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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:51

Evarist Bueria Biosca
1913-1936

Né le 21 juillet 1913 à Montoliu (Lleida), Evarist avait trois frères et une sœur ; leur père, Evarist, était tisserand ; leur mère s’appelait Teresa.

Evarist entra au postulat clarétain de Cervera en 1924 et étudia à Alagón puis Cervera ; il fit le noviciat à Vic,  où il se trouvait bien mieux qu’à Cervera et y fit la profession (1930). Après Solsona pour la philosophie, il revint à Cervera pour la théologie : voyage en voiture louée, qui tomba en panne et mit deux heures pour faire cinquante kilomètres ! 

Evarist était de caractère un peu brouillon, sa nervosité le faisait parfois bégayer, mais il persévérait.

En juin 1935, il reçut les deux premiers Ordres mineurs : les circonstances ne lui permirent pas d’avancer davantage vers le Sacerdoce : Dieu lui préparait une gloire plus grande.

Le 21 juillet 1936, il fallut abandonner la maison de Cervera et l’on devait se replier sur Solsona, mais les révolutionnaires les en empêchèrent ; Evarist, souffrant de la tuberculose, fut de ceux qui furent hospitalisés à Cervera dès le 22 juillet. En octobre, il apprit la mort de son père.

Le 16 ou le 17 octobre, vint sa sœur Antonia pour l’emmener à la maison ; Evarist aurait pu ainsi échapper à la mort, mais il voulait emmener avec lui ses Compagnons, et comme ils ne pouvaient pas tous tenir dans la voiture, il préféra rester avec eux.

Au soir du 17 à vingt-trois heures trente, un groupe de miliciens arriva avec un camion pour embarquer les onze Religieux clarétains, qu’ils fusillèrent au cimetiière de Cervera.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, Evarist Bueria Biosca sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:50

Manuel Solé Vallespì
1913-1936

Né le 19 septembre 1913 à Fayòn (Saragosse) de Francisco, ouvrier journalier, et Generosa, il fut baptisé huit jours plus tard et confirmé en 1915.

En 1924, il entra au postulat des Pères Clarétains de Barbastro, acheva les Humanités à Cervera, fit le noviciat à Vic et la profession en 1929. A Solsona, il étudia la philosophie et alla commencer la théologie à Cervera à l’automne de 1931. Début 1932, il reçut les deux premiers Ordres mineurs (portier et lecteur).

En 1934 il ne put suivre les cours, d’une part à cause d’une fistule qu’il devait soigner, d’autre part à cause de certains scrupules. On le chargea d’enseigner au postulat de Solsona, puis de Requena et il revint à Cervera.

Le 21 juillet 1936, il fut de ceux qui durent être reçus à l’hôpital de Cervera, à cause d’une pleurésie.

Puis il accompagna ses Confrères sur le chemin du martyre, dans la nuit du 17 au 18 octobre 1936. Comme eux, il tomba en criant Vive le Christ Roi !

Béatifié en 2017, Manuel Solé Vallespì sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:49

José Loncán Campodarve
1915-1936

Né le 18 avril 1915 à Azlor (Huesca) et baptisé le 21 avril suivant, il était l’un des six garçons de José et María.

Petit, il courait à l’église dès que la Messe sonnait, car c’était le premier arrivé qui revêtait l’aube pour servir la Messe. Ainsi commença sa vocation au sacerdoce.

En 1926, il entra au postulat clarétain de Barbastro et acheva les Humanités à Cervera. Il passa à Vic pour le noviciat ; c’était l’année 1930. L’année suivante, fut proclamée la Deuxième République et le climat politico-social fut très agité : des églises et des couvents partirent en flammes. La famille de José nourrissait beaucoup d’inquiétudes, mais José leur répondait qu’il n’avait pas peur et qu’il s’attendait tranquillement à mourir martyr.

Cette même année 1931, il fit la profession religieuse. Lui et ses compagnons d’étude revinrent à Solsona, mais sans leur habit religieux. Après la philosophie, ils revinrent à Cervera pour la théologie, en 1935.

Disons ici que les jeunes gens qui, comme notre José, se préparaient au sacerdoce, n’étaient pas parfaits, loin de là. Ils avaient leurs défauts, que leurs Supérieurs notaient dans leurs rapports, pour que chacun fût suivi et aidé au mieux sur son chemin. José Loncán était loin de donner satisfaction, on le donnait comme plus enclin à la science qu’à la vertu. Les événements, cependant, révélèrent le vrai fond du novice. 

Le 21 juillet 1936, la plus grande partie de la communauté quitta Cervera, direction Solsona ; les révolutionnaires les empêchèrent de passer ; le lendemain, José dut revenir à l’hôpital de Cervera, car il souffrait d’un douloureux erysipèle : on craignit même pour sa vie ; José supporta ses douleurs avec une patience infinie, puis l’inflammation diminua.

Ensuite, le temps passa dans la préparation à subir le martyre. Ce fut le 18 octobre 1936 à minuit quinze. José, benjamin de sa communauté, avait vingt-et-un ans et n’avait encore reçu aucun Ordre, mais il reçut la couronne de gloire.

Béatifié en 2017, José Loncán Campodarve sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:48

Alfredo Almunia López-Teruel
1859-1936

Né le 21 mai 1859 à Mojácar (Almería), Alfredo était le deuxième des sept enfants d’un artiste, peintre et sculpteur, José Avelino, et de Antonia, qui habitèrent en différents endroits. Alfredo fut baptisé à Mojácar dès sa naissance, et confirmé en 1877 en même temps que son jeune frère José (v. 29 août).

Peu après, il entra au Grand séminaire et fut ordonné prêtre en 1884.

Il fut envoyé aux paroisses de Lubrín, Vera (1890), Cuevas del Almanzora (1928), Vera (1935).

A Vera, où il fut en exercice près de trente années, il développa un apostolat extrêmement fécond. Il organisa un grand pèlerinage à Rome, il fut l’aumônier pour le cimetière et pour la prison, il s’occupa aussi de donner des leçons de dessin aux enfants, et n’hésitait pas à faire la quête dans les rues pour ses œuvres caritatives.

C’est lui qui, en 1899, baptisa le petit José Gomez de Haro, qui serait prêtre plus tard et serait aussi assassiné le même jour que lui.

A Cuevas de Almanzora, il fut aux côtés de son frère, José.

Au moment de la persécution de juillet 1936, il se refusait à quitter ses paroissiens ; il fut arrêté le 7 septembre et jeté en prison. Il en sortit parce que sa sœur remit une somme de cinq-cents pesetas aux miliciens. Mais même avec cela, le vieux prêtre souffrit énormément des moments de détentions qu’on lui imposa.

Le 18 octobre 1936, des hommes armés pénétrèrent dans sa chambre à coucher, où il était immobilisé au lit à cause de ses infirmités ; on le frappa, on lui brisa sur les épaules son crucifix, on le jeta par le balcon sur le camion. Sa pauvre sœur, qui assistait à la scène, en devint folle.

On partit pour Antas, où on l’abattit avec deux coups d’arme à feu, le même jour et au même endroit que don José Gomez de Haro.

Martyrisé le 18 octobre 1936 à La Ballabona et béatifié en 2017, Alfredo Almunia López-Teruel sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

 

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:47

Bonaventura Reixach Vilarò
1860-1936

Né le 20 avril 1860 à Olost (Barcelone), baptisé le lendemain, et confirmé en juin - selon la coutume du temps - il était le deuxième des dix enfants de Juan, un tailleur, et María. Cette belle famille fut frappée par cinq deuils de petits enfants.

Bonaventura (c’est la forme catalane pour Buenaventura) entra au postulat des Pères clarétains de Vic en 1886, y fit le noviciat et la profession (1888).

Il fut ensuite envoyé dans les maisons de Santo Domingo de la Calzada (1892), Alagón (1898), Cervera enfin (1914).

Très adroit, il fut le réparateur, le jardinier, le cuisinier. Il mettait un soin particulier à maintenir bien propre le congélateur. C’était édifiant de l’entendre prier sans cesse, même en travaillant.

Les derniers jours de sa vie, à partir de juillet 1936, furent marqués de la même façon que pour ses Confrères (v. Heraclio Matute Tobías, Lluís Jové Pach, Evarist Bueria Biosca ou Francesc Canals Pascual).

Martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera et béatifié en 2017, Bonaventura Reixach Vilarò sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:47

Miquel de los Santos Rovira Font
1863-1936

Né le 22 mai 1863 à Vic, il perdit très tôt ses pieux parents, Miguel de los Santos Rovira et Filomena Font, de sorte qu’il fut élevé par des oncle et tante, qu’il considéra toujours comme ses seconds parents.

Il travailla à la fabrication de briques.

Toujours à Vic, il entra dans la congrégation des Pères Clarétains en 1880, y fit le noviciat et émit la profession en 1881.

A Solsona, il fut cordonnier ; à La Selva del Campo, il fut tailleur et menuisier ; à Lleida, cordonnier ; à Barbastro, peintre, menuisier et cordonnier ; en 1905, il alla à la maison de Gracia (Barcelone), qui fut détruite en 1909 pendant la Semaine tragique ; le temps que cette maison fût reconstruite, il séjourna à Sabadell et retourna à Gracia. 

Sa vue baissait, les médecins n’avaient pas le même avis sur ce qu’il fallait faire, de sorte que le Frère perdit complètement la vue. En plus, il prit une infection pulmonaire qui dura assez longtemps. Finalement, il fut transféré à Cervera, où il ne pouvait pratiquement plus rien faire, sinon prier.

Le frère Miquel eut une attention particulière pour les Reliques ; pour un cousin nommé José, il demanda une relique de s.Joseph (un morceau de son manteau ou un petit bout de son sépulcre) ; pour lui-même, une relique de s.Michel des Saints (v. 10 avril), le patron céleste de son père ; et encore une de s.Cyriaque (v. 29 septembre), pour le Frère Ciriaco qui l’assista si fidèlement pendant sa maladie. Mais nous ne savons pas s’il obtint gain de cause…

Ce bon Frère apprit à dominer son caractère un peu vif ; on l’aimait bien, même si un jugement un peu exagéré affirma qu’il était bon à tout faire ou bon à rien.

Le 21 juillet, il suivit ses Confrères âgés et malades à l’hôpital de Cervera, où tous se préparèrent intensément à recevoir le martyre.

Ils reçurent cette grâce le 18 octobre 1936 au cimetière de Cervera.

Béatifié en 2017, Miquel Rovira Font sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:46

Heraclio Matute Tobías
1867-1936

Né le 11 mars 1867 à Alesanco (Logroño), baptisé le 14, il était le fils de Román et Micaela, qui eurent aussi une fille, Rosa.

En 1873, Micaela mourut, et Román fut assassiné en 1874 ; on ne nous dit pas l’origine de ce meurtre, mais on sait que Román pardonna à l’assassin. Heraclio avait donc sept ans et fut hébergé chez sa tante maternelle ; on l’envoya garder les chèvres. Un autre oncle au contraire, le fit étudier à Alesanco, où le prêtre faisait l’école : Heraclio fut le premier et commença le latin.

Il entra au séminaire clarétain d’Alagón en 1881, passa à Barbastro pour le noviciat, fit la profession à Vic en 1884 et étudia la philosophie. Pour la théologie, il fut successivement envoyé, à cause de sa santé, à Cervera et Santo Domingo de la Calzada. Il fut ordonné prêtre en 1891.

Il fut envoyé à Calahorra, à Pampelune, à Ciudad Rodrigo (où il fut bibliothécaire), à Medina de Rioseco, à Ciudad Real. En 1901, il fut nommé Provincial pour la Castille et vint à Ségovie. En 1907, il fut Supérieur à Medina de Riosaco. Il passa encore par Calahorra et Bilbao avant d’être Supérieur à Zamora et à Tuy. En 1925, il fut nommé Supérieur pour la province de Castille, et résida à Bilbao.

Le p.Heraclio eut cette particularité rare, qu’on n’eut jamais rien à lui reprocher. En revanche, il eut toujours une mauvaise santé ; en particulier à cause de ses yeux, il eut la permission de célébrer par-cœur toujours la même Messe et de remplacer le Bréviaire par le rosaire, car il était devenu pratiquement aveugle.

C’est pour être opéré de la cataracte à Barcelone qu’il devait prendre le train en mai-juin 1936, mais le voyage fut renvoyé plusieurs fois : le Père eut un rhume, puis en juillet il y eut l’assassinat de José Calvo Sotelo, puis on lui dit qu’il lui manquait une photographie, puis les trains s’arrêtèrent… Finalement, il demeura à Cervera.

Le 21 juillet, toute la communauté fut évacuée de là ; les malades furent hospitalisés : le père Heraclio en était. Tous s’attendaient au martyre et l’attente dura presque trois mois. Le Père était calme et résigné ; il passait beaucoup de temps en adoration devant l’armoire où l’on tenait dissimulé le Saint-Sacrement et cherchait à donner courage aux autres, tout en suggérant aux plus jeunes de s’enfuir, si c’était possible, pour le bien de la communauté clarétaine.

Le 17 octobre à vingt-trois heures trente, des miliciens vinrent enlever les Prêtres. Le p.Heraclio remit à une Sœur son crucifix. Quelques minutes plus tard, on entendit des coups de feu provenant du cimetière ; le p.Heraclio tomba en criant, joyeux, Vive le Christ Roi.

Le lendemain ou le surlendemain revint la Supérieure de l’hôpital, qui était allée à Barcelone pour arranger l’hospitalisation du p.Heraclio ; mais en arrivant à Cervera, elle dut apprendre la mort du Prêtre.

Martyrisé le 18 octobre 1936 et béatifié en 2017, Heraclio Matute Tobías sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:45

Lluís Jové Pach
1872-1936

Il naquit et fut baptisé le 1er février 1872, et confirmé la même année à Lleida où habitaient ses pieux parents Narciso José et María.

En 1883, il commença ses Humanités au séminaire diocésain de Lleida et, en 1886, passa à celui des Clarétains de Barbastro. Après le noviciat et la profession (1887), il fit la philosophie et la théologie à Cervera.

Il n’avait pas encore été ordonné prêtre, que déjà il enseignait aux externes de Ségovie (1895) ; il fut ordonné le 29 février 1896.

Il reçut de nombreuses missions et dut changer beaucoup de résidence : Calahorra, Pampelune, Calahorra, La Selva del Campo, Solsona, Sabadell, Barcelone, La Selva del Campo, San Feliu de Guixols, Barcelone, Játiva, Calatayud, Sallent, Tarragona, Calatayud, Saragosse, Sabadell, enfin Cervera.

A La Selva del Campo, il organisa l’Association de la Jeunesse Catholique ; c’est sans doute à Cervera qu’il resta le plus de temps : trois années.

Pour s’être vu confier tant de postes, il devait avoir une bonne constitution, mais les dernières années, fatigué par tant de déplacements, il demanda à passer quelque temps dans sa famille ; il n’obtint de réponse ni du Supérieur ni du Nonce apostolique, auquel il s’était adressé en désespoir de cause… Dieu allait lui accorder un autre Repos, mais après une dernière épreuve, décisive celle-là : le martyre.

Le 21 juillet, la communauté de Cervera dut se disperser par ordre des «autorités» marxistes et le Père se retrouva à l’hôpital, avec les autres malades. Cette situation dura jusqu’au 17 octobre.

Ce soir-là, trois miliciens vinrent à vingt-trois heures trente chercher les missionnaires pour les transporter à une maison de Barcelone. Ils dormaient. Les plus jeunes aidèrent les plus anciens à se déplacer. Tout le monde monta dans un camion qui partit non pas vers Barcelone, mais vers le cimetière.

Ils tombèrent sous les balles à minuit un quart du 18 octobre 1936, en criant, non pas A mort le Christ Roi,  comme on le leur proposait, mais Vive le Christ Roi !

Ensuite les miliciens «arrosèrent» l’événement et se moquaient : Ce qu’ils sont têtus ! Il n’y en a pas eu un seul qui ait pu dire ce qu’on leur demandait de dire. Ce qu’ils sont bêtes : ils vont mourir et ils crient Vive le Christ Roi !, et ils demandent encore du temps pour prier.

Béatifié en 2017, Lluís Jové Pach sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:44

Josep Ros Nadal
1876-1936

Né le 14 octobre 1876 à Artesa de Lleida de Francisco et Francisca, il fut baptisé dès le lendemain et confirmé l’année suivante.

Dieu permit qu’il fût très tôt orphelin de ses deux parents, qui étaient de bons chrétiens. Aussi fut-il engagé comme domestique chez les Frères Maristes de Lleida tout en faisant ses études classiques, pour passer ensuite une année à Barcelone en 1896.

Il entra dans la congrégaton des Pères Missionnaires Clarétains de Cervera en 1898, où il fit la profession l’année suivante comme frère convers. On lui confia la couture et la cuisine.

Josep avait une mauvaise vue, de naissance. C’était cependant un grand travailleur et il édifia tous les Confrères par sa grande disponibilité à faire n’importe quel travail.

Il fut d’abord à Cervera, puis Barbastro et Sabadell, toujours comme cuisinier. Puis il fut envoyé aux missions de Fernando Póo (Guinée Espagnole) en 1904 et fut à Annobón, où il se montra un vrai cuisinier professionnel. Mais en 1907, sa vue subit une nouvelle détérioration ; d’autres difficultés de santé l’obligèrent à revenir en Espagne.

Malgré tous les efforts de la médecine, on ne put empêcher la cécité totale. Le Frère supporta cette épreuve avec une résignation édifiante. Il aidait comme il pouvait à l’atelier de reliure ; il parcourait les couloirs en priant le chapelet. Il fut à Sabadell, puis à Cervera à partir de 1921.

Le 21 juillet 1936, il suivit les Confrères malades et âgés à l’hôpital de Cervera. On fit pour lui une demande de retour à son pays natal, mais la réponse mit trop de temps à parvenir.

Le frère Josep fut martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera.

Béatifié en 2017, Josep Ros Nadal sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 22:43

Joan Buxó Font
1879-1936

Né à Montcada, Barcelone, le 24 octobre 1879 (fête du Fondateur des Clarétains, Antonio María Claret), Joan fut baptisé le 28 suivant ; des neuf enfants du chirurgien José et de Catalina, cinq moururent en bas âge, les quatre autres entrèrent en religion : de ces quatre, Joan était l’aîné, les trois autres furent Religieuses.

Joan faillit lui aussi mourir en bas âge, à deux ans, mais il eut la «chance» d’être évacué chez un oncle de Centellas, de sorte qu’il échappa à la contagion.

Au catéchisme, à l’école, Joan était toujours le premier arrivé. C’est qu’il était aussi, à sa façon, quelque peu têtu et désobéissant, en tout cas volontaire, travailleur et fidèle à ses engagements.

Il reçut la Première communion à dix ans et entra au collège des Pères Piaristes de Sabadell. Quand il eut obtenu son baccalauréat (1895), il exprima le désir de devenir chirurgien comme son père ; en 1897, il fut interne à l’hôpital ; il obtint sa licence en médecine en 1902 et vint s’installer à Montcada.

Joan se montra toujours un homme sérieux, studieux ; il ne savait pas perdre de temps ; sa sobriété le fit surnommer par les camarades doctor castus ; il ne manquait jamais la prière quotidienne du chapelet ni la Messe ; il se fit tertiaire dominicain et refusa toutes les propositions de mariage dont on lui parla. En outre, il fut en enthousiaste défenseur de l’Espéranto, communiquant dans cette langue divers articles et participant à des congrès internationaux.

Peu à peu, mûrit sa vocation religieuse. En 1914, à trente-quatre ans, il entra au noviciat de Cervera et fit la profession en 1915. On admira l’humilité avec laquelle il sut se mettre au niveau des jeunes novices et accepter tant de changements dans son quotidien. Il fallut passer aux études de philosophie ; il s’y mit avec ardeur, avec un professeur uniquement pour lui. Puis il fit la théologie à Alagón et Cervera, pour enfin être ordonné prêtre en 1920.

Préférant l’intimité, il célébra sa première Messe dans la chapelle de l’infirmerie, près des malades. On lui confia l’enseignement de diverses matières, mais il continua à exercer l’art de la médecine, au profit des autres Religieux de la Congrégation ; d’autres médecins de Cervera préféraient être soignés par le p.Buxó. En outre, il fut un excellent confesseur, par sa clairvoyance psychologique des personnes.

Il se mortifia, refusant toujours de se plaindre du froid ou de la chaleur, de la fatigue physique ou de la perte de mémoire. Il portait un cilice.

Lors de la dispersion obligée de toute la communauté de Cervera le 21 juillet 1936, il gagna Barcelone, chez les Religieuses du Cœur Immaculé de Marie, puis revint à l’hôpital de Cervera lorsque ces dernières furent expulsées. On le nomma médecin de garde.

Comme on l’a vu à propos du p.Lluís Jové Pach (v. plus haut), les miliciens vinrent appeler les Pères au soir du 17 octobre. Parmi ces miliciens, il s’en trouvait un, ultra révolutionnaire, qui avait été soigné par le p.Buxó.

Celui-ci ne fut pas emmené tout de suite  ; une Religieuse vint l’avertir qu’elle avait entendu les coups de feu, et le p.Buxó lui dit : Que faire ? Ils sont martyrs. Dieu soit loué !

Une heure plus tard, on vint le chercher. Son ex-patient lui demanda : Où veux-tu que je te fasse la piqûre . - Où tu veux, répondit le Père ; ils parlaient bien sûr des coups de feu.

Martyrisé le 18 octobre 1936 à Cervera, béatifié en 2017, Joan Buxó Font sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 octobre.

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