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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 19:58

María Josefa Alhama Valera

1893-1983

 

 María Josefa Alhama Valera naquit le 30 septembre 1893 à Vereda del Molino (Santomera, Murcia, Espagne), de parents aussi croyants que pauvres cultivateurs, qui eurent neuf enfants. 

Très tôt, elle fut placée chez un commerçant, dont les enfants eurent la bonté de lui enseigner à lire et à écrire (une autre source affirme que ce fut chez le curé, qui était assisté de deux bonnes Religieuses).

Elle avait vingt-deux ans lorsqu’elle entra chez les Filles du Calvaire, qui allaient bientôt fusionner avec les Religieuses Clarétines ou Filles Enseignantes de Marie Immaculée. María Josefa prit alors le nom de Madre Speranza de Jesús.

On l’envoya au couvent de Vélez Rubio, pour y enseigner aux petits enfants ; un an après, on l’envoya à Madrid chez les Clarétains.

Déjà on observait des choses surnaturelles dans la vie et le comportement de Madre Speranza et l’on voulait s’assurer qu’elles fussent réellement d’origine divine et non des fantaisies. Très vite le Saint-Office romain dut s’incliner devant l’évidence des faits. 

Madre Speranza était, entre autres, favorisée d'extases et ses collaborateurs assistèrent plus d'une fois à ses dialogues avec Dieu. Elle demandait pourtant à tous de ne pas la regarder dans ces moments là. Elle portait dans son corps les stigmates de la Passion du Christ. Elle avait le don de bilocation : elle aurait ainsi rendu visite au pape Pie XII au Vatican, mais pour le moment, le récit de cet événement n'a pas été publié par l'Eglise.

En 1930, M    adre Speranza fonda la Congrégation des Esclaves de l’Amour Miséricordieux, à Madrid, dont la mission devait être de s’occuper des pauvres et des enfants. Il y eut très vite d’autres maisons en différents points de l’Espagne.

En 1936, elle rejoignit l’Italie, où elle ouvrit d’autres maisons encore.

En 1951, à Collevalenza (Todi, Pérouse, Italie), elle donna naissance à la branche masculine de sa congrégation. Et c’est auprès de ces Fils de l’Amour Miséricordieux que vécut désormais Madre Speranza.

Bientôt s’élèvera là aussi le sanctuaire de l’Amour Miséricordieux, où affluèrent tant de pèlerins, venus recevoir de Madre Speranza conseils et consolations.

La prière de Madre Speranza aurait obtenu des centaines de miracles de son vivant. Tant de fois, surtout dans les restrictions de l'après-guerre, dans le quartier défavorisé de la Casilina, à Rome, elle a nourri les pauvres : les marmites ne se vidaient pas, le pain ne s'épuisait pas, l'huile ne manquait pas.

Sa vocation, c'était d'être un paratonnerre de l'humanité, une médiatrice de miséricorde.

Peu après l’attentat qui faillit lui coûter la vie, le pape Jean-Paul II s'est rendu à Collevalenza, le 22 novembre 1981, donc du vivant de Madre Speranza, et il a dit cette prière à l’Amour Miséricordieux :

"Amour Miséricordieux, ne nous fais pas défaut, nous t'en prions !

Amour Miséricordieux, ne te lasse jamais !

Sois constamment plus grand que tout le mal qui se trouve dans l'homme et dans le monde !

Sois plus grand que ce mal qui a grandi dans notre siècle et dans notre génération !

Sois le plus puissant, par la force du Roi Crucifié !

« Béni soit son Royaume qui vient ! »." 

Maintes fois, Madre Speranza tomba malade et inquiéta les médecins… qui furent les premiers ébahis de la voir guérir à chaque fois. Une seule maladie ne guérit pas : celle qui lui provoqua la cécité peu avant ses quatre-vingt-dix ans, et dont elle mourut, le 8 février 1983, en odeur de sainteté.

Les miracles continuèrent après sa mort, et aboutirent à sa béatification en 2014. 

Le miracle retenu fut la guérison rapide, complète et durable d’un enfant d’un an, atteint d’une intolérance multiple aux protéines.

María Josefa Alhama Valera naquit le 30 (29) septembre 1893 à Vereda del Molino (Santomera, Murcia, Espagne), de José Antonio et María Carmen, des parents aussi croyants que pauvres cultivateurs, qui eurent neuf enfants.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:28

Mario Vergara

1910-1950

 

Mario naquit le 16 novembre 1910 à Frattamaggiore (Naples, Italie), un des derniers des neuf enfants de Gennaro et Antonietta.

Le papa dirigeait une petite entreprise de filature du chanvre et, durant ses absences (souvent en Allemagne) pour traiter son petit commerce, c’était son épouse qui gérait et la maison et la fabrique.

Après l’école communale, Mario entra en 1921 au Petit séminaire d’Aversa où sa façon d’être un peu particulière le fit qualifier de rebelle, alors que son cœur était profondément empli d’un grand amour de Dieu et d’un grand zèle pour les âmes.

En 1929, il entra à Monza dans l’Institut Pontifical pour les Missions Etrangères (PIME).

Avant la fin de la seconde année du lycée, il dut rentrer dans sa famille à cause d’une crise d’appendicite, qui évolua en péritonite. On le croyait en fin de vie, mais lui se divertissait intérieurement, persuadé qu’il allait guérir parce qu’il devait être un jour missionnaire.

Il guérit en effet et reprit les études chez les Jésuites de Posilippo, avant de regagner le PIME en 1933.

Ayant accompli les études de philosophie et de théologie, il fut ordonné prêtre en 1934 et, un mois plus tard, envoyé en Birmanie.

Il y fut extrêmement actif, d’abord en étudiant jusqu’à trois des langues des tribus locales en quelques mois, mais aussi en se déplaçant en tous sens pour gérer sa «paroisse» de Citaciò, où il se fait tout à tous, médecin, professeur, juge aussi, et bien sûr prêtre.

La guerre mondiale rendit l’Italie et l’Angleterre ennemis, et les missionnaires italiens furent considérés automatiquement comme «fascistes», ennemis des Anglais, et le père Vergaro se retira à Momblo. Quand en 1941 le Japon entra à son tour en guerre et qu’il envahit la Birmanie, les missionnaires furent internés en camp de concentration en Inde, sous surveillance anglaise. 

En 1943, grâce aux efforts du Vatican et de la Croix-Rouge, les conditions d’internement furent améliorées et les missionnaires purent un peu mieux prier, lire, étudier. La santé du père Vergaro fut durement attaquée, et on lui retira un rein.

En 1945, enfin libéré, il se voit confier par l’évêque la mission d’ouvrir un nouveau centre d’apostolat à l’extrémité orientale de la mission de Toungoo : une centaine de villages, dont les habitants parlent encore une autre langue, et où se sont déjà implantés des missionnaires protestants, outre les habituels bouddhistes. Le père Vergaro y arriva en 1946.

Alors qu’il réussissait déjà à prendre contact, à gagner quelques catéchumènes, à soigner et guérir quelques malades, les missionnaires de l’autre religion devinrent jaloux de son influence et le calomnièrent auprès de la population.

En 1948 arriva un autre prêtre italien, le père Galastri, qui s’y connaissait en matière de menuiserie et de maçonnerie ; ainsi naquirent une école, une église, un orphelinat, un dispensaire… grâce auxquels il étendit les formes de son apostolat, luttant inlassablement contre les préjugés traditionnels, les croyances bouddhistes. 

Mais à partir de la proclamation de l’indépendance (1948), se développèrent des foyers de guerre civile, et les catholiques furent grandement dénigrés auprès des nouvelles autorités civiles. Quand les révoltés furent mis en déroute, leur chef devient le grand ennemi des missionnaires. En 1950, la mission est coupée en deux quand la ville de Loikaw est reprise par les troupes gouvernementales d’un côté, tandis que Shadow est aux mains des rebelles. Il fallait sans cesse traverser les lignes de combat.

Fin janvier 1950, les pères Vergaro et Galastri furent perquisitionnés et accusés d’être espions. Arrêtés, ils furent dans l’impossibilité de faire connaître leur situation.

On sut bien plus tard que le 24 mai 1950, les deux pères, avec leur fidèle catéchiste Isidore, furent arrêtés, longuement interrogés, fait marcher le long du fleuve Salween et, au matin du 26 mai 1950, fusillés ; leurs corps furent emballés dans des sacs jetés dans le courant du fleuve.

La première nouvelle de leur assassinat n’apparut à la radio locale que le 31 août suivant.

 

Le père Vergaro et le catéchiste Isidore furent béatifiés en 2014.

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:28

Isidore Ngei Ko Lat

1918-1950

 

Ce laïc naquit en 1918, dans une famille de paysans récemment convertis grâce au père Paolo Manna (voir au 15 septembre) à Taw Pon Athet (Birmanie).

A l’adolescence, il perdit ses deux parents et fut recueilli avec son frère chez une tante.

Fidèle à sa foi, il aidait volontiers les missionnaires dans leurs activités, et entra au séminaire. Excellent élève, il apprit à maîtriser parfaitement le latin et l’anglais. Mais sa santé asthmatique l’obligea à revenir chez les siens.

Isidore conserva son idéal sacerdotal ; il fit le vœu de chasteté et ouvrit une école privée à Dorokho, pour enseigner aux enfants le birman et l’anglais, le catéchisme, la musique et le chant.

C’est avec enthousiasme qu’il accepta la proposition que lui fit le père Vergara d’être catéchiste. C’est dans cette optique qu’il accompagna le missionnaire à Shadaw, où il servit aussi d’interprète pour l’autre missionnaire, le père Galastri.

Il était aux côtés du père Vergara lorsque celui-ci tenta, en vain, d’obtenir la libération d’un autre catéchiste. Ils furent fusillés tous les deux à Shadaw en haine de la foi chrétienne, le 26 mai 1950.

Ils ont été béatifiés en 2014.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:53

Urbano Corral González

1899-1936

 

Il naquit le 6 décembre 1899 à Navajos de Losa (Burgos, Espagne).

Entré au «noviciat mineur» (collège) des Frères des Ecoles Chrétiennes (Lasalliens) en 1913 à Bujedo, il y prit l’habit en 1916 et professa avec le nom de Josafat Roque.

Après le scolasticat, il fut catéchiste à Madrid (1919), puis au noviciat de Griñon, de nouveau à Madrid, où il se trouvait en 1931, quand le collège fut incendié par les révolutionnaires.

Il passa alors à celui de San Fernando en Andalousie et, en 1933, à Santa Cruz de Mudela.

C’est dans cette dernière localité que les miliciens vinrent arrêter les cinq membres lasalliens, le 22 juillet 1936.

Ils furent maintenus en prison jusqu’au 18 août, ainsi que les prêtres de cette localité.

Au soir du 18 août, on les fit monter dans un camion qui les conduisit au cimetière de Valdepeñas, et c’est là qu’ils furent fusillés, au petit matin du 19 août 1936.

Frère Josafat Roque, ainsi que ses quatre Confrères (et que les prêtres) furent béatifiés en 2007.

 

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:51

Damián Gómez Jiménez

1871-1936

 

Damián vit le jour le 12 février 1871 à Solana del Rioalmar (Ávila, Espagne), de Nicolás et Josefa, des parents très chrétiens. Il fut confirmé en 1877.

Il fut ordonné prêtre en 1895 et, après quelques années, fut nommé à la paroisse de Mombeltrán, à partir de 1911.

Ce fut le bon curé fidèle à sa mission, dévoué à tous ses fidèles, effacé autant qu’efficace.

Il rencontra déjà des difficultés bien avant la révolution de 1936, devant faire face aux critiques et aux attaques des ennemis de l’Eglise.

Le 19 août 1936 - don Damián avait soixante-cinq ans - on arrêta le bon curé, on le chargea sur un camion qui partit pour Puerto del Pico (Ávila). On ne l’en fit pas descendre, on le jeta à terre comme un sac de pommes de terre. Il ne pouvait se relever, tant la chute avait été brutale, après tous les coups déjà reçus précédemment durant son arrestation et son transport. Les bourreaux le tirèrent contre une pierre, où ils le fusillèrent. Il pouvait être environ dix-neuf heures.

Don Damián fut béatifié en 2013.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:48

Justo Arévalo y Mora

1869-1936

 

Justo vit le jour le 19 juillet 1869 à Miguelturra (Ciudad Real, Espagne), aîné des quatre garçons de José et Teresa, des agriculteurs très chrétiens. Les frères s’appelaient ainsi : Justo, Emilio Ramón, Crescencio Pantaleón et Lope.

Notre premier-né fut baptisé le jour-même de sa naissance. Il eut une vocation sacerdotale précoce mais, étant l’aîné, il devait rendre service à ses parents et ne put entrer au Petit séminaire. Dès que ce fut possible, il y étudia avec beaucoup d’ardeur.

Il fut ordonné prêtre en 1895 et fut nommé à Luciana, Guadalmez, Torralba de Calatrava, Santa Cruz de Mudela, et finalement au collège Saint-Joseph de cette dernière localité, à partir de 1920.

Ce collège, dû à une généreuse donatrice, était géré par des Frères des Ecoles Chrétiennes, et avait été béni et inauguré le 2 février 1920. Don Justo en était donc le premier aumônier.

Marial et très apostolique, don Justo fit l’unanimité autour de lui, tant de la part des Frères que des élèves.

Dès le 22 juillet 1936, il partagea le sort des Religieux. Ils furent incarcérés dans la prison, malmenés, insultés, humiliés, menacés de mort à chaque instant.

Dans la nuit du 18 au 19 août, don Justo fut exécuté, avec les Frères des Ecoles Chrétiennes, au cimetière de Valdepeña.

Ce furent les premières victimes du diocèse de Ciudad Real.

Ils furent béatifiés en 2007.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:47

María de las Nieves Crespo López

1897–1936

 

María de las Nieves (Marie-Neige) vit le jour le 17 septembre 1897 à Ciudad Rodrigo (Salamanque, Espagne).

Sa famille vint s’installer à Valencia, où elle fréquenta le collège des Carmélites de la Charité.

Puis elle entra au noviciat, en 1922.

Elle professa avec le nom de María de las Nieves de la Sainte-Trinité et fut envoyée à Denia, La Unión (Murcia), finalement en 1930 à Cullera.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:45

María Dolores Vidal Cervera

1895–1936

 

María Dolores vit le jour le 31 janvier 1895 à Valencia (Espagne).

Avant d’entrer dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1924 au noviciat de Vic, elle s’occupa de sa chère maman, paralysée, jusqu’à sa mort, ce qui était déjà un «pré-noviciat».

Elle professa avec le nom de María Dolores de Saint-François-Xavier et fut envoyée à Saragosse et Gandia, finalement en 1935 à Cullera.

Sa force, elle la puisait dans l’Eucharistie.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:44

Elvira Torrentallé Paraire

1883–1936

 

Elvira vit le jour le 29 juin 1883 à Balsareny (Barcelone, Espagne).

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1906 au noviciat de Vic.

Elle professa avec le nom de Elvira de la Nativité de Notre-Dame et en 1908 fut envoyée d’abord à Manresa, où elle fit la profession solennelle.

Puis elle fut envoyée à Valencia et, en 1933, revint à Cullera, en qualité de Supérieure.

Sa caractéristique fut une charité sans limite.

En 1936, sa famille tenta de la rappeler à la maison, mais elle refusa de quitter les Sœurs et les petites orphelines.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 23:39

Teresa Chambo y Palet

1881–1936

 

Teresa vit le jour le 5 février 1881 à Valencia (Espagne).

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1900 au noviciat de Vic.

Elle professa avec le nom de Teresa du Bon Pasteur et fut envoyée à Manresa, Denia et Oliva, puis à Cullera.

Mariale, elle était tout abandonnée à la volonté divine.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia), le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

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