

Sainte Jeanne-Françoise Fremiot de Chantal fut béatifiée en 1751, et canonisée en 1767. On s’était bien inutilement inquiété pendant un temps de savoir si elle avait été touchée par le quiétisme ou par le jansénisme.

Si son dies natalis est au 13 décembre, le jour de sa fête subit quelques vicissitudes. On sait que, d’ordinaire, la fête d’un Saint se célèbre en son dies natalis, soit le 13 décembre pour notre Sainte. Mais ce jour-là est «occupé» depuis la plus haute antiquité chrétienne par la fête de sainte Lucie (et aussi par celle de sainte Odile, en Alsace), de sorte que dans un premier temps, la fondatrice de la Visitation fut fêtée le 21 août.

Cependant, lors de la réforme du calendrier en 1970, on voulut reporter généralement les fêtes des Saints à leur dies natalis, et sainte Jeanne-Françoise fut célébrée au jour le plus proche du 13 décembre, c’est-à-dire la veille, le 12 décembre.

Ce n’était pas fini. Récemment encore, l’Eglise a voulu insérer dans le calendrier la fête de Notre-Dame de Guadalupe, patronne du Mexique, au jour de son apparition en 1531 à Juan Diego Cuauhtlatoatzin (voir au 30 mai). La fête de notre Sainte fut alors déplacée au 12 août, le mois de l’année le plus chargé en fêtes, mais dont le 12 était encore «libre».

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