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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

 

Claudia

1er siècle

 

Des légendes se sont entremêlées au sujet d’une sainte Claudia du 1er siècle.

Saint Paul, écrivant à Timothée (2Tm 4:21) lui envoie les salutations d’Eubulus, de Pudens, de Linus, de Claudia et de tous les frères.

Une tradition rapporte que le roi anglais Caractacus, battu par Aulus Plautius, fut conduit à Rome, enchaîné ainsi que toute sa famille. L’empereur Claudius l’aurait relâché et l’une de ses filles, baptisée avec le nom de Claudia, serait restée à Rome : ce serait celle que mentionne saint Paul dans son épître.

Cette Claudia serait la mère de Linus, le second pape après saint Pierre.

Selon une autre tradition, Cogidubnus, allié breton de l’empereur Claude, donna à sa fille le nom de Claudia en l’honneur de l’empereur.

Martial mentionne à son tour une Claudia Rufina, bretonne aussi, épouse de son ami Aulus Pudens, sénateur romain, qui serait (encore une fois au conditionnel) celui que cite saint Paul dans la même épître. Mais pourquoi donc Paul n’aurait-il pas alors écrit : Pudens et Claudia, au lieu de les séparer par Linus ?

Enfin, il est rapporté que l’épouse de Ponce Pilate s’appelait Claudia Procle.

Tout ceci ne nous éclaire pas beaucoup sur l’identité de la sainte Claudia qui se trouvait autrefois au Martyrologe le 7 août.

On comprend pourquoi l’actuelle édition ne l’a pas retenue.

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

John Woodcock

1603-1646

 

Né en 1603 à Leyland (Lancashire), John était le fils de Thomas et Dorothy, cette dernière catholique.

Il se convertit au catholicisme en 1622, rejoignit le collège de Saint-Omer où il étudia pendant un an, et fut envoyé au Collège Anglais de Rome en 1629.

En 1630, il entra chez les Capucins à Paris, mais peu après préféra les Franciscains de Douai ou Récollets, dont il prit l’habit en 1631, avec le nom de Martin de Saint-Félix. En Angleterre il se dissimula aussi sous le nom de Farington ou Thompson.

Un an après, il fit la profession et fut ordonné prêtre en 1635, toujours à Douai.

Il vécut à Arras quelques années, comme aumônier d’un certain Mr.Sheldon.

Vers 1640, il fut envoyé en Angleterre, mais revint à son couvent, pensant y mourir.

Mais en 1643 (ou 1644), et malgré sa mauvaise santé, il eut la permission de partir pour l’Angleterre et accosta à Newcastle-on-Tyne ; la première nuit où il dormit dans le Lancashire, il fut arrêté.

Il passa deux années en prison au Château de Lancaster et fut condamné avec deux autres prêtres, Edward Bamber et Thomas Whittaker. Leur délit était d’être prêtres. Il montra une reconnaissance toute particulière au moment de recevoir sa condamnation. 

Lors de son exécution, la corde se rompit. On le pendit une seconde fois, mais on le redescendit avant son expiration et on lui sortit les intestins alors qu’il était bien vivant.

Ce martyre eut lieu le 7 août 1646.

Il a été béatifié, avec ses Compagnons, en 1987.


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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Dalmacio Bellota Pérez

1908-1936

 

Dalmacio était né le 22 novembre 1908 à Capillas (Palencia, Espagne).

Entré à douze ans comme aspirant chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Bujedo, il y reçut l’habit au noviciat en 1925, et prit le nom de Carlos Jorge.

Il travailla à Madrid (Las Maravillas), un collège qui fut incendié en 1931. Il fut envoyé à Cuevas (Almeria), puis revint à Madrid (Chamberi).

En 1933 il fut envoyé au collège de Consuegra (Tolède).

Le 21 juillet 1936, durant la Messe, les miliciens encerclèrent l’établissement, proférant insultes et menaces. Le célébrant et les Frères consommèrent les Saintes Espèces pour éviter toute profanation et allèrent se réfugier dans une maison voisine.

Déçus, les miliciens prirent aussi d’assaut cette maison. Les Frères se rendirent sans opposer résistance.

Ils furent conduits en prison, où ils prièrent en se préparant à leur mort certaine.

Ils furent fusillés à Boca del Congosto (Los Yébenes, Tolède), le 7 août 1936, devant les insultes grossières des bourreaux, auxquelles ils répondaient seulement Vive le Christ Roi !

Frère Carlos Jorge a été béatifié en 2007.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

 

Edward Bamber

1600-1646

 

Né vers 1600 à Carleton (Blackpool, Lancashire), Edward Bamber se présenta sous les noms de Helmes ou Reding. Une autre source le fait naître à Moor (Poulton-le-Fylde).

Il rejoignit le Collège anglais de Valladolid, et fut envoyé en Angleterre après son ordination.

En accostant à Douvres, il s’agenouilla pour remercier Dieu : cette attitude suffit au gouverneur pour l’arrêter et l’exiler.

Revenu en Angleterre, il fut bientôt arrêté une seconde fois près de Standish (Lancashire). On suppose qu’il avait été aumônier à Standish Hall.

En route pour le Château de Lancaster, il logea au Old-Green-Man Inn, près de Claughton-on-Brock, d’où il s’échappa, profitant de ce que ses gardiens étaient ivres. Il marchait dans la campagne, lorsqu’un certain Mr.Singleton de Broughton Tower le recueillit : ce dernier avait rêvé de lui et avait reçu une invitation à aller l’aider. 

Arrêté une troisième fois, il fut enfermé au Château de Lancaster pendant trois ans : la guerre empêchait la tenue régulière des Assises.

Il réussit encore à s’échapper et fut arrêté une quatrième fois.

Lors du jugement, deux apostats vinrent témoigner qu’il avait administré les sacrements et Edward fut condamné avec deux autres prêtres, John Woodcock et Thomas Whittaker. Leur délit était d’être prêtres.

Au moment de son exécution, il réconcilia avec Dieu un criminel qu’on allait exécuter au même moment. Il encourageait ses Compagnons à mourir bravement, et son comportement fit tellement enrager les persécuteurs, qu’ils pressèrent le bourreau de le faire souffrir encore plus cruellement.

Ce martyre eut lieu le 7 août 1646.

Edward a été béatifié, avec ses Compagnons, en 1987.

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

 

Nicholas Postgate

1596-1679

 

Né en 1596 (ou 1597) à Kirkdale House (Egton Bridge, North Yorkshire), Nicholas entra au Collège anglais de Douai en 1621.

Il y reçut les premiers ministères dès 1624, le sous-diaconat en 1627, le diaconat le 18 mars 1628 et la prêtrise le 20 mars suivant. 

En 1630, on l’envoya en mission et il travailla longtemps comme prêtre catholique dans toute l’Angleterre, pour arriver à Ugthorpe, tout près de son pays natal. C’était dans les années 1660.

Nicholas avait désormais plus de quatre-vingts ans. Il était en train de baptiser un enfant chez Matthew Lyth à Little Beck (Whitby), lorsqu’un certain Reeves, accompagné de William Cockerill, intervint brutalement dans la maison et arrêta le prêtre.

Sans tarder, Nicholas fut jugé et condamné pour le délit d’être prêtre. Il fut pendu, éviscéré et écartelé, à York, le 7 août 1679. Il fut un des derniers Martyrs de cette persécution.

Ses restes furent remis à ses amis présents, qui les enterrèrent. Une main fut remise comme relique au Collège de Douai. On a aussi conservé son petit autel portable dans l’église Saint-Joseph de Pickering.

Nicholas Postgate a été béatifié en 1987.

4

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Luis Villanueva Montoya

1888-1936

 

Né le 10 septembre 1888 à Cucho (Burgos, Espagne), Luis voulut se consacrer à Dieu. Il avait surtout un cœur généreux, même si la lecture et l’étude ne lui réussissaient pas facilement.

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, il reçut l’habit au noviciat de Bujedo en 1907, et prit le nom de Eustaquio Luis.

On lui confia des travaux manuels, qu’il accomplit consciencieusement à Bujedo, Griñon, à Consuegra (1933) où il fut cuisinier, à l’école de Peñuelas et à la Procure (Madrid), avant de retourner à Consuegra.

En 1936, il fut arrêté avec ses confrères le 21 juillet, mis en prison et, le 7 août suivant, fusillé à Boca del Congosto (Los Yébenes, Tolède).

Il a été béatifié en 2007.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Diodoro López Hernando

1888-1936

 

Diodoro était né le 27 septembre 1898 à Salguero de Juarros (Burgos, Espagne).

Entré chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, il reçut l’habit au noviciat de Bujedo en 1914, et prit le nom de Teodosio Rafael.

Ses études lui obtinrent le diplôme de catéchiste ainsi que le magistère, pour l’enseignement dans les écoles.

Il travailla à Mieres (Asturies), Melilla (territoire espagnol au Maroc), Griñon (1925) et Bujedo (1927), sans jamais s’arrêter d’étudier et d’approfondir ses connaissances.

En 1931, il fut nommé directeur à Puerto Real, puis en 1933 du collège de Consuegra (Tolède).

Le 21 juillet 1936, durant la Messe, les miliciens encerclèrent l’établissement, proférant insultes et menaces. Le célébrant et les Frères consommèrent les Saintes Espèces pour éviter toute profanation et allèrent se réfugier dans une maison voisine.

Déçus, les miliciens prirent aussi d’assaut cette maison. Les Frères se rendirent sans opposer résistance.

Ils furent conduits en prison, où ils prièrent en se préparant à leur mort certaine.

Ils furent fusillés à Boca del Congosto (Los Yébenes, Tolède), le 7 août 1936, devant les insultes grossières des bourreaux, auxquelles ils répondaient seulement Vive le Christ Roi !

Frère Teodosio a été béatifié en 2007.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Rafaél Severiano Rodríguez Navarro

1882-1936

 

Rafaél vit le jour le 8 novembre 1882 à Ronda (Málaga, Espagne), de José et María, qui le firent baptiser le 13, avec le beau nom de Rafaél Severiano de la Trinité.

Entré chez les Capucins à dix-neuf ans, il prit le nom de Pacifico.

Sa vocation n’était pas le sacerdoce ; il voulait servir les Religieux de la communauté.

Comme Frère convers, il fit le noviciat à Séville (1901), professa en 1902 et fit la profession solennelle en 1906.

Dans toutes ses activités, on admira son comportement fraternel et délicat, plein de bonnes manières.

Lors des hostilités à Antequera, il demanda la permission de quitter le monastère le 20 juillet 1936 pour visiter quelques bienfaiteurs ; il fut reçut avec grande charité, mais préféra revenir au couvent dès le lendemain. La famille lui proposait de rester, mais il répondit : Je m’en vais. Là où sont mes Frères, je dois être aussi. Pour moi, que soit faite la volonté de Dieu.

Ayant pleinement partagé les angoisses de sa communauté, il voulut absolument rejoindre la zone nationale pour trouver de l’aide ; le 3 août, il sauta par une fenêtre, atterrit dans le verger et commença à fuir. Mais il fut bien vite arrêté, conduit au poste, où on le garda quatre jours avec quelques autres prisonniers. Par la fenêtre, il entendit prononcer son nom et comprit que sa condamnation était décidée. Il se remit à la volonté de Dieu, pacifiquement, priant le chapelet et le petit Office de la Sainte Vierge.

Le 7 août 1936, on l’emmena dans la rue et, avant de monter dans le camion, il fut abattu sauvagement dans la rue.

Il a été béatifié en 2013.

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

 

Thomas Withaker

1611-1646

 

Fils de Thomas et Helen, Thomas était né vers 1611-1613 à Burnley (Lancashire), où son père, maître d’école, semble avoir adhéré au protestantisme.

Après un court séjour à Saint-Omer, et sur l’influence de la famille Towneley, il rejoignit le Collège anglais de Valladolid ; après son ordination, il fut envoyé en Angleterre de 1638 à 1643.

Il se présenta aussi sous le pseudonyme de Thomas Starkie.

Arrêté, il réussit à s’échapper pendant qu’on le conduisait au Château de Lancaster ; de nouveau saisi à Place Hall (Goosenargh), il fut enfermé le 7 août 1643 à Lancaster, où on lui imposa le confinement pendant six semaines. Il resta dans cette prison pendant trois ans : la guerre empêchait la tenue régulière des Assises.

Avant même son jugement, il se prépara à la mort par une retraite d’un mois.

Thomas était un homme timide, et la pensée de la mort l’effrayait. C’est pourquoi, jusqu’au pied du gibet, on lui proposa la liberté en échange de sa foi catholique, mais il ne céda jamais. Au représentant de la Couronne, il déclara : Agissez avec moi comme il vous plaît : je refuse absolument que ma peine soit commuée ou même annulée selon vos conditions ; puis il remit son âme dans les mains du Sauveur.

Il fut condamné et exécuté avec John Woodcock et Edward Bamber. Il avait trente-trois ans (ou trente-cinq, suivant la date retenue pour sa naissance).

Son martyre eut lieu le 7 août 1646.

Thomas Whitaker a été béatifié, avec ses Compagnons, en 1987.

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 23:00

Manuel Sancho Aguilar

1874-1936

 

Manuel vit le jour le 12 janvier 1874 à Castellote (Teruel, Espagne), de Manuel et Agustina.

A treize ans, il entra au collège des Mercédaires à El Olivar, où il reçut tout de suite, sur son insistance, l’habit religieux.

En 1889, il commença le noviciat à Lleida et fit la première profession en 1890.

En plus de ses études normales, il faisait aussi de la musique.

Ses études de philosophie furent promptement achevées, celles de théologie aussi, et il fit la profession solennelle en 1893.

Un jour, un des Pères lui dit : Frère Sancho, il faut que tu deviennes Frère Saint. Et le Frère de répondre : Je vous promets de faire tout ce que je pourrai pour le devenir, avec la grâce de Dieu. Il dut bien passer par différentes étapes, car une anecdote rappelle qu’il céda un jour à la faim et au caprice, allant chiper deux œufs dans le poulailler pour se les frire à la cuisine… avant de reconnaître sa faute et d’en demander humblement pardon.

En 1894, il acheva la théologie à Lleida et fut ordonné prêtre en 1897.

Il fut ensuite pendant seize années à Segre, comme professeur de plusieurs matières, y compris philosophie et théologie, mais aussi écrivant en prose et en vers (et il remporta plusieurs prix dans des concours), composant des messes à quatre voix… Il organisait une soirée théâtrale, mettait en musique un texte biblique, confessait, priait, tout cela avec une simplicité exemplaire et inaltérable.

En 1903, il fut nommé conseiller provincial, plusieurs fois confirmé jusqu’en 1919.

En 1909, il fut désormais à Barcelone, jusqu’en 1925, puis passa à El Puig, à Saragosse (1924), de nouveau à El Olivar (1925), toujours occupé, toujours au travail, à composer, à jardiner, à laver les habits… mais aussi se mortifiant, s’imposant la discipline, mangeant des herbes amères crues, priant des heures devant le Saint-Sacrement… Il répandait la dévotion au Sacré-Cœur

Il était si qualifié et connu que l’Ordre demanda au Supérieur général de lui conférer directement les grades de docteur en théologie et droit canonique. 

Tous le considéraient véritablement comme un Saint - mais hélas pas tous, car on ne sait quel avocat du diable réussit à le dénoncer au Saint-Siège, qui le suspendit pendant plusieurs années.

Quand on voulut ouvrir une maison en Belgique (1927), c’est le père Sancho qui fut choisi. Il contribua aussi à la solennité du 5e centenaire de la restauration de l’Ordre, à El Olivar, composant là encore une messe solennelle et publiant un magnifique ouvrage illustré de cent-quinze pages.

En 1933, le médecin lui imposa un temps de repos ; il put encore faire un aller-et-retour à Rome en 1934.

Arrivèrent les jours sanglants de la révolution : le père Sancho parlait de plus en plus souvent du martyre.

Le 25 juillet 1936, les Mercédaires fêtèrent saint Jacques à Crivillén ; le 1er août, le père Francisco fit une retraite avec les jeunes qui allaient recevoir l’habit. A El Olivar, on pria encore le chapelet : le 2 arrivèrent les bruits de la révolte rouge.

Le médecin vint suggérer aux Religieux d’évacuer la maison ; fraternellement, un des Religieux lui répondit : Adieu, mon fils, nous nous reverrons au Ciel.

La communauté se dispersa. Deux groupes partirent dès le 2 août au soir et le 3 au matin, pour Saragosse. Ceux qui restaient, le père Francisco et le père Manuel, avec des convers et des postulants, attendaient le retour de la voiture. 

Ils passèrent la journée du 3 à prier, à cacher les objets de culte. La voiture n’arriva que vers une heure du matin, car les Rouges étaient déjà à Oliete, et on ne pouvait presque pas circuler. Les Religieux décidèrent de partir à pied, chargeant les chevaux avec ce qu’ils pouvaient emporter, et guidés par un berger.

Le 4, ils s’arrêtèrent dans les bois. On envoya deux des convers en reconnaissance vers Oliete. Comme ils ne revenaient pas, la nuit suivante on tenta d’aller au-devant d’eux : on découvrit leurs deux cadavres calcinés. La situation était claire.

Les survivants se préparèrent au martyre. Ils s’enfoncèrent dans la pinède, rejoignirent une maison d’amis qui leur donnèrent à manger quelque chose de chaud.

Le 6 août au matin, ils arrivèrent à La Codoñera ; on les guida vers Alcaine où, semblait-il, les Rouges n’étaient pas arrivés. De là, ils songeaient à gagner Muniesa, mais on le leur déconseilla. On leur proposait plutôt de passer la nuit sur place, mais les Religieux ne voulaient ni mettre en danger les familles, ni s’arrêter ; ils passèrent la nuit du 6 au 7 dans le bois.

Le 7, toujours convaincus que Muniesa était encore libre, ils se mirent en marche, dans l’espérance de célébrer la Messe à l’église, de communier pour le Premier vendredi du mois. Mais à huit heures du matin, leur tombèrent dessus les Rouges qui les fouillèrent de fond en comble. Les Religieux se présentèrent comme venant du couvent de El Olivar, s’offrirent d’eux-mêmes, demandant la liberté des jeunes qui étaient avec eux.

D’autres miliciens arrivèrent, dans un fracas d’insultes et de blasphèmes. Un chef désigna qui ferait partie du peloton. 

Les Religieux entonnèrent le Te Deum. Un des jeunes postulants, qui restait avec les Pères, fut écarté au dernier moment. C’est lui qui put raconter tous ces détails plus tard.

Les Pères pardonnèrent aux bourreaux. Ils tombèrent sous les balles, criant encore Vive le Christ roi !

Le père Francisco et le père Manuel furent béatifiés en 2013.

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