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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:35

María Calaf Miracle

1871–1936

 

María vit le jour le 18 décembre 1871 à Bonastre (Tarragona, Espagne).

Elle entra dans la congrégation des Carmélites de la Charité en 1890 au noviciat de Vic (Barcelone).

Elle professa avec le nom de María de Notre-Dame de la Providence.

Très mariale, on appréciait sa candeur angélique et sa délicatesse fraternelle.

Quand fut fondée la communauté de Benicásim, elle en fut co-fondatrice, puis passa à celle de Cullera en 1899, jusqu’à la fin de sa vie.

Avec ses Consœurs, elle souffrit le martyre à El Saler (Valencia) le 19 août 1936.

Ces Religieuses ont été béatifiées en 2001.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

16e dimanche per annum

 

 

Après la parabole du semeur de dimanche dernier, nous allons encore entendre une parabole concernant le grain qui pousse, avec cette fois-ci une invitation à la patience.

 

*       *       *

Si Dieu n’était pas patient, le premier, comment ferions-nous ? Il sème en nos cœurs sa Parole, et attend que nous la fassions fructifier, sans se fâcher si nous n’enlevons pas tout de suite les mauvaises herbes ou les pierres.

Pourtant, nous le savons, il est bien plus facile de retirer les mauvaises herbes quand elles sont petites. Mais nous manquons de volonté : on verra demain, plus tard…

Dans le livre de la Sagesse, l’auteur sacré exalte la justice, la force, la patience de Dieu. La force de Dieu n’est pas dans un combat humain, où le plus fort doit s’imposer sur un plus faible ; non : la force de Dieu réside dans son indulgence, dans le ménagement

Toi, Seigneur, tu juges avec indulgence - à ceux qui ont péché tu accordes la conversion.

 

*       *       *

Le psaume 85 renchérit : Toi qui es bon et qui pardonnes - Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère.

Inutile de répéter le psaume, ou de le commenter. Plutôt, on serait invité à le méditer dans son intégralité, et s’en servir pour redire à Dieu notre confiance en lui.

 

*       *       *

 

Les mots du psaume sont de David, le roi poète, qui les écrivit sous l’inspiration de l’Esprit Saint.

Chacun de nous peut se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint, par l’ouverture du cœur. Il nous arrive de ne savoir comment prier, de chercher une prière plus authentique, moins routinière, et de ne pas trouver l’inspiration. Comme dit saint Paul : Nous ne savons pas prier comme il faut.

Parfois aussi, la tentation nous vient de ne pas demander «encore», comme si le Bon Dieu n’avait plus de grâces à nous donner, ou comme si le Bon Dieu pouvait être «fatigué» de nous entendre…

Invoquons l’Esprit-Saint, nous suggère l’Apôtre : l’Esprit Saint, qui vient de Dieu, fera naître en nous les pensées adéquates, justes. Dans cette prière, la certitude d’être entendus et exaucés, nous rendra la confiance.

C’est une démarche extraordinaire que nous pouvons faire là : quel être au monde sera assez bon, clairvoyant et puissant, pour suggérer de lui-même à ses sujets ce qu’ils doivent lui demander ?

Avec Dieu, il en va ainsi : par son Esprit, il nous suggère lui-même quoi et comment demander.

 

*       *       *

 

Nous disions plus haut que Dieu est patient, quand il voit que nous ne retirons pas tout de suite les mauvaises herbes de nos cœurs. 

Dans la parabole de l’ivraie et du bon grain, Jésus nous conseille bien de ne pas arracher l’ivraie : c’est que, tant qu’elle n’a pas grandi, on ne la distingue pas du bon grain ; ce n’est qu’à l’été qu’on remarque qu’elle ne donne que de l’herbe.

Patience !, dis Jésus. A la récolte, on gardera le bon grain.

En attendant, il faut supporter l’ivraie, disons : ceux qui ne portent pas de grain. En effet, souvent, très souvent, nous avons envie de “faire le tri”, de réprouver les autres, avant la récolte. 

Là est notre impatience, un peu aussi notre orgueil, comme s’il nous revenait de juger les autres à la place du Bon Dieu, comme si “ceux-là” n’avaient pas le temps aussi de se convertir à leur tour, comme si nous seulement nous avions le droit de connaître la vérité. Mais Jésus est formel : Laissez-les croître ensemble. 

Il s’agit donc d’attendre que les Anges accomplissent leur mission, séparant les Bons pour le Ciel et les Méchants pour le Feu éternel.

Ainsi donc, d’après l’exégèse de Jésus, les Anges “jetteront au feu” les méchants ? Que d’images d’Epinal n’ont-elles pas été représentées, avec des Anges tout blancs, armés de fourches et jetant dans le feu des bottes d’ivraie représentant des âmes damnées… Est-ce ainsi que Jésus traitera ces âmes pour lesquelles il avait aussi souffert ? Les Anges seraient-ils si impitoyables ? Essayons de trouver une explication à cette sévérité.

Que l’enfer existe, et éternel, le Christ nous l’a rappelé dans le texte lu au 12e dimanche ordinaire ; qu’on y “brûle” indéfiniment est certainement une image forte - voulue aussi par le Christ - qui nous rappelle une souffrance indicible, et surtout la souffrance éternelle d’être séparé de la Lumière de Dieu. On ne peut pas imaginer ce que veut dire : être séparé de Dieu pour l’éternité. C’est bien cela l’Enfer.

Mais les Anges avec leurs fourches ?

Beaucoup d’entre nous ont encore en mémoire les reportages sur la maladie de Kreutzfeld-Jacob, où l’on voyait les techniciens sanitaires pousser dans un brasier tout un troupeau de bêtes contaminées. Il est clair que ni eux ni les propriétaires des bêtes ne le faisaient avec gaieté de cœur, et c’est avec une immense tristesse qu’ils devaient prendre ces mesures. 

La séparation des “méchants” et des “bons” ne sera pas moins triste et douloureuse à la fin des temps. D’autant plus douloureuse que Jésus-Christ est mort pour tous, “pour la multitude” - répète le prêtre à la Messe : ceux qui auront déjà choisi de refuser la grâce de Dieu, ceux-là seront écartés ; en réalité, ils s’écarteront d’eux-mêmes de Dieu, ayant déjà fait ce choix précédemment. 

Dans le Credo du Peuple de Dieu (30 juin 1968), Paul VI a répété que (Jésus jugera) chacun selon ses mérites - ceux qui ont répondu à l'amour et à la pitié de Dieu allant à la vie éternelle, ceux qui les ont refusés jusqu'au bout allant au feu qui ne s'éteint pas. 

Les Anges seront tristes d’avoir à accomplir leur tâche ; mais précisons bien qu’ls n’auront pas besoin de fourches pour le faire !

On pourrait bien aussi imaginer le Bon Dieu, ce Père si bon, en train de pleurer de douleur : J’ai de la place pour vous aussi, je regrette infiniment, mais c’est vous qui ne voulez pas… Ah, si vous pouviez sécher mes larmes… 

Ces larmes, Jésus les a versées à Gethsémani, larmes de sang amères, larmes douloureuses comme celles de Marie au pied de la Croix, comme celles de tous les mystiques qui ont uni leur tristesse à celle de Jésus, comme celles de toutes les âmes qui sont animées d’un immense désir de transmettre la Vérité, comme les missionnaires, comme tous les chrétiens qui cherchent à amener à Jésus le plus d’âmes possible.

 

*       *       *

 

Il faut la foi pour accueillir la Parole de Dieu, qu’il sème en nos cœurs ; avec la charité, Dieu met en nous cet amour universel qu’il a pour tous les hommes de toutes conditions ; et l’espérance va nous aider à attendre la récolte finale.

Foi, Espérance et Charité, ce sont les trois vertus théologales, que nous demandons dans la Prière du jour.  

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Lisa Qin Bianshi

1846-1900

Ximan Qin Chunfu

1886-1900

 

Lisa (Elisabeth) Qin Bianshi et son garçon Ximan (Simon) Qin Chunfu étaient nés, elle vers 1846, lui vers 1886, à Nanpeiluo (Renqiu, Hebei) et furent martyrisés à Liucun (Renqiu, Hebei) le 19 juillet.

 

Ils ont été béatifiés en 1946 et canonisés en 2000.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Ruohan Zhu Wurui

1883-1900

 

Ruohan (Joannes Baptista) Zhu Wurui était né vers 1883 à Zhujiahe (Jingxian, Hebei) et fut martyrisé à Lujiazhuang (Jingxian, Hebei) le  19 juillet.

 

Il a été béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Lisa Qin Bianshi

1846-1900

Ximan Qin Chunfu

1886-1900

 

Lisa (Elisabeth) Qin Bianshi et son garçon Ximan (Simon) Qin Chunfu étaient nés, elle vers 1846, lui vers 1886, à Nanpeiluo (Renqiu, Hebei) et furent martyrisés à Liucun (Renqiu, Hebei) le 19 juillet.

 

Ils ont été béatifiés en 1946 et canonisés en 2000.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Macrine la Jeune

env.327-379

 

Au IVe siècle vivait à Césarée de Cappadoce (act. Kayseri, Turquie d’Asie C) une belle famille chrétienne. L’ancêtre la plus connue est Macrine l’Ancienne, originaire de Néocésarée  (act. Niksar, Turquie N), grande admiratrice du saint évêque Grégoire le Thaumaturge.

Le fils de cette pieuse femme était Basile l’Ancien, qui épousa Emmélie : ils eurent dix enfants, cinq garçons et cinq filles.

Des cinq garçons, trois devinrent évêques : Basile, à Césarée ; Grégoire, à Nysse ; Pierre, à Sébaste. Les deux autres étaient Nicéphoros et Naucratios.

Des cinq filles, deux seulement nous ont laissé leur nom : Macrine et Théosébie.

Les cinq garçons et Macrine restèrent consacrés à Dieu et ne se marièrent point.

Macrine donc - pour parler de celle que nous fêtons aujourd’hui - était l’aînée et secondait vaillamment sa mère dans les tâches quotidiennes. Basile en parle avec émotion.

Elle aurait porté le nom de Thècle à son baptême, sur une mystérieuse révélation à sa mère, mais elle est toujours restée connue sous celui de Macrine.

Sa sainte maman la formait à bonne école : ses livres étaient le Livre de la Sagesse et le Psautier.

Macrine fut fiancée à l’âge de douze ans, mais le jeune homme mourut et Macrine se consacra à l’éducation des petits frères. Elle aida Basile à éviter l’orgueil intellectuel universitaire, et le garçon devint moine, avant de devenir prêtre, puis évêque. 

Cette période de formation achevée, Emmélie et Macrine se retirèrent non loin de là, à Annesis, où d’autres femmes pieuses se joignirent à elles, dans la prière et la pénitence. Le jeune Pierre était là aussi pour aider.

C’est là qu’on rapporta un jour le corps du cher Naucratios, qui mettait ses talents de chasseur et de pêcheur au service des pauvres.

Macrine fut affligée d’une tumeur au sein et, bien loin de se laisser opérer par quelque chirurgien qui aurait touché à son corps virginal, elle demanda à sa mère de tracer le signe de la croix sur sa poitrine : la tumeur disparut.

Après la mort d’Emmélie, Macrine resta seule à la maison avec son plus jeune frère Pierre, ses frères Grégoire et Basile étant devenus évêques.

Macrine mourut saintement en 379, et le Martyrologe la commémore au 19 juillet.

Signalons en passant les jours où sont commémorés tous les Saints de cette belle famille : 

Macrine l’Ancienne, le 14 janvier ; Basile et Emmélie, le 30 mai ; notre Macrine, le 19 juillet ; Basile le Grand, le 1er janvier et fêté le jour suivant ; Grégoire de Nysse, le 9 mars ; Pierre de Sébaste, le 26 mars.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Karol Stępień

1910-1943

Józef Puchała

1911-1943

Karol naquit le 21 octobre 1910 à Łódź (Lwow, maintenant en Ukraine).

Il entra au petit séminaire franciscain de Łódź en 1924.

En 1930 il entra en noviciat franciscain de Lagiewniki, où il prit le nom de Herman.

En 1933, il entra au monastère franciscain de Cracovie et y fit les voeux solennels en 1934.

Excellent étudiant, il fut envoyé à Rome à l'université Saint-Bonaventure.

Ordonné prêtre en 1937, il fut envoyé au couvent de Radomsko pour y préparer le doctorat en théologie. Il l'obtint en 1939.

Nommé à Vilnius où il subit les persécutions soviétiques, il fut ensuite nommé à Iwieniec, qui fut successivement occupée par les Allemands.

Il rejoignit alors son confrère Józef-Achilles Puchała à Pierszaje.

 

Józef était né le 18 mars 1911, veille de la fête de saint Joseph, dont il porta le nom.

En 1924, le même année que Karol, il entra au petit séminaire de Łódź.

En 1927 il entra au noviciat de Lagiewniki, où allait le rejoindre Karol-Herman peu après, et prit le nom de Achilles.

En 1931, il étudia philosophie et théologie à Lwow, émit les voeux solennels en 1932, et reçut le sacerdoce en 1936.

Après quelque temps au couvent de Grodno, il fut nommé à la paroisse de Iwieniec. Il remplaça le curé de Pieszaje, qui s'était enfui devant l'invasion soviétique, et appela alors son ami Karol, désormais Herman, pour l'aider. Les deux amis, qui s'étaient rencontrés adolescents en 1924 se retrouvaient maintenant sur le même champ d'apostolat.

 

*   *   *

 

Ils exercèrent ainsi le ministère paroissial dans les difficiles conditions de l'occupation soviétique.

Les Allemands ayant à leur tour envahi ces territoires, ils y instaurèrent ce régime de terreur qui persécutait autant l'Eglise que les Juifs.

En 1943, suite à une insurrection, la Gestapo organisa une perquisition dans la paroisse de Pieszaje. Le commandant allemand de la gendarmerie locale, élevé dans la religion catholique, proposa aux deux prêtres de se cacher en lieu sûr, mais ils refusèrent, pour rester au-milieu de leurs ouailles. 

Les Allemands arrêtèrent des otages, dont les pères Hermann et Achilles. Tandis que les villageois furent expédiés en camp de concentration, les deux prêtres furent exécutés sur place. Les Allemands mirent le feu à une grange, où ils jetèrent les corps des deux prêtres (ou bien, selon une autre version des faits : ils les y jetèrent encore vivants). 

C’était le 19 juillet 1943 à Borowikowschchina (maintenant en Biélorussie).

 

Les deux prêtres furent béatifiés en 1999.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Karol Stępień

1910-1943

Józef Puchała

1911-1943

Karol naquit le 21 octobre 1910 à Łódź (Lwow, maintenant en Ukraine).

Il entra au petit séminaire franciscain de Łódź en 1924.

En 1930 il entra en noviciat franciscain de Lagiewniki, où il prit le nom de Herman.

En 1933, il entra au monastère franciscain de Cracovie et y fit les voeux solennels en 1934.

Excellent étudiant, il fut envoyé à Rome à l'université Saint-Bonaventure.

Ordonné prêtre en 1937, il fut envoyé au couvent de Radomsko pour y préparer le doctorat en théologie. Il l'obtint en 1939.

Nommé à Vilnius où il subit les persécutions soviétiques, il fut ensuite nommé à Iwieniec, qui fut successivement occupée par les Allemands.

Il rejoignit alors son confrère Józef-Achilles Puchała à Pierszaje.

 

Józef était né le 18 mars 1911, veille de la fête de saint Joseph, dont il porta le nom.

En 1924, le même année que Karol, il entra au petit séminaire de Łódź.

En 1927 il entra au noviciat de Lagiewniki, où allait le rejoindre Karol-Herman peu après, et prit le nom de Achilles.

En 1931, il étudia philosophie et théologie à Lwow, émit les voeux solennels en 1932, et reçut le sacerdoce en 1936.

Après quelque temps au couvent de Grodno, il fut nommé à la paroisse de Iwieniec. Il remplaça le curé de Pieszaje, qui s'était enfui devant l'invasion soviétique, et appela alors son ami Karol, désormais Herman, pour l'aider. Les deux amis, qui s'étaient rencontrés adolescents en 1924 se retrouvaient maintenant sur le même champ d'apostolat.

 

*   *   *

 

Ils exercèrent ainsi le ministère paroissial dans les difficiles conditions de l'occupation soviétique.

Les Allemands ayant à leur tour envahi ces territoires, ils y instaurèrent ce régime de terreur qui persécutait autant l'Eglise que les Juifs.

En 1943, suite à une insurrection, la Gestapo organisa une perquisition dans la paroisse de Pieszaje. Le commandant allemand de la gendarmerie locale, élevé dans la religion catholique, proposa aux deux prêtres de se cacher en lieu sûr, mais ils refusèrent, pour rester au-milieu de leurs ouailles. 

Les Allemands arrêtèrent des otages, dont les pères Hermann et Achilles. Tandis que les villageois furent expédiés en camp de concentration, les deux prêtres furent exécutés sur place. Les Allemands mirent le feu à une grange, où ils jetèrent les corps des deux prêtres (ou bien, selon une autre version des faits : ils les y jetèrent encore vivants). 

C’était le 19 juillet 1943 à Borowikowschchina (maintenant en Biélorussie).

 

Les deux prêtres furent béatifiés en 1999.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Aurea

† 856

 

Aurea était la sœur de deux frères déjà martyrisés en 825 (ou 826), Adulfo et Juan (voir au 27 septembre). 

Elle passa une trentaine d’années dans la vie religieuse au monastère de Cuteclara près de Cordoue ; sa mère Artemia, veuve, était devenue abbesse ou diaconesse de la communauté, en considération de ses vertus, de son âge et du martyre de ses deux fils.

Mais le père d’Aurea était musulman, et un personnage de la haute société. Aurea était donc légalement musulmane. Si elle put rester si longtemps dans une certaine tranquillité, elle le devait à la bienveillance d’un parent, juge à Cordoue.

Lors de la persécution relancée par le khalife Mohamed Ier, Aurea fut toutefois dénoncée et traduite devant le nouveau juge, un parent aussi, mais beaucoup plus sévère et intransigeant. Aurea céda devant les terribles menaces et promit ce qu’on exigeait d’elle.

Rentrée chez elle, le remords la saisit bientôt et lui fit vaincre sa première apostasie : de nouveau présentée au juge, elle proclama haut et fort sa foi catholique en Jésus-Christ. Elle fut enfermée dans un sombre cachot et le khalife, interrogé sur sa cause, prononça une sentence de mort.

Aurea fut décapitée sans délai et jetée dans le Guadalquivir.

 

C’était un 19 juillet, et Aurea fut plus tard inscrite au Martyrologe de ce jour.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 23:00

Epaphras

1er siècle

 

Durant sa captivité à Rome (61-63), Paul écrivit aux chrétiens de Colosses pour leur rappeler fortement que le Christ est au-dessus de tout et les mettre en garde contre les faux docteurs, gnostiques en particulier, qui diminuaient la transcendance du Christ au profit d’êtres intermédiaires, et menaçant du même coup de ruiner le dogme chrétien.

Colosses était une ville de Phrygie (Asie Mineure) : il ne reste rien de cette ville antique, reconstruite maintenant sur le site de Honaz dans l’actuelle Turquie centrale.

Au terme de sa lettre, Paul mentionne ainsi Epaphras : Epaphras, qui est des vôtres, esclave du Christ Jésus, vous salue, combattant toujours pour vous par des prières, afin que vous demeuriez parfaits et bien assurés dans toute la volonté de Dieu ; car je lui rends témoignage qu’il prend beaucoup de peine pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour ceux qui sont à Hiérapolis (Col 4:12-13).

De ce passage, il ressort qu’Epaphras est alors à Rome auprès de Paul, à qui il a tenu à rendre visite. Long voyage pour honorer une amitié profonde.

Auparavant, au début de la même lettre, Paul avait rappelé aux Colossiens qu’ils ont été instruits par Epaphras : Notre bien-aimé compagnon dans le service de Dieu ; il est pour vous un fidèle ministre du Christ et c’est lui encore qui nous a informés de la charité que vous inspire l’Esprit (Col 1:7-8).

Et encore, dans la brève épître à Philémon, Paul mentionne son ami : Epaphras, mon compagnon de captivité dans le Christ Jésus, vous salue (Phm 23). Epaphras aurait-il aussi été arrêté, ou bien Paul veut-il dire seulement que son ami est auprès de lui pour le réconforter ? On ne sait.

Cet Epaphras est un saint homme d’une discrétion totale, au service de l’Eglise. On n’en saura pas grand-chose de plus. Il participa à l’évangélisation de Colosses et des villes circonvoisines. D’aucuns prétendront qu’il aurait été sacré évêque à Colosses, mais si cette assertion est probable, elle n’a aucune confirmation dans nos connaissances actuelles.

 

Saint Epaphras est mentionné au Martyrologe le 19 juillet.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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