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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:15

Józef Mazurek

1891-1944

 

Józef Mazurek naquit le 1er mars 1891 près de Baranowka en Pologne orientale qui était alors sous administration autrichienne. Il entra chez les Carmes déchaux et fit la connaissance, au séminaire des Carmes de Wadowice, du futur saint Rafael Kalinowski (voir au 15 novembre). En 1908, il reçut l'habit religieux et le nom d'Alfons Maria du Saint-Esprit. Il poursuivit ses études de philosophie et de théologie à Wadowice, puis à Vienne. C'est dans la capitale impériale en pleine guerre qu'il fut ordonné prêtre en juillet 1916.

Jusqu'en 1930, dans la nouvelle Pologne indépendante, il fut professeur au petit séminaire de Wadowice, où ses dons d'organisateur et d'éducateur furent remarqués. Il réussit à faire donner au séminaire les mêmes droits qu’aux écoles privées et mêmes statales, avec reconnaissance du baccalauréat. En une décennie, 50 élèves de l'internat entrèrent au noviciat ! Il fut alors élu prieur du couvent de Czerna.

Sa vie était empreinte de foi profonde, et il pensait passer son existence dans ce couvent... Il raviva la flamme spirituelle de sa communauté, prêcha à l'église conventuelle qui se trouvait dans un bois relativement éloigné du village. Il avait une conscience claire de la célébration de l'Eucharistie. Il célébrait la messe avec une profonde dignité et un recueillement intense. Il puisait ses forces dans l'oraison solitaire devant le Saint-Sacrement.

Lorsque la région fut occupée par l'armée allemande, et intégrée au Gouvernement Général, il ne se laissa pas intimider par les vexations des autorités locales allemandes. Il accueillit de jeunes aspirants carmes, donna refuge à des personnes déplacées de Silésie. Il avait toujours dans ces moments une grande dévotion envers le Sacré-Coeur de Jésus.

En août 1944, alors que la situation sur le terrain militaire - notamment en URSS - devenait défavorable aux Allemands, les occupants multiplièrent les faits d'hostilité envers la population civile. Ainsi, lors d'un promenade en communauté, le jeune novice François Powiertowski fut tué d'un coup de fusil par un soldat allemand. Quatre jours après ce meutre, le chef de la Kommandantur ordonna aux religieux de construire des tranchées de défense au village de Rudawa qui se situait à des dizaines de kilomètres du couvent. Mais le Père Alphonse-Marie fut séparé de la communauté et torturé, car on le soupçonnait de détenir des informations sur la résistance. En vérité, il s'agissait d'éliminer un Chrétien au charisme trop important pour la jeunesse locale...

Finalement, dans la panique générale, il fut fusillé à Nawojowa Góra près de Rudawa (Pologne), ce 28 août, veille du martyre de saint Jean-Baptiste auquel il était si dévôt.

On retrouva ces lignes dans ses écrits : Dans l'affliction, les tribulations et les angoisses, ainsi que dans les tentations, je trouverai toujours mon refuge auprès de Marie, ma Mère très aimée. Je lui offre toute ma personne et toute chose. Avec elle je veux rester fidèlement au pied de la Croix de Jésus.

Il fut béatifié par Jean-Paul II le 13 juin 1999 à Varsovie. Le Pape Jean-Paul II, lorsqu'il était jeune homme, avait pu trouver des forces spirituelles auprès du Père Alphonse-Marie qu'il rencontra personnellement. Il déclara à la cérémonie de béatification que c'était une grande grâce pour lui-même et pour l'Eglise de l'ajouter à la liste des bienheureux.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:13

Agustín Bermejo Miranda

1904-1936

 

Né le 10 avril 1904 à Puerto Castilla, de Adolfo et Eulogia, Agustín fut baptisé le 13 suivant.

Il entra en 1915 au Petit séminaire d’Ávila, y reçut la confirmation en 1919, passa au Grand séminaire et fut ordonné prêtre en 1926.

Il fut d’abord envoyé à Horcajo de la Ribera, mais pour peu de temps, car il dut partir au service militaire, comme aumônier des troupes espagnoles en Afrique (1927-1929).

Au retour, il fut nommé à El Mirón (1929), San Juan de la Nava (1930), Arévalo, Parrillas, Bohoyo enfin où il restera de 1932 à 1935. Sa dernière paroisse sera Hoyo de Pinares, où il arriva avec sa vieille maman, le 27 avril 1935. 

Parmi ses nombreux soucis, il chercha à rapprocher de l’Eglise ses propres «ennemis» de gauche, qui étaient contaminés par les idées de la proche Madrid.

Le 19 juillet 1936, l’église paroissiale fut occupée et transformée en dépôt de vivres, tandis que le curé et sa maman furent confinés dans le presbytère. Des fidèles proposèrent au prêtre de fuir à Madrid, mais don Agustín, en bon pasteur, ne voulait abandonner ni sa mère ni ses fidèles. Ces derniers leur apportèrent leur soutien, des repas, des nouvelles.

Bien vite, don Agustín apprit avec douleur l’assassinat de deux curés voisins, les 23 et 24 juillet ; pendant un mois, il passera avec sa mère des journées de prière et d’angoisse.

Le 28 août vers sept heures du matin, arrivèrent quatre miliciens armés. La maman leur ouvrit, sachant bien ce qui allait se produire. Le prêtre se présenta tout de suite. Mère et fils s’embrassèrent  longuement, sous l’œil moqueur des miliciens, dont l’un traita même le prêtre de lâche. Don Agustín lui rétorqua doucement : Embrasser sa mère pour la dernière fois n’est pas un acte de lâcheté, mais de bon fils, d’homme fier.

La vieille dame tomba à terre, on ne sait si ce fut à cause d’un coup reçu ou par perte de connaissance. Les miliciens emmenèrent le prêtre dans leur voiture.

On prit la route de Cebreros, jusqu’au lieu-dit El Barraco, après le pont de la Gaznata. Le jeune curé fut abattu vers midi, ce 28 août 1936. 

D’après le propre témoignage de certains miliciens, ils cherchèrent inutilement à fermer le poing du prêtre pour faire le signe communiste ; ils dirent que le prêtre était mort très courageusement. 

Le corps resta d’abord sans sépulture, puis les miliciens voulurent le brûler. Ensuite on enterra ce qui en restait.

Les miliciens choisirent exprès la fête patronale de saint Michel, le 29 septembre, pour profaner l’église. L’église elle-même ne souffrit pas trop ; on profana les ornements sacrés ainsi que les saintes images de saint Roch et saint Sébastien ; quelques objets plus précieux disparurent ; de la chaire, les républicains «prêchèrent» leurs idées marxistes.

Don Agustín Bermejo Miranda fut béatifié en 2013.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:12

Francisco de Paula López Navarrete

1892-1936

 

Il naquit le 2 mars 1892 à Villanueva del Arzobispo (Jaén, Espagne), de Andrés et María, qui lui donnèrent au baptême le nom de saint Francesco di Paula (voir au 2 avril : on pourrait vraisemblablement se demander si l’enfant ne serait pas né plutôt le 2 avril à moins que le baptême ait eu lieu le 2 avril, ce qui, pour l’époque, semble bien tardif). 

Le petit Paquito grandit, avec son petit frère Enrique, dans ce foyer chrétien, qui possédait quelques terres et, plus tard, une petite quincaillerie.

Veuf dès 1894, le papa se remaria et eut deux filles.

Francisco s’habitua à s’abandonner à la Mère céleste, en remplacement de la maman de la terre. Il se rendait souvent au sanctuaire marial proche, Notre-Dame de Fuensanta.

A huit ans, il fut envoyé étudier à Úbeda, où vivaient des parents et où il étudia sous la paternelle vigilance d’un bon prêtre.

Bientôt, il voulut aller convertir les hérétiques, et entra au séminaire de Baeza en 1905. Malgré sa bonne corpulence, il tomba malade plusieurs fois, de sorte que ses résultats ne furent pas toujours à la hauteur de ses qualités intellectuelles et spirituelles.

En 1916 il fut ordonné prêtre à Cordoue, car l’évêque de Jaén était souffrant ; il se trouva que dans la même cérémonie furent ordonnés prêtres cinq autres séminaristes qui seraient bientôt martyrisés dans les mêmes circonstances que Francisco.

Sa première nomination fut pour Beas de Segura et Cañada Catena, proches de son pays natal. En 1926, il fut nommé à Villanueva même et, en 1933, à Orcera comme archiprêtre.

Il fonda l’Action Catholique, développa la bonne presse, restaura des sanctuaires abandonnés. Il se choisit les douze personnes les plus pauvres de la paroisse, pour les recevoir personnellement à Noël, à Pâques et aux grandes fêtes.

L’année 1936, fatigué, il vint passer quelques jours dans sa famille le 13 juillet. Les événements des jours suivants firent qu’on l’obligea à rester là. Il célébra encore la Messe chez les Religieuses du Christ-Roi.

Ce fut d’abord son père qui fut arrêté ; le tour du prêtre arriva le 28 août 1936. Il y avait beaucoup de délits à lui reprocher : les nombreux crucifix et saintes images accrochés aux murs de la maison, sa soutane, et surtout le fait qu’il était prêtre. Arrêté à midi, il refusa catégoriquement de profaner ces saintes images et ajouta : Faites de moi ce que vous voulez que je fasse pour les saintes images. 

On l’emmena en camion, tel qu’il était, en pantoufles, sans lui permettre d’enfiler sa soutane, encore moins d’avaler son repas, disant à la famille qu’il allait revenir dans un moment.

Le «petit moment» consista à sortir de Villanueva, prendre la route Cordoue-Valencia vers Beas de Segura et s’arrêter au milieu des oliviers près de la voie ferrée. A l’entrée d’un tunnel, ils fusillèrent le prêtre, l’arrosèrent d’essence et, comme il respirait encore, le mirent quasi en morceaux.

Des témoins affirmèrent plutôt qu’une fois arrivé à l’endroit en question, il se leva et bénit ses bourreaux, puis qu’on commença par l’arroser d’essence pour le brûler vif, mais les bourreaux ne réussirent pas à allumer le feu, de sorte que leur chef les menaça de son arme : Si vous ne me le tuez pas, c’est moi qui le tue. Ils tirèrent, tandis qu’il avait les bras en croix et criait Vive le Christ Roi. Puis ils lui coupèrent les bras, les jambes, et la tête.

Don Francisco de Paula López Navarrete fut béatifié en 2013.

 

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:11

Arturo Ros Montalt

1901-1936

 

Arturo Ros Montalt naquit le 26 octobre 1901 à Vinalesa (Valencia, Espagne), d’une modeste famille chrétienne dont il était l’aîné.

Il travailla à l’usine de jute.

De son mariage avec María Llopis Sirer en 1927, il eut six enfants : María, Vicenta, Arturo, Amparo, Francisco et Honorato, ce dernier fils posthume et futur prêtre.

Ce chrétien fidèle suivait en tout les conseils de son directeur spirituel, fonda l’Action Catholique dans son pays ainsi qu’un syndicat chrétien, et refusa énergiquement d’appartenir à des formations de gauche. Il fut élu de 1933 à 1935 au Conseil municipal, où même ses «adversaires» reconnaissaient son entière probité.

Quand la Gauche supprima l’enseignement religieux, il fit tout pour fonder dans son pays une école catholique.

Tout cela en faisait un ami de l’Eglise, et un ennemi de la milice républicaine.

Vers la fin du mois d’août 1936, on l’arrêta et on lui infligea toute une série de mauvais traitements.

Le 28 août 1936 au matin, on l’appela avec une dizaine d’autres prisonniers pour monter dans un car ; il dit à ses compagnons : Préparons-nous à recevoir le baptême de sang.

Sur la route de Moncada, on abattit d’abord tous les autres devant Arturo. Lui, on le jeta vivant dans un four à chaux, où son corps disparut entièrement.

Arturo Ros Montalt fut béatifié en 2001.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:10

Juan Bautista Faubel Cano

1889-1936

 

Juan Bautista naquit le 3 janvier 1889 à Liria (Valencia, Espagne), d’une famille chrétienne.

Il apprit de son père la pyrotechnique et continua des études de façon privée. Dans la région, il avait la réputation du meilleur pyrotechnicien ; il fut même récompensé à Valencia et Saragosse.

De son mariage avec Patrocinio Beatriz, il eut trois enfants : Patrocinio, Josefina et Juan Bautista.

Ce chrétien voulut vivre l’Evangile de façon totale et chercha en tout l’intégrité morale. Il recevait l’Eucharistie chaque jour, méditait, priait le chapelet en famille, et vénérait le Sacré-Cœur.

Il fit partie d’associations chrétiennes dès sa jeunesse : Action Catholique, confraternités diverses, Adoration Nocturne.

Il fut aussi président de la Droite, dont il orienta une section vers le secours des pauvres.

Contre la législation opposée à l’enseignement religieux, il fonda des écoles catholiques.

Tout cela en faisait un ami de l’Eglise, et un ennemi de la milice républicaine.

Lors de la révolution de juillet 1936, l’église partit en flammes et Juan Bautista se précipita pour retirer le Saint-Sacrement et éviter la profanation. Des Religieuses trouvèrent un abri chez Juan Bautista. Un proche lui suggéra de dissimuler le Crucifix ; il refusa, expliquant que c’était le Maître de la maison. D’autres lui conseillaient de se cacher, mais il répondait que si Notre Seigneur avait besoin de (son) sang, il ne devait pas le lui refuser.

Le 6 août 1936, des miliciens armés vinrent de nuit pour l’arrêter. Il prit son crucifix et sortit. Les miliciens l’emmenèrent avec quelques autres à l’endroit appelé Els Olivarets, où ils le torturèrent avec des coups d’aiguille et en tirant pour le terroriser. Puis ils le mirent quelques jours dans la prison de Liria, et ensuite dans celle de San Miguel de los Reyes.

Sa famille put lui rendre visite ; il leur raconta avoir beaucoup souffert la nuit de son arrestation, par exemple on lui piquant le bout des doigts et d’autres parties du corps, sans entrer dans les détails.

La veille de sa mort, il remit un chèque à une personne de confiance, lui demandant de vite retirer tout son argent et de le donner aux siens avant sa mort, qui devait arriver le lendemain.

Le 28 août 1936 à une heure du matin, on l’appela avec d’autres prisonniers, dont deux prêtres et un député de gauche, qui durent monter dans un car escorté par trois voitures de miliciens rouges. Des témoins les entendirent crier Vive le Christ Roi.

Parvenus à la route de Liria à la Cañada, les prisonniers furent alignés et abattus. Juan Bautista tenait toujours son crucifix en main, comme il se l’était toujours promis.

Juan Bautista Faubel Cano fut béatifié en 2001.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:08

Miguel José Serra Ferrer

1713-1784

 

Miguel naquit le 24 novembre 1713 à Petra (Maiorque), de Antonio et Margherita.

Après l’école communale, il se rendit chez les Franciscains de Maiorque et fit la profession en 1731, avec le nom de Junipero (en souvenir du cher disciple de saint François d’Assise, Frère Ginepro).

Pendant les dix-huit années suivantes, il sera ordonné prêtre (1737), prêchera des missions (particulièrement suivies durant les périodes de carême) ; il enseignera la philosophie et la théologie à l’université Luliana.

En 1749, suivant une inspiration mystérieuse, il partit en mission pour l’Amérique, accompagné du frère Francisco Palòu, qui sera à ses côtés pendant toute sa vie.

Le bateau arriva à Porto Rico en octobre 1749, à Veracruz en décembre. A pied, il rejoignit Mexico, où l’accueillirent les Franciscains, qui étaient déjà installés dans la région.

Après quelques mois de préparation, Junipero partit évangéliser la Sierra Gorda. Arrivé à Jalpàn en juin 1750, il étudia la langue Pame auprès d’un gouverneur local et se mit à évangéliser les Indios dans leur langue, traduisant les prières et le catéchisme, et les aidant à travailler.

Ensemble, ils construisirent une église en pierre à Santiago di Jalpàn.

Il fut momentanément envoyé au Texas, pour remettre sur pied la mission détruite par les Apaches, mais à cause du danger, on le rappela au Mexique. Il fut gardien, maître des novices, prêcheur, de 1758 à 1767.

Cette année-là furent expulsés les Jésuites de la Basse-Californie, et leurs maisons passèrent aux Franciscains. Le père Junipero en fut nommé supérieur. Deux ans après, il fondait la nouvelle mission de San Diego.

En trois ans, il put fonder encore quatre autres missons dans la Haute-Californie, puis il fut contraint de revenir au Mexique, fondant encore d’autres missions.

En l’absence d’évêque, il reçut du pape l’autorisation de conférer le sacrement de Confirmation et on a retenu que les personnes confirmées furent cinq mille trois cent-neuf.

En 1782, après avoir fondé une ultime mission, il se retira dans celle de Monterey (Etats-Unis), avec son fidèle Palòu, auquel nous devons tous ces détails.

Durant les dix-sept années de ses missions en Californie, le père Junipero parcourut près de dix-mille kilomètres, sans compter les milliers d’autres par voie fluviale. C’est à ses missions que remonte la fondation des grandes villes américaines de San Francisco, San Diego, Los Ángeles, Ventura.

Actuellement, c’est sa statue qui représente l’état de Californie dans la salle du Congrès de Washington, et le point culminant de la chaîne de Californie porte son nom.

Le père Junipero mourut le 28 août 1784 et fut béatifié en 1988.

 

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Alejandro Iñiguez de Heredia Alzola

1877-1936

 

Alejandro vit le jour le 8 février 1877 à Dallo (Ávila, Espagne).

Il entra dans l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu et prit le nom de Mauricio.

Du 20 au 26 juillet 1936, les ennemis de l’Eglise saccagèrent à Barcelone tout ce qu’ils purent trouver de religieux, biens et personnes. Les Religieux étaient comme prisonniers dans leur propre couvent, mais on leur laissa un «sursis» et ils purent se disperser dans Barcelone chez des amis.

Dans les jours qui suivirent, quatre d’entre eux furent assassinés, dont le Frère Mauricio.

Il fut martyrisé le 28 août 1936 à Barcelone.

Son jeune frère Benito-Gaudencio venait d’être martyrisé le 1er août précédent à Valdemoro (Madrid).

Tous deux furent béatifiés en 2013.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Teresa Bracco

1924-1944

 

Fille de Giacomo et Angela Pera, Teresa naquit le 24 février 1924 à Santa Giulia (Dego, Savona, Italie), avant-dernière des sept enfants de ce beau foyer de paysans chrétiens.

Chaque jour, la maman ouvrait son livre de prières et les faisait répéter aux enfants ; le dimanche, le papa posait des questions aux plus grands, pour voir s’ils avaient bien suivi l’homélie du curé de la paroisse.

La petite n’avait que trois ans, en 1927, lorsque dans l’espace de trois jours, les parents perdirent leurs deux garçons de quinze et neuf ans, Luigi et Giovanni.

Après l’école primaire, elle s’occupa des besognes domestiques et des bêtes du troupeau. En gardant les bêtes, elle priait toujours son chapelet. Jamais elle ne manqua la Messe le matin, qui se célébrait très tôt à cette époque.

Elle n’avait que neuf ans quand elle vit dans le bulletin des Salésiens l’image de saint Domenico Savio avec sa devise : La mort, mais pas le péché ! Elle s’exclama résolument : Ça, c’est pour moi aussi !

Teresa devint une jeune fille très belle, mais ne fut jamais prise par la vanité ; sérieuse, réservée, elle fit dire à un jeune homme : Une fille comme ça, je n’en ai jamais vu, et je n’en reverrai jamais plus. 

En 1943, c’est la guerre ; en juillet 1944, les Partisans combattirent avec acharnement les Allemands, qui revinrent sur leurs pas le 24 juillet, pillant, brûlant, terrorisant. 

Le 28 août, alors que Teresa travaillait aux champs, les Allemands entrèrent dans le village de Santa Giulia. Teresa, l’apprenant, courut vers la maison, mais ils arrêtèrent sur leur passage toutes les femmes jeunes et s’emparèrent de trois jeunes filles, dont Teresa. C’était le début de son calvaire.

Un soldat l’attira dans le bois voisin ; elle s’échappa ; l’homme la rattrapa et, comme Teresa se débattait et se défendait vaillamment, il l’immobilisa en l’étranglant ; n’arrivant pas à ses fins, il lui tira une balle de révolver dans le cœur et, plein de rage, lui enfonça le crâne d’un coup de botte dans la tempe gauche.

Martyre de sa pureté, Teresa mourut le 28 août 1944 (le Martyrologe la mentionne le 29), et fut béatifiée en 1998.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Fernando Salinas Romeo

1883-1936

 

Voir aussi la notice : El Pueyo (Bénédictins martyrs à)

 

Fernando était né le 31 mai 1883 à Pozán de Vero (Huesca, Espagne), lendemain de la fête de saint Fernand, dont il porta le prénom.

Le pays de sa famille étant assez proche du monastère bénédictin de El Pueyo, il dut faire ses humanités au monastère.

Il fit ensuite le noviciat à Montserrat : c’est là qu’il professa et fut ordonné prêtre, en 1909.

On signalera ici que son frère aîné, Raimundo, fut bénédictin en Australie, puis aux Philippines comme abbé à Manille. Revenu en Espagne, il se retira à El Pueyo, où il mourut en 1943 après une brève maladie. Une cousine aussi a été abbesse bénédictine à Calatayud et Saragosse.

La «spécialité» du père Fernando fut l’histoire civile et religieuse de l’Aragon. Il fut pour cela aussi chargé de la bibliothèque, qu’il développa beaucoup. On y recensait bien vingt-cinq mille ouvrages. Même les anarchistes la respectèrent. Le père Fernando fut l’auteur de nombreux articles dans les encyclopédies et autres publications.

Pour chercher des sources d’eau, il s’ingénia à étudier la situation géologique du terrain, et même à utiliser les vertus du pendule, avec des résultats très positifs.

En juillet 1936, le père Fernando jugea possible d’aller se réfugier dans sa famille, qui était proche, mais un brave homme qu’il rencontra en chemin l’en dissuada totalement, car toutes les routes étaient très surveillées. Il revint donc sur ses pas et partagea les vicissitudes de sa communauté.

Il fut exécuté le 28 août 1936 à Barbastro, et fut béatifié en 2013.

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 23:00

Juan Antonio García Moreno

1896-1936

 

Juan Antonio vit le jour le 11 avril 1896 à Lucena (Cordoue, Espagne).

Après son service militaire, il entra en 1928 dans l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu et prit le nom de Raimundo.

Il exerça en diverses communautés : Santa Águeda, Madrid, Jerez de la Frontera, Ciempozuelos, enfin Málaga.

Malgré les instances de son père, il préféra demeurer auprès des malades.

Récemment opéré, il se reposait dans sa chambre, quand les miliciens vinrent le chercher.

Frère Raimundo fut martyrisé le 28 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

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