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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 21:12

Célestin Ringeard

1933-1996

 

Né le 29 juillet 1933 à Touvois (Loire-Atlantique), Célestin Ringeard fut mis en nourrice dès sa naissance, car son père était malade de la tuberculose (il devait mourir le mois suivant). Il avait une sœur aînée.

La famille avait une grande dévotion mariale, notamment lors de la fête de la Nativité de Marie, le 8 septembre. Cette date marquera plusieurs fois la vie de Célestin.

Après l’école primaire de Touvois, il fréquenta les Petits séminaires de Legé et Rezé, puis il commença la Grand séminaire à Nantes.

En 1957, il commença son service militaire à Rennes et fut bientôt envoyé à Saïda (Algérie), comme infirmier.

Lui et un autre infirmier eurent une attitude hautement courageuse en demandant de soigner dans leur infirmerie un officier du FLN blessé, au lieu de le laisser en prison. L’officier fut ainsi sauvé.

En 1959, Célestin réintégra le Grand séminaire et fut ordonné prêtre en 1960.

Il fut successivement professeur au Petit séminaire de Legé, vicaire de paroisse à Saint-Herbelain puis à Saint-Dominique (Nantes). Il se sentit spontanément attiré par les quartiers dits défavorisés, où sévissaient l’alcoolisme, la prostitution, la délinquance, jusqu’au jour où il quitta le ministère paroissial pour s’occuper uniquement de la «rue». Il anima un centre social pour les ex-prisonniers, il milita dans l’association Vie Libre pour accompagner et relever les Blessés de la Vie, comme les appela s.Jean-Paul II. Sa dernière épreuve fut le suicide d’un malheureux, homosexuel, qui l’avait appelé.

En 1983, après une longue retraite chez les Cisterciens de Bellefontaine, il y commença son noviciat le 8 septembre - une date de prédilection - et prononça les premiers vœux en 1985, encore le 8 septembre. Entre ces deux dates du noviciat, il se trouve que, le 8 septembre 1984, il eut un contact avec cet officier qu’il avait sauvé une trentaine d’années plus tôt.

En 1986, il partit pour intégrer la communauté cistercienne de Notre-Dame-de-l’Atlas (Tibhirine, Algérie), où l’avaient précédé deux autres membres de Bellefontaine, le Père Bruno et le frère Michel.

Il eut l’émouvante surprise d’être accueilli à Alger par l’officier dont on a parlé plus haut, qui tenait à venir le remercier.

Dans la communauté de Tibhirine, le p.Célestin s’occupa des chants, de l’orgue, de l’hôtellerie. Assez bavard de nature, il eut à combattre son penchant pour observer le silence. Mais surtout, sensible, il dut être soigné pour des malaises cardiaques ; ainsi, après une «visite» d’insurgés la veille de Noël 1993, il dut être opéré de six pontages à Nantes et sa convalescence se prolongea longtemps à Bellefontaine, avant son retour en Algérie six mois plus tard.

On sait que les sept membres de cette petite communauté furent enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996.

La suite des événements concernant les sept Religieux de Tibhirine, reste mal connue. On retrouva leurs corps décapités non loin de Médéa (Algérie), le 21 mai 1996.

Reconnus comme Martyrs et béatifiés en 2018, ils seront mentionnés au Martyrologe le 21 mai.

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 21:05

Christian Lemarchand

1930-1996

 

Né le 1er mars 1930 à Saint-Maixent (Deux-Sèvres), Christian Lemarchand était le fils d’un officier ; et comme tous les officiers changent de domicile au gré de leurs mutations, Christian vivra en Syrie, au Tonkin, en Algérie.

En 1939, à Orléansville (auj. Chlef), il reçut la Première communion et la Confirmation.

En 1945, il fut pensionnaire à La Rochelle et fit partie de ces mouvements de la jeunesse catholique que furent les Cœurs Vaillants et la Croisade Eucharistique. C’est dans cette belle ambiance joyeuse et chrétienne que naquit sa vocation sacerdotale.

Après le Grand Séminaire, il fut ordonné prêtre en 1956. Il sera alors nommé professeur de français à Thouars (Deux-Sèvres), dans le collège Saint-Charles dont il sera successivement nommé directeur. C’est un homme très cultivé, délicat, réservé, mais aussi généreux : il veut que son collège soit accessible aux enfants de familles pauvres, qu’il admet gratuitement.

Mais le prêtre s’interrogeait sur son éventuelle admission dans un ordre monastique. L’abbaye bénédictine de Ligugé, en 1961, fut un échec. En 1963, il visita l’abbaye cistercienne de Bellefontaine, où il retourna chaque année à partir de 1966 pour une retraite.

En 1981, il commença le postulat à Bellefontaine avec le nom de Bruno, comme le Fondateur des Chartreux, s.Bruno (v. 6 octobre).

En 1984, il fit un premier séjour de quelques mois à l’abbaye cistercienne de Notre-Dame-de-l’Atlas (Tibhirine, Algérie), où il ira définitivement s’établir en 1988. L’année suivante, il prononça les vœux définitifs.

Toujours en 1989, il fit partie des Frères qui ouvrirent une petite communauté à Fès (Maroc) et dont il fut nommé Supérieur.

En mars 1996, il se rendit à Thibirine, où devait se dérouler l’élection du nouveau Prieur.

On sait que les sept membres de cette petite communauté furent enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996.

La suite des événements concernant les sept Religieux de Tibhirine, reste mal connue. On retrouva leurs corps décapités non loin de Médéa (Algérie), le 21 mai 1996.

Reconnus comme Martyrs et béatifiés en 2018, ils seront mentionnés au Martyrologe le 21 mai.

Une rue porte maintenant le nom de «l’Abbé Lemarchand» à Saint-Maixent.

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 21:03

Michel Fleury

1944-1996

 

Né le 21 mai 1944 à Sainte-Anne-sur-Brivet (Loire-Atlantique), Michel Fleury était d’une famille paysanne et travailla aux champs jusqu’à dix-sept ans.

Il passa ensuite neuf années à étudier au séminaire.

A vingt-sept ans, il fit partie de la communauté du Prado, dont l’esprit était de faire travailler des prêtres et des religieux en milieu ouvrier, pour y pratiquer un fécond apostolat. Michel fut ainsi ouvrier fraiseur à Lyon, puis Paris, ensuite à Marseille.

Successivement, il connut en 1980 les Pères Trappistes de Notre-Dame de Bellefontaine, où il entendit l’appel à faire partie de la communauté de Tibhirine (Algérie), en 1984.

Michel était cet homme discret, effacé même, qui aimait le silence, le travail au service des autres.

A Tibhirine, il fut cuisinier, et sut se mettre sans cesse au service de tous les Frères, se faisant efficace dans mille tâches quotidiennes, toujours avec le sourire.

Il fit la profession en 1986.

On sait que les sept membres de cette petite communauté furent enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996. Sur la route où ils furent enlevés, on retrouva l’habit monastique du frère Michel.

La suite des événements concernant les sept Religieux de Tibhirine, reste mal connue. On retrouva leurs corps décapités non loin de Médéa (Algérie), le 21 mai 1996, jour anniversaire du Frère.

Reconnus comme Martyrs et béatifiés en 2018, ils seront mentionnés au Martyrologe le 21 mai.

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 21:02

Christophe Lebreton

1950-1996

 

Il semble bien que l’orthographe Le Breton soit erronée.

Né le 11 octobre 1950 à Blois (Loir-et-Cher), Christophe Lebreton était le septième d’une fratrie de douze enfants, sept garçons et cinq filles.

Entré au Petit séminaire dès la sixième, il passa le baccalauréat en juin 1968, dans un climat de très grande instabilité politique et sociale en France.

Il n’entra pas au Grand séminaire, mais fit des études de Droit, abandonnant même toute pratique religieuse. Il éprouva même des sentiments d’amour envers une jeune fille, qui cependant ne lui répondit pas.

Mais ce n’était pas une rupture totale avec Dieu ; Christophe s’engagea dans les camps d’été d’Emmaüs, l’œuvre de l’Abbé Pierre. Et surtout, grâce à un prêtre de Tours - où Christophe était surveillant dans le Petit séminaire - il connut et aima les écrits du bienheureux Charles de Foucauld (v. 1er décembre). C’est ainsi que peu à peu, il prit conscience de sa vraie vocation : suivre Jésus et témoigner.

Il fit son service militaire au titre de la coopération en Algérie ; en Alger, il fit de l’enseignement auprès des enfants d’un quartier pauvre ;  il découvrit bientôt la communauté des pères Trappistes de Tibhirine ; désormais il restera très attaché à cette terre africaine.

En 1974, il commença le noviciat chez les Pères Trappistes de Tamié et l’achèvera à Tibhirine ; mais c’est à Tamié qu’il fera la profession en 1980.

Son Supérieur l’envoya alors faire une année d’apprentissage à Troyes, pour y apprendre le métier de menuisier ; puis il sera affecté à l’hôtellerie du monastère des Dombes. Jusques là, Christophe n’envisageait pas le sacerdoce ; il en prit conscience peu à peu et commença sa préparation.

C’est alors qu’il se porta volontaire pour rejoindre la communauté de Tibhirine, en 1987.

En 1990, il reçut le sacerdoce et sera bientôt nommé père-maître des novices et sous-prieur de la communauté. En même temps, il était chargé de la liturgie et du jardin, et c’est dans ce jardin qu’il développa son esprit de dialogue, avec les «frères musulmans» qui y travaillaient.

On a sur le frère Christophe un témoignage de première main sur ses sentiments et sa réflexion, dans son propre Journal ainsi que dans les Poèmes qu’il écrivit.

En décembre 1993, des Chrétiens croates furent assassinés à proximité du monastère de Tibhirine ; la nuit de Noël suivante, des islamistes armés - les moines les appelaient les frères de la montagne - s’introduisirent dans le monastère et échangèrent quelques paroles avec le Supérieur, puis s’en allèrent. Le frère Christophe s’était pendant ce temps réfugié avec un autre frère dans une cave. Cette expérience le fit réfléchir et l’aida à s’offrir totalement à Dieu, jusqu’au sacrifice s’il le fallait.

On sait que les sept membres de cette petite communauté furent enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996.

La suite des événements concernant les sept Religieux de Tibhirine, reste mal connue. On retrouva leurs corps décapités non loin de Médéa (Algérie), le 21 mai 1996.

Reconnus comme Martyrs et béatifiés en 2018, ils seront mentionnés au Martyrologe le 21 mai.

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 20:57

Paul Dochier

1914-1996

 

Né le 31 janvier 1914 à Bourg-de-Péage (Drôme), Paul Gabriel Dochier était le troisième enfant d’une bonne famille. Le père, aprèus avoir vendu la petite entreprise de chaussures, vivait de ses rentes. Les frère et sœur de Paul s’appelaient André et Marthe.

En 1932, mourut André de tuberculose ; cet épisode marqua beaucoup le jeune Paul ;après le baccalauréat, il entra à la faculté de médecine.

En avril 1937, Paul vint vivre à l’abbaye cistercienne Notre-Dame d’Aiguebelle, dont l’Abbé lui conseillera d’achever d’abord ses études de médecine. En 1938, il passa l’internat puis commença le service militaire.

Affecté à Goulimine, dans le Sud marocain, il ne sera pas en France en 1940, lors de la mort de sa mère. Mais quand il put venir dans cette France occupée, il alla auprès de Marthe Robin, qui l’encouragea à embrasser la vie monastique.

En décembre 1941, il fut admis dans l’abbaye d’Aiguebelle d’abord comme oblat, puis comme novice de chœur. Désormais, il sera frère Luc (s.Luc, on le sait, était médecin, v. 18 octobre). En réalité, un an plus tard, frère Luc décidera de rester frère convers, assistant aux offices depuis les bancs des fidèles.

En 1943, il se porta volontaire pour remplacer un père de famille prisonnier en Allemagne, sacrifice qui lui donna l’occasion surprenante de retrouver là-bas son beau-frère, prisonnier depuis deux ans. Il rencontra - et soigna - aussi des officiers russes, particulièrement mal traités par les Allemands.

Quand il revint en France, en été 1945, il était lieutenant. Il assista au spectacle désolant de la maison familiale brûlée et rejoignit Aiguebelle. En 1946, il fit profession et partit pour Notre-Dame-de-l’Atlas à Tibhirine (Maroc).

Il y ouvrit un dispensaire pour accueillir les malades et les blessés de la région. C’était une nouveauté pour les Trappistes, qui d’habitude ne sortaient pas du cloître ; ce dispensaire les ouvrait alors au monde extérieur et favorisait des contacts chaleureux avec la population.

En 1949, frère Luc prononça les vœux solennels. Il fut désormais chargé de la cuisine.

Jusques là, la vie au monastère se déroulait dans une ambiance pacifique et fructueuse. Mais avec la guerre civile et les agitations politiques, tout allait basculer dans la tourmente et le chaos.

En 1959, première épreuve lourde pour frère Luc, qui fut enlevé pendant dix jours par des moudjahidines ; ce choc - le Frère a quarante-cinq ans - l’obligea à être soigné à l’hôpital d’Alger d’abord, puis en France. Certains moines quittèrent l’Algérie, puis le gouvernement imposa à la communauté de ne pas dépasser les treize membres (ils étaient une quarantaine) ; la quasi intégralité des terrains viticoles fut nationalisée, les moines ne conservant qu’une douzaine des quelque quatre-cents hectares de l’abbaye.

En 1975, frère Luc fut à nouveau soigné en France ; on discuta alors de la fermeture du dispensaire. Mais frère Luc «imposa» gentiment son point de vue, de par son âge et son expérience - il a alors la soixantaine, il est de loin le «doyen» de la communauté - ; et comme il parlait très bien l’arabe dialectal des villageois, il était très proche d’eux. Le dispensaire resta ouvert.

La vigile de Noël 1993, des islamistes firent irruption dans le monastère, puis repartirent après avoir échangé quelques paroles avec le Prieur, le p. Christian de Chergé.

On sait que les sept membres de cette petite communauté furent enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996.

La suite des événements concernant les sept Religieux de Tibhirine, reste mal connue. On retrouva leurs corps décapités non loin de Médéa (Algérie), le 21 mai 1996.

Reconnus comme Martyrs et béatifiés en 2018, ils seront mentionnés au Martyrologe le 21 mai.

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 13:47

Pierre-Lucien Claverie

1938-1996

 

Né le 8 mai 1938 à Bab-el-Oued (Alger, Algérie), Pierre-Lucien Claverie était d’une famille catholique ; son père était un simple ouvrier.

Il fut actif dans le scoutisme et, après son baccalauréat, vint étudier à Grenoble.

En 1958, il entra chez les Pères Dominicains à Lille et étudia dans leur grand couvent du Saulchoir, en banlieue parisienne (et maintenant fermé).

En 1962 et 1963, sa mère et sa sœur, puis son père, quittèrent l’Algérie. Durant la même période, Pierre-Lucien accomplit son «service militaire», mais, refusant de porter les armes, il travailla dans le milieu de l’aumônerie.

Il reçut le sacerdoce en 1965.

De retour en Algérie, il apprit l’arabe et approfondit l’Islam. En Alger, il dirigea le Centre des Glycines, un institut destiné à initier à la culture islamique des Religieux vivant en Algérie, et aussi fréquenté par de nombreux étudiants algériens. Le père Claverie, quoique de nationalité française, se considérait pleinement algérien.

En 1981, il fut consacré évêque d’Oran. Mais on l’appelait aussi l’évêque des Musulmans, tant il connaissait si bien leur monde et savait dialoguer avec eux.

A partir de la guerre civile de 1992, l’Evêque se sentit de plus en plus menacé, mais refusa de quitter son diocèse. Après l’assassinat des moines de Tibhirine (mai 1996), il fut à son tour assassiné à la porte de son évêché, où il rentrait en compagnie de son chauffeur, un de ses fidèles amis, un jeune Musulman de vingt-et-un ans.

Mgr Claverie aurait été assassiné «parce qu’il en savait trop» sur la mort - officiellement non encore élucidée - des sept moines de Tibhirine.

Mgr Claverie reçut la palme du martyre en Oran (Algérie), le 1er août 1996, le dies natalis où il sera mentionné au Martyrologe.

Il fut béatifié en 2018.

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 20:05

Rafael Román Donaire
1891-1936

Né le 28 août 1891 à Alhama de Almería et baptisé six jours plus tard, il imita son frère et entra au séminaire d’Almería.

Il fut ordonné prêtre en 1914.

Vicaire à la paroisse Saint-Jacques, il fut chargé aussi de celle de Saint-Antoine au moment de l’épidémie de grippe de 1918, et en devint curé en 1923. En 1926, il fut nommé Maître des cérémonies à la cathédrale et recouvra désormais beaucoup de missions à la curie épiscopale, au séminaire, et dans le diocèse. Quand les Jésuites furent expulsés, c’est lui qui fut chargé d’administrer le sanctuaire du Sacré-Cœur.

Il eut le grand souci de l’enfance et de la jeunesse. Il eut l’idée, pour attirer les jeunes, d’organiser des séances de cinéma dans la cathédrale même. Il fonda deux confraternités, l’une en l’honneur du Christ en son entrée triomphale à Jérusalem, l’autre en l’honneur de Notre-Dame de la Paix.

En 1936, on le dénonça et il fut arrêté comme prêtre. En prison, il fut torturé. Un autre prêtre qui fut son compagnon raconta que, tout en étant tous deux condamnés à transporter des pierres, il put se rapprocher de don Rafael et se confesser. A la fin, ce dernier lui confia : Quel dommage que je ne puisse pas me confesser moi aussi…

Avec le chanoine Antonio García Fernández, il fut martyrisé le 8 décembre 1936 à la prison El Ingenio d’Almería.

Béatifié en 2017, Rafael Román Donaire sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 8 décembre.

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 20:05

Antonio García Fernández
1867-1936

Né le 22 octobre 1867 à Piñar (Grenade), Antonio fut baptisé huit jours plus tard.

Au terme de ses études au séminaire de Grenade, il fut ordonné prêtre en 1891. Il passa le doctorat en théologie.

On le nomma professeur au séminaire de Baeza, et chanoine de la cathédrale de Jaén. C’est là qu’il connut Pedro Poveda Castroverde, maintenant canonisé (v. 28 juillet).

En 1923, le roi le nomma chanoine de la cathédrale d’Almería ; entre autres missions, il reçut celle de s’occuper de la bénédiction du monument au Sacré-Cœur.

Ses voisins le connaissaient bien et l’aimaient. Quand se déchaîna la persécution de 1936, on chercha à le sauver, à le cacher ; il y eut même quelqu’un qui, profitant de sa position, tenta d’empêcher son arrestation. Malgré tous ces généreux efforts, le Chanoine fut arrêté et placé en différentes prisons. Finalement, dans la nuit de l’Immaculée Conception, 8 décembre 1936, en la prison El Ingenio d’Almería, il fut assassiné.

Béatifié en 2017, Antonio García Fernández sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 8 décembre.

 

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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 17:49

Pedro Pascual García Martín
1892-1936

Né le 6 juin 1892 à Monteagudo (Teruel), de Pedro Francisco et Jerónima, il fut baptisé dès le lendemain.

Entré dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), il fit les vœux en 1910 et fut ordonné prêtre en 1917.

Son premier travail apostolique fut à Alcorisa puis, en 1923, il fut envoyé en Inde à la mission de Cuttack, dont dépendaient les maisons de Surada, Jatny, Kurda Road. Là-bas, il parcourait les communautés chrétiennes pour conférer le sacrement de baptême et former des catéchistes.

Pour motifs de santé, il dut revenir en Espagne en 1933 et résida dans la maison de Madrid. Son occupation principale était la rédaction d’un dictionnaire à l’usage des prochains missionnaires en Inde.

Le 25 juillet 1936, il rendit visite à sa tante, des Filles de la Charité, qui était la Supérieure de l’hôpital Homéopathique et lui dit en partant : Si tu ne me vois pas d’ici quelques jours, c’est qu’ils m’ont abattu ou que je suis en prison.

Effectivement, après avoir trouvé refuge avec le père Morquillas dans la Pension Mexicaine, ils subirent un premier contrôle le 28 juillet en pleine nuit. Le 5 août, on les emmena au commissariat, le 6 à la Direction Générale de Sécurité, le 7 à la tristement célèbre prison San Antón.

Quand on lui demanda s’il était curé, il répondit : Je suis missionnaire.

Le 1er décembre 1936, à deux heures du matin, on vint le réveiller avec un coup de pied. Il salua un autre prisonnier en l’embrassant et monta dans un des camions qui partait à Paracuellos de Jarama (Madrid), où il fut fusillé avec beaucoup d’autres.

Béatifié en 2017, Pedro Pascual García Martín sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1er décembre.

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 23:04

Francisco Morquillas Fernández
1889-1936

Né le 17 juin 1889 à Sarracín (Burgos), de Juan et Margarita, il fut baptisé trois jours plus tard.

Entré dans la Congrégation des Lazaristes (Vincentiens), il fit la profession en 1908 et fut ordonné prêtre en 1915.

Il fut à Andújar, Oviedo et Madrid à partir de 1929. Il était aumônier de l’hôpital des ouvriers et aidait dans son travail l’archiviste, le p.Paradela. C’était un homme toujours souriant, gentil avec tout le monde, calme et discret.

Le 21 juillet 1936, les miliciens s’emparèrent de l’hôpital, expulsant les Filles de la Charité. La chapelle se transforma en théâtre. Le p. Morquillas vint se réfugier dans l’autre maison de Madrid, puis dans une pension mexicaine. Il s’y trouvait aussi un père passioniste, Manuel Nogueiro Guitián, et un frère. Ils furent découverts et arrêtés ensemble. De cachot en cachot, ils aboutirent à la prison San Antón.

Le 30 novembre 1936 à six heures du matin, il y eut l’ «appel» des condamnés ; le p.Morquillas et le p.Nogueiro furent attachés ensemble et emmenés à Paracuellos de Jarama, aux environs de Madrid, où ils furent fusillés.

Béatifié en 2017, Francisco Morquillas Fernández sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 30 novembre.

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