Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 23:00

 

Massa Candida

258

 

Par cette expression l’Eglise parle de tout un groupe de Martyrs de l’Afrique Proconsulaire, à Utique dans l’actuelle Tunisie.

 

Le poète espagnol Prudence, au Ve siècle, explique l’expression par le fait que trois cents chrétiens furent mis devant l’alternative ou de sacrifier à Juppiter ou d’être précipités dans une fosse remplie de chaux vive.  Sans hésiter, les trois cents coururent spontanément dans la fosse, où ils furent en un instant brûlés par la chaux et transformés en cadavres blancs.

 

On a émis quelques doutes sur la véridicité totale des explications données par le poète. Saint Augustin donne cependant une autre explication ; d’après l’évêque d’Hippone, qui se trouve non loin d’Utique, Massa rappelle qu’ils furent nombreux, et Candida que leur victoire fut éclatante. On rappelle aussi que, dans l’Apocalypse, il est écrit que les martyrs ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau (Ap 6:14).

 

Les spécialistes modernes ont proposé encore d’autres explications : les corps de chrétiens massacrés auraient été après coup  arrosés de chaux ; mieux : on a traduit Massa Candida par “Métairie blanche”, un lieu-dit.

 

Quant au jour de ce martyre, il a longtemps été placé au 24 août, et plusieurs informations vont encore dans ce sens, mais l’actuel Martyrologe a bien remis les choses à leur place, en confirmant que l’événement se produisit un 18 août, en 258 ou peut-être 259.

Partager cet article

Repost0
17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 23:00

 

Agapitus

III. siècle

 

Ce saint Agapitus est resté mentionné au Martyrologe comme martyr à Palestrina (environs de Rome), sans plus de détail. Précédemment, il était présenté comme victime de la persécution au IIIe siècle.

L’existence de ce martyr est attestée depuis très longtemps, avec quelques variantes sur son nom : Agapitus, ou Acapitus.

Une basilique lui est dédiée à Palestrina, une autre à Rome où avait été transporté son corps.

Saint Agapitus “aurait été” (l’expression signifie qu’on n’en a pas de documents précis, à part une tradition orale constante) un adolescent de quinze ans, rempli d’amour pour le Christ, arrêté par ordre de l’empereur Aurélien, battu d’abord très longtemps à coups de nerfs de bœuf. A ces souffrances s’en ajoutèrent d’autres, par ordre du préfet Antiochus. Quand enfin l’empereur le fit exposer aux lions, ceux-ci ne lui firent aucun mal.

Agapitus fut alors décapité. Est-ce ce genre de martyre qui a fait transcrire, maladroitement, le nom de notre martyr en “Acapitus” (a-caput, a privatif) ? Agapitus, en grec Agapitos, signifie “bien-aimé”.

Saint Agapitus est mentionné le 18 août.

Partager cet article

Repost0
17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 18:19

 

Michaël Kurōbyōe

?-1633

 

On ne connaît pas la date de la naissance de Michaël ; on suppose qu’il était de Nagasaki ; c’était un laïc japonais, chrétien.

Il accompagnait le père Jacobus Kyushei Gorōbyōe Tomonaga qui, revenu de Manille, était rentré clandestinement au Japon, en 1632.

Au bout de trois mois d’activités, Michaël fut arrêté en juillet 1633 et torturé. Fortement affaibli par la souffrance, il finit malheureusement par révéler où se cachait le père Jacobus, qui fut arrêté à son tour.

Repenti, il persévéra dans la foi et suivi son maître jusqu’à la fin dans la prison, dans les propos, dans les tortures, dans la mort.

 Emprisonné à Omura, il répéta aux «juges» qu’il regrettait son attitude, qu’il ne voulait accepter aucune promesse et que son unique désir, comme pour le père Jacobus, était que tout son pays se convertît au Christianisme, l’unique vraie religion ; il fut condamné à mort pour sa fidélité au Christ.

Il fut conduit avec le père Jacobus à Nagasaki, où ce dernier lui pardonna encore une fois et lui donna l’absolution. 

Soumis lui aussi à la torture «de la fosse», le tsurushi, qu’il subit le 15 août, juste en la fête de l’Assomption de Marie, il agonisa ainsi pendant deux jours et expira le 17 août 1633.

Comme ce fut le cas pour le père Jacobus, le corps de Michaël fut brûlé, et les cendres jetées en mer.

Michaël fut béatifié en 1981 et canonisé en 1987.

Liturgiquement, il est fêté en même temps que Lorenzo Ruiz et d’autres Martyrs de cette persécution, le 28 septembre.

 

Partager cet article

Repost0
17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 18:18

Jacobus Kyushei Gorōbyōe Tomonaga

1582-1633

 

Né vers 1582 à Kyudetsu (Kyushu, Nagasaki, Japon), Jacobus était d’une famille noble, chrétienne depuis longtemps.

A douze ans, il entra au collège des Jésuites de Nagasaki pour recevoir la formation de catéchiste et se dédia à l’enseignement du catéchisme avec un tel zèle qu’il était déjà connu pour ses «prédications».

Après 1614, il fut exilé pour avoir collaboré avec des Catholiques. 

Il vint à Manille, où il fréquenta la collège Saint-Jean-de-Latran et, en 1624, fut reçu dans l’Ordre dominicain.

Il reçut l’habit de l’Ordre le 15 août 1624, et prit le nom de Jacobus de Sainte-Marie.

Il fit la profession solennelle en 1625 et fut ordonné prêtre en 1626.

Il collabora à l’édition espagnole d’un vocabulaire de la langue japonaise précédemment édité en portugais. L’édition sortit en 1630.

Après quelques années d’apostolat à Formose, il sollicita et obtint en 1632 la permission de retourner dans son pays d’origine, où sévissait la persécution.

Son voyage en bateau fut suffisamment périlleux pour qu’il pût écrire ironiquement à ses supérieurs qu’ «étant monté à bord sans un cheveu blanc, il en sortit sans un cheveu noir».

Pendant une année, il se dépensa au service de ses frères, au milieu de mille dangers, privations et souffrances de toutes sortes.

Finalement, ce fut son propre catéchiste, Miguel Kurobioye, qui livra malheureusement le lieu de sa cachette, où on l’arrêta. Il faut signaler que le pauvre Miguel fut soumis une horrible torture : on le forçait à ingurgiter une énorme quantité d’eau, qu’on faisait ensuite ressortir en le frappant sur le ventre (ou bien en piétinant son ventre).

Arrêté en juillet, en même temps d’ailleurs que Miguel, il fut emprisonné à Omura.

Lors de son «procès», il dit que son vœu était que tous les Japonais pussent se convertir au Christianisme et que, si cela était un crime, il était prêt à mourir pour sa foi. Il ajouta en outre que ses bourreaux perdaient leur temps à lui poser d’autres questions ou à lui faire d’autres promesses.

Il fut conduit avec Miguel à Nagasaki, où il pardonna encore une fois à Miguel et lui donna l’absolution. 

Soumis à la torture «de la fosse», le tsurushi, qu’il subit le 15 août, juste en la fête de l’Assomption de Marie, anniversaire de sa profession et de son ordination, il agonisa ainsi pendant deux jours, priant pour l’Eglise et pour son pays, et expira le 17 août 1633.

Son corps fut brûlé et les cendres jetées à la mer.

Jacobus fut béatifié en 1981 et canonisé en 1987.

Liturgiquement, il est fêté en même temps que Lorenzo Ruiz et d’autres Martyrs de cette persécution, le 28 septembre.


Partager cet article

Repost0
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:32

Enric Canadell i Quintana

1890-1936

 

Enric (Henri) vit le jour le 29 juin 1890 à Olot (Girona, Espagne), de Francesc et Margarida qui eurent, entre autres enfants, deux prêtres des Ecoles Pies, un autre diocésain, tandis qu’un autre mourut quand Enric avait quatre ans.

Les parents étaient très chrétiens et envoyèrent Enric au collège des Pères des Ecoles Pies (Piaristes) à Olot.

A quatorze ans, le garçon demanda à être postulant ; il alla au noviciat de Moià, prendra l’habit en 1905 et professera en 1907. Il étudiera la philosophie à Iratxe et la théologie à Terrassa, fera la profession solennelle en 1912 et sera ordonné prêtre à Lleida en 1913.

Son enseignement se déroula à Mataró (1912-1925), Balaguer (1925-1928), Barcelone (1928-1936).

Fervent de l’Eucharistie, il propageait sa dévotion parmi ses élèves. Il soutint la «formation permanente» des prêtres, pour leur faire toujours actualiser leurs connaissances.

Lors de la persécution qui se déchaîna en 1936, il fut contraint de quitter Barcelone dès le 24 juillet 1936 et de se réfugier chez une connaissance barcelonaise, et de rejoindre les siens à Olot, chez sa sœur.

Le 17 août, on le démasqua et il fut arrêté. On le porta en voiture à Castellfollit de la Roca, au lieu-dit Ciot del Paretaire, sur la route d’Oix.

Il fut béatifié en 1995.

Partager cet article

Repost0
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:31

Noël-Hilaire Le Conte

1765-1794

 

Noël-Hilaire était né le 3 octobre 1765 à Chartres (Eure-et-Loir).

Il était simple clerc - d’autres disent prêtre ou aussi chanoine, chargé de la musique sacrée à la cathédrale de Bourges.

Déporté des avec tant d’autres prêtres de France, il fut entassé avec eux à bord du Deux-Associés, aux pontons de Rochefort. Le bateau était normalement destiné à la Guyane, mais ne partit jamais et les prêtres vécurent dans les cales du bâtiment, dans des conditions hygiéniques inimaginables.

Le Martyrologe affirme qu’il mourut avec des marques de grande piété.

Il mourut ensuite sur l’Ile Madame (où l’on se débarrassait des moribonds avant de les y enterrer), le 17 août 1794, et fut béatifié en 1995.

Partager cet article

Repost0
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:00

Pedro Pastor García

1885-1936

 

Pedro vit le jour le 29 avril 1885 à Mezquitillas (Soria, Espagne).

Il entra en 1900 à l’Ecole apostoliques des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempozuelos et prit le nom de Segundo. Il fit la profession en 1903.

Il exerça ses talents de cuisinier en diverses communautés : Ciempozuelos, Sant Boi, Valencia, Palencia, Santa Águeda, et pour finir Málaga en 1928.

Quand sa mère lui demanda de rentrer à la maison à cause des événements, il répondit qu’il restait dans sa communauté, quoi qu’il arrive.

Un soir, il venait de terminer le service du réfectoire et priait le chapelet dans le jardin. Les miliciens arrivèrent et l’emmenèrent pour le fusiller non loin du sanatorium.

Frère Segundo fut martyrisé le 17 août 1936 à Málaga et fut béatifié en 2013.

 

Partager cet article

Repost0
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:00

Manuel Sanz y Sanz

1878-1936

 

Manuel vit le jour le 1er janvier 1878 à Almadrones (Guadalajara, Espagne).

Il était tailleur de formation. Après son service militaire aux Philippines, il entra en 1907 dans l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu et prit le nom de Gumersindo.

Il exerça en diverses communautés : Ciempozuelos, Grenade, Murcia, Valencia, Carabanchel Alto, Palencia, Santa Águeda, enfin Málaga (1929), comme responsable du linge et de la buanderie.

Au moment d’être assassiné, Frère Gumersindo dit aux miliciens : Vous, vous allez me tuer, mais moi je prierai pour vous.

Il fut martyrisé le 17 août 1936 à Málaga et fut béatifié en 2013.

 

Partager cet article

Repost0
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:00

Facundo Escanciano Tejerina

1881-1936

 

Facundo vit le jour le 4 février 1881 à Ocejo (León, Espagne).

Entré chez les Capucins, il reçut l’habit en 1908 et prit le nom de Aurelio.

Il fit la profession en 1910 comme Frère convers à Madrid.

Lors des hostilités de 1936, les Religieux se croyaient suffisamment en sécurité, sur la parole du colonel. Mais le 20 juillet, ils entendirent le canon qui détruisait El Cuartel de la Montaña, puis virent les flammes qui envahissaient Madrid.

Il sortit dans les rues de la ville, en quête d’un logement, tout en voulant éviter de compromettre ceux qui le recevraient. Mais quoique vêtu civilement, il ne pouvait dissimuler sa douceur, sa bonté. Une femme interrogée par des miliciens le qualifia simplement d’homme bon et malheureux.

Arrêté, il reconnut sa condition de Capucin. On lui dit qu’il n’avait pas le droit de vivre.

Il reçut la palme du martyre, abattu sur la route de Madrid à Estremadura, le 17 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

Partager cet article

Repost0
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:00

Eusebio Ballesteros Rodríguez

1895-1936

 

Eusebio vit le jour le 29 avril 1895 à Ocaña (Tolède, Espagne).

Il entra en 1911 à l’Ecole apostolique des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu à Ciempozuelos fit la profession en 1914, avec le nom de Honorio.

Il exerça en diverses communautés : Palencia, Madrid, Carabanchel Alto et Sant Boi.

En 1922, il fit partie de la première expédition (avec le père Silvestre) pour fonder au Chili ; il y ouvrit une école d’infirmiers et sera, pour cela, décoré par le gouvernement.

Au retour, il fut nommé à Málaga (1934).

En juillet 1936, les Carmes lui proposèrent de se cacher dans leur couvent, mais il préféra rester parmi ses Confrères.

Au moment de son arrestation, il était malade dans sa chambre. Sans pitié, les miliciens le firent sortir de là et allèrent le fusiller.

Frère Honorio fut martyrisé le 17 août 1936 et fut béatifié en 2013.

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens