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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Zacarías Abadía Buesa

1913-1936

 

Né le 5 novembre 1913 à Almuniente (Huesca, Espagne), Zacarías entra chez les Salésiens en 1930.

Déjà présent à Sarriá, très intelligent, il montra des dispositions particulières pour la littérature.

A la fin de l’année scolaire 1936, il se destinait aux études de théologie, avec le désir de devenir prêtre et de partir pour les missions (où, peut-être, il aurait reçu le martyre…) 

Il reçut la palme du martyre à Barcelone, le 27 juillet 1936. Il n’avait pas vingt-trois ans.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Jaime Ortiz Alzueta

1913-1936

 

Né le 24 mai 1913 à Pampelune (Espagne), Jaime fréquenta divers collège, où son caractère difficile le faisait mal noter.

Ilcommença par travailler, puis demanda à entrer chez les Salésiens de Pampelune, pour pouvoir plus tard éduquer chrétiennement les futurs ouvriers.

Il fit le noviciat, puis la profession religieuse en 1932.

Il fut envoyé à Turin pour se perfectionner en mécanique et assista à la canonisation du Fondateur, don Giovanni Bosco.

Il devait rejoindre Sarriá, il se réfugia chez une personne amie, découvert par les miliciens. On trouva des médailles dans l’étui de sa clarinette et il fut condamné à mort.

Après des tortures, il fut abbattu à Barcelone, le 27 juillet 1936. Plus tard, on retrouva des photographies de son corps, blessé à la poitrine et le visage déformé par les coups de bâton.

Il fut béatifié en 2001.

 

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Felipe Hernández Martínez

1913-1936

 

Né le 14 mars 1913 à Villena (Alicante, Espagne), dans une famille d’agriculteurs.

De caractère un peu inquiet, parfois farouche, Felipe entra à neuf ans au collège des Salésiens, puis dans leur séminaire de Campello en 1924.

En 1929, ce fut le noviciat à Gerona, la profession en 1930, avant de commencer les trois années de «pratique» à Ciudadelo (Minorque).

Il passa trois ans à Ciudadela, se montrant toujours très dynamique et joyeux, aidant les plus jeunes à servir la messe.

A la fin de sa première année de théologie à Carabanchel (Madrid), il devait rejoindre Sarriá. Il trouva un aumônier auprès duquel il pouvait assister à la messe et se confesser ; ayant reçu le conseil de ne pas s’y présenter aussi régulièrement, il répondit courageusement : S’il faut mourir, je préfère voir la mort en face que de me faire surprendre par derrière.

Il fut abbattu à Barcelone, le 27 juillet 1936, et béatifié en 2001.

 

 

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Maria Grazia Tarallo

1866-1912

 

Maria Grazia naquit à Barra (Naples, Italie) le 23 septembre 1866, deuxième des sept enfants de Leopoldo et de Concetta Borriello. Elle fut baptisée le lendemain.

Le papa était jardinier de la commune ; la maman, d’une grande vitalité, perdit cependant deux de ses enfants en bas âge, tandis que vécurent les deux garçons, Gabriele et Vitaliano, et que deux filles devinrent religieuses (Drusiana et Giuditta).

Maria Grazia fréquenta une école privée puis celle des Sœurs Stimmatine.

A cinq ans, elle promit à la Sainte Vierge de rester chaste. Elle put recevoir, exceptionnellement pour l’époque, l’Eucharistie à sept ans en 1873, et la Confirmation en 1876.

En 1884, son père voulut la marier avec un certain Raffaele Aruta, et obtint de la faire au moins aller à la mairie pour le mariage civil (avril 1889), en attente du mariage religieux qui aurait lieu plus tard ; au retour, le jeune marié eut un vomissement de sang, symptôme de la tuberculose qui frappait n’importe où et n’importe qui. Raffaele fut conduit à Torre del Greco, au pied du Vésuve, où l’air devait être meilleur, mais il mourut bientôt, en janvier 1890. Maria Grazia, qui s’était d’abord employée à ramener son «mari» à Dieu, se trouvait désormais totalement libre.

Elle entra donc en 1891 chez les Sœurs Crucifiées Adoratrices de l’Eucharistie à San Giorgio a Cremano, où elle prit le nom de Maria de la Passion. C’est la Fondatrice elle-même, Maria Pia (Maddalena Notari), qui la reçut, lui imposa son nom et put témoigner plus tard de la sainteté de Maria Grazia.

Avant même d’entrer au monastère, Maria Grazia aurait déjà eu une vision de la Sainte Vierge, entourée des Sept Fondateurs des Servites de Marie.

Elle avait aussi rêvé des Religieuses dans l’habit qu’elles devaient porter bien plus tard.

Maria Grazia commença ainsi le noviciat en novembre 1891 et fit la profession en 1892.

En vingt ans, elle ne quitta son monastère que deux fois : d’abord en 1894 pendant deux ans, pour aller avec onze Consœurs fonder une nouvelle maison à Castel San Giorgio, ensuite à San Gregorio Armeno, dans le vieux Naples, pendant deux années aussi, juste après avoir fait la profession solennelle.

Maria de la Passion vécut sa vocation dans une union particulière à la passion du Sauveur. Elle eut la charge de la cuisine, de la garde-robe, mais aussi, en 1910, celle de Maîtresse des novices.

L’intense vie intérieure de Maria fut ornée de grâces mystiques particulières : visions, extases, stigmates, esprit de prophétie, guérisons, attaques diaboliques (elle en conserva même une plaie profonde au bras ; il fallut opérer la Religieuse, dont le bras cependant resta inerte par la suite, sauf trois jours avant sa mort, quand on la vit lever le bras et faire le signe de la Croix).

Durant une de ses adorations à l’église, elle s’était trouvée sur le passage que devait prendre les Sœurs pour aller chanter l’office, de sorte que la Fondatrice dut lui imposer un autre endroit pour se recueillir. Maria Grazia passait jusqu’à des nuits entières en adoration, priant pour la conversion des pécheurs, spécialement pour les prêtres tombés dans l’indifférence ou même dans le sacrilège.

Les derniers temps, elle ne se nourrissait plus que de l’Eucharistie.

Elle annonça sa mort, pour le 27 juillet 1912, et fut béatifiée en 2006.

Le miracle retenu pour la béatification, fut la guérison totale d’un jeune homme de vingt-et-un ans, quasi aveugle ; il récupéra subitement la vue dès qu’on lui imposa la relique du bras de Maria Grazia sur les yeux. Ce miracle eut lieu lors du transfert des restes de la Religieuse dans l’église du monastère, en 1924. Deux filles du miraculé entrèrent ensuite dans cette congrégation.

 

Les Religieuses s’appellent aujourd’hui Sœurs Adoratrices de l’Eucharistie et sont présentes en diverses localités d’Italie, mais aussi aux Philippines et au Pérou, d’où proviennent la majorité des novices.

 

 

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

William Davies

?-1593

 

Voici l’histoire d’un des plus illustres prêtres martyrs anglais du 16e siècle.

 

William naquit dans la nord du Pays de Galles, peut-être à Croes yn Eris (Denbighshire), à une date imprécise.

En 1582, il arriva à Reims pour se préparer au sacerdoce. A son arrivée, le 6 avril, il eut la joie d’assister à la première Messe de Nicholas Garlick, qui sera bientôt martyrisé (voir au 24 juillet).

En 1583, il reçut les premiers ordres (qu’on appelle aujourd’hui les ministères), en compagnie de soixante-treize autres séminaristes.

En 1585, il fut ordonné prêtre et partit bientôt pour exercer le saint ministère dans son pays natal.

En 1591, il fut arrêté à Holyhead, où il se trouvait à guider quatre étudiants qui voulaient passer par l’Irlande pour rejoindre le collège anglais de Valladolid (Espagne).

On le sépara de ses compagnons et on le traîna dans un cachot infect à Beaumaris Castle. Au bout d’un mois, la sainteté et la patience qu’il montra, lui valurent un peu de relaxation : on lui permit de retrouver ses compagnons une heure par jour, et même de célébrer la Messe. Le geôlier devint si complaisant qu’ils auraient même pu s’échapper.

La réputation du saint prêtre lui attira des visiteurs de tous côtés : Catholiques qui venaient lui demander conseil, ministres Protestants qui venaient discuter avec lui.

Lui et ses compagnons furent condamnés à mort. William n’eut pas si tôt entendu la sentence, qu’il entonna le Te Deum, repris par ses compagnons.

Mais la sentence était manifestement injuste, et le peuple protestait, à tel point que le juge repoussa l’exécution jusqu’à ce que l’on pût connaître l’avis de la reine.

On conduisit William à Ludlow, où il dut se soumettre encore une fois aux assauts des ministres protestants, qu’il réduisit au silence. Là-dessus, les ministres le traînèrent dans leur église, sous prétexte d’y tenir encore une discussion, mais c’était pour l’obliger à assister au service protestant. William se mit alors à prier plus fort qu’eux l’office de Vêpres en latin, puis présenta devant tout le monde la supercherie dont il avait été victime.

De Ludlow, on l’envoya alors à Bewdley, où il partagea un cellule infecte avec des criminels ; puis on le fit passer encore par d’autres prisons, avant de le renvoyer à celle de Beaumaris, où il retrouva ses compagnons !

Avec joie et consolation, ils vécurent là quelques mois une vie commune, partageant leur temps entre la prière et l’étude. Ils étaient si heureux, qu’il leur semblait être plutôt au ciel qu’en prison.

Aux assises d’été, il fut décidé que William devait mourir, en tant que traître, tout en lui faisant la proposition de le laisser libre s’il avait accepté d’assister, ne serait-ce qu’une seule fois, au service protestant.

Désormais, toute la population était acquise à la cause de William, qu’on honorait déjà comme un Saint. Le prêtre fut tout de même «pendu, éviscéré et écartelé», selon l’habituelle et cruelle expression. Quand il eut la corde autour du cou, le prêtre dit : Seigneur, ton joug est doux et ton fardeau léger. 

Ses compagnons recueillirent sa soutane tachée de son sang, précieuse relique.

Par la suite, ces derniers, qui étaient pourtant condamnés à la prison à vie, purent s’échapper, et c’est le plus jeune d’entre eux qui, ayant réussi à rejoindre Valladolid, fit le récit détaillé de toute cette merveilleuse histoire à l’évêque, qui la consigna ensuite dans son Historia particular de la Persecucion in Inglaterra.

William Davies a été martyrisé le 27 juillet 1593, et béatifié en 1987.

 

 

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Robert Sutton

1545-1587

 

Robert naquit à Burton-on-Trent, en ou avant 1545.

Après qu’il eut pris ses grades à Oxford (1567), il fut recteur à Lutterworth (Leicestershire) en 1571.

Son jeune frère William l’amena au catholicisme. William devint jésuite.

Robert et un autre jeune frère, Abraham, vinrent à Douai en 1575 ou 1576 pour se préparer au sacerdoce.

Ils furent tous deux ordonnés sous-diacres à Cambrai en septembre 1576 (ou 1577), diacres en décembre et prêtres en février de l’année suivante.

Après avoir célébré leur première Messe, le 7 mars, ils partirent pour l’Angleterre. En 1585, ils furent arrêtés et bannis, mais revinrent à la charge.

Tandis qu’on perd de vue Abraham, on sait que Robert fut bientôt arrêté à Stafford, et condamné pour être un prêtre catholique. Il fut «hanged, drawn and quartered» (pendu, éviscéré et écartelé), la pendaison ayant été abrégée pour qu’il restât encore vivant pendant le reste du supplice.

Un an plus tard, des Catholiques purent récupérer un de ses membres, et l’on trouva un pouce et un index intacts. Abraham était là, et remit la relique du pouce au père John Gerard. Le même Abraham vivait encore à l’avènement de James 1er, qui en ordonna l’exil à perpétuité.

Robert Sutton a été martyrisé le 27 juillet 1587 (certains disent en mars), et béatifié quatre siècles plus tard, en 1987.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Siméon Stylite

 390-459

 

Vie insolite, admirable, étonnante, inimitable !

Siméon fut le fils d’un pauvre berger de Cilicie et naquit sur les confins de la Syrie. Il commença par garder les troupeaux de son père. 

A treize ans, il fut spécialement ému en entendant un jour à l’église, la lecture des béatitudes évangéliques : Bienheureux ceux qui pleurent… Bienheureux ceux qui ont le cœur pur… Il en demanda à un vieillard quelque explication et comment atteindre ce bonheur. Le vieillard répondit : Prière continuelle, veilles, jeûnes, humiliations, larmes, support patient des persécutions, telle est la voie qui conduit au vrai bonheur ; une vie de solitude offre les meilleures occasions de pratiquer la solide vertu.

Siméon alors se retira à l’écart, se prosterna la face contre terre, suppliant Dieu de le conduire dans les sentiers qui mènent à la perfection et au bonheur.

S’étant endormi, comme il l’a raconté lui-même, il lui semblait voir en songe les fondations d’une maison qu’il construisait et, comme il s’arrêtait de temps en temps pour respirer, une voix lui disait de creuser encore plus profondément. Quand la profondeur fur atteinte, la voix lui dit alors de construire à la hauteur qu’il voulait. Les actions de Siméon furent tellement au-dessus de ce que peut la nature, qu’elles demandaient de profondes fondations pour assurer la solidité de l’édifice.

Siméon rejoignit d’abord quelques ascètes qui vivaient par là, avec lesquels il vécut deux années. Désireux de plus grande perfection, il gagna Téléda (à une cinquantaine de kilomètres d’Alep) où il vécut une dizaine d’années. Ses trop grandes austérités le firent un moment expulser du monastère : c’est que sa conduite était trop austère pour les autres moines. En effet, il ne mangeait qu’une fois la semaine, se faisait une ceinture avec des branches de palmier - qui le mirent en sang. 

Il quitta vraiment le monastère pour une petite cellule près de Tellnesin, non loin d’Antioche. Il s’y fit emmurer, avec seulement dix pains et une cruche d’eau pour passer les quarante jours du carême. Au moment de Pâques, Siméon n’avait pas touché aux pains ni à l’eau, mais gisait à terre sans forces ; ayant reçu l’eucharistie, il reprit des forces et mangea un peu. Il répéta près de trente fois ce jeûne quarésimal, restant d’abord quelques jours debout pour louer Dieu, puis il se mettait assis et, les derniers jours, il se couchait. Plus tard il put même se passer de ces “adoucissements”. 

Ceci dura trois années. Siméon gagna alors une hauteur voisine et, dans un enclos circulaire, il se fit mettre au pied une grosse chaîne de vingt coudées, fixée à l’autre bout, pour ne pas excéder le rayon qu’il s’était tracé. Il s’occupait ainsi à la contemplation.

Siméon eut la visite d’un évêque d’Antioche, qui lui suggéra qu’il valait mieux être enchaîné par la volonté que par une chaîne, et là Siméon montra sa vraie sainteté, car il acquiesça au conseil et se fit retirer la chaîne du pied.

La renommée d’un tel ascète ne pouvait pas ne pas s’étendre au loin ; on parla, on vint, on lui demanda des prières, il fit des miracles, tant et si bien qu’il n’avait plus sa sereine solitude. Il résolut, pour s’isoler, de construire une colonne. Cette colonne, en grec stylos, est à origine du nom de Stylite qui fut donné à Siméon.

Sa colonne eut d’abord six coudées de haut, puis douze, bientôt vingt-deux, enfin quarante.

Siméon s’y tenait debout, par tous les temps, avec seulement un bonnet sur la tête. Il priait, s’inclinait pour s’humilier devant Dieu : certains comptèrent ses inclinations, qui allèrent jusqu’à douze cent quarante-quatre ; Siméon touchait presque du front le bout de ses pieds. La station debout prolongée lui provoqua un pénible ulcère au pied. L’exposition au soleil le rendit aveugle.

L’après-midi, l’ascète prêchait à ceux qui étaient au pied de la colonne, recommandant le détachement de la terre, le mépris des biens du monde, la crainte du châtiment dû au péché. Le reste de la journée passait en prière.

Les témoins ont exalté son humilité, sa douceur, sa disponibilité pour être tout à tous. Quelques moines d’Egypte cependant osèrent le blâmer, sans doute jaloux de tant de perfection. On vint le voir de toute la Syrie, bien sûr, mais de tout l’Occident, de l’Espagne, de la Bretagne, de la Gaule…

Il mourut sur sa colonne le 2 septembre 459, à l’âge de soixante huit ans. Ses obsèques furent l’occasion d’autres prodiges. Il fut enterré à Antioche.

Quoique mort le 2 septembre, les Grecs le commémorent le 1er septembre, tandis que les Latins l’ont longtemps commémoré le 5 janvier, pour l’inscrire maintenant le 27 juillet au Martyrologe.

 

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Petit Hugues de Lincoln

1247-1255

 

Il n’est pas rare de rencontrer d’anciens récits de mort rituelle exécutée par des Juifs sur des enfants. C’est le cas affreux du petit garçon dont il est question ci-après.

Hugues, un petit garçon de huit ans, aurait été enlevé et mis à mort par un groupe de Juifs à Lincoln. Un des responsables ayant été arrêté, on réussit à lui faire avouer que c’était coutume pour les Juifs, en haine du Christ, de renouveler chaque année les scènes de la Passion ; le petit garçon aurait été criblé de coups de poignard, crucifié, puis complètement éviscéré avant d’être jeté dans un puits abandonné.

L’homme arrêté fut évidemment condamné à mort et immédiatement pendu.

Mais il y eut d’autres événements : au même moment, le roi avait décrété qu’il avait droit à récupérer l’argent des Juifs, s’ils étaient condamnés pour crime, en conséquence de quoi une centaine d’entre eux furent arrêtés et accusés d’avoir participé au meurtre de Hugues ; on n’en exécuta “que” dix-huit.

Le petit Hugues était donc considéré comme martyr, et l’on venait en pèlerinage sur sa tombe dans la cathédrale. Rien n’empêche de supposer qu’un fanatique inconnu ait sévi contre lui en haine du Christ, mais de tels souvenirs ont été définitivement effacés ; aussi, le Martyrologe Romain ne mentionne plus le “Petit saint Hugues” au 27 juillet.

Il ne s’agit pas ici de réhabiliter l’enfant “martyr”, ni d’accuser qui que ce soit. Seul Dieu connaît les cœurs.

Au siècle dernier, l’Eglise Anglicane a voulu réparer l’injustice. Le “reliquaire” de la cathédrale fut retiré, et remplacé par cette plaque : 

 

Ancien emplacement du reliquaire du Petit saint Hugues.

Des légendes mensongères rapportant des histoires de « meurtres rituels » de petits garçons chrétiens par les communautés juives étaient courantes dans toute l'Europe au Moyen-Âge et même beaucoup plus tard. Ces faux bruits ont coûté la vie à un grand nombre de Juifs innocents. Lincoln avait sa propre légende et la prétendue victime a été enterrée dans la Cathédrale en 1255.

De telles histoires ne font pas honneur à la chrétienté et ainsi nous prions :

Seigneur, pardonne ce que nous avons été,

corrige ce que nous sommes,

et amène-nous à ce que nous devons être.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Ursus 

Ve-VIe siècle

 

Ce qu’on sait sur ce saint abbé de monastère, c’est qu’il était né à Cahors, et qu’il était rempli de l’amour de Dieu dès son enfance.

Ursus (Ours) vint en Berry et fonda trois monastères : Heugnes, Toiselay, Pontiniacum (Pontigny).

Puis il passa en Touraine où il construisit un oratoire et un monastère à Sennevières.

Ce fut le tour de Loches, sur l’Indre, dans le creux d’une montagne au-dessus de laquelle s’élève un château célèbre, qui porte le même nom que le monastère. Là il décida de ne plus aller ailleurs et d’y travailler de ses mains avec d’autres moines.

Saint Grégoire de Tours, l’unique source dont nous disposions, mentionne la grande abstinence qu’il s’imposait pour la nourriture et la boisson ; il le dit aussi thaumaturge, chassant les démons d’un souffle sur les pauvres énergumènes possédés. Il fit d’autres miracles.

Un de ceux-ci concernait le moulin qu’il fit construire sur l’Indre, pour faciliter le travail manuel des moines. Il créa un canal entre deux rangées de pieux, avec de gros amas de pierres pour faire des écluses et y amena l’eau pour que le courant fît tourner la roue du moulin. Mais un certain Sichlarius voulut s’emparer du moulin et, comme l’abbé Ours s’y refusait, en construisit un autre à proximité, provoquant l’inondation sous la roue du moulin des moines et l’empêchant de tourner. L’abbé fit prier, demanda des prières à tous les autres monastères qu’il avait fondés, et s’enferma lui-même dans son oratoire. Trois jours après, la roue tournait comme auparavant, mais surtout le moulin pirate avait totalement disparu.

Quand Ours mourut, les énergumènes et les aveugles étaient guéris auprès de son tombeau.

Le souvenir du saint abbé Ours demeura longtemps à Loches, où l’église Saint-Ours fut détruite à la Révolution. Quant au moulin, paraît-il, il existait encore au XVIIIe siècle.

Saint Ours est commémoré au Martyrologe le 27 juillet.

 

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:00

Cælestinus Ier

422-433

 

Fils du romain Priscus, il est diacre de l’église de Rome en 416.

A la mort de Boniface Ier, il est élu à l’unanimité et devient le quarante-troisième pape.

Il estimait beaucoup saint Augustin d’Hippone, et en imposa la doctrine contre le pélagianisme et le semi-pélagianisme ; dans cette lutte il s’appuya fortement sur de grands noms de l’époque : Palladius en Angleterre, Patrick pour l’Irlande, Germain d’Auxerre, Loup de Troyes, Prosper d’Aquitaine et Hilaire de Poitiers en Gaule.

Quant à l’erreur de Nestorius, qui devait aboutir au concile d’Ephèse (431), elle fut condamnée solennellement, tandis que triomphait la doctrine de Cyrille d’Alexandrie sur le titre de Theotokos (Mère de Dieu), attribué à Marie et contesté par Nestorius. Ce dernier d’ailleurs ne s’était pas présenté au concile ; déjà condamné à Rome en 430, il fut déposé du siège de Constantinople, excommunié, remplacé par Maximien. Le pape approuva ces décisions.

D’autres lettres du pape Célestin Ier aux évêques de Viennoise et de Narbonnaise rappellent l’interdiction de porter un autre vêtement qu’une tenue ecclésiastique ; la nullité d’une ordination épiscopale, si le candidat n’a pas franchi tous les degrés du sacrement de l’ordre ; l’interdiction aux métropolitains de s’ingérer dans d’autres diocèses que ceux de leur ressort.

Nous ne sommes qu’au cinquième siècle, et nous voyons que le pape doit toujours veiller à la discipline dans les rangs de l’Eglise.

Il est dit que Célestin Ier eut un pontificat de neuf ans, dix mois et dix-sept jours, ce qui fixe la date de sa mort au 26 ou au 27 juillet.

Dans la dernière édition du Martyrologe romain, le pape Cælestinus est commémoré au 27 juillet. 

 

Après lui siégea sur le trône de saint Pierre saint Sixte III.


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