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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Manuel Gutiérrez Martín

1913-1936

 

Manuel naquit le 1er janvier 1913 à Fresno del Río (Palencia), d’humbles parents paysans et bergers, Filiberto et Buenaventura, qui eurent de nombreux enfants.

Le peu qu’on sait de lui est qu’il était doué, avait d’excellents résultats, et chantait très bien.

Ce fut un bon élève, apprécié des supérieurs, pieux et humble. Il connaissait ses défauts et les combattait.

Parvenu à la troisième année de théologie, sous-diacre, il pouvait être ordonné prêtre prochainement.

Le 24 juillet 1936, tous les membres de la communauté de Pozuelo furent arrêtés dans le couvent lui-même. Ils consommèrent les saintes Hosties, qui furent leur viatique.

Les miliciens lurent une liste de sept noms, qui incluaient celui de Manuel.

 

Tous furent martyrisés à Casa de Campo, un lieu-dit entre Pozuelo de Alarcón et Madrid et furent béatifiés en 2011.


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Juan Antonio Pérez Mayo

1907-1936

 

Il naquit le 18 novembre à Santa Marina del Rey (León), de Modesto Pérez et Beatriz Mayo, et fut baptisé le 23 suivant. Il y avait sept enfants.

En famille, on priait le chapelet tous les jours.

Jeune, il fit partie des Tarsicios, une association de jeunes enfants formés à la communion et à la confession fréquentes. Adolescent de quatorze ans, il fit partie des Adorateurs nocturnes. Durant ses vacances, il participait à la Messe chaque jour et secondait le curé. A la maison, il était très serviable.

Il entra chez les Pères Oblats de Marie Immaculée (OMI) à Urnieta (Guipúzcoa), où il fit le Juvénat, le Noviciat et la première profession religieuse (1927).

Intelligent et brillant, il fut envoyé faire des études à l’université roomaine de l’Angelicum (aujourd’hui Université Pontificale Saint-Thomas) ; il fit là-bas la profession perpétuelle (1930), prit le doctorat en philosophie et la licence en théologie et fut ordonné prêtre en 1932.

De retour en Espagne, il fut dans la communauté de Las Arenas (Bilbao, Biscaye) comme prédicateur pendant une année, avant d’être envoyé à Pozuelo (Madrid) pour enseigner la philosophie.

Passionné lui-même, il transmettait son enthousiasme aux élèves, qui l’estimaient en retour. 

Le 22 juillet 1936, tous les membres de la communauté furent arrêtés dans le couvent lui-même.

Deux jours plus tard, avec six autres jeunes Oblats et le laïc Cándido Castán San José, il fut martyrisé à Casa de Campo, un lieu-dit entre Pozuelo de Alarcón et Madrid.

 

Il fut béatifié en 2011.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

José Joaquín Esnaola Urteaga

1898-1936

 

Il naquit et fut baptisé le 8 février 1898 à Idiazábal (Guipúzcoa, Pays basque espagnol), dans ce quartier Oria où fut trois siècles plus tôt reçu un certain Iñigo (Ignace) de Loyola, alors blessé.

Ses parents s’appelaient Luis et Dorotea.

José Joaquín étudia le latin et la musique à Idiazábal.

Il y avait, dans le pays et dans la parenté, des Religieux appartenant à l’Ordre des Augustins, et José pensa tout naturellement les rejoindre au monastère de l’Escorial, où il fit la profession en 1914.

Au terme de ses études de philosophie et de théologie, il fut envoyé au collège Alphonse XII, proche du monastère, comme surveillant des élèves. C’est là qu’il fut ordonné diacre, puis prêtre (1922).

Jusqu’en 1932, il fut professeur dans ce collège, d’où il fut ensuite envoyé à celui de Notre-Dame de la Consolation à Guernica (Biscaye), où il enseigna le latin et les humanités. Il eut aussi la charge d’enseigner la musique et le chant choral aux jeunes séminaristes.

En 1934, cette maison se transféra à Leganés, où il fut administrateur du couvent.

En juillet 1936, le couvent fut pris d’assaut et les Religieux dispersés. Plusieurs allèrent être martyrisés.

Le 22 juillet, le père José Joaquín alla d’abord à Madrid, chez une Argentine qui était de son village ; le 23, il crut bon d’aller régler quelques factures à Leganés.

Dans le tramway, il fut arrêté, mis en prison à Carabanchel, dans une école qui servait de tchéka, puis conduit sous bonne escorte à Leganés.

Il pensait y récupérer des objets personnels, mais on lui dit qu’ils ne lui serviraient à rien.

Au soir du 24 juillet 1936, on le conduisit hors de Leganés, sur la route de Carabanchel, où il fut assassiné.

 

Il fut béatifié en 2007.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Antoni Enric Canut Isús

1874-1936

 

Né le 17 février 1874 à Llessui (Lérida, Espagne), il entra à seize ans au séminaire d’Urgel, où on put admirer sa parfaite soumission au règlement, son application à l’étude de latin.

Il entra au noviciat et fit la profession religieuse chez les Pères Salésiens de Sarriá (Barcelone) en 1894, fit les études et sa préparation pédagogique à Séville et Santander, puis Barcelone (Rocafort et Sarriá) et fut ordonné prêtre en 1901.

Préfet pendant trois ans à Béjar, confesseur à Cadix pendant quatre ans, il s’occupa ensuite de l’externat de Séville pendant quatre autres années, où il fonda le premier Cercle Dominique Savio pour les plus jeunes.

Après une année à Carmona, il sera confesseur pendant quatorze ans à Cadix (1913-1927) et à Ronda.

Au physique, le père Enric (Enrique) avait une démarche malaisée, et une vue assez faible, mais jouissait d’une lumière et d’une force intérieures qui firent l’admiration du peuple de Ronda.

Comme professeur, il enseigna l’arithmétique et la géométrie, où ses élèves faisaient de rapides progrès.

Un peu sec et réservé, il était d’une politesse exemplaire, très propre même avec des habits recousus. Autant il exigeait de ses élèves, autant son confessionnal était assiégé, tant par les Salésiens eux-mêmes que par les jeunes élèves.

A partir du 18 juillet 1936, les communistes mirent à sac et incendièrent les maisons religieuses. Les miliciens entrèrent dans le collège et prétendaient exiger de don Enrique qu’il leur montrât les soi-disant «passages souterrains», qui n’existaient pas. Le supérieur essaya de le débarrasser des intrus, lui conseillant de s’éloigner du collège, mais Enrique insista pour rester avec ceux de la communauté.

Le 24 juillet, les miliciens vinrent réunir tous les pères dans la salle du parloir, où ils se confessèrent tous au père Enrique. Le soir, on les obligea à sortir, avec quelques habits avec eux. Les religieux prirent congé les uns des autres, se disant au-revoir au ciel.

Enrique, avec le supérieur, se réfugièrent chez un grand ami, le prêtre José Furest (qui d’ailleurs sera à son tour martyrisé pour avoir été un ami des curés).

Le soir, les deux prêtres salésiens furent arrêtés, conduits jusqu’au Jardin de Gómez et là, après leur avoir lié les mains avec du fil de fer, deux miliciens les escortèrent l’un après l’autre et les assassinèrent au lieu-dit Corral de los Potros, pour le seul délit d’être des prêtres.

On ne peut imaginer quelles souffrances subit le père Enrique, qui était quasi aveugle et âgé de soixante-deux ans.

Il reçut ainsi la palme du martyre à Ronda (Málaga), le 24 juillet 1936.

Les cadavres des prêtres restèrent là pendant presque une journée, hués et insultés par les badauds. Finalement, on les porta au cimetière dans la fosse commune.

 

Don Enrique fut béatifié en 2007.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Marcos Morón Casas

1899-1936

 

Né le 25 avril 1899, en la fête de saint Marc, il fut baptisé avec ce prénom dès le lendemain.

Il entra au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils en 1911, passa à celui de Bujedo (Burgos) et prit l’habit en 1914, avec le nom de Indalecio (Saint Indaletius était l’un des premiers évêques évangélisateurs de l’Espagne, fêté le 1er mai).

Frère Indalecio exerça son apostolat au collège Condal de Barcelone, jusqu’en 1921, puis fut envoyé à Melilla, où il collabora au Centre de Santé : son activité fut récompensée par deux décorations.

En 1923, il rejoignit Barceloneta et, en 1925, l’école de Las Corts, puis de nouveau Condal, où il resta jusqu’à la persécution.

Le 20 juillet 1936, la communauté dut se disperser et trouver refuge çà et là. Indalecio fut quelques jours chez des amis, qui lui recommandèrent de trouver quelque endroit plus sûr : il trouva dans le quartier de Gracia, mais le 24 juillet s’arrêta devant la maison une voiture de miliciens qui le cherchaient. 

On ne sait ce qu’on lui fit subir, mais on le retrouva à la morgue avec la date du 24 juillet, et la mention «curé». Il avait trente-sept ans.

 

Il fut béatifié en 2005.


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Jaime Gascón Bordás

1886-1936

 

Né le 25 juillet 1886 à Forcall (Castellón, Espagne), Jaime (Jacques) fut baptisé le jour même, fête de saint Jacques.

Il entra à onze ans au Petit séminaire diocésain et, à seize ans, au noviciat du Carmel à Benicassim dans le Desierto de las Palmas et prit le nom de Jaime de Sainte-Thérèse (1903).

Ordonné prêtre à Saragosse en 1909, il fut envoyé au Carmel de Saint-Clément de la Mancha (Cuenca), avant de revenir à Las Palmas.

En 1918, il vint à Barcelone, où il enseigna la théologie dogmatique et la morale. Sa mauvaise santé (diabétique) limitait ses activités, mais il passait de nombreuses heures au confessional.

Le 20 juillet 1936, étant sorti de son couvent, il fut frappé jusqu’à ce qu’il tombât à terre, très mal en point. On le traîna pour le charger dans une voiture de la police, où un milicien  lui tira dessus. Emmené au poste, puis à l’hôpital, il s’y éteignit, le 24 juillet, des suites de ses blessures.

Le lendemain, il allait avoir cinquante ans.

 

Jaime fut béatifié en 2005.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Josep Guillamí Rodó

1866-1936

 

Né le 3 février 1866 à Llançá (Girona, Espagne), Josep (José) fut baptisé le 5 février suivant.

Il entra au Carmel à Benicassim dans le Desierto de las Palmas en 1882 et prit le nom de Romuald de Sainte-Catherine.

Ordonné prêtre en 1890, il fut envoyé au Mont Carmel (Israël) en 1893, comme procureur de la communauté et recteur de la paroisse de Haifa.

En 1905, il revint à Barcelone et, en 1906, fut élu prieur à Tarragona.

Devenu provincial, de 1915 à 1930, il fonda le couvent de Palafrugell pour y installer un Petit séminaire.

Il comprit très vite l’importance des écrits de Thérèse de Lisieux, les traduisit et les diffusa.

Le 20 juillet 1936, il vint se réfugier chez son père, qui habitait non loin du couvent de Barcelone. Reconnu deux jours après, il fut arrêté. Il fut assassiné en haine de la foi, semble-t-il le 24 juillet 1936, au lieu-dit la Rebasada (Barcelone).

La famille reconnut son cadavre peu après, à l’hôpital.

 

Josep fut béatifié en 2005.

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

María Mercédes Prat y Prat

1880-1936

 

Née le 6 mars 1880 à Barcelone (Espagne), María était l’aînée des quatre enfants de Juan Prat y Serra et de Teresa Prat y Bordoy.

Elle reçut le Baptême le lendemain de sa naissance, et la Première communion en 1890.

En 1895, mourut son père, et sa mère en 1896.

María a un penchant naturel pour l’amour du prochain ; on la connaît serviable et douce ; de plus, elle est douée pour la peinture et la broderie. Membre de la Confrérie de Marie Immaculée et de Sainte-Thérèse, elle participe activement au mouvement de l’école du dimanche : elle enseigne bénévolement aux femmes pauvres, à des fonctionnaires, profitant de ces contacts pour semer aussi les bases de la foi chrétienne.

En 1904, elle entra au noviciat de la Congrégation de Sainte-Thérèse de Jésus, à Tortosa. Cette congrégation, fondée récemment par saint Antonio Enrique Ossó y Cervelló a pour but l’éducation des jeunes filles, au sein de la spiritualité carmélitaine.

María Mercédes s’appela désormais María Mercédes du Cœur de Jésus. 

Elle fit la première profession en 1907.

Elle travailla d’abord à l’université de Barcelone, puis à Madrid (1909), où elle prononce les vœux perpétuels en 1910.

En 1915 elle fut nommée à Tortosa, en 1920 dans la maison-mère de Barcelone et dans l’école San Gervasio, devenant bientôt secrétaire générale de l’Ordre et collaboratrice à la revue «Magister Jesus».

L’année 1936 est l’année de l’explosion de la révolution sanglante en Espagne. Le 19 juillet, la communauté est contrainte d’abandonner les lieux, trouvant refuge chez des amis.

Le 23 juillet, María Mercédes doit accompagner une autre Sœur, portugaise, dans une maison à l’autre bout de la ville. Dans la rue, elles sont interceptées, reconnues, et enfermées dans une maison où se trouvent déjà d’autres religieux, hommes et femmes. On les soumet à des simulations d’exécution et à toutes sortes de vexations.

Dans la nuit du 23 au 24 juillet, on emmène les deux Religieuses au lieu-dit Rebasada, proche de Barcelone, en même temps que trois autres Religieuses, pour les fusiller, car elles sont «coupables d’être religieuses» ; la religieuse portugaise survécut à ses blessures, et pourra témoigner des faits : María Mercédes ne mourut pas sur le coup, mais agonisa plusieurs heures au milieu d’atroces souffrances ; elle priait, récitant le Credo, les prières de l’Office ou de la Messe ; sa dernière prière fut le Notre Père, qu’elle acheva en pardonnant à ses bourreaux.

Des miliciens passèrent et entendirent ses gémissements. Un à un, ils lui tirèrent une balle pour l’achever.

María Mercédes expira au matin du 24 juillet 1936.

 

Elle fut béatifiée en 1990.


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Eusebia García y García

1909-1936

 

Née le 5 mars 1909 à Mochales (Guadalajara), Eusebia appartenait à une famille de huit enfants, très chrétienne : la mère recevait la Communion chaque jour, et chaque jour la famille priait le chapelet.

Le frère aîné fut prêtre, le second jésuite.

La troisième, Eusebia, reçut la Confirmation en 1916, et la Première communion l’année suivante. En 1918, elle entra au collège des Ursulines de Sigüenza. 

Espiègle et joueuse, elle fit dès douze ans le vœu de chasteté et s’offrit comme esclave de Marie. Ses compagnes et ses maîtresses purent rendre un unanime témoignage de la joie et de la piété qu’elle reflétait.

Après avoir lu l’Histoire d’une Ame, de sainte Thérèse de Lisieux, et entendu quelques sermons à l’occasion du 3e centenaire de la canonisation de sainte Thérèse d’Avila, sa décision fut bien arrêtée : Je serai carmélite comme la grande sainte Thérèse et comme la petite sainte Thérèse, et j’irai au Carmel de Saint-Joseph de Guadalajara. 

D’autres Religieux la mirent à l’épreuve en lui suggérant d’autres congrégations, mais bien inutilement. En revanche, son oncle prêtre, le Chanoine Fiorentino, approuva pleinement cette vocation et s’efforça de convaincre les parents à la laisser entrer au Carmel de Guadalajara malgré son jeune âge : elle y entra effectivement en 1925 (à seize ans), et prit le nom de Teresa de l’Enfant-Jésus et de Saint-Jean-de-la-Croix.

Elle fut excellente organiste et infirmière. Elle restait longtemps devant le Saint-Sacrement, priant pour les prêtres et désirant mourir pour eux. Comme son Modèle de Lisieux, elle priait pour les missionnaires.

Une fois que les Carmélites eurent quitté leur couvent, au soir du 23 juillet 1936, Teresa pensa qu’il était dangereux de rester toutes ensemble, et voulut fuir ailleurs, avec celles qui le voudraient. Elles furent donc trois, avec María Pilar et María Ángeles, à chercher refuge à proximité.

Tandis que cette dernière tombait la première, l’autre agonisa lentement à l’hôpital. Mais Teresa, malgré ses blessures, put prendre la fuite. Elle demanda en vain de l’aide à un hôtel voisin, où on ne la laissa pas entrer. De nouveau dans la rue, elle fut «secourue» par un homme qui feignit de la protéger, la porta vers l’extérieur de la ville, et commença à lui faire des propositions basses. 

Survinrent d’autres miliciens, qui l’empoignèrent, la forcèrent à marcher et voulurent lui faire acclamer le communisme. Mais elle ne fit que répéter : Vive le Christ Roi ! 

Alors les miliciens lui donnèrent l’ordre de partir en courant, ce qu’elle fit, les bras en croix et criant encore Vive le Christ Roi ! Elle reçut une rafale de balles dans le dos et tomba, en crachant du sang. Peu après, on retrouva son cadavre au cimetière.

Teresa mourut ainsi martyre de sa foi et de sa chasteté, le 24 juillet 1936.

 

Elle fut béatifiée en 1987.


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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:00

Jacoba Martínez García

1877-1936

 

Née le 30 décembre 1877 à Tarazona (Saragosse), Jacoba était la onzième des douze enfants de Luis Martínez et Gabina García (ou bien, selon d’autres, de Gabino et Rosa). De cette grande fratrie, huit enfants moururent précocement.

Son frère Julián et sa sœur Severiana avaient déjà ressenti la vocation religieuse et furent, lui, prêtre, elle carmélite, mais Jacoba, petite, était bien décidée à ne pas être religieuse, ainsi qu’elle le disait à sa mère.

Un changement se fit dans son cœur, lors de la profession de sa sœur ; elle fut si impressionnée par la cérémonie, par l’ambiance du Carmel, qu’elle demanda alors à Dieu de lui donner la vocation.

Bientôt, elle entra à son tour au Carmel de Guadalajara en 1898, et prit le nom de María Pilar de Saint-François-de-Borja.

Elle fut une très bonne Religieuse, humble, joyeuse, heureuse d’appartenir à Dieu, très habile de ses mains, soit pour broder, soit pour confectionner des espadrilles, soit pour sarcler les plantes du jardin.

Elle avait un grand amour de l’Eucharistie : elle appelait Le Vivant le Christ présent au Tabernacle.

Deux jours avant sa mort, elle avait confié à la Mère prieure qu’elle avait demandé à Dieu d’être choisie elle à la place des autres, s’Il avait besoin de victimes.

Au soir du 23 juillet 1936, elle sortit du couvent avec d’autres moniales et elles cherchèrent ensemble à aller se cacher. Vite reconnues, poursuivies, elles reçurent une rafale de balles. 

María Pilar était gravement atteinte, mais n’était pas morte. Elle gémissait : Mon Dieu ! Mon Dieu !

Un milicien alors lui ouvrit un rein avec un couteau. Les gens autour réagirent, on porta la blessée dans une pharmacie, on voulut la faire hospitaliser : le chauffeur arrêté refusa de porter secours à une religieuse. 

Un autre la transporta au centre de la Croix Rouge ; mais des miliciens empêchèrent qu’on pût entrer avec le brancard portant la religieuse. Ils voulaient l’abattre sur place. Des gardes s’imposèrent et on fit entrer María Pilar ; une dentiste présente lui mit de la glace dans la bouche et chercha à la réconforter. Mais la gravité des blessures ne laissait aucun espoir : on put seulement bander les plaies pour arrêter l’hémorragie. María PIlar agonisa lentement, disant tout bas : Mon Dieu, pardonne-leur ! Vive le Christ-Roi ! 

Ses dernièrs paroles, claires, furent : Mon Dieu, mon Dieu, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! (cf. Lc 23:34).

María Pilar mourut martyre, au soir de ce 24 juillet 1936.

 

Elle fut béatifiée en 1987.

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