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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 23:00

 

Jeanne Delanoue

1666-1736

 

Jeanne Delanoue naquit et fut baptisée le 18 juin 1666 à Saumur (paroisse Saint Pierre), sous le règne de Louis XIV. Elle est la douzième enfant de Pierre Delanoue et Françoise Hureau, qui tiennent un magasin de mercerie.

Le papa meurt bientôt (1670) et Jeanne ne pourra fréquenter l’école que quelques années, pour rester près de sa mère et l’aider à la maison. A la mort de sa mère (1692), elle hérite totalement du commerce, qu’elle va s’ingénier à développer.

À ses débuts Jeanne est économe, avare même, elle ne sait pas ce que signifie : faire l'aumône. Active, intelligente, énergique, parfois aussi de mauvaise humeur, elle travaille sans relâche, exploitant les pèlerins de Notre-Dame-des Ardilliers en ouvrant sa boutique même les dimanches et jours de fêtes.

Cependant à la Pentecôte 1693, alors que Saumur connaît la disette et qu'un quart de la population de la ville est composée d'indigents, une certaine Françoise Souchet va faire basculer sa vie. Venue en pèlerinage à Notre-Dame-des-Ardilliers, cette “folle” - une sainte âme mystique - viendra inviter Jeanne à porter un vêtement à une pauvre femme du quartier. 

Dans le même temps, elle écoute la prédication d’un prêtre à la chapelle de l’Hôtel-Dieu, M.Geneteau, qui devient son confesseur. 

Lors de la Fête-Dieu de la même année (22 mai 1693), Jeanne connaît alors trois jours et trois nuits d'extase : elle voit l’enfer, son ange gardien, la Sainte Vierge. Marie lui révèle ce que le Seigneur lui demande pour elle-même et pour les pauvres. Par la suite, Jeanne aura encore de fréquentes extases.

Aussitôt, elle se met à la recherche des miséreux ; ses premiers protégés sont six petits enfants malades réfugiés au fond d’une écurie, qu’elle appelle ses petits Jésus.

Rapidement, elle est connue dans la ville et les indigents ne se contentent plus de l’attendre mais viennent directement dans la maison, baptisée La Providence où ils sont accueillis, nourris et logés. Plus tard, elle ouvrira aussi sa porte à tous les réprouvés, les filles mères, les épouses adultères, les libertines. Elle dilapide son fonds de commerce, emprunte, demande l'aumône. Sa charité n'a plus de bornes. Même quand elle contracte des dettes, elle reste confiante en Dieu, qui lui accorde des secours inattendus.

Jeanne voulait partager les conditions de vie de ces malheureux. Dans cet esprit elle fit le pèlerinage à Saint-Martin de Tours en mendiant.

Elle se mortifiait beaucoup : totalement végétarienne, elle ne touchait pas au vin (pas même celui de Saumur !), dormait peu et jamais dans un lit.

En 1702 (ou 1703), un terrible éboulement écrase plusieurs maisons, dont la Providence : une petite orpheline est tuée, tout est détruit, les pauvres orphelines et les petites vieilles se serrent contre Jeanne. Elle repart vaillamment : vite elle trouve un refuge de fortune dans une écurie des pères Oratoriens, puis une petite maison de trois pièces. L’œuvre repart, s’amplifie.

Jeanne a trois émules. Ensemble, elles reçoivent de M.Geneteau l’habit religieux, le 22 septembre 1703, donnant ainsi le départ à la congrégation des Sœurs de Sainte-Anne, servantes des pauvres.

Des accusations d’hypocrisie s’abattirent sur la Fondatrice. Même saint Louis-Marie Grignion de Montfort fut d’une sévérité inattendue envers elle ; était-ce pour la mettre à l’épreuve ? L’humble soumission de Jeanne calma les durs propos du Saint envers elle. De son côté, M.Geneteau l’éprouvait aussi, mais toujours Jeanne obéissait, se soumettait, restait patiente.

En septembre 1709, les constitutions sont approuvées par l’évêque d’Angers.

La même année, l’hiver est si rigoureux que plus de cent personnes furent accueillies à la Providence. On déménagea encore ; Jeanne acquit le logis des Trois-Anges et y installa son hospice, le premier de la ville de Saumur (que Louis XIV réclamait depuis longtemps !). Puis on construisit, on mit à profit les belles caves des bords de la Loire.

A partir de 1721, la congrégation connaît l’expansion dans les régions alentour : Bretagne, Touraine, Berry. L’hospice de Saumur pouvait abriter jusqu’à trois cents personnes.

La santé de la vaillante Jeanne s’altère à partir de 1735. En plus, Jeanne traverse une pénible période d’aridité intérieure : elle ne goûte pas la consolation, elle se sent seule, se croit abandonnée. Mais elle reste fidèle et la tentation s’éloigne. 

Elle décède paisiblement le 17 août 1736. 

En 1796, on se transféra dans la propriété des Oratoriens, vaste et désormais vide. En 1864, le siège de la Congrégation s’installera à Saint-Florent. 

Jeanne Delanoue sera béatifiée en 1947, et canonisée en 1982.

En 1956, Madagascar connaît une première fondation, puis Sumatra en 1979. 

Le 3 décembre 1964, la Congrégation a changé de nom pour prendre celui de Servantes des Pauvres de Jeanne Delanoue, en hommage à sa créatrice. Quelques années plus tard, une autre congrégation de Nantes, également fondée par Jeanne, rejoint la Congrégation. 

Sainte Jeanne Delanoue - qui avait pris le nom religieux de Jeanne de la Croix - est inscrite au Martyrologe le 17 août.

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 22:20

20e dimanche per annum

 

 

Il va être question d’étrangers dans les trois textes de notre liturgie dominicale. Le thème est d’actualité.

 

*       *       *

 

Le prophète Isaïe, au nom de Dieu, promet le salut aux étrangers qui se sont attachés au service du Seigneur pour l'amour de son nom et sont devenus ses serviteurs.

Qu’on ne dise donc pas que le salut fût réservé au seul peuple juif. Tous les hommes sont appelés au salut, parce que Dieu aime tous les hommes. A chacun il donne sa grâce pour l’amener à la Vérité.

 

*       *       *

 

Le psaume 66 fait aussi allusion à cette vocation de tous les peuples à entrer dans la grande famille de Dieu.

Ce psaume est du maître de chant et doit se chanter sur les instruments à cordes. La (belle) musique est vraiment une langue universelle ; on est heureusement surpris de voir comment des hommes et des femmes de pays si éloignés entre eux, savent très bien former des ensembles pour interpréter un vaste répertoire musical. Il semble que cette langue exprime davantage l’amitié que le sport, qui engendre souvent tant de bagarres.

On regrettera dans notre extrait l’absence d’un petit verset qui, dans le texte, dit ceci : La terre a donné son fruit, ce fruit étant la naissance sur terre du Messie, celui qui était tant attendu, celui qui devait apporter la Paix.

 

*       *       *

 

Parmi les Juifs, il ne manquait pas de croyants qui attendaient sincèrement le Messie et qui accueillirent le Christ et sa doctrine.

Mais il y en eut que se rebiffèrent. Beaucoup, de ce peuple élu, appelé à apporter la Lumière aux nations environnantes, s’’auto-exclurent finalement de l'élection ; Jérusalem sera détruite de fond en comble, en 70, et le culte du Temple disparaîtra totalement, tandis que l'Eglise naissante s'étendra de plus en plus, ensemencée par ses innomblables Martyrs.

Saint Paul ne désespère pas de les ramener au Christ, après y avoir amené les premières communautés païennes d’Asie Mineure (l’actuelle Turquie), les Grecs et les Romains.

Il se réjouit même d’avance de voir ces Juifs désobéissants recevoir la vie, (eux) qui étaient morts.

Par désobéissance, il ne faut pas entendre un petit caprice enfantin momentané. Désobéir à Dieu, c’est être loin de lui : par ignorance, ou par refus, ou par orgueil… Toute hérésie est une désobéissance, qui offense grandement Dieu par le mal qu’elle diffuse dans les âmes.

Saint Paul se réjouit de ce que les Romains soient revenus de cette désobéissance, et compte bien que les Juifs aussi reviennent un jour à Dieu et obtiennent miséricorde.

 

*       *       *

 

Jésus va montrer cette miséricorde envers la femme Cananéenne.

«Cananéenne» ne signifie pas qu’elle habitait Cana (en Galilée), mais le pays de Canaan, du nom du fils de Cham, qui fut maudit par Noé (cf. Gn 9:18-27). Habiter en Canaan était considéré par les Juifs comme être descendant de la malédiction. Cette femme cananéenne est une étrangère, une païenne, une condamnée. 

Dans l’évangile de Marc, cette femme est qualifiée de syro-phénicienne, les provinces de Syrie et de Phénicie faisant partie de la terre de Canaan. Cette terre fut soumise par Alexandre le Grand, qui, pour marquer sa victoire, punit par la crucifixion deux mille habitants.

Il se trouve que Jésus, quelques versets plus haut, vient de faire remarquer leur hypocrisie aux Juifs qui l'entouraient, leur rappelant ce reproche du prophète Isaïe : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi (Is 29:13 ; Mt 15:8). Jésus va donc nous aider à comprendre qui est véritablement «étranger» pour Lui.

Dans un premier temps, Jésus feint l’indifférence, le dédain même envers elle, comme le feraient des Juifs ; ce n'est pas pour donner raison aux Juifs, mais pour provoquer un profond enseignement. D’une part, il va capter l’attention des Juifs, d’autre part il va nous montrer comment il faut persévérer dans la prière.

A cela saint Augustin ajoute que les gémissements qui sortent d’un cœur rempli de désir et de ferveur, attendrissent le Christ comme une douce musique.

En effet, cette femme est si confiante, si humble aussi, qu'elle ne s'arrête pas aux rebuffades de Jésus, pourvu qu'elle obtienne la guérison de sa fille. Au contraire, plus Jésus lui montre de sévérité, plus elle prend confiance : même si elle est une "petite chienne", elle a droit aux miettes qui tombent de la table ! 

Vraiment, cette «païenne" n'a pas honoré Jésus "du bout des lèvres". Elle nomme le Christ Fils de David, c’est-à-dire qu’elle reconnaît en Lui le Messie : elle est déjà croyante. Elle persiste dans sa prière : si elle se sait cananéenne, pécheresse, elle a surtout confiance en Dieu, elle sait que le Christ peut lui faire miséricorde.

En même temps, cette mère montre son amour maternel en disant Aie pitié de moi, prenant sur elle la souffrance de sa fille.

Confiante, elle ne demande même pas au Christ de se déplacer chez elle. C’est elle qui, ayant déjà supplié Jésus dans la rue, le supplie encore dans la maison, suivant le récit de saint Marc (Mc 7:24). Devant l’apparente froideur du Christ, elle redouble de foi et de ferveur. C’est ainsi que Dieu agit en écoutant nos prières, pour stimuler en nous l’amour et l’action de grâce envers Lui.

Devant les Juifs qui observent la scène, Jésus va faire dire à cette «pécheresse» ce que l’Eglise doit faire à la suite du Christ : ne pas refuser le pain spirituel (l’évangile, les sacrements, la grâce, l’amour fraternel) à tous ceux qui croient et recherchent sincèrement la Vérité.

Notons aussi ce petit jeu de mot que reprend la femme : non seulement elle ne se vexe pas d’être considérée comme chienne, mais elle s’honore même d’être un petit chien, parce que le petit chien fait tout de même partie de la maison, comme le souligne encore saint Jean Chrysostome. Et l’on sait bien aussi qu’un animal qui est chassé par une porte, tentera facilement d’entrer par une autre porte, tellement il est attiré par la présence de son maître.

Au fond, l’humilité de notre Cananéenne nous fait penser à celle du Centurion : Je ne suis pas digne que tu viennes sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon fils sera guéri (Mt 8:8). 

La Cananéenne nous enseigne ainsi ce que doit être notre prière : humilité, foi, confiance, ardeur, amour total, persévérance. 

Cette petite chienne, par son humilité, a été appelée à devenir une fille de Dieu, en application de cette autre parole du Christ : Qui s’abaisse, sera élevé (Lc 14:11).

Mais n’oublions pas la fille de cette Cananéenne, qui la présente comme tourmentée par le démon Que sont ces «tourments» ? Ce sont toutes les tentations que nous suggère sans cesse l’esprit du mal, et auxquelles nous ne pouvons résister par nos seules forces. Aussi dirons-nous, avec le Christ : Ne nous laisse pas entrer en tentation (cf. Mt 6:13), c’est-à-dire : Donne-nous la force de résister à la tentation.

Cette fille, en définitive, représente la Gentilité qui, d’abord exclue du Peuple choisi, est rentrée par la fenêtre de la miséricorde dans l’Eglise du Sauveur. Les Gentils, par leur obéissance, ont mérité de recevoir la Nourriture. Tandis que les Juifs, eux, par leur infidélité, se sont eux-mêmes transformés en chiens et se sont exclus de la Table. Saint Jérôme pense qu’il s’agit des Juifs infidèles dans le verset du psaume 21 : Des chiens m’ont entouré.

 

*       *       *

 

N'hésitons pas à parler à Dieu malgré notre sentiment de pécheurs indignes ; au contraire, montrons-Lui davantage de Foi encore. Et même s'Il semble rester silencieux, persévérons dans notre amour, humblement soumis à l’heure de Dieu.

Ainsi, pour reprendre les termes mêmes de la Prière : Plus nous mettrons en nous la ferveur de (ta) charité, plus nous mériterons l'héritage promis.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:42

Valentín Díez Serna

1915-1936

 

Il vit le jour le 11 novembre 1915, à Tablada de Villadiego (Burgos, Espagne), un des dix enfants de Antonio et María, qui furent les premiers professeurs de leurs enfants, car le pays n’avait ni curé ni école.

L’école la plus proche était à deux kilomètres, à Villalbilla ; on y allait à pied, bien sûr, et Valentín y alla volontiers et il fut le premier de sa classe.

Déjà formé par la bonne ambiance du foyer, Valentín se décida pour la vie franciscaine en entendant les parents de Frère Anastasio parler de la vie de leur fils.

Entré au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1926, Ramón acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931. 

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936, toujours dans les meilleurs élèves. Mais cette année-là, il ne put émettre la profession solennelle, car il n’avait pas l’âge canonique (il n’avait que vingt ans), il reçut cependant les quatre premiers Ordres en juin 1936.

Ses condisciples lui trouvaient un air de saint. Il traversa des épreuves qui en même temps le fortifièrent : la mort de sa mère, l’ardeur au travail pour vaincre les difficultés qu’il y rencontrait parfois, et les migraines des deux dernières années, qui ne lui firent pas perdre son sourire.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Il fut béatifié en 2007.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:37

 

Ana Josefa Pérez Florido

1845-1906

 

Ana Josefa naquit à Valle de Abdalajís (Málaga, Espagne), dix-neuvième enfant de José Pérez et de María González Reina Florido, qui étaient des agriculteurs aisés.

Née le 7 décembre 1845, elle fut baptisée le lendemain.

A trois ans, elle perdit sa mère. Sa grand-mère Teresa Reina aidera son père à élever les enfants.

Dès l’enfance Ana Josefa dirigeait sa piété vers le Christ présent dans l’Eucharistie, vers Notre-Dame des Douleurs et vers saint Joseph.

Par deux fois elle fut demandée en mariage, mais elle répondit clairement : Je ne me sens pas appelée au mariage. Très tôt, elle s’est senti la vocation de prier et de n’appartenir qu’à Dieu. Elle dira plus tard : Je ne pensais à rien d’autre qu’à devenir religieuse et ce désir me remplit tout le temps. 

Ana Josefa était intelligente, tenace, affectueuse et émotive, mais équilibrée, joyeuse, sensible à la douleur des autres, modeste. Son enthousiasme était communicatif.

Ses parents ne lui permettaient pas d’entrer en religion. Jusqu’à la mort de son père (1877), Ana Josefa se mit dès 1873 à s’occuper sur place de personnes âgées et fragiles, abandonnées à elles-mêmes. Avec une compagne, Josefita Muñoz Castillo, elle accueillit déjà quelques personnes abandonnées, dans une maison qu’on appela vite “Maison des Pauvres”, de sorte qu’on leur donna le nom de “Petites Sœurs des Pauvres”, mais sans lien avec la Congrégation du même nom. 

Elles furent bientôt rejointes par trois compagnes qui appréciaient sa manière simple et joyeuse de pratiquer ainsi la miséricorde : Frasquita et Isabel Bravo Muñoz, Rafaela Conejo Muñoz. Leurs efforts allaient déjà porter des fruits, mais Ana, modestement, voulut soumettre sa voie à un saint prêtre de Málaga et à l’évêque. Si elle était encouragée dans son idée, elle donnerait alors toute sa vie à cette activité. Elle partit donc pour Málaga, tandis que sa première Compagne resta à Valle de Abdalajís.

Dans un premier temps, son confesseur lui suggéra d’entrer dans la nouvelle Congrégation des Mercédaires de la Charité, mais ce n’était pas sa voie. L’évêque de Málaga, Mgr Manuel Salazar Gómez, l’encouragea sans hésitation dans cette orientation et même jeta les fondements d’une première communauté sous la protection de Notre-Dame de Valenza, Mère des Abandonnés.

En 1880, avec l’approbation de l’évêque, Ana Josefa fonda la Congrégation des Mères des Abandonnés et de Saint-Joseph de la Montagne. C’est l’évêque qui eut l’idée du titre Mère des Abandonnés, en raison de la façon maternelle avec laquelle Ana et ses Consœurs prenaient soin des pauvres malades. 

Les premières sœurs commencèrent alors le noviciat, et Ana prit le nom de Petra (Pierrette) de Saint-Joseph, tandis que ses trois compagnes (Frasquita, Isabel et Rafaela) prenaient les noms de Magdalena de Saint-Joseph, Nativitad de Saint-Joseph et Trinitad de Saint-Jospeh.

Les premiers vœux furent émis le 2 février 1881. La consécration définitive advint en octobre 1882. Ce jour-là, Petra s’offrit ainsi à Dieu : Seigneur, dispose de moi selon ta volonté entière et selon ton entière liberté… Sois le Maître absolu et légitime de tout mon être. Fais que toutes mes actions soient dignes de tes yeux ; je ne veux pas te servir autrement.

Le démarrage avait été difficile, mais l’œuvre prospéra vite, comptant jusqu’à huit maisons lors de la mort de la Fondatrice. Dans ces maisons, on dispensait une assistance maternelle pour les personnes âgées, fragiles et pauvres, ainsi qu’aux orphelins. La dernière fondation fut à Barcelone, en 1895, près du sanctuaire de Saint-Joseph de la Montagne, où l’église fut consacrée en 1901.

Les épreuves ne manquèrent pas à Petra : on la persécuta, on la calomnia, on chercha à l’isoler, et finalement ce fut aussi l’épreuve de la maladie. Mais Petra avait une confiance illimitée en Dieu et répondit toujours par l’amour et le sourire à ceux qui la faisaient souffrir.

Ana Josefa - Petra - s’éteignit à Barcelone, le 16 août 1906. Deux de ses trois premières Compagnes lui succédèrent comme Supérieures.

La Congrégation s’est étendue en Italie et dans sept pays d’Amérique. En 1917, Mère Trinidad ouvrit un couvent et un centre dans la maison natale de Ana Josefa : ultramoderne, il accueille soixante-dix vieillards. 

Béatifiée en 1994, Ana Josefa Petra est inscrite le 16 août au Martyrologe.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:34

Ramón Tejado Librado

1915-1936

 

Il vit le jour le 3 mai 1915, à Alcázar de San Juan (Ciudad Real, Espagne), de Natalio et Joaquina. La maman était très chrétienne, mais pas le papa et un frère de Ramón, qui pria intensément pour leur conversion et fut exaucé.

S’il n’était pas excellent à l’école, il était assidu au couvent franciscain de Ciudad Real, et s’emballait à la lecture des récits sur les Martyrs du Japon.

Son père lui ayant refusé l’autorisation d’entrer chez les Franciscains, Ramón, pour une fois, lui désobéit et se présenta seul à la porte du couvent, en août 1926. Un des Religieux, sagement, l’accompagna à la maison et, avec les mots adaptés à la circonstance, convainquit le papa.

Entré au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1926, Ramón acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931. 

Il faut noter ici que, apprenant comment on incendiait les couvents déjà en 1931, le père de Ramón vint le prendre au noviciat et le ramena chez lui ; mais l’insistance du jeune homme fit que cette absence ne dura que quinze jours.

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936. Cette année-là, il aurait pu émettre la profession solennelle et recevoir les premiers Ordres, mais il dut faire le service militaire.

S’il n’était pas dans les meilleurs élèves, il était tenace ; bon pour ses confrères, dont il savait reconnaître les qualités ; doué pour la musique et la littérature, il écrivit de jolis poèmes où s’exprimait sa ferveur.

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Sa famille chercha à nouveau à le faire revenir à la maison devant les événements de 1936, mais Ramón préféra rester parmi ses Frères et partager leur sort : le martyre.

Il fut béatifié en 2007.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:33

Saturnino Río Rojo

1915-1936

 

Il vit le jour le 16 février 1915, à Mansilla (Burgos, Espagne), un des onze enfants de Lorenzo et Julia, des gens chrétiens qui, malgré leurs revenus discrets, savaient accueillir les pauvres et les voyageurs.

Saturnino désira très tôt être religieux pour être saint ; il évitait toujours les bagarres de ses camarades et fréquentait l’église de sa paroisse ; il eut deux sœurs et deux cousins dans l’Ordre franciscain.

Entré au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1926, Antonio acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931. Ces années-là, il eut de pénibles maux d’estomac qui faillirent compromettre cette profession. 

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936. Il émit la profession solennelle en mai 1936, et reçut les Ordres mineurs en juin 1936.

S’il n’était pas dans les meilleurs élèves, il avait toutes les qualités pour être un bon fils de saint François. 

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

C’est le frère Saturnino qui, au moment de recevoir les balles, cria fortement : Seigneur, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font (cf. Lc 23:34).

Il fut béatifié en 2007.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:32

Antonio Rodrigo Antón

1913-1936

 

Il vit le jour le 8 juin 1913, à Velamazán (Soria, Espagne), de Lorenzo et Julia.

Trois frères de la maman étaient prêtres. 

Antonio adolescent s’occupa de garder le troupeau de son père : il profitait de son temps libre pour lire des livres religieux ; finalement, lui et deux de ses frères entrèrent dans l’Ordre franciscain, de sorte que le père vendit son troupeau, ne pouvant plus s’en occuper seul.

Entré au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1928, Antonio acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931.

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936. Mais il ne put émettre la profession solennelle, ni recevoir d’Ordres, à cause du service militaire.

S’il n’était pas dans les meilleurs élèves, il nourrissait un ardent esprit missionnaire et s’y préparait intensément. Il lisait la Bible. Ses lettres commençaient presque toujours par l’invocation au Saint-Esprit. 

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère Antonio fut béatifié en 2007.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:31

Federico Herrera Bermejo

1915-1936

 

Il vit le jour le 21 février 1915, à Almagro (Ciudad Real, Espagne), de Victor et Dolores.

Federico, qu’on vit souvent prier seul dans l’église paroissiale, était enfant de chœur ; un frère aîné, José, fut franciscain : il le suivit.

Il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1925, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931.

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936.

D’un côté, Federico fut le meilleur élève du séminaire, particulièrement doué en latin et en musique (il fut l’organiste titulaire). D’un autre côté, il fut de ceux qui furent gagnés par un esprit contestataire en 1931-1932 ; mais il accepta les remontrances et donna des signes certains de sa réelle vocation. 

Aussi fut-il admis à la profession solennelle (mai 1936) et aux quatre Ordres mineurs (juin 1936).

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère Federico fut béatifié en 2007.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:30

Félix Maroto Moreno

1915-1936

 

Il vit le jour le 30 janvier 1915, à Gutierremuñoz (Ávila, Espagne), benjamin des six enfants de Abundio et Juana. Pauvres, les parents savaient être généreux en aumônes ; à son tour, Félix donnait volontiers les piécettes qu’il recevait quand il servait les baptêmes ou les mariages à la paroisse.

Il entra au collège des Franciscains à Álcazar de San Juan en 1925, acheva ses Humanités à La Puebla de Montalbán, reçut l’habit à Arenas de San Pedro en 1930 et y fit la première profession en 1931.

Il fit la philosophie à Pastrana et deux années de théologie à Consuegra de 1934 à 1936. Devant faire le service militaire, il ne put émettre la profession solennelle ni recevoir les Ordres.

Ce Frère au caractère marqué, sut se dominer ; étant dans les meilleurs élèves, il ne se vantait jamais et même en aidait certains : l’un d’eux reconnut devoir à ses encouragements d’être resté dans l’Ordre. Félix dirigea un moment la revue du séminaire. Son travail lui causait parfois de violents maux de tête, mais il ne s’arrêta jamais : il demandait aux siens de prier pour lui obtenir la persévérance.

Quand sa famille lui fit remarquer que, si on l’envoyait en missions, il risquait le martyre, il répondit : Que pourrais-je désirer de plus que de donner mon sang pour Jésus !

Sur les événements de juillet-août 1936, lire la notice Franciscains martyrs de Castille

Le frère Félix fut béatifié en 2007.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 23:30

  

Melchior Kumagai Motonao

1554-1605

 

 

Melchior était né vers 1554 à Miiri (Aki, Kōchi, Japon).

Ce samouraï converti était marié, et actif dans le diocèse de Hiroshima.

Son martyre eut lieu à Hagi (Yamaguchi), le 16 août 1605.

Il fait partie d’une procession de cent quatre-vingt huit Martyrs japonais, presque tous laïcs, mariés ou consacrés, parfois jeunes ou même très jeunes enfants, béatifiés en 2008.

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