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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 23:00

  

Claude Laplace

1725-1794

 

 

Claude était né le 15 novembre 1725 à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire).

Prêtre du diocèse d’Autun, il était curé à Saint-Jean de Moulins.

C’était un homme intérieur, large envers les pauvres, très versé dans toutes les sciences ecclésiastiques. Dans ses devoirs pastoraux, il se montra excellent dans la conduite des âmes et dans la prédication.

Après avoir longtemps édifié le peuple de Dieu dans son diocèse par son zèle et sa réputation, il fut déporté sur le Deux-Associés à Rochefort, avec des centaines d’autres prêtres. Là il édifia encore tous ses Confrères par ses vertus et ses lumières.

Son âge aurait dû lui éviter la déportation. Quoique septuagénaire et affaibli, il résista longtemps, avant d’être frappé par la contagion.

Il mourut le 14 septembre 1794, en la fête de la Sainte Croix, sur l’Île Citoyenne (Île Madame), et fut béatifié en 1995.

  

Claude Laplace

1725-1794

 

Claude était né le 15 novembre 1725 à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire).

Prêtre du diocèse d’Autun, il était curé à Saint-Jean de Moulins.

C’était un homme intérieur, large envers les pauvres, très versé dans toutes les sciences ecclésiastiques. Dans ses devoirs pastoraux, il se montra excellent dans la conduite des âmes et dans la prédication.

Après avoir longtemps édifié le peuple de Dieu dans son diocèse par son zèle et sa réputation, il fut déporté sur le Deux-Associés à Rochefort, avec des centaines d’autres prêtres. Là il édifia encore tous ses Confrères par ses vertus et ses lumières.

Son âge aurait dû lui éviter la déportation. Quoique septuagénaire et affaibli, il résista longtemps, avant d’être frappé par la contagion.

Il mourut le 14 septembre 1794, en la fête de la Sainte Croix, sur l’Île Citoyenne (Île Madame), et fut béatifié en 1995.

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 23:00

Gabriel-Taurin Dufresse

1750-1815

 

Gabriel-Taurin naquit à Lezoux (Puy-de-Dôme) le 8 décembre 1750, le jour où serait établie un siècle plus tard la fête de l’Immaculée Conception de Marie.

Après avoir fréquenté l’école de son village, il vint au collège de Riom, puis au lycée Louis-le-Grand, à Paris où il iintégra le séminaire de Saint-Sulpice.

Diacre, il entra au séminaire des Missions Etrangères (1774), et fut ordonné prêtre cette même année.

En 1775, il partit pour la Chine, dont il avait déjà entendu parler par un missionnaire, durant ses études au collège.

En 1776, de Macao, déguisé en Chinois, il pénétra à l’intérieur de la Chine, atteignit le Sichuan… et fut une première fois emprisonné à Pékin, mais relâché.

Il apprit le chinois et fut envoyé dans le nord, où il put exercer son ministère sacerdotal pendant une dizaine d’années.

En 1784, lors d’une période de persécution, Gabriel fut arrêté, mais réussit à s’évader dans une famille amie : là, il reçut une lettre de l’évêque lui enjoignant de se livrer, pour ne pas envenimer la situation et provoquer d’autres représailles.

Gabriel obéit : il se livra et, conduit à Tchen-Tout, fut remis en prison en février 1785. Transféré peu après à Pékin avec l’évêque et deux autres missionnaires, il subit de pénibles interrogatoires et fut tout de même relâché en novembre.

C’est durant cette même période qu’un soldat chinois fut bouleversé par la foi et la patience du père Gabriel, se convertit et devint prêtre : Augustin Zhao Rong sera aussi martyrisé en 1815, le 21 mars.

Pour déjouer la surveillance des autorités (qui lui interdisaient de retourner au Sichuan), le père Gabriel partit pour Macao et de là entra à nouveau au Sichuan (1789).

Son activité fut débordante : il baptisa, confessa, se déplaçant sans cesse d’une communauté à l’autre. Il y eut jusqu’à plus de deux mille baptêmes par an.

En 1800, il fut nommé évêque coadjuteur (avec le titre d’évêque de Tabraca) puis, l’année suivante, vicaire apostolique pour le Sichuan.

En 1803, il y tint un synode, successivement ratifié par Rome et proposé comme exemple aux autres régions de Chine.

En 1805, la persécution reprit, et Mgr Dufresse dut rejoindre la clandestinité, sans pour autant cesser ses activités, y ajoutant aussi la pastorale sur les territoires de Tchen-tou et de Tsong-king tcheou. Traqué, et finalement signalé par un néophyte qui fut battu pour parler, il fut arrêté en mai 1815.

Conduit à Tchen-Tou avec d’autres Chrétiens qui, eux, furent condamnés à l’exil, il fut condamné à mort et exécuté le jour de la fête de la Sainte Croix, le 14 septembre 1815, par décapitation.

Sa tête fut recueillie par des bonzes respectueux, qui la remirent à un prêtre chinois. Depuis, cette prétieuse relique, ainsi que les restes du Missionnaire, furent rapportés au Séminaire des Missions Etrangères de Paris.

Mgr Gabriel-Taurin Dufresse fut béatifié en 1900 : c’est par erreur qu’on lui a alors accolé le prénom de Jean avant celui de Gabriel. Depuis, il lui a été conservé dans la liturgie : Mgr «Jean-Gabriel Dufresse» a été canonisé en 2000 mais, depuis, a perdu son prénom johannique.

 

La fête liturgique des Martyrs chinois a été établie au 9 juillet : ce jour-là on commémore Mgr Gabriel-Taurin Dufresse en même temps qu’Augustin Zhao Rong.

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 23:00

Thascius Cæcilius Cyprianus

200-258

 

Ce très célèbre Père de l’Eglise naquit vers l’an 200 en Afrique du Nord, probablement dans la région berbère.

Après une brillante éducation, il devint professeur de rhétorique et avocat.

Par un ami prêtre, il connut la Sainte Ecriture, la lut et se convertit profondément, au point que désormais il ne citera plus jamais un auteur païen. Dès lors il fit le vœu de continence.

Sa droiture l’amena à être choisi pour recevoir le sacerdoce puis, quand le siège épiscopal de Carthage fut vacant en 249, il fut quasi unanimement désigné pour recevoir l’épiscopat.

Le nouvel évêque se montra à la hauteur de sa mission, dans tous les domaines, pastoral et doctrinal.

Il rappela aux clercs leur devoir d’une vie exemplaire, aux vierges d’être modestes (c’est-à-dire de ne pas sacrifier aux modes vestimentaires ou capillaires).

En 250, un édit de Dèce menaça tous les chrétiens qui n’auraient pas accepté de sacrifier au génie de l’empereur. Cyprien jugea opportun de se protéger, pour soutenir ses fidèles : confiant les affaires à un prêtre fidèle et à ce qu’on appellerait aujourd’hui son conseil presbytéral, il se cacha, tout en maintenant le contact épistolaire avec les fidèles et avec les chrétiens de Rome. Certains de ces derniers suggéraient que Cyprien avaient trahi ; l’évêque écrivit pour expliquer son point de vue et sa décision prudente. 

Au lendemain de cette vague de persécution, se posa le problème des lapsi, les chrétiens qui avaient momentanément cédé à la pression pour ne pas être accusés de christianisme ; ils voulaient rentrer dans l’Eglise, mais sans formalités autres qu’un billet de réconcilation, qu’ils obtenaient trop facilement d’autres fidèles. Cyprien fit savoir qu’on ne s’acquittait pas d’un pardon bien nécessaire sans une pénitence adéquate, après avoir ainsi, pour certains, apostasié, pour d’autres même sacrifié aux idoles.

Le pape Fabien approuva cette décision. Mais sur place, Novat fomentait un schisme contre Cyprien ; partisan d’une réconcilation facile, il dressait les fidèles contre leur évêque ; de plus, et étrangement, il se mettait en même temps dans le parti du romain Novatien qui, de son côté, n’admettait rigoureusement aucune réconcilation possible des lapsi.

Cyprien rentra à Carthage dès 251, année où fut élu pape Corneille.

En mai 252, un concile africain décidait de réintégrer les lapsi pénitents, communiquèrent leur décision au pape, et la situation s’apaisa.

Il y eut alors une épidémie de peste dans l’empire, et les Chrétiens furent tout de suite pointés du doigt ; la tension remontait.

Deux événements sont ici à signaler, avant le grave problème qui allait surgir à propos du baptême conféré par des hérétiques.

En 253, on voit Cyprien, plein de sollicitude, organiser des secours en faveur des Chrétiens numides, victimes d’une razzia ; puis l’évêque s’élève contre la pratique erronée de consacrer de l’eau à la place du vin à la Messe.

Après Corneille, fut élu pape Lucius, qui mourut dès 254, puis vint Stephanus (Etienne) 1er, réputé plus autoritaire que ses prédécesseurs, et qui ne manifesta pas un grand désir de communiquer avec Cyprien.

Mais Cyprien «osa» bientôt intervenir pour déclarer que le nouveau pape avait été trompé au sujet de la réintégration de deux évêques espagnols, précédemment déposés pour s’être procuré de faux «billets de sacrifice». Cyprien écrivit aussi au pape pour demander la déposition de l’évêque d’Arles, coupable de déviation dans le sens novatianiste. Le pape ne réagit pas.

En revanche, il se manifesta énergiquement quand on souleva la question du baptême conféré par des hérétiques. Cyprien soutenait que ce baptême était impossible, car seule l’Eglise peut conférer le sacrement. Toutefois, la doctrine de l’Eglise est plus universelle, et proclame que en cas de nécessité, toute personne, même non baptisée, ayant l’intention requise, peut baptiser. L’intention requise, c’est de vouloir faire ce que fait l’Eglise en baptisant, et appliquer la formule baptismale trinitaire (Catéchisme de l’Eglise Catholique, n.1256) ; à cela s’ajoute la pratique de verser soi-même l’eau (ou de pratiquer l’immersion) en prononçant cette formule trinitaire (N, je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit). Cette doctrine était déjà celle de l’Eglise au 3e siècle, et le pape Stephanus la rappela, précisant que Rome n’admettait aucune nouveauté.

Cyprien ne trahissait pas la tradition de l’Eglise. Il jugeait cependant nécessaire, localement, d’imposer une pratique plus sévère à l’encontre des partisans de Novat. 

C’était apparemment une rupture ; deux conciles à Carthage appuyèrent l’avis de Cyprien. Certains commencèrent à s’en prendre au pape autoritaire, qui eut cependant l’heur de mourir en 257, et auquel succéda un esprit plus conciliateur en la personne de Sixte II.

Finalement, la polémique s’apaisa d’elle-même, lorsque se déclencha la persécution de Valérien en 257.

Cyprien fut une première fois condamné à l’exil à Curubis, une petite ville peu éloignée de Carthage, d’où il put maintenir le contact avec les fidèles du diocèse.

En 258, Cyprien regagna Carthage, mais Valérien intensifia la persécution : on devait décapiter tout évêque, prêtre et diacre, à peine identifiés. C’est ainsi que mourut à Rome le pape Sixte II (voir au 6 août) et son diacre Laurent (voir au 10 août).

A nouveau arrêté, Cyprien subit un procès, dont on a reçu un compte-rendu exact, au terme duquel la sentence fut que Thascius Cyprianus est condamné à périr par le glaive, ce qu’entendant, Cyprien répondit : Deo gratias !

Le saint évêque fut conduit au lieu de l’exécution, avec beaucoup d’autres Chrétiens qui criaient Qu’on nous décapite nous aussi avec lui !. Cyprien retira son manteau et sa dalmatique, pria, fit remettre vingt-cinq pièces d’or au bourreau, se noua un bandeau sur les yeux, se fit attacher les mains par un prêtre et un diacre, encouragea le bourreau qui n’osait pas lever la main, et reçut le coup fatal.

Saint Cyprien mourut le 14 septembre 258 et fut immédiatement honoré en Afrique, à Rome et ailleurs ; on inscrivit son nom dans le Communicantes du Canon romain de la Messe, seul martyr non romain mentionné dans cette prière. Il est actuellement fêté avec saint Corneille, le 16 septembre.

Jusqu’à la ruine de Carthage (698), le culte de saint Cyprien fut très en honneur et trois basiliques furent construites. Ses reliques furent ensuite rapportées à Lyon.

On conserve de saint Cyprien de nombreux écrits, parmi lesquels un commentaire du Pater, un traité sur l’habillement des vierges, sur la pratique de l’aumône, sur la patience, sur la pudeur, sur la jalousie, sur l’unité de l’Eglise ; c’est dans ce dernier qu’il proclame qu’ hors de l’Eglise, il n’y a pas de salut.

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 23:00

Jean Chrysostome

344-407

 

Ioannis, communément traduit par Jean en Occident, naquit à Antioche de Syrie vers 344 (349 ?), fils de Secundus et d’Anthuse, qui avaient déjà une fille. Secundus est un officier de l’armée syrienne.

Anthuse était déjà veuve à vingt ans et ne voulut pas se remarier ; elle s’occupa amoureusement de ses deux enfants. Jean écrit lui-même qu’il devait beaucoup au dévouement inépuisable et à l’affection éclairée de sa mère, qui se préoccupa de lui donner les meilleurs maîtres, intellectuels et spirituels.

A Antioche, Jean développa, dit-on, ses talents d’éloquence auprès d’un maître païen, Libanius. Excellent orateur en herbe, Jean ne se laissa pas gagner pour autant par la vanité ou les idées fausses, et demanda le baptême, qu’il reçut de l’évêque Mélèce, à dix-huit ans.

Jean avait un grand ami, Basile, qui lui aurait donné le désir de se retirer dans la solitude, mais sa mère le pria de bien vouloir attendre sa mort, le suppliant de ne pas “la laisser veuve une seconde fois”, à quoi le bon Jean acquiesça, demeurant sous le toit maternel à Antioche. Il reçut bientôt l’ordre de lecteur. Il s’imposa dans le clergé par sa science, mais surtout par sa sainteté. Il soutenait les âmes en peine ou tentées, il gagna à la foi des Maxime et des Théodore, qui furent de saints évêques à Séleucie et à Mopsueste.

Il fut désigné, avec Basile, pour recevoir l’épiscopat, mais par un stratagème plein d’humour et d’amitié, il réussit à faire consacrer son ami Basile, tout en se cachant et échappant ainsi à la consécration, que son humilité lui faisait craindre.

Peu après, la pieuse maman Anthuse remit son âme à Dieu, laissant son fils libre de gagner la vie solitaire (374). Au bout de quatre ans, cependant, il dut regagner Antioche à cause d’une maladie d’estomac.

Il est ordonné diacre en 381, prêtre en 386. C’est de cette période, jusqu’en 398, que datent ses célèbres homélies, qui lui valurent son surnom de Chrysostome, Bouche d’Or.

A la mort de l’évêque Nectaire de Constantinople (397), un seul nom était dans tous les cœurs pour lui succéder, celui de Jean., qui fut donc consacré en 398.

Le nouveau patriarche de Constantinople continua sa sainte vie, aussi ascétique et pauvre qu’il le pouvait, dormant et mangeant peu, recevant les pauvres, cherchant à redresser les défauts de son clergé, lui rappelant en particulier le devoir du célibat, la pauvreté et la modestie de leur vie.

Jean Chrysostome dut combattre durement ce qui restait encore d’arien, de païen et de novatien dans son nouveau diocèse. Plusieurs incidents marquants, mais trop longs à résumer, finirent par lui rendre hostile l’impératrice elle-même, Eudoxie.

Protégé par elle, Théophile d’Alexandrie convoqua le conciliabule du Chêne (403), qui déposa Jean et le condamna à l’exil, sentence bientôt confirmée par l’empereur, mais un mouvement de foule obligea l’impératrice à faire marche arrière. Peu après, un nouvel incident ralluma les cendres, et Jean fut, dans un premier temps, détenu dans son propre palais épiscopal, puis l’empereur lui intima l’ordre de partir, peu après la Pentecôte de 404.

On ne manqua pas de rejeter sur lui un grave incendie qui détruisit la basilique Sainte-Sophie et le Sénat, et qui occasionnèrent le martyre de Tigre et Eutrope

 . Un appel à l’arbitrage du pape Innocent Ier  

 échoua.

Sur le siège de Constantinople, on remplace Jean par Arsace, un vieillard, auquel succède Atticus, un ennemi acharné de Jean.

L’évêque fut traîné jusqu’à Cucuse, à l’autre bout de la Cappadoce, sur les frontières de la Cilicie dans la Petite Arménie. On connaît pas mal de détails sur cet exil par les lettres-mêmes que Jean put faire parvenir à Olympiade, une sainte veuve de Constantinople, et à ses amis fidèles.

On passa par Nicée, où il put se reposer et même s’intéresser à l’évangélisation de la Phénicie. En route pour Césarée de Cappadoce, il fut en revanche mal reçu par certains évêques. Après soixante-dix jours de voyage, on arriva à Cucuse. Il ne s’y trouva pas si mal qu’il le craignait. De là, il continuait à veiller sur les missions en Cilicie, en Phénicie, en Perse, tout en gardant malgré tout des contacts avec ses amis de Constantinople et d’Antioche. 

Ses amis crurent bon de lui trouver une “meilleure” résidence et lui trouvèrent Pityonte, sur la côte orientale de la mer Noire : il fallait retraverser l’Asie Mineure, mais du sud au nord (juin 407). Jean était épuisé, le voyage fut lent. On s’arrêta à Comane, où Jean remit son âme à Dieu, en prononçant encore : Gloire à Dieu pour toutes choses !

C’était le 14 septembre 407. La nouvelle traversa toute la chrétienté. Jean fut aussitôt honoré comme confesseur, et le pape Innocent demanda de le faire inscrire sur les diptyques des Églises d’Orient (414).

A Constantinople, Jean Chrysostome fut réhabilité sous l’empereur Théodose le Jeune. Le 27 janvier 438, on procéda à la translation de son corps de Comane à Constantinople.

Au concile de Chalcédoine (451), Jean Chrysostome fut proclamé Docteur de l’Église.

Pendant longtemps, la fête commune de Jean Chrysostome tant en Orient qu’en Occident fut placée au 27 janvier, jour anniversaire de la première translation, tandis que la mention de sa mort (ou dies natalis) était au 14 septembre. Récemment, la fête liturgique de saint Jean Chrysostome a été établie au 13 septembre, car le 14 est la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix.

Selon une tradition, le corps de saint Jean Chrysostome fut plus tard rapporté à Rome, et déposé dans la basilique Vaticane (741). On l’y vénère en effet. Peut-être que la science moderne pourra confirmer un jour l’origine de ces précieuses reliques.

 

1 Les saints Tigre et Eutrope sont fêtés le 12 janvier.

2 Saint Innocent Ier est fêté le 12 mars.

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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 23:00

Corneille

251-253

 

Cornelius, fils de Castinus, appartenait au clergé romain, et fut porté au siège de Pierre après le martyre du pape Fabien

 . L’élection fut d’ailleurs retardée de quinze mois, profitant d’une expédition de Dèce aux frontières de l’empire, car Dèce s’était acharné contre les chrétiens.

Corneille devenait donc le vingt-et-unième pape.

Mais l’élection de Corneille fut contestée sur place par Novatien, un prêtre romain, qui réussit même à se faire consacrer à Rome : sa position était qu’on ne pouvait pas réadmettre dans la communion les lapsi, les chrétiens qui avaient momentanément apostasié durant la persécution, et qui regrettaient pourtant leur chute.

Il trouvait un appui en Novat, prêtre de Carthage, qui s’opposait aussi à l’élection de Corneille, mais qui pensait inutile de soumettre les lapsi repentants à quelque pénitence. 

L’évêque de Carthage, Cyprien, se convainquit rapidement de la sainteté de Corneille et de sa doctrine  et fit convoquer un concile à Carthage, qui approuva pleinement la position du pape Corneille, en condamnant et Novat et Novatien. 

Les efforts communs de Corneille et de Cyprien en firent d’excellents amis.

Sous le pape Corneille, on apprend que le clergé de Rome est composé de quarante-six prêtres, sept diacres, sept sous-diacres, quarante-deux acolytes, cinquante-deux exorcistes, lecteurs et portiers, plus de quinze cents veuves et indigents et que, écrit Corneille lui-même, la grâce et la charité du Maître les nourrit tous.

Fin 251, une terrible peste sévit sur l’Empire, dont on accuse évidemment les chrétiens. L’empereur Gallus rouvre la persécution. Corneille devait être sacrifié, mais un tel mouvement de foule induisit le juge à une certaine clémence : Corneille fut exilé à Centum Cellæ (actuelle Civitavecchia), au nord de Rome, où il mourut en juin 253.

Après Corneille, le pape fut Lucius Ier.

Le Liber pontificalis attribue à Corneille un voyage secret à Rome, pour en prélever les reliques des Apôtres Pierre et Paul et les replacer à leurs lieux de martyre, Pierre au Vatican, Paul à Ostie, ce qu’apprenant, Dèce se fit amener le pape, le fit frapper sur la bouche avec des fouets plombés, puis décapiter. Mais l’histoire nous aide à corriger : Dèce était mort deux années avant Corneille, et le transfert des reliques des Apôtres devait n’avoir lieu qu’après la mort de Corneille.

La mort de Corneille a pu avoir lieu en juin, mais le Martyrologe ne reporte pas son dies natalis. On mentionne en revanche sa depositio (translation de son corps) dans le cimetière de Calliste, au 14 septembre, dies natalis de saint Cyprien. 

Corneille et Cyprien, compagnons de lutte et amis, sont fêtés ensemble liturgiquement le 16 septembre. Leurs noms sont aussi proclamés ensemble dans la prière Communicantes du Canon romain ou Première Prière Eucharistique du nouveau Missel.

 

 

1 Saint Fabien est fêté le 20 janvier.


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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:40

  

Bonifacio Rodríguez González

1885-1936

 

Né le 14 mai 1885 à La Molina de Ubierna (Burgos), Bonifacio entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes en 1901, avec le nom de José Cecilio (entré le 21 novembre, il prit le nom de sainte Cécile, qu’on fêtait le lendemain).

Il fit la profession à Gijón en 1913 et enseigna dans diverses maisons, en dernier lieu au collège Saint-Joseph d’Almería à partir de 1935.

Peu après le début de la Guerre civile de 1936, le Front Populaire de la province d’Almería donna ordre d’arrêter tous les ennemis de la révolution, ce qui signifiait particulièrement les évêques, les prêtres et les religieux. Cinq Frères des Ecoles Chrétiennes furent arrêtés dans leur propre école, deux autres dans la rue tandis qu’ils allaient poster quelques nouvelles à leur famille.

A partir du 22 juillet, ils se retrouvèrent bientôt avec beaucoup d’autres prisonniers dans des prisons improvisées, où on ne se gêna pas pour les soumettre à mille privations, mauvais traitements et insultes diverses.

En quelques jours furent assassinés deux évêques et plusieurs Frères des Ecoles Chrétiennes, après un semblant de jugement, où on les jugea coupables du crime d’avoir professé et enseigné la foi catholique.

Après avoir fusillé le Frère Bonifacio (José Cecilio) à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), les soldats aspergèrent d’essence son corps et le brûlèrent avant de le jeter dans un puits. 

Le Frère fut martyrisé dans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, et béatifié en 1993.

 

Nota. Le Martyrologe mentionne Bonifacio au 8 septembre, avec d’autres Frères ; des documents espagnols et de la congrégation lassallienne indiquent le 12 septembre, en même temps qu’un autre Frère, Bienvenido-Aurelio.

  

Bonifacio Rodríguez González

1885-1936

 

Né le 14 mai 1885 à La Molina de Ubierna (Burgos), Bonifacio entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes en 1901, avec le nom de José Cecilio (entré le 21 novembre, il prit le nom de sainte Cécile, qu’on fêtait le lendemain).

Il fit la profession à Gijón en 1913 et enseigna dans diverses maisons, en dernier lieu au collège Saint-Joseph d’Almería à partir de 1935.

Peu après le début de la Guerre civile de 1936, le Front Populaire de la province d’Almería donna ordre d’arrêter tous les ennemis de la révolution, ce qui signifiait particulièrement les évêques, les prêtres et les religieux. Cinq Frères des Ecoles Chrétiennes furent arrêtés dans leur propre école, deux autres dans la rue tandis qu’ils allaient poster quelques nouvelles à leur famille.

A partir du 22 juillet, ils se retrouvèrent bientôt avec beaucoup d’autres prisonniers dans des prisons improvisées, où on ne se gêna pas pour les soumettre à mille privations, mauvais traitements et insultes diverses.

En quelques jours furent assassinés deux évêques et plusieurs Frères des Ecoles Chrétiennes, après un semblant de jugement, où on les jugea coupables du crime d’avoir professé et enseigné la foi catholique.

Après avoir fusillé le Frère Bonifacio (José Cecilio) à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), les soldats aspergèrent d’essence son corps et le brûlèrent avant de le jeter dans un puits. 

Le Frère fut martyrisé dans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, et béatifié en 1993.

 

Nota. Le Martyrologe mentionne Bonifacio au 8 septembre, avec d’autres Frères ; des documents espagnols et de la congrégation lassallienne indiquent le 12 septembre, en même temps qu’un autre Frère, Bienvenido-Aurelio.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:05

Esteban Barrenechea Arriaga

1880-1936

 

Esteban vit le jour le 26 décembre 1880 à Elorrio (Biscaye, Espagne), en la fête de saint Etienne, dont il porta le nom, ainsi que celui de Ciriaco. Ses parents, Gabriel et Felipa, le firent baptiser deux jours après la naissance ; il fut confirmé en 1883.

En 1905, il entra dans l’Ordre des Trinitaires à Algorta comme Frère convers et prit le nom de Esteban de Saint-Joseph.

Il fit la première profession en 1906 et la solennelle en 1909, au sanctuaire de la Bien Aparecida.

Humble et discret, il s’occupa de la cuisine.

Basque de naissance, il ne parlait pas bien l’espagnol et donc restait très silencieux. Il travaillait pour les autres. Même si j’ai les mains occupées, disait-il, mon cœur est avec Dieu.

Quand il venait à savoir qu’un élève était en punition, il lui apportait en cachette quelque chose à manger. Il faisait toujours un peu plus à manger, pour pouvoir donner aux pauvres qui attendaient à la porte du couvent, et qu’il respectait profondément.

En 1936, il se trouvait dans la maison de Alcázar de San Juan avec cinq autres Religieux. Quand la communauté fut arrêtée, les miliciens lui proposèrent la vie sauve s’il acceptait d’être leur cuisinier et de s’inscrire dans un centre marxiste ; on a deviné la réponse du Frère.

Arrêté avec les autres Confrères, il prit une bronchite pulmonaire, raison pour laquelle on l’envoya se faire soigner à l’Hospice du pays. C’est ce qui fit qu’il ne fit pas partie des deux groupes de Martyrs du 27 août. Il fut continuellement interrogé durant sa convalescence sur l’argent et les armes qu’il détenait au couvent, à quoi il répondit à chaque fois qu’il n’en avait pas.

Quand il fut guéri, il aurait pu s’enfuir, mais resta à l’Hospice. Le 31 août, des miliciens vinrent le chercher et le mirent dans la prison, au milieu des insultes et des coups.

Le 12 septembre, ils vinrent le prendre et l’assassinèrent vers deux heures du matin, en-dehors du pays.

Ces derniers détails font qu’il n’est pas exact de situer le martyre du Frère au même jour que les autres Trinitaires assassinés le 27 août ; en réalité il mourut le 13 septembre.

 

Voir le récit des événements de juillet-août 1936 dans la notice Trinitaires Martyrs à Alcázar de San Juan

 

Le frère Esteban fut béatifié avec ses Compagnons en 2013.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:00

  

Bienvenido Villalón Acebrón

1890-1936

 

Né le 22 mars 1890 à Zafra de Záncara (Burgos), Bienvenido (Bienvenu) fut orphelin de père à huit ans, et de mère à dix ans.

C’est son frère aîné, Eustacio, qui s’occupa de lui, et témoigna qu’il n’en reçut aucun déplaisir, car le garçon était obéissant et pieux.

Avec son frère Jesús, il décida d’entrer chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bugedo (Burgos). Il avait treize ans.

Bienvenido commença le noviciat en 1906, avec le nom de Aurelio María, puis le scolasticat.

Il fut envoyé pour deux ans à Lorca en 1908, et de là à Aviles jusqu’en 1915. Cette année-là il passa quelques jours dans sa famille, avec son frère Jesús qui, lui, avait pris le nom de Laureano José (Laurent Joseph).

Il enseigna dans diverses maisons : Maravillas, Madrid (où il fit la profession solennelle en 1918 et resta jusqu’en 1927) ; puis Melilla, en tant que sous-directeur, puis Cádix en 1930 comme directeur, en dernier lieu au nouveau collège Saint-Joseph d’Almería à partir de 1933.

Professeur compétent, personne pacifique, catéchiste fervent, on l’estimait beaucoup.

Peu après le début de la Guerre civile de 1936, le Front Populaire de la province d’Almería donna ordre d’arrêter tous les ennemis de la révolution, ce qui signifiait particulièrement les évêques, les prêtres et les religieux. Cinq Frères des Ecoles Chrétiennes furent arrêtés dans leur propre école, deux autres dans la rue tandis qu’ils allaient poster quelques nouvelles à leur famille.

A partir du 22 juillet, ils se retrouvèrent bientôt avec beaucoup d’autres prisonniers dans des prisons improvisées, où on ne se gêna pas pour les soumettre à mille privations, mauvais traitements et insultes diverses.

En quelques jours furent assassinés deux évêques et plusieurs Frères des Ecoles Chrétiennes, après un semblant de jugement, où on les jugea coupables du crime d’avoir professé et enseigné la foi catholique.

Après avoir fusillé le Frère Bienvenido-Aurelio à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), les soldats aspergèrent d’essence son corps et le brûlèrent avant de le jeter dans un puits. 

Le Frère fut martyrisé dans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, et béatifié en 1993.

  

Bienvenido Villalón Acebrón

1890-1936

 

Né le 22 mars 1890 à Zafra de Záncara (Burgos), Bienvenido (Bienvenu) fut orphelin de père à huit ans, et de mère à dix ans.

C’est son frère aîné, Eustacio, qui s’occupa de lui, et témoigna qu’il n’en reçut aucun déplaisir, car le garçon était obéissant et pieux.

Avec son frère Jesús, il décida d’entrer chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bugedo (Burgos). Il avait treize ans.

Bienvenido commença le noviciat en 1906, avec le nom de Aurelio María, puis le scolasticat.

Il fut envoyé pour deux ans à Lorca en 1908, et de là à Aviles jusqu’en 1915. Cette année-là il passa quelques jours dans sa famille, avec son frère Jesús qui, lui, avait pris le nom de Laureano José (Laurent Joseph).

Il enseigna dans diverses maisons : Maravillas, Madrid (où il fit la profession solennelle en 1918 et resta jusqu’en 1927) ; puis Melilla, en tant que sous-directeur, puis Cádix en 1930 comme directeur, en dernier lieu au nouveau collège Saint-Joseph d’Almería à partir de 1933.

Professeur compétent, personne pacifique, catéchiste fervent, on l’estimait beaucoup.

Peu après le début de la Guerre civile de 1936, le Front Populaire de la province d’Almería donna ordre d’arrêter tous les ennemis de la révolution, ce qui signifiait particulièrement les évêques, les prêtres et les religieux. Cinq Frères des Ecoles Chrétiennes furent arrêtés dans leur propre école, deux autres dans la rue tandis qu’ils allaient poster quelques nouvelles à leur famille.

A partir du 22 juillet, ils se retrouvèrent bientôt avec beaucoup d’autres prisonniers dans des prisons improvisées, où on ne se gêna pas pour les soumettre à mille privations, mauvais traitements et insultes diverses.

En quelques jours furent assassinés deux évêques et plusieurs Frères des Ecoles Chrétiennes, après un semblant de jugement, où on les jugea coupables du crime d’avoir professé et enseigné la foi catholique.

Après avoir fusillé le Frère Bienvenido-Aurelio à Pozo de Cantavieja (Tahal, Almería), les soldats aspergèrent d’essence son corps et le brûlèrent avant de le jeter dans un puits. 

Le Frère fut martyrisé dans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, et béatifié en 1993.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:00

  

Claude Dumonet

1747-1794

 

 

Claude était né le 2 février 1747 à Prissé (Saône-et-Loire).

Prêtre du diocèse d’Autun, il était principal du collège de Mâcon.

Il fut déporté de Saône-et-Loire sur le Washington à Rochefort, avec des centaines d’autres prêtres.

Là, il eut encore la possibilité de développer ses talents de latiniste et composa une longue pièce en vers, dans laquelle il exaltait les confesseurs de la foi.

Il fut rongé des poux, au point qu’il avait résolu désormais de s’y livrer, voyant qu’il ne pouvait réussir à les extirper. Il eut besoin de tout son courage chrétien pour supporter cette souffrance. Un confrère eut la charité de lui citer fort à propos un passage de l’Ecriture, qui releva son âme et le soutint constamment jusqu’au moment de la consommation suprême.

L’abbé Claude Dumonet mourut comme un saint le 13 septembre 1794 ; c’est du moins la date retenue habituellement ; une source contemporaine parle du 29 janvier 1795. Il fut enterré au Fort Vaseux.

Il fut béatifié en 1995. 

Claude Dumonet

1747-1794

 

Claude était né le 2 février 1747 à Prissé (Saône-et-Loire).

Prêtre du diocèse d’Autun, il était principal du collège de Mâcon.

Il fut déporté de Saône-et-Loire sur le Washington à Rochefort, avec des centaines d’autres prêtres.

Là, il eut encore la possibilité de développer ses talents de latiniste et composa une longue pièce en vers, dans laquelle il exaltait les confesseurs de la foi.

Il fut rongé des poux, au point qu’il avait résolu désormais de s’y livrer, voyant qu’il ne pouvait réussir à les extirper. Il eut besoin de tout son courage chrétien pour supporter cette souffrance. Un confrère eut la charité de lui citer fort à propos un passage de l’Ecriture, qui releva son âme et le soutint constamment jusqu’au moment de la consommation suprême.

L’abbé Claude Dumonet mourut comme un saint le 13 septembre 1794 ; c’est du moins la date retenue habituellement ; une source contemporaine parle du 29 janvier 1795. Il fut enterré au Fort Vaseux.

Il fut béatifié en 1995.

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 23:00

Joaquim Balcells Bosch

1900-1936

 

Il naquit à L’Espluga Calba (Garrigues, Espagne) le 16 septembre 1900 et fut baptisé le lendemain.

Très vite, ses parents allèrent avec lui habiter à Vimbodí (Conca de Barberá), d’où il partira pour le séminaire. 

Ordonné prêtre en 1927, il aura pour poste la paroisse de Santa María de Sarral, puis celle de Sant Jaume de Vallespinosa (Conca de Barberá), où il se trouvera au moment de la révolution de 1936.

Don Joaquim s’était montré en tout un prêtre simple, humble, bon, prudent et pieux. Il vivait très sobrement, dans une sainte pauvreté.

En juillet 1936, avec son vieux papa, il partit se cacher dans les montagnes mais, épuisés et pieds nus, ils durent prendre une décision : Joaquim pensa aller se présenter lui-même aux autorités de Vimbodí, espérant qu’un de ses oncles pourrait intervenir pour l’aider.

Il portait toujours sa soutane, le chapelet à la main. Son père lui fit remarquer quel danger il y avait pour lui à porter le chapelet, et il répondit : C’est ma seule arme ! Il passa la nuit et, de bon matin, s’en alla pour Vimbodí. Au Comité révolutionnaire, on lui donna un bon repas.

Don Joaquim s’offrit pour cultiver leur jardin, mais on lui répondit : Des gens comme vous, ça n’a rien à demander. Il leur demanda tout de même des espadrilles, et on lui répondit qu’ils n’en avaient pas à lui donner.

Dans l’après-midi, on le conduisit près de Fontscaldes. Arrivés là où se trouvait un four à chaux, ils le fusillèrent, pour le seul fait qu’il était prêtre.

 

C’était le dimanche 13 septembre 1936, veille de la fête de la Croix.

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