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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 00:00

Giovanni Battista Saggio

1650-1709

 

Giovanni Battista ou Giovanbattista (Jean-Baptiste) naquit le 6 janvier, jour de l’Epiphanie, à Longobardi (Cosenza, Calabre, Italie), aîné des trois enfants de Fulvio et Aurelia Pizzini, des parents trop pauvres pour lui permettre d’aller à l’école. Ils lui firent donner au baptême les noms de Giovanni Battista Clemente.

Sa foi profonde le conduisait à l’église de l’Ordre des Minimes, où il priait parfois des journées entières. Il fut confirmé à dix-huit ans. Les vendredis et samedis, il jeûnait au pain et à l’eau, distribuant aux pauvres son repas.

En 1670, bravant l’opposition des parents, qui avaient besoin de lui pour les travaux des champs, il demanda au couvent des Minimes un habit et alla se présenter dans cette tenue à sa mère, pensant la convaincre. Mais elle lui demanda au contraire de retirer ça sur place et de ne plus mettre les pieds dans ce couvent. Giovanni Battista commença à obéir, mais perdit alors la vue : il ne la recouvrit qu’en remettant l’habit religieux, convainquant ainsi les parents de cesser leur opposition.

Sans tarder, le jeune homme alla demander son admission. On l’envoya au couvent de Paola, où il prit l’habit (officiellement), comme Frère convers, avec le nom de Nicola (sans s en italien). 

Après le noviciat, il fut envoyé comme portier, jardinier, cuisinier ou sacristain, au couvent de Longobardi, puis changea plusieurs fois : San Marco Argentano, Montalto, Uffugo Cosenza, Spezzano della Sila, Paterno Calabro. Il fut appelé à Rome pour la paroisse de Saint-François-de-Paola ai Monti.

Il y fut encore et toujours portier, recevant tous ceux qui venaient demander de l’aide. Il arrivait qu’il n’eût rien à donner, et il se faisait alors insulter vertement, supportant les humilitations sans rien dire. Ses vertus lui attirèrent cependant bientôt des foules de personnes.

Il eut ses épreuves, la plus marquante étant celle du Provincial lui-même, qui le considérait un bon-à-rien, tout juste bon à nettoyer les sabots des chevaux ; le Frère écouta cela sans rien dire, s’en jugeant tout-à-fait digne pour avoir offensé Dieu. 

Transféré en 1695 à Fiumefreddo Bruzio puis Cosenza, il fut rappelé en 1696 à Longobardi, où il quêta pour obtenir des subsides en vue de l’achèvement des travaux à l’église : deux ans plus tard, tout était achevé.

En 1697, il fut de nouveau envoyé à Rome comme portier : il y passa les dernières années de sa vie. Tous accouraient pour lui demander quelque chose, un conseil, une prière, une aumône, un habit… Dès le matin il leur préparait la soupe de midi, qu’il leur servait après une prière. Il ne manquait jamais ce rendez-vous, une fois en renonçant même à l’audience papale, une autre fois faisant répondre au prince Colonna : Les pauvres de Jésus-Christ m’attendent à cette heure-ci, mais je pourrai me rendre chez leurs Excellences à une autre moment.

La famille Colonna-Pamphili le choisit comme parrain de leur héritier.

Le Frère pratiquait des pénitences dures : il couchait sur deux tables de bois, s’imposait des flagellations, des cilices, des chaînes : il conserva ainsi son innocence baptismale, mais aussi il stupéfia, malgré son ignorance native, par sa connaissance profonde des Vérités chrétiennes. On lui demanda comment il faisait pour rester sans dormir ni manger ni boire des journées entières et il répondit tout simplement : J’ai un tel amour pour Dieu, que je ne pense qu’à lui. Je ne désire rien d’autre que lui plaire. Le fervent amour que j’ai pour lui est tel que, pour l’éteindre, je devrais me jeter dans un fleuve. On le trouva souvent en extase ; à entendre seulement parler des Vérités, à voir les trois doigts de la main d’un confrère, il était transporté en ravissement. L’unique moyen de le «rappeler» était de lui commander : Par obéissance… ! et il ramenait ses bras contre lui, baissait la tête, répondant : Deo gratias !

Si on lui demandait comment aimer Dieu, il répondait : Il faut être humble !

Le pape fit exposer la sainte Image Achéropite du Saint-Sauveur, conservée au Latran, demandant des prières pour faire cesser la guerre de Succession. Le Frère Nicola s’y rendit deux fois par jour, s’offrant personnellement pour l’Eglise et la paix : peu de jours après, il dut s’aliter avec la fièvre.

Il fit sa confession générale, demanda les derniers sacrements et annonça, contre l’avis bienveillant des médecins, qu’il mourrait après la fête de la Purification de Marie.

Au matin du 3 février 1709, il fit sur les présents trois fois le signe de la croix avec les trois doigts de la main droite, répétant Le Paradis ! Le Paradis ! Puis il s’éteignit.

Il y eut tant de monde à ses funérailles, qu’on dut laisser exposée sa dépouille pendant trois jours.

Il fut béatifié en 1786 et devait être canonisé en 2014.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 00:00

 Miguel Agustín Pro Juárez

1891-1927

 

Miguel naquit le 13 janvier 1891 à Guadalupe (Zacatecas, Mexique) et reçut au baptême les noms de José Ramón Miguel Agustín. La famille compta treize enfants.

Son père était ingénieur des mines ; Miguel eut deux sœurs aînées, qui furent elles aussi religieuses.

Petit, Miguel eut l’occasion d’accompagner son père sur les chantiers, où il put se rendre compte des conditions de travail et de vie des ouvriers.

Il entra au noviciat des Jésuites en 1911 à El Llano. 

Quand la persécution sévit, la famille souffrit bien des revers économiques et les Supérieurs jésuites firent partir les novices à l’étranger : Etats-Unis, Espagne (Grenade) et Belgique :  Miguel fut ordonné prêtre en Belgique, à Enghien, en 1925.

Préoccupé par les circonstances politiques de son pays, et soucieux de sa famille, Miguel fut affecté dans sa santé et souffrit beaucoup de l’estomac. Il dut être opéré plusieurs fois ; ses proches remarquèrent que, pour masquer ses douleurs, il s’efforçait d’être encore plus joyeux.

Finalement on lui concéda le retour et, courageusement, il vint dans son pays, où sévissait en 1926 une forte persécution.

Il vécut clandestinement, déguisé tour à tour en chanteur, en homme mondain, en paysan, en mécanicien, circulant à bicyclette. Avec une bonne dose d’humour, il se déplaçait avec sa guitare, chantait… et profitait de ses rencontres pour confesser et donner la communion, parfois jusqu’à quinze cents dans une seule journée ! Il convertit même des gens qui, officiellement, adhéraient au parti socialiste ou communiste, ennemi de l’Eglise.

Parfois, lors de «réunions» chez des amis, il prévoyait toute irruption de la police en faisant jouer quelque rythme de danse, de sorte qu’à la moindre alerte, il simulait un bal domestique, dansant avec la maîtresse de maison et évitant ainsi l’arrestation.

Son «arme» était le crucifix : Voilà mon arme, disait-il, avec ça, je n’ai peur de personne.

En 1927 cependant, les soupçons s’étant accumulés sur sa tête et celle de son frère Umberto, il fut accusé d’avoir trempé dans le complot contre le général Obregón (alors qu’il n’avait jamais accepté les façons «violentes»). La réalité était qu’une des voitures utilisées pour l’attentat avait précédemment appartenu à l’un des deux frères.

Il fut arrêté, «jugé» sans tenir compte des témoignages unanimes en sa faveur, et condamné à mort. Sur le chemin, un des membres du peloton s’avança et demanda pardon à l’oreille du père Miguel, qui le lui accorda de grand cœur.

Parvenu sur place, il demanda à prier un instant, s’agenouilla, puis se releva et adressa quelques mots de pardon aux bourreaux.

Il mit les bras en croix et ses dernières paroles furent : Vive le Christ Roi ! 

Il fut fusillé, le 23 novembre 1927.

Les autorités mexicaines interdirent toute manifestation publique et toute assistance à ses funérailles, à Mexico, de sorte qu’il y eut «seulement»… vingt-mille personnes.

 

Le père Miguel fut béatifié en 1988. 

Miguel Agustín Pro Juárez

1891-1927

 

Miguel naquit le 13 janvier 1891 à Guadalupe (Zacatecas, Mexique) et reçut au baptême les noms de José Ramón Miguel Agustín. La famille compta treize enfants.

Son père était ingénieur des mines ; Miguel eut deux sœurs aînées, qui furent elles aussi religieuses.

Petit, Miguel eut l’occasion d’accompagner son père sur les chantiers, où il put se rendre compte des conditions de travail et de vie des ouvriers.

Il entra au noviciat des Jésuites en 1911 à El Llano. 

Quand la persécution sévit, la famille souffrit bien des revers économiques et les Supérieurs jésuites firent partir les novices à l’étranger : Etats-Unis, Espagne (Grenade) et Belgique :  Miguel fut ordonné prêtre en Belgique, à Enghien, en 1925.

Préoccupé par les circonstances politiques de son pays, et soucieux de sa famille, Miguel fut affecté dans sa santé et souffrit beaucoup de l’estomac. Il dut être opéré plusieurs fois ; ses proches remarquèrent que, pour masquer ses douleurs, il s’efforçait d’être encore plus joyeux.

Finalement on lui concéda le retour et, courageusement, il vint dans son pays, où sévissait en 1926 une forte persécution.

Il vécut clandestinement, déguisé tour à tour en chanteur, en homme mondain, en paysan, en mécanicien, circulant à bicyclette. Avec une bonne dose d’humour, il se déplaçait avec sa guitare, chantait… et profitait de ses rencontres pour confesser et donner la communion, parfois jusqu’à quinze cents dans une seule journée ! Il convertit même des gens qui, officiellement, adhéraient au parti socialiste ou communiste, ennemi de l’Eglise.

Parfois, lors de «réunions» chez des amis, il prévoyait toute irruption de la police en faisant jouer quelque rythme de danse, de sorte qu’à la moindre alerte, il simulait un bal domestique, dansant avec la maîtresse de maison et évitant ainsi l’arrestation.

Son «arme» était le crucifix : Voilà mon arme, disait-il, avec ça, je n’ai peur de personne.

En 1927 cependant, les soupçons s’étant accumulés sur sa tête et celle de son frère Umberto, il fut accusé d’avoir trempé dans le complot contre le général Obregón (alors qu’il n’avait jamais accepté les façons «violentes»). La réalité était qu’une des voitures utilisées pour l’attentat avait précédemment appartenu à l’un des deux frères.

Il fut arrêté, «jugé» sans tenir compte des témoignages unanimes en sa faveur, et condamné à mort. Sur le chemin, un des membres du peloton s’avança et demanda pardon à l’oreille du père Miguel, qui le lui accorda de grand cœur.

Parvenu sur place, il demanda à prier un instant, s’agenouilla, puis se releva et adressa quelques mots de pardon aux bourreaux.

Il mit les bras en croix et ses dernières paroles furent : Vive le Christ Roi ! 

Il fut fusillé, le 23 novembre 1927.

Les autorités mexicaines interdirent toute manifestation publique et toute assistance à ses funérailles, à Mexico, de sorte qu’il y eut «seulement»… vingt-mille personnes.

Le père Miguel fut béatifié en 1988.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 00:00

Yu So-sa Caecilia

(Yu So-sa Jechillia)

1760-1839

 

Cæcilia devint catholique par l’œuvre de son époux, Chŏng Yak-jong Augustinus, qui fut martyrisé le 8 avril 1801 avec son fils Chŏng Ch’ŏl-sang Carolus, et dont elle était la seconde épouse.

Une fois convertie, elle montra une foi inébranlable au milieu des difficultés et des persécutions.

Lors de l’arrestation de son mari, elle fut elle aussi arrêtée avec ses trois enfants. Relâchée avec ses enfants, elle subit la confiscation de tous ses biens et s’en vint vivre chez son beau-frère à Mahyŏn (Kwangju, Kyŏnggi), qui cependant ne fut pas très accueillant.

Cette pieuse et courageuse veuve eut un rêve, dans lequel son mari (Augustinus) lui disait qu’il avait construit au Ciel une maison avec huit chambres, dont cinq était déjà occupées, et trois encore vides, réservées pour elle et ses deux enfants encore vivants.

En effet Cæcilia avait vu martyriser déjà cinq membres de sa famille dont, comme on l’a dit plus haut, son mari et son premier fils ; deux de ses enfants devaient à leur tour être torturés, Chŏng Ha-sang Paulus et Chŏng Chŏng-hye Elisabeth (qui furent martyrisés respectivement les 22 septembre et 29 décembre 1839).

Le rêve procura encore davantage de courage dans le cœur de cette vaillante veuve.

Pour l’heure, son fils Paulus fut ce catéchiste qui alla neuf fois en Chine supplier l’évêque d’envoyer des prêtres en Corée. Cette séparation dura longtemps et coûta beaucoup à Cæcilia, qui eut ensuite le réconfort de pouvoir vivre à Seoul avec son fils, quand il fut rentré (v. 22 septembre).

Désormais trop âgée pour se rendre utile matériellement, Cæcilia devint une femme contemplative, tout occupée à prier et à accueillir, parfois même se privant de nourriture pour donner à manger aux autres.

En 1839, un de ses neveux lui proposa de quitter Seoul et de le rejoindre à la campagne, pour fuir la persécution, mais elle répondit qu’elle préférait être martyrisée avec son fils Paulus.

Elle fut arrêtée le 19 juillet, et maltraitée comme on le faisait pour les grands criminels. Ayant refusé d’apostasier et de trahir ses amis chrétiens, elle reçut deux-cent trente coups de fouet lors de cinq interrogatoires.

Elle désirait être décapitée, comme tant d’autres Martyrs, mais la loi coréenne interdisait alors de décapiter une personne de cet âge (soixante dix-neuf ans). Le juge la fit battre à mort, mais elle ne mourut pas encore. Elle expira dans sa prison de Seoul, couchée à même le sol, prononçant les noms de Jésus et Marie.

C’était le 23 novembre 1839, lendemain de la fête de sainte Cécile, martyre.

Cæcilia fut béatifiée en 1925 et canonisée en 1984, en même temps que son mari et ses enfants Paulus et Elisabeth (mais pas Carolus). La fête liturgique des Martyrs de Corée est au 20 septembre.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 00:00

Columbanus de Luxeuil

543-615

 

Columbanus (Colomban) naquit en 543 dans une riche famille à Nobber (ou Navan, comté de Meath, Aileach, Irlande).

Encore enceinte, sa mère eut la vision d’un soleil qui sortait de son sein, l’avertissant du grand rôle illuminateur qu’aurait son fils.

Columbanus reçut donc une éducation très soignée, mais le garçon, rejetant le monde, alla étudier à Cluain Inis (comté de Donegal) et entra vers 563 au monastère de Bangor (Belfast), où il resta une trentaine d’années. 

Il fonda le couvent de Durrow, puis décida de «pérégriner» en Europe avec douze compagnons, en vue de rechristianiser l’Europe, frappée par les invasions et les divisions.

Ils abordèrent en Armorique (585), où deux petits villages remontent à leur arrivée : Saint-Colomb-Major et Saint-Colomb-Minor (Saint-Malo). Puis ils firent un important travail d’évangélisation dans le nord-est de la Gaule.

Ils s’établirent à Anagrates (Annegray, Voivre, Haute-Saône). Columbanus aurait «ravi» à un ours une petite cabane pour établir sa retraite, et y fit jaillir une source.

Les vocations se multipliant, Columbanus fonda un autre monastère à Luxeuil, une ancienne station thermale romaine abandonnée. Il y eut jusqu’à trois cents moines, occupés à la copie, à la pharmacie, à l’enseignement.

En 603, après le concile de Châlon qui voulait adopter la date romaine de Pâques, Columbanus, mal informé du problème, essaya de protester et même en appela au pape.

Puis Columbanus, invité par la reine Brunehaut, reprocha saintement au roi Thierry son concubinage. On l’emprisonna à Besançon, il s’évada. La reine lui ordonna alors de quitter les lieux. Il alla s’embarquer à Nantes pour repartir en Irlande, mais la tempête le fit échouer en Bretagne. Il alla demander protection au roi de Neustrie, Clotaire II. Mais Columbanus sentait qu’il n’était pas arrivé au but de son voyage et poursuivit vers l’Austrasie.

Là, la reine Brunehilde fit assassiner le roi Thibert II, qui avait bien accueilli Columbanus. Ce dernier poursuivit son chemin et gagna Bregenz (sur le lac de Constance), où fut construit un monastère.

Se voyant encore menacé par Brunehilde, Columbanus passa les Alpes ; un de ses compagnons s’arrêta dans les Alpes, et fut à l’origine du monastère Saint-Gall. 

Columbanus finit par fonder un nouveau monastère près de Bobbio (Plaisance, Italie Nord-Ouest), en 614, où il mourut en 615 et fut bientôt canonisé.

Saint Colombanus a laissé quelques écrits, des lettres et surtout une Règle.

Ses pérégrinations l’ont rendu Patron des motocyclistes.

Le jour de la mort de saint Columbanus serait le 21 (ou le 22) novembre ; ces jours étant historiquement et traditionnellement consacrés à la Présentation au Temple de Marie et à sainte Cécile, saint Colomban est actuellement fêté le 23 novembre et mentionné en ce jour au Martyrologe.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 00:00

 Francisco Lahoz Moliner

1912-1936

 

Francisco naquit le 15 octobre 1912 à Campos (Teruel) et fut baptisé le lendemain.

Il entra au collège de Monreal del Campo, puis au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cambrils en 1925, reçut l’habit en 1929 et prit le nom de Beltrán Francisco.

Son premier apostolat fut l’enseignement au noviciat, où il s’occupa particulièrement de ceux qui avaient davantage de difficultés, puis fut chargé de la formation des novices.

Il semblait austère et peut-être même un peu froid, mais il était très patient, modeste, humble pour accepter les reproches, très travailleur.

Lors de la persécution de 1936, avec son Confrère, le Frère Elías Julián, il organisa le voyage des élèves dans leurs familles, mais ils furent interceptés à Segunto par les miliciens. Ils purent voyager jusqu’à Valencia, mais ne purent continuer jusqu’en Aragón, de sorte que les deux Frères s’employèrent à faire recevoir leurs élèves dans des familles connues sur place.

Ils s’efforçaient ensuite de leur rendre visite, pour les encourager, les fortifier. Mais ils furent de nouveau arrêtés, reconnus comme Religieux et mis en prison.

Du siège du Gouvernement, ils furent transférés à la prison Modelo de Valencia, avant d’être fusillés dans les environs de Valencia, au lieu-dit Benimamet, le 22 novembre 1936. 

Le Frère Beltrán avait «fêté» ses vingt-quatre ans le mois précédent.

La béatification de ces deux Frères, avec trois autres Compagnons de Valencia, eut lieu en 2001.

 

  

Francisco Lahoz Moliner

1912-1936

 

Francisco naquit le 15 octobre 1912 à Campos (Teruel) et fut baptisé le lendemain.

Il entra au collège de Monreal del Campo, puis au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes de Cambrils en 1925, reçut l’habit en 1929 et prit le nom de Beltrán Francisco.

Son premier apostolat fut l’enseignement au noviciat, où il s’occupa particulièrement de ceux qui avaient davantage de difficultés, puis fut chargé de la formation des novices.

Il semblait austère et peut-être même un peu froid, mais il était très patient, modeste, humble pour accepter les reproches, très travailleur.

Lors de la persécution de 1936, avec son Confrère, le Frère Elías Julián, il organisa le voyage des élèves dans leurs familles, mais ils furent interceptés à Segunto par les miliciens. Ils purent voyager jusqu’à Valencia, mais ne purent continuer jusqu’en Aragón, de sorte que les deux Frères s’employèrent à faire recevoir leurs élèves dans des familles connues sur place.

Ils s’efforçaient ensuite de leur rendre visite, pour les encourager, les fortifier. Mais ils furent de nouveau arrêtés, reconnus comme Religieux et mis en prison.

Du siège du Gouvernement, ils furent transférés à la prison Modelo de Valencia, avant d’être fusillés dans les environs de Valencia, au lieu-dit Benimamet, le 22 novembre 1936. 

Le Frère Beltrán avait «fêté» ses vingt-quatre ans le mois précédent.

La béatification de ces deux Frères, avec trois autres Compagnons de Valencia, eut lieu en 2001.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 00:00

Cæcilia

Valerianus, Tiburtius, Maximus

3e siècle

 

Puisque la Patronne des musiciens est délibérément classée parmi les «légendes» auxquelles on n’attribue pas de grande valeur historique, on trouvera ici des lignes reprises à une Bienheureuse, stigmatisée, voyante illettrée et inculte, et de surcroît non musicienne, ce qui ne risque pas de la faire taxer d’illuminée ou de parti pris (voir Anna Katharina Emmerick, le 9 février).

«Je vis Cécile comme une très belle personne, douce et active, avec des joues vermeilles et un charmant visage, presque comparable à celui de Marie. Je la vis jouer dans les cours avec d’autres enfants. La plupart du temps un ange était près d’elle sous la forme d’un aimable petit garçon : il lui parlait et elle le voyait, mais il était invisible pour les autres. Il lui avait défendu de parler de lui… Elle avait environ sept ans. 

«Je la vis aussi assise seule dans sa chambre : l’ange était auprès d’elle et lui apprenait à jouer d’un instrument : il lui mettait les doigts sur les cordes et souvent aussi tenait une feuille devant elle. Tantôt elle avait sur les genoux comme une caisse où des cordes étaient tendues et alors l’ange planait devant elle, tenant un papier sur lequel elle levait les yeux ; tantôt elle tenait appuyé contre son cou un instrument semblable à un violon : elle en pinçait les cordes de la main droite et soufflait dans l’intérieur de l’instrument où il y avait une ouverture qui semblait garnie d’une peau. Il rendait un son très agréable.

«(La Sainte) avait sur les genoux une petite caisse plate, de forme triangulaire, haute de quelques pouces, sur laquelle étaient tendues des cordes qu’elle pinçait avec les deux mains… 

«Je vis aussi se tenir près d’elle un jeune homme qui avait quelque chose de singulièrement pur et délicat : il était plus grand qu’elle, mais il se montrait humble et soumis vis-à-vis d’elle et il était à ses ordres. Je crois que c’était Valérien : car ensuite je le vis avec un autre attaché à un poteau, battu de verges, puis décapité… 

«Je vis que Cécile avait une suivante chrétienne par l’entremise de laquelle elle fit connaissance avec le pape Urbain Je vis souvent Cécile et les compagnes de ses jeux remplir de fruits et d’aliments de toute espèce les plis de leurs robes qu’elles relevaient sur leur côté comme des poches (et elles) se glissaient jusqu’à une porte de la ville. De pauvres gens habitaient dans les murs, et il y avait des chrétiens dans des trous et des caveaux souterrains qui servaient de prisons. 

«On introduisait (Cécile) dans le souterrain, et une fois on la fit entrer dans un caveau où un homme la conduisit au pape Urbain. Je vis qu’il l’instruisit en lui faisant lire des manuscrits… Je me souviens confusément qu’elle fut aussi baptisée dans ce souterrain.

«Je vis ensuite que le jeune Valérien, étant avec son précepteur près des jeunes filles qui s’amusaient, voulut, en jouant, prendre Cécile dans ses bras et que celle-ci le repoussa. Il se plaignit à son précepteur qui rapporta la chose aux parents de Cécile. Je ne sais pas ce qu’elle lui avait dit, mais ils punirent Cécile qui n’eut plus la liberté de sortir de sa chambre…

«J’eus aussi une vision de leur mariage. Cécile et Valérien étaient parés de guirlandes et avaient des habits de fête de couleurs variées… Je les vis après cela seuls l’un avec l’autre dans une chambre. Cécile lui dit qu’elle avait un ange près d’elle, et comme Valérien demandait à le voir, elle répondit qu’il ne le pouvait pas tant qu’il n’était pas baptisé.»

(La suite est un condensé de la Passio de sainte Cécile) 

Valérien alla trouver Urbain et reçut le baptême ; puis il lui amena aussi son frère, Tiburce, qui reçut le baptême à son tour. Puis Valérien et Tiburce convainquirent leurs bourreaux de se convertir, parmi lesquels un certain Maxime. Ayant ensuite refusé de sacrifier à Jupiter, Valérien et Tiburce furent décapités, tandis que Maxime fut fouetté à mort.

Ensuite Cécile fut soumise à un interrogatoire et, refusant de renier sa foi, fut condamnée à être brûlée dans sa propre salle de bains, comme si on cherchait aujourd’hui à asphyxier quelqu’un dans un hammam trop chaud. Mais Cécile ne mourut pas encore, c’est alors qu’elle fut frappée ; ici on reprend les mots de la bienheureuse Anna Katharina, qui est plus précise, dans son ignorance : 

«Je vis aussi le martyre de sainte Cécile dans une cour ronde située devant la maison. Dans la cour, un grand feu était allumé sous une chaudière dans laquelle je vis la vierge assise, les bras étendus : elle était vêtue de blanc, resplendissante et toute joyeuse. Un ange, entouré d’une auréole rouge, lui tenait la main : un autre tenait une couronne de fleurs au-dessus de sa tête… Cécile, après cela, fut retirée de la chaudière et frappée trois fois sur le cou avec une épée courte… Je la vis aussi vivant encore après ses blessures et s’entretenant avec un vieux prêtre que j’avais vu précédemment dans sa maison. Plus tard je vis cette même maison très changée et transformée en église. Je vis qu’on y conservait beaucoup de reliques, notamment le corps de Cécile d’un côté duquel plusieurs parties avaient été enlevées…»

 

On le voit, les visions d’Anna Katharina n’ont rien d’incroyable, et confirment les éléments de la Passio.

Sainte Cécile est donc, et reste, la céleste Patronne des musiciens.

Elle est mentionnée au Canon Romain de la messe, dans la prière du Nobis quoque peccatoribus, et dans le Martyrologe au 22 novembre.

Quant aux autres Martyrs, Valérien, Tiburce et Maxime, ils sont commémorés au 14 avril, mais sans précision de date.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 00:00

 Ferrán Llovera Pulgsech

1902-1936

 

Ferrán (Fernand) naquit le 19 mars 1902, fête de saint Joseph, à Orfans (Girona, Espagne). IL était le treizième des quatorze enfants de la famille, dont deux furent prêtres et trois religieuses. L’autre frère qui fut prêtre, devint Supérieur Général des Carmes.

Ferrán entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance et, à Onda, fit la profession avec le nom de Ferrán María (1918) ; il fut ordonné prêtre.

Il fut envoyé aux missions de Porto Rico, où il resta cinq ans.

En 1936, il était prieur de la communauté de Olot. 

La communauté s’étant dispersée, Ferrán rejoignit sa famille et pensa quitter l’Espagne, sous un faux nom, en s’embarquant pour Marseille.

Dénoncé, il fut arrêté avant le départ du bateau. Détenu, il chercha à redonner du courage aux autres prisonniers et à les préparer à affronter la mort.

Au moment d’être fusillé, il pardonna à ses bourreaux et fut assassiné au lieu-dit Santa Elena de Montjuïc pour ce seul «délit» qu’il était religieux.

Ce martyre eut lieu le 22 novembre 1936.

 

Le père Ferrán a été béatifié en 2007. 

Ferrán Llovera Pulgsech

1902-1936

 

Ferrán (Fernand) naquit le 19 mars 1902, fête de saint Joseph, à Orfans (Girona, Espagne). IL était le treizième des quatorze enfants de la famille, dont deux furent prêtres et trois religieuses. L’autre frère qui fut prêtre, devint Supérieur Général des Carmes.

Ferrán entra chez les Carmes de l’Ancienne Observance et, à Onda, fit la profession avec le nom de Ferrán María (1918) ; il fut ordonné prêtre.

Il fut envoyé aux missions de Porto Rico, où il resta cinq ans.

En 1936, il était prieur de la communauté de Olot. 

La communauté s’étant dispersée, Ferrán rejoignit sa famille et pensa quitter l’Espagne, sous un faux nom, en s’embarquant pour Marseille.

Dénoncé, il fut arrêté avant le départ du bateau. Détenu, il chercha à redonner du courage aux autres prisonniers et à les préparer à affronter la mort.

Au moment d’être fusillé, il pardonna à ses bourreaux et fut assassiné au lieu-dit Santa Elena de Montjuïc pour ce seul «délit» qu’il était religieux.

Ce martyre eut lieu le 22 novembre 1936.

Le père Ferrán a été béatifié en 2007.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 00:00

 Philémon et Apphia

1er siècle

 

 

Philémon était un riche habitant de Colosses. Il rencontra saint Paul et devint chrétien, un chrétien convaincu qui prêchait l’Evangile autour de lui et réunissait les frères dans sa maison. 

 

Il avait aussi un esclave qui s’appelait Onésime, un beau nom qui signifie «utile, qui apporte profit», mais auquel Onésime ne faisait pas honneur : il était paresseux et, après avoir volé son maître, il s’enfuit à Rome pour échapper au châtiment.

 

A Rome, Onésime rencontra saint Paul qui le baptisa et le renvoya en le munissant d’une courte lettre adressée à Philémon, Apphia et Archippe, sans doute sa femme et son fils. Doucement saint Paul invitait Philémon a bien recevoir Onésime ; il suggérait, sans l’exiger, de lui accorder la liberté. En achevant il lui annonçait sa propre visite comme probable.

 

Cette lettre à Philémon fait partie du canon des Ecritures retenu par l’Eglise.

 

Nous ne savons pas ce que fit Philémon, comment il accueillit Onésime, mais la tradition orientale en a fait un saint évêque à Colosses où il serait mort en martyr.

 

 

Notre Martyrologe le commémore avec son épouse Apphia, au 22 novembre. 

Philémon et Apphia

1er siècle

 

Philémon était un riche habitant de Colosses. Il rencontra saint Paul et devint chrétien, un chrétien convaincu qui prêchait l’Evangile autour de lui et réunissait les frères dans sa maison. 

Il avait aussi un esclave qui s’appelait Onésime, un beau nom qui signifie «utile, qui apporte profit», mais auquel Onésime ne faisait pas honneur : il était paresseux et, après avoir volé son maître, il s’enfuit à Rome pour échapper au châtiment.

A Rome, Onésime rencontra saint Paul qui le baptisa et le renvoya en le munissant d’une courte lettre adressée à Philémon, Apphia et Archippe, sans doute sa femme et son fils. Doucement saint Paul invitait Philémon a bien recevoir Onésime ; il suggérait, sans l’exiger, de lui accorder la liberté. En achevant il lui annonçait sa propre visite comme probable.

Cette lettre à Philémon fait partie du canon des Ecritures retenu par l’Eglise.

Nous ne savons pas ce que fit Philémon, comment il accueillit Onésime, mais la tradition orientale en a fait un saint évêque à Colosses où il serait mort en martyr.

Notre Martyrologe le commémore avec son épouse Apphia, au 22 novembre.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 00:00

Martyrs d’Arménie

1895

 

Voir la notice : Salvatore Lilli et sept Compagnons

 

 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 00:00

 Pedro Esqueda Ramírez

1887-1927

 

Pedro naquit à San Juan de los Lagos (Jalisco, Mexique) le 29 avril 1887.

Après l’école privée, il alla en 1902 au séminaire de Guadalajara, qui fut fermé et réquisitionné en 1914.

Pedro rejoignit alors San Juan, où il assistait le curé en tant que diacre.

Ordonné prêtre en 1916, il fut pendant dix ans vicaire en son pays natal, où il se dévoua sans mesure à la formation des enfants, fondant pour eux une école de formation des catéchistes.

Zélé pour le culte du Saint Sacrement, il organisa en pleine persécution des «tours de garde» dans les familles, pour maintenir l’adoration perpétuelle de l’Eucharistie.

A partir de 1926, la persécution s’intensifiant, il se cacha en diverses maisons.

Arrêté le 18 novembre 1927, frappé, il eut une grosse blessure au visage. Un des soldats lui dit : Maintenant, tu vas pouvoir regretter d’être curé, à quoi le prêtre répondit : Oh non, pas un instant, et il ne me manque plus grand chose pour voir le Ciel.

On le sortit de sa prison pour aller le fusiller. On laissait approcher la population, pour l’impressionner, mais don Pedro encourageait encore les enfants : N’oubliez pas votre catéchisme, pour rien au monde.

Il écrivit encore quelques recommandations à l’intention de ses catéchistes.

Parvenu au village de Teocaltitlán, il reçut trois balles dans la tête et tomba ainsi en martyr du Christ, le 22 novembre 1927.

Don Pedro fut béatifié soixante-cinq ans plus tard, le 22 novembre 1992 et canonisé en 2000.

 

Les Martyrs mexicains ont leur fête liturgique commune le 21 mai.

  

Pedro Esqueda Ramírez

1887-1927

 

Pedro naquit à San Juan de los Lagos (Jalisco, Mexique) le 29 avril 1887.

Après l’école privée, il alla en 1902 au séminaire de Guadalajara, qui fut fermé et réquisitionné en 1914.

Pedro rejoignit alors San Juan, où il assistait le curé en tant que diacre.

Ordonné prêtre en 1916, il fut pendant dix ans vicaire en son pays natal, où il se dévoua sans mesure à la formation des enfants, fondant pour eux une école de formation des catéchistes.

Zélé pour le culte du Saint Sacrement, il organisa en pleine persécution des «tours de garde» dans les familles, pour maintenir l’adoration perpétuelle de l’Eucharistie.

A partir de 1926, la persécution s’intensifiant, il se cacha en diverses maisons.

Arrêté le 18 novembre 1927, frappé, il eut une grosse blessure au visage. Un des soldats lui dit : Maintenant, tu vas pouvoir regretter d’être curé, à quoi le prêtre répondit : Oh non, pas un instant, et il ne me manque plus grand chose pour voir le Ciel.

On le sortit de sa prison pour aller le fusiller. On laissait approcher la population, pour l’impressionner, mais don Pedro encourageait encore les enfants : N’oubliez pas votre catéchisme, pour rien au monde.

Il écrivit encore quelques recommandations à l’intention de ses catéchistes.

Parvenu au village de Teocaltitlán, il reçut trois balles dans la tête et tomba ainsi en martyr du Christ, le 22 novembre 1927.

Don Pedro fut béatifié soixante-cinq ans plus tard, le 22 novembre 1992 et canonisé en 2000.

Les Martyrs mexicains ont leur fête liturgique commune le 21 mai.

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