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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:00

 

Zacharie

env. VIe -Ve siècles avant Jésus-Christ

 

Saint Zacharie est l’un des Douze “petits” Prophètes, ainsi appelés parce que leurs livres sont moins développés que les quatre “grands” Prophètes : Isaïe, Ezéchiel, Jérémie, Daniel.

Zacharie semble avoir appartenu au milieu des rapatriés de Babylone. 

Il était fils du prêtre Iddo. 

Des influences sacerdotales qui rappellent Ézéchiel sont sensibles dans son œuvre : le prêtre joue un grand rôle dans l’attente du Messie ; auprès du rejeton de David, Zacharie poste un lévite ; il tient à la pureté de la Terre Sainte : cette expression, qui nous est devenue familière malgré la douloureuse situation de la Terre de Jésus-Christ - est du prophète Zacharie. 

Zacharie est soucieux du primat du spirituel, du moral, comme les prophètes anciens.

Son livre, difficile et obscur par moments, comprend une sorte de journal, où la grande question d’actualité est la restauration du Temple de Jérusalem. Zorobabel est le maître de l’heure. Ce journal est illustré de huit visions dans la manière apocalyptique.

Une deuxième partie est nettement différente. Il n’y est pas question du Temple ou de Zorobabel, mais d’une théocratie directe, ou bien d’un roi futur, doux et pacifique, ce Roi qui entrera solennellement à Jérusalem, peu avant d’être mis en croix (Mt 21:4-5).

Saint Matthieu cite Zacharie en 26:31 et 27:9. Saint Jean (Jn 19:37) reprend à son tour Zacharie lors du coup de lance du centurion : Ils regarderont vers celui qu’on a transpercé (Za 12:10). Et la liturgie de la Semaine Sainte reprend le verset suivant : Ils feront sur lui la lamentation comme on la fait pour un fils unique et ils le pleureront comme on pleure un premier-né (Za 12:10b).

La liturgie de la fête du Christ-Roi s’inspire aussi de Zacharie :

Il proclamera la paix pour les nations. Sa domination ira de la mer à la mer et du Fleuve aux extrémités de la terre (Za 9:10).

La première partie du livre de Zacharie (1-8) est dans un style assez original, avec des oracles datés et attribués à Zacharie.

La deuxième partie présente d’autres oracles, sans dates, sur le pasteur, le troupeau, la Jérusalem renouvelée.

Saint Zacharie, prophète, est mentionné au Martyrologe romain le 6 septembre ; en Orient, au 8 février ou au 16 mai.


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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:00

 

Onésiphore

Ier siècle

 

Onésiphoros est mentionné par saint Paul dans sa seconde lettre à Timothée. Vers 66, Paul est enchaîné à Rome : son martyre est proche et il écrit à Timothée qui se trouve à Éphèse : 

Que le Seigneur fasse miséricorde à la maison d’Onésiphore, car il m’a souvent réconforté et n’a pas eu honte de mes chaînes. Au contraire, dès sa venue à Rome, il n’a pas eu de repos qu’il ne m’ait découvert. Que le Seigneur Dieu lui donne de trouver miséricorde auprès du Seigneur Jésus lors de son grand jugement. Et tous les services qu’il m’a rendus à Éphèse ! tu les connais mieux que personne (2Tm 1:16-18).

Dans la salutation finale de la même épître, Paul mentionne encore cette chère famille : 

Salue Prisca et Aquilas, ainsi que la maison d’Onésiphore (2Tm 4:19).

Par là nous voyons qu’Onésiphore pouvait être un chrétien d’Éphèse, qui s’était mis corps et âme au service de l’Église, et de saint Paul. 

En Orient, Onésiphore est devenu un des soixante-dix disciples du Seigneur, et même successivement évêque à Kolophonia (Îles Ioniennes). 

Saint Onésiphore est mentionné au Martyrologe le 6 septembre.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 23:00

Eleutherius de Spolète

6e siècle

 

On ne connaît rien, à proprement parler, de la vie de ce Personnage. S.Grégoire le Grand (v. 12 mars) loue sa sainteté, pleine de simplicité et de force d’âme.

Grégoire l’avait connu à Rome, au monastère bénédictin où ils furent confrères. Puis Eleutherius fut abbé du monastère Saint-Marc de Spolète.

Ses disciples racontaient qu’en priant il avait fait lever un mort. Grégoire ajoute : C’était un homme d’une telle simplicité et componction ! Nul doute que des larmes sorties d’une ame si humble et si simple ne pussent obtenir beaucoup de Dieu.

Grégoire raconte un autre miracle, qu’il avait entendu raconter de la bouche-même d’Eleutherius. Etant en voyage, ce dernier demanda un soir l’hospitalité à un couvent de religieuses. Or, il y avait là un enfant que le diable agitait chaque nuit. Les religieuses demandèrent à l’Abbé de le garder près de lui, dans l’espoir qu’il le délivrerait du Malin. L’enfant sembla tout-à-fait guéri et suivit Eleutherius à son monastère. Eleutherius, pris par un petit sentiment présomptueux, dit à ses Frères : Voyez, le diable se jouait de ces sœurs, mais maintenant qu’on a eu recours aux serviteurs de Dieu, il n’a pas osé s’approcher de l’enfant. Et voilà que le diable reprit l’enfant. Eleutherius supplia alors les Frères de jeûner avec lui, jusqu’à la délivrance définitive de l’enfant. Et Grégoire de commenter : Eleutherius, ayant été un peu tenté par l’orgueil, ne chassa le Démon qu’en s’y faisant aider par les Frères.

Grégoire ajoute aussi comment à Rome le même Eleutherius l’avait guéri un samedi saint de grandes douleurs à l’abdomen.

Saint Eleutherius de Spolète est maintenant commémoré le 6 septembre dans le Martyrologe Romain.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 23:00

Florent Dumontet de Cardaillac

1749-1794

 

Il était né le 8 février 1749, à Saint-Médard (Haute-Vienne).

Prêtre, chanoine et vicaire général du diocèse de Castres.

Il était l’aumônier de Monsieur (frère de Louis XVI et futur Louis XVIII) et de la Comtesse de Provence.

Cet humble prêtre, petit de taille mais haut en mérites, après avoir passé plusieurs années à la cour, s’en éloigna avant même la Révolution. Il savait, par sa vivacité et sa délicatesse, réconcilier les mondains avec la dévotion. Il était plein d’esprit, ingénieux, courageux, zélé et charitable tout à la fois.

Rempli d’affection pour sa sainte et vénérable mère, il s’était efforcé, pour rester auprès d’elle, de ne pas s’exposer et d’éviter ainsi la déportation, mais il fut pris dans le filet des révolutionnaires  et «entassé» à bord du navire négrier Deux-Associés (aux pontons de Rochefort).

Sa charité naturelle le poussa à assister avec un zèle tout fraternel ses Confrères plus malades que lui, leur fournissant tout ce qu’il pouvait de bouillons et tisanes, et même de médicaments, qu’il se procurait discrètement à prix d’or, ayant réussi à dissimuler un petit magot, dont il se servait ainsi pour exercer la charité.

Il complétait tout cela par ses exhortations profondes et fortifiantes, autant que fraternelles.

Unanimement regretté, il mourut le 5 septembre 1794.

Il fut béatifié en 1995.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 23:00

Raïssa

4e siècle

 

Cette jeune fille qu’on avait présentée comme une des quatre filles de l’apôtre Philippe, s’est révélée être la fille d’un prêtre païen de Tamieh, dans le désert de Libye.

Elle avait vingt ans au moment de la persécution de Dioclétien (304).

Croisant un cortège de chrétiens prisonniers, qu’on conduisait à Alexandrie au milieu de mille douleurs et mille insultes, pour ensuite les y mettre à mort, elle protesta et voulut se joindre au groupe.

N’étant pas prévue dans la procédure, elle fut d’abord repoussée, mais elle persévéra dans son intention ; elle était si déterminée, qu’elle blasphémait contre tous les dieux païens, responsables de tant d’iniquités.

Les bourreaux furent convaincus de la «garder», et lui firent subir la décapitation.

 

Sainte Raïssa aurait été martyrisée le 5 septembre 304, mais ne se trouve pas dans les Martyrologes. Son nom est fréquemment donné en Russie.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 23:00

Romulus de Rome

1er siècle

 

Ce saint romain aurait été l’intendant du palais de Trajan.

Devant la cruauté de l’empereur pour les Chrétiens, il aurait vivement protesté, se méritant par là d’être copieusement battu de verges, puis décapité.

Le récit qu’on a de sa Passio n’ayant pas donné suffisamment de preuves historiques, le courageux Martyr n’a pas été retenu dans l’édition actuelle du Martyrologe.

Il était précédemment mentionné au 5 septembre.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 23:00

Phêrô Nguyễn Văn Tự

1796-1838

 

Né vers 1796 à Ninh Cường (Nam Ɖịnh, Vietnam), Phêrô (Pierre) entra dans l’Ordre dominicain et fut ordonné prêtre en 1826.

C’est grâce à un catéchiste témoin oculaire, qu’on connaît les actes de ce Martyr.

Le 29 juin 1838, jour de la fête de saint Pierre, un mandarin militaire, à la tête d’une troupe, cerna le village où le Dominicain était caché ; averti à temps, il eut le temps de s’enfuir avec son catéchiste, Ɖaminh Bùi Văn Úy, dans un village voisin ; mais il fut dénoncé et arrêté. 

A peu près à la même époque furent pris cinq chrétiens : un catéchiste très dévoué au père Tự, Phanxicô Xaviê Hà Trọng Mậu, qui avait la garde d’un presbytère proche de Ɖuc Trai ; un vieillard de soixante-dix ans, Giuse Hoàng Lưong Cảnh, tertiaire dominicain ; deux journaliers, Augustinô Mới et Stêphanô Nguyễn Văn Vinh ; et un jeune père de famille de vingt-sept ans, Tôma Nguyễn Văn Ɖệ.

Tous comparurent ensemble et on les pressa de fouler aux pieds le crucifix, conformément aux instructions royales ; le refus fut énergique et accompagné d’un enseignement sur la signification de la Croix et sur la doctrine chrétienne. La sentence qui fut prononcée contre les sept compagnons était ainsi rédigée : 

Bien que le christianisme ait été plusieurs fois proscrit, les docteurs européens continuent à rester dans ce royaume et à l’infester de leurs erreurs. Le peuple, dans son ignorance, se laisse prendre à leurs artifices, adopte tous leurs mensonges comme des vérités, et s’y attache si fortement que c’est merveille lorsqu’on voit un chrétien abandonner sa religion. Les missionnaires sont l’objet d’un grand dévouement de la part de ceux qu’ils ont trompés ; on les cache au mépris de la loi qui les condamne ; il n’est pas de peine qu’on ne se donne pour mettre leurs vies à l’abri des dangers. Nous pensons que des châtiments sévères pourront seuls apporter un remède à ce désordre et faire rentrer les chrétiens dans le devoir. 

C’est pourquoi nous condamnons Văn Tự et Hoàng Cảnh à être étranglés ; Úy et Mới, serviteurs de Văn Tự, à recevoir cent coups, après quoi ils seront exilés à mille lieues de leur pays dans la province de Binh-Ɖinh pour y être occupés aux travaux forcés. La même peine est prononcée contre Ɖệ, Vinh et Mới, pour les punir de leur incorrigible attachement à la loi chrétienne.

La formulation de la sentence est révélatrice, et même a posteriori un éloge des Chrétiens vietnamiens. Certes, il y eut des défaillances, mais aussi des Martyrs héroïques, jusqu’au bout.

La sentence devait être approuvée par le roi, qui désirait surtout des apostasies, plutôt que de faire des martyrs. Il y eut donc un second procès, plus long, à partir du 9 août. En-dehors des séances, les prisonniers furent durement maltraités dans leur prison.

Le 27, une nouvelle sentence fut prononcée, assez semblable à la première, mais que le roi cassa, ordonnant la décapitation immédiate du prêtre et du vieux catéchiste, et la mort sur le gibet des autres prisonniers après une détention dont la durée n’était pas spécifiée (elle devait durer jusqu’en décembre de l’année suivante).

Le jour de son exécution, le père Phêrô revêtit l’habit de son Ordre ; au mandarin qui lui en demandait la signification, il répondit : Ce vêtement blanc est l’habit de notre Ordre ; sa blancheur est le symbole de la pureté qu’un chrétien préfère à tous les trésors ; ceci est la croix que je vénère ; puisque je donne ma vie pour n’avoir pas voulu la profaner, je demande à la tenir dans mes bras jusqu’à mon dernier soupir.

Le père Phêrô Nguyễn Văn Tự reçut la couronne du martyre le 5 septembre 1838 à Bắc Ninh Tai (Vietnam), ainsi que le catéchiste Giuse ; tous les autres, le 19 décembre 1839.

Ils ont été béatifiés en 1900 et canonisés en 1988.

Une fête liturgique célèbre l’ensemble des Martyrs vietnamiens, le 24 novembre.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 23:00

Giuse Hoàng Lưong Cảnh

1763-1838

 

Né vers 1763 à Làng Văn (Bắc Giang, Vietnam), Giuse (Joseph) était un laïc, du Tiers-Ordre dominicain et catéchiste.

Sur les circonstances de son arrestation et de sa condamnation, on lira avec profit la notice de Phêrô Nguyễn Văn Tự, martyrisé le même jour.

Giuse reçut la couronne du martyre le 5 septembre 1838 à Bắc Ninh Tai (Vietnam).

Il a été béatifié en 1900 et canonisé en 1988.

Une fête liturgique célèbre l’ensemble des Martyrs vietnamiens, le 24 novembre.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 23:00

 

Anjezë Gonxhe Bojaxhiu

1910-1997

 

Anjezë (Agnès) naît en Albanie le 26 août 1910, à Skopje, de parents commerçants et catholiques. Elle a une sœur et un frère aînés : Age et Lazare.

Son père, Kol (Nikola), gère plusieurs entreprises en bâtiment, vend des produits pharmaceutiques. Il est de la région nord de l’Albanie. Fait relativement rare pour une région sous l’influence ottomane, Kol tient à ce que ses enfants fréquentent l’école ; à la maison, ils aident aux travaux domestiques et reçoivent leur éducation religieuse de leur mère.

Celle-ci, qui se nomme Drâne, leur montre l’exemple de la charité chrétienne. Son mot d’ordre est : Quand vous faites du bien, faites-le comme une pierre que vous jetez à la mer, claire réminiscence de l’Évangile, quand Jésus-Christ donne ce conseil : Quand tu fais l’aumône, que ta gauche ignore ce que fait ta droite (Mt 6:3). Les pauvres trouvent leur place à la table familiale. Drâne recommandera à Agnès : Ma fille, n’accepte jamais une bouchée qui ne soit partagée avec d’autres.

Agnès fait sa première communion à cinq ans et demi, et reçoit la confirmation à six ans.

Au lendemain de la pénible Guerre mondiale, le père d’Agnès meurt d’un malaise en 1919 ; les entreprises font faillite, Drâne doit ouvrir un atelier de couture pour subvenir aux besoins de la famille. Mais la foi reste forte : tous participent activement à la vie paroissiale (veillées de prières, offices, chorale). Agnès est soprano à la chorale, elle joue au théâtre, elle apprend la mandoline.

Vers douze ans, Agnès ressent l’attirance pour la vie religieuse, mais hésite plusieurs années, car si elle aime la solitude, elle n’a pas une bonne santé et est sujette à des rhumes chroniques.

Par le père jésuite Franjo Jambrekovic, elle s’intéresse aux missions. Après un pèlerinage au sanctuaire marial de Letnice, elle se décide pour la vie consacrée. 

Sa mère accepte volontiers (tandis que le frère, Lazare, trouve cela du “gâchis”).

Agnès quitte l’Albanie en 1928 et rejoint à Dublin (Irlande) les Sœurs de Notre-Dame de Lorette, chez qui elle apprend l’anglais ; en fin d’année, elle rejoint l’Inde pour faire son noviciat.

La pauvreté locale l’effraie : Si les gens de nos pays voyaient ces spectacles, ils cesseraient de se plaindre de leurs petits ennuis, écrit-elle à un journal de son village.

Elle fait son postulat et son noviciat à Darjeeling. En 1931, elles fait ses vœux temporaires et prend alors le nom de Mary-Teresa, pour se mettre sous le patronage de Thérèse de Lisieux, canonisée récemment et proclamée patronne des missions.

Elle travaille quelques mois dans un dispensaire au Bengale, puis devient enseignante à Calcutta de 1931 à 1937. Elle a des classes de trois-cents enfants, qui ont tôt fait de l’appeler Ma, Mère.

En 1937, elle prononce ses vœux définitifs.

Elle est directrice à l’école Sainte-Marie de Calcutta, réservée aux classes sociales supérieures. Mais elle fréquente les bidonvilles, cherchant à consoler les plus démunis.

En 1946, elle perçoit comme un appel céleste très clair : elle doit sortir de son couvent pour aller vivre au milieu des pauvres. C’est le 10 septembre 1946.

Elle tombe malade et reçoit des soins pour un début de tuberculose. Elle médite et mûrit son appel. L’évêque demande à Rome l’autorisation de l’exclaustration pour Mary-Teresa : cette autorisation est accordée par Pie XII, pour un an.

Elle se confectionne un sari bleu et blanc et se sépare avec difficulté de ses Consœurs, avec cinq roupies en poche.

Elle reçoit une formation d’infirmière à Patna, revient quatre mois après et loge chez les Petites Sœurs des Pauvres.

Elle commence à donner des leçons dans la rue, dès le 21 décembre 1948 ; dix jours plus tard, ils sont plus de cinquante. Elle cherche un local, elle leur explique ce qu’est un savon, et à quoi ça sert. Elle ouvre une école dans un bidonville. 

Elle préfère ne pas dépendre non plus des Petites Sœurs des Pauvres : elle trouve un logement de fortune, prie et fait de l’enseignement, elle mendie.

Dès 1949, d’anciennes élèves la rejoignent. L’évêque prolonge l’autorisation de l’exclaustration. Les vocations arrivent, à qui Teresa demande d’achever leurs études supérieures. Elle écrit une première Règle pour les “Missionnaires de la Charité”, nouvelle congrégation qui voit sa naissance officielle le 7 octobre 1950, jour de la fête de Notre-Dame du Rosaire.

Ne pouvant faire admettre à l’hôpital un mourant qui s’éteint dans ses bras, elle obtient un local pour assister les plus pauvres mourants : Nirmal Hriday, Maison au cœur pur, Foyer pour mourants abandonnés. Cette présence semble faire concurrence au proche temple hindou de Kaligat, une émeute éclate, mais la police protège Teresa ; peu après, un tuberculeux, rejeté comme intouchable, est recueilli par les Sœurs, ce qui conduira à établir de meilleures relations avec les hindous.

Une maison est achetée, où les religieuses doivent vivre dans l’extrême pauvreté ; Teresa refuse même l’aide du Vatican.

Un jour, Teresa découvre un malheureux enfant, dévoré par un chien. Elle ouvre alors un orphelinat le 24 novembre 1955 : Nirmala Sishu Bavan. 

Toute sa vie, Teresa militera pour la Vie et s’opposera à l’avortement. Lors de la remise du Prix Nobel de la Paix, elle déclarera que le monde ne connaîtra pas la paix, tant qu’on y permettra l’avortement. Elle cherche à éduquer les femmes à la contraception naturelle, et à faire adopter les enfants des femmes qui, sinon, voudraient avorter.

La charité des Sœurs se tournera bientôt vers les lépreux, exclus du fait de la croyance au mauvais karma. Teresa envoie des ambulances pour soigner les lépreux là où ils sont.

Mère Teresa s’adjoint les Coopérateurs souffrants, personnes malades qui s’unissent dans la prière aux missionnaires de la Charité.

L’aide arrivera peu à peu : du Premier Ministre du Bengale, des laïcs aussi. Teresa est invitée à la BBC.

Dès 1959, c’est l’expansion en-dehors de Calcutta : Ranchi, New Dehli (en présence du premier ministre Nehru), Jansi, Agâ, Asansal, Bombay, où une polémique s’enflamme contre Teresa, parce qu’elle y avait ouvertement critiqué l’extrême pauvreté qui y régnait. Mais en 1962, le président indien la décore de la Padma Shri pour toute son œuvre.

En 1963, l’hôpital pour lépreux de Calcutta est détruit, et Teresa veut en construire un à Asansol. Le pape Paul VI, en visite en 1965, lui offrira sa limousine… qu’elle mettra aux enchères pour financer la construction.

La même année 1963 voit la fondation de la branche masculine des Missionnaires de la charité, approuvés en 1967. Ils s’implanteront en Amérique latine à la demande de Paul VI.

Les religieuses, elles, s’implantent en Haïti, aux Philippines, au Yémen, au Bengladesh, en Tanzanie, dans les pays de l’ancienne URSS, à Rome. Dans le Yémen musulman, Mère Teresa est invitée par le Premier Ministre lui-même à ouvrir des cours de couture et à s’occuper de lépreux. On la surnomme Mère sans frontière.

En 1969, la congrégation est reconnue de droit pontifical. Ouverture d’une maison à New York et d’un noviciat à Londres.

1976 : fondation de la branche des contemplatives, les Sœurs du Verbe, qui consacrent leur temps à la prière pour les pauvres. Première maison à New York.

Teresa reçoit le prix Balzan en 1978, le prix Nobel de la paix en 1979, la médaille de la Liberté en 1985, des mains du président Ronald Reagan. D’autres reconnaissances suivront aussi.

Mère Teresa intervient partout où la charité la conduit, à Beyrouth, à Bhopal, à New York, en Albanie, son pays natal… C’est à New York qu’elle ouvre le premier foyer pour victimes du sida.

Un premier arrêt cardiaque en 1989 n’empêche pas qu’on la réélit supérieure, un deuxième arrêt cardiaque en décembre 1991, et une tumeur à l’estomac auront raison de cette personne à la santé “fragile”, qui s’éteint le 5 septembre 1997, à Calcutta où elle était revenue.

Cette géante de la Charité connut une très longue nuit de la foi, dans l’aridité de la solitude, de l’inquiétude, du manque de consolation intérieure. C’est là qu’on mesure tout le mérite de sa persévérance. Mère Teresa est ainsi une grande mystique, au même titre que Thérèse d’Avila ou que Jean de la Croix.

Les musulmans bengali l’appellent Zinda Pir (Sainte Vivante), le Dalaï-Lama l’avait en profond respect.

A la mort de Mère Teresa, les religieuses sont près de quatre-mille, avec plus de six-cents maisons dans cent-vingt-trois pays.

Mère Teresa fut béatifiée en 2003, avec une exception aux lois de l’Église qui d’ordinaire attend une vingtaine d’années pour béatifier. L'année 2016 verra sa canonisation.

Elle est inscrite au 5 septembre dans le Martyrologe romain.

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 23:32

Baltasar Mariano Muñoz Martínez

1912-1936

 

Il vit le jour le 7 décembre 1912 à Santa Cruz (Llano de Brujas, Murcia, Espagne), dernier des six enfants de Antonio et Josefa, qui le firent baptiser le lendemain de sa naissance. 

La sœur de Baltasar, Isabel, fut abbesse des Justiniennes à Murcia.

Encore tout petit, il fut orphelin de ses bons parents, de sorte que son frère aîné Antonio, qui avait quinze ans, s’occupa de lui. Quand il se maria, il prit Baltasar chez lui.

Il grandit ainsi avec piété, fidèle au chapelet quotidien, fréquentant l’école du village et gardant le troupeau.

En 1920, il reçut la Première communion et la Confirmation.

En 1926, il entra au collège franciscain de Cehegín.

En 1930, il entra au noviciat des Frères Mineurs franciscains à Las Huertas de Lorca, et prit le nom de Buenaventura.

Une première épreuve intervint en 1931, quand, à cause des soulèvements républicains, il dut partir quelques semaines dans sa famille. Rentré à Lorca, il fit la première profession en septembre 1931.

Il commença alors les années de philosophie à Santo Ángel et, en 1934, commença celles de théologie à Orihuela.

En janvier 1935, il fit la profession solennelle

Le 24 juillet 1936, il quitta à nouveau le couvent, cette fois-ci définitivement, pour se réfugier dans sa famille, mais changeant continuellement d’endroit.

Le 4 septembre 1936 vers deux ou trois heures du matin, des miliciens vinrent l’arrêter, comme ils avaient déjà arrêtés ses frères Antonio et Ginés ainsi que le prêtre don Pedro Sánchez et ses deux frères. Ils relâchèrent Antonio, Ginés et un des frères de don Pedro. 

On conduisit Buenaventura à quelques centaines de mètres de là, où se trouvaient déjà don Pedro et son frère. On les embarqua tous les trois en camion, direction El Esparragal, au lieu-dit Cuello de la Tinaja.

Là, se trouvaient quelque sept miliciens, armés, prêts à tirer. On aligna les trois victimes, Buenaventura au centre.

Une première décharge blessa gravement les trois prisonniers. Tombés à terre, ils reçurent encore des coups, qui achevèrent don Pedro et Frère Buenaventura, mais Fulgencio, le frère du prêtre, survécut miraculeusement, et c’est à lui qu’on doit ces témoignages.

Frère Buenaventura fut béatifié en 2013, ainsi que Don Pedro.

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