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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Aquila et Priscilla

1er siècle

 

Ce que nous savons de certain sur ce couple chrétien du premier siècle est seulement scripturaire.

Ils sont mentionnés aux Actes des Apôtres (18:1-3), puis par saint Paul écrivant aux Romains (Rm 16:3), aux Corinthiens (1Co:16:19), enfin à Timothée (2Tm 4:19).

Ainsi donc, l’apôtre Paul les rencontre à Corinthe : Aquila était originaire du Pont (nord de l’actuelle Turquie), avait épousé Prisca, connue avec le diminutif de Priscilla, et vivait à Rome ; l’édit de Claude expulsait les Juifs de Rome (en 49 ou 50, d’après ce qu’on lit chez Suétone) : Aquila, qui n’est plus juif, quitte cependant Rome et s’installe à Corinthe, espérant regagner bientôt la capitale romaine.

Ils reçoivent Paul, qui travaille chez eux, car ils étaient du même métier, celui de fabriquer des tentes, et l’accompagnent ensuite dans son retour à Antioche, en passant par Ephèse. (Ac 18:18).

On le remarque, Aquila et Priscilla voyageaient facilement !

L’amitié de Paul pour ce saint couple ne s’éteignit jamais ; les passages cités plus haut en témoignent.

Aquila et Prisca durent participer activement à la vie de l’Eglise, par l’hospitalité, par leur exemple, par leur parole aussi. On voit qu’ils aidèrent Apollos à embrasser plus exactement la Voie  (Ac 18:26).

D’eux encore, Paul dit aux Romains qu’ ils ont exposé leur tête pour (lui) sauver la vie  et que toutes les Églises leur rendent grâces, parlant sans doute d’un témoignage engagé envers saint Paul.

On ne connaît pas d’autres détails sur ce saint couple dans la Tradition.

Actuellement, l’Eglise orthodoxe les commémore le 13 février, et certaines communautés orthodoxes attribuent le titre d’Apôtre à Aquilas, qu’elles fêtent le 14 juillet ; l’Eglise luthérienne les fête avec les autres Apôtres.

 

Dans le Martyrologe Romain, Aquila et Priscilla sont nommés le 8 juillet.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Eugène III

1145-1153

 

Bernardo Paganelli di Montemagno naquit à Pise vers 1100. On a parfois confondu son nom de famille avec celui des Pignatelli. Pour l’anecdote, paganelli signifie “les petits païens”.

Bernardo devint chanoine de la cathédrale de Pise et vidame, c’est-à-dire administrateur temporel. Mais il fut conquis par la personnalité spirituelle de Bernard de Clairvaux, qui était venu au concile de Pise sur l’invitation de Innocent II (1134).

A Clairvaux, notre Bernardo fut d’abord chargé de l’entretien de la chaufferie, qu’il assuma humblement.

L’abbé de Farfa et de San Salvatore de Scandriglia demanda alors à Bernard de Clairvaux une colonie de moines pour apporter plus de ferveur parmi sa communauté : aussi Bernardo quitta-t-il la Bourgogne pour l’Italie. Successivement, le pape Innocent II, voulant rendre vie à l’abbaye romaine des Trois-Fontaines (voir notice sur l’apôtre Paul), ne se gêna vraiment pas en y appelant les moines de Clairvaux et en y mettant à la tête Bernardo.

Voilà donc le fils de Bernard de Clairvaux devenu abbé aux Trois-Fontaines. Ce n’est pas l’orgueil qui tenta le nouvel abbé ; toujours humble, il écrivait à Bernard (de Clairvaux) : Ô mon père, depuis que je suis éloigné de vous, ma vie s’écoule dans l’affliction et mes jours s’écoulent dans les larmes…

En revanche, apprenant que l’endroit était quelque peu insalubre, Bernard lui répond : Je sais bien que tu habites un endroit malsain… ce qu’il faut craindre et éviter, c’est l’infirmité des âmes. Il ne sied pas à notre saint état de chercher des médecines corporelles, cela n’est pas avantageux pour le salut. Que vous preniez parfois, comme il est d’usage et comme il convient à des pauvres, des herbes et des simples, passe ! Mais il ne sied point à l’honneur et à la pureté de notre ordre d’acheter des spécialités, de courir les médecins, de prendre potion. Laissez cela aux mondains. Notre élixir, c’est l’humilité.

Et voilà qu’en 1145, Rome connaît une sombre agitation : le pape Lucius II est tué en voulant reprendre le Capitole tombé aux mains des révoltés (15 février 1145). Le soir même, les cardinaux décident d’élire le nouveau pape : ne sachant qui élire, ils s’accordent pour appeler au siège de Pierre l’abbé des Trois-Fontaines : voilà l’abbé Bernardo qui prend le nom d’Eugène III et qui, ne pouvant être intronisé dans cette Rome agitée, fuit vers Farfa où il est consacré.

Loin de s’en réjouir, Bernard de Claivaux proteste véhémentement auprès du Sacré Collège : Que Dieu vous pardonne ! Qu’avez-vous donc fait ? Vous avez rappelé sur terre un homme qui était déjà dans le tombeau ; vous avez embarrassé de soins et d’affaires celui qui ne voulait avoir ni soins, ni affaires, Vous faites monter à la première place celui qui ne pensait qu’à la dernière. Vous contraignez un moine qui était crucifié au monde à revivre dans le monde. N’y avait-il donc pas de sages parmi vous ?

Et au nouveau pape, le même Bernard : Je n’ose plus te nommer mon fils, car le fils est devenu père et le père est devenu fils. Tu es au-dessus de moi, mais c’est par moi que tu es. Quoique j’aie perdu le titre de père à ton égard, j’en conserve le cœur et la tendresse. Je suis ravi de l’éclat de ta dignité, et je frémis à la pensée des périls qui t’environnent.

Les périls ne manquèrent pas, et Eugène III ne put guère séjourner à Rome.

Il fixa d’abord sa demeure à Viterbe. Il engagea des pourparlers avec la nouvelle administration romaine et crut pouvoir entrer dans Rome. Mais l’agitateur Arnaldo de Brescia souleva la Ville, que dut quitter Eugène pour revenir à Viterbe (janvier 1146).

Puis se présenta l’affaire des Chrétiens d’Orient, assaillis par les Turcs. Le pape invita le roi français Louis VII à appeler les Grands du royaume à une nouvelle croisade, en vain. Il supplia Bernard de Clairvaux d’intervenir, qui à Vézelay finit par convaincre toute la noblesse présente. Bernard pouvait écrire au pape : Tu as ordonné, j’ai obéi… A présent les villes et les bourgs sont vides, et c’est à peine si l’on peut y trouver un homme pour sept femmes. Malgré cet enthousiasme, l’expédition militaire fut un échec, par manque d’entente et de coordination.

Eugène III voyagea beaucoup dans l’Europe chrétienne, et tint plusieurs conciles régionaux.

De Viterbe, il gagna Lyon, Cluny, Dijon, Clairvaux, Paris. A Paris, il célébra la Pâque et consacra l’église des bénédictines de Montmartre, ayant pour “diacre” Bernard de Clairvaux et “sous-diacre” Pierre le Vénérable, l’abbé de Cluny ; puis il condamna dans un concile la doctrine trinitaire de Gilbert de La Porrée. 

Puis ce fut Auxerre, Cîteaux (où il présida le chapitre général, durant lequel les abbés de Savigny et d’Obazine réunirent leurs monastères à l’ordre cistercien) ; de là il alla consacrer l’abbatiale de Fontenay, puis la cathédrale de Châlons.

A Trèves (novembre 1147) il réunit un concile où furent approuvées les révélations de sainte Hildegarde.

Retour à Reims, où un autre concile condamne les théories d’Eon de l’Etoile, puis Clairvaux, Langres, Lausanne, Saint-Maurice d’Agaune, Verceil. Il voulait gagner Rome, mais s’arrêta à Viterbe, toujours à cause de l’agitateur Arnaldo de Brescia. Après plusieurs séjours dans les environs de Rome, il put enfin s’installe au Latran, en 1152.

Cette absence de la Ville éternelle n’empêcha pas le pape d’y entreprendre des travaux importants : la restauration du Latran et de la basilique Sainte-Marie-Majeure ; il fit traduire par l’helléniste Burgundio de Pise des œuvres des Pères grecs, Jean Chrysostome et Jean Damascène. 

Saint Bernard (de Clairvaux) lui dédia son De Consideratione, où le maître cistercien ose rappeler à son ancien disciple comment vivre dans la sainteté son rang de pontife suprême : l’humilité ! Et Saint Bernard de stigmatiser l’administration romaine, trop bureaucratique et pesante, et qui devrait plutôt rayonner l’idéal du Christ.

Selon les plans de la Providence, Bernard de Clairvaux et Eugène III moururent à peu de distance l’un de l’autre, l’été 1153, Eugène le 8 juillet, Bernard le 20 août.

Le pontificat d’Eugène III avait duré huit ans et cinq mois. Son successeur devait être Anastase IV.

 

Le culte d’Eugène III fut ratifié en 1872, le Martyrologe le mentionne donc comme Bienheureux au 8 juillet.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Adrien III

884-885

 

Il semble que l’orthographe “Hadrien” soit réservée à l’empereur romain, tandis qu’ailleurs on doive écrire “Adrien”, mais même de solides références ne s’accordent pas là-dessus. C’est sans doute de la même façon qu’on a transcrit des noms comme Teresa ou Natalis en Thérèse et Nathalie, avec une manie inexpliquée pour l’introduction d’h finalement inutiles tant pour la prononciation que pour l’étymologie. Mais laissons là les mystères de la langue française.

Adrien III, donc, fut le cent-neuvième pape : il succédait à Marin Ier.

On en sait vraiment peu de choses : son père, romain, s’appelait Benedetto, et lui-même reçut au baptême le nom de Agapito, qu’il changea en Adriano en entrant dans la cléricature.

Durant son pontificat de seize mois, il prit le temps de promulguer un décret interdisant aux délégués impériaux de participer à l’élection papale, laquelle n’avait plus à être ratifiée par l’empereur.

Rome souffrit la famine cette année-là, et le pape s’efforça de venir en aide à la population par un ravitaillement exceptionnel.

S’étant mis en marche pour aller rencontrer l’empereur Charles le Gros, il mourut en route, le 8 juillet 885, non loin de Modène.

Son culte au diocèse de Modène fut plus tard ratifié, en 1891.

 

Le bienheureux Adrien III est inscrit au Martyrologe le 8 juillet.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 23:00

Edgar le Pacifique

943 env.- 975

 

Ce roi d’Angleterre était le fils d’Edmond I et de Ælfgifu ; il succéda à son frère Edwy en 957. Quoique plus autoritaire que ce dernier, Edgar est communément surnommé “Pacifique”.

Quand il reçut le royaume de Northumbrie et de Mercie, il fut d’abord proclamé roi du nord de la Tamise par une assemblée de nobles Merciens en 958, mais ne succéda effectivement à son frère Edwy qu’à la mort de ce dernier en 959. Edgar rappelle alors d’exil l’évêque Dunstan, pour le siège de Worcester, puis celui de Londres, enfin au siège archiépiscopal de Canterbury.

Edgar vainquit les Northumbriens et les Ecossais, soumit une partie de l’Irlande et poliça ses Etats en leur donnant de sages lois, inspirées du christianisme. Sur les conseils avisés de l’évêque Dunstan,  il publia des lois pour abolir le paganisme, d’autres aussi contre la nécromancie et autres superstitions. L’adultère est sévèrement puni de sept années de pénitence, l’homicide par trois années. 

Le roi Edgar exigea aussi du clergé un comportement saint et exemplaire. En 969, il accuse les clercs de son royaume de se livrer au jeu, à la danse, aux banquets, jusqu’à la débauche et aux chants bachiques.

Globalement, le règne d’Edgar est paisible, et le royaume anglo-saxon à son apogée. Si d’autres rois sont réputés fondateurs de l’Angleterre, Edgar l’a consolidée. 

Le mouvement de réforme monastique qui restaure la règle bénédictine dans les communautés monastiques peu disciplinées, est à son maximum pendant la période de Dunstan, d’Aethelwold et d’Oswald. 

Edgar sera couronné à Bath, mais seulement en mai 973, dans une cérémonie impériale envisagée non pas comme l’entrée en fonction, mais comme l’apothéose de son règne. Cette cérémonie, conçue par Dunstan lui-même, et célébrée dans un poème des Chroniques Anglo-Saxonnes, forme la base de l’actuelle cérémonie anglaise du couronnement. Le couronnement symbolique est une étape importante : peu après, d’autre rois viendront jurer fidélité à Edgar à Chester. Six rois de Grande-Bretagne, dont ceux d’Ecosse et de Strathclyde, prêtent alors serment d’être les serviteurs du roi sur terre et mer. Les grandes lignes de la “soumission à Chester” sont reconnues comme authentiques.

Edgar encouragea la destruction des loups, qui disparaissent pratiquement d’Angleterre à cette époque.

La descendance d’Edgar n’est pas absolument claire. Edouard le Martyr, qui lui succédera, serait le fils d’une première épouse (Ethelfleda) ; Ethelred serait le fils d’une seconde épouse (Elfrida) ; quant à Eadgyth, la future sainte Edith, elle serait la fille d’une autre maîtresse (Wulfthryth).

 

Edgar meurt à Winchester, le 8 juillet 975, il est enterré à l’abbaye de Glastonbury. C’est ce même jour qu’on le commémorait comme saint, mais il n’est plus mentionné dans le Martyrologe romain, probablement en attente de précisions sur sa vie privée et conjugale. Il reste qu’il a protégé et encouragé la réforme au sein de l’Eglise, comme d’autres princes avant et après lui, ce qui suffira à encourager notre admiration pour son exemple courageux.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 23:00

Magu Ji Tianxiang

1834-1900

Mali Guo Lishi

1835-1900

 

Magu (Marcus) était né vers 1834 à Yazhuangtou (Jizhou, Hebei, Chine).

Il faut mentionner de ce Chrétien sa persévérance et son humilité, car il fut privé pendant trente années de l'Eucharistie : il n'arrivait pas à dominer son ancienne passion pour l'opium.

Mais sa fidélité à l'Eglise fut constante et il confessa courageusement le nom du Christ au moment de la révolte des Boxers.

Il reçut la palme du martyre dans son village, le 7 juillet 1900.

 

 

Mali (Maria), elle, était née vers 1835 à Hujiache (Schenzhou, Hebei, Chine).

Cette mère de famille, nouvelle mère des Frères Maccabées, eut la douleur et le courage d'assister au martyre des sept membres de sa famille, avant d'être à son tour martyrisée, le 7 juillet 1900, durant la même révolte des Boxers.

 

 

Ces deux héros du Christ furent béatifiés en 1946 et canonisés en 2000.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 23:00

María Romero Meneses

1902-1977

 

Née à Granada (Nicaragua) le 13 janvier 1902, Maria était l'un des huit enfants d'un ministre du gouvernement. Cet homme était d'origine espagnole.

Elle montra des dons particuliers pour l'art et la musique, de sorte qu'elle apprit le piano et le violon.

En 1914 elle souffrit d'une fièvre rhumatique paralysante, dont elle guérit de façon miraculeuse, par l'intervention de la Sainte Vierge. De là lui vint cette confiance absolue en Marie, Secours des Chrétiens (Auxilium Christianorum).

Elève chez les Sœurs Salésiennes, elle eut bientôt la vocation d'entrer dans cette Congrégation.

Après sa guérison miraculeuse, elle entra en 1915 dans l'association des Filles de Marie et, en 1920 au noviciat des Salésiennes, Filles de Marie, Auxilium Christianorum.

En 1929, elle fit sa profession solennelle à Nicaragua.

En 1931, elle vint à San José (Costa Rica), qui devint sa deuxième patrie. En 1933, elle commença à enseigner la musique et la dactylographie à des jeunes filles de familles bourgeoises, dont beaucoup furent conquises par sa vie et embrassèrent l'état religieux.

Bientôt, l'activité de María se concentra dans le domaine social, aidant les milieux plus riches à aider les milieux pauvres. En 1945, elle ouvrit des centres de loisirs, en 1961 des centres de distribution de nourriture, en 1963 une école pour filles pauvres, en 1966 une clinique, en 1973 elle mit en route la construction de tout un village, pour donner un logement décent à des familles pauvres. Ce fut le centre Saint-Joseph.

Mère María mourut d'une attaque cardiaque à Leon (Nicaragua), où on l'avait envoyée pour une période de repos.

C'était le 7 juillet 1977.

 

María Romero Meneses fut béatifiée en 2002. Elle est la première Bienheureuse de l'Amérique Centrale.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 23:00

Magu Ji Tianxiang

1834-1900

Mali Guo Lishi

1835-1900

 

Magu (Marcus) était né vers 1834 à Yazhuangtou (Jizhou, Hebei, Chine).

Il faut mentionner de ce Chrétien sa persévérance et son humilité, car il fut privé pendant trente années de l'Eucharistie : il n'arrivait pas à dominer son ancienne passion pour l'opium.

Mais sa fidélité à l'Eglise fut constante et il confessa courageusement le nom du Christ au moment de la révolte des Boxers.

Il reçut la palme du martyre dans son village, le 7 juillet 1900.

 

 

Mali (Maria), elle, était née vers 1835 à Hujiache (Schenzhou, Hebei, Chine).

Cette mère de famille, nouvelle mère des Frères Maccabées, eut la douleur et le courage d'assister au martyre des sept membres de sa famille, avant d'être à son tour martyrisée, le 7 juillet 1900, durant la même révolte des Boxers.

 

 

Ces deux héros du Christ furent béatifiés en 1946 et canonisés en 2000.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 23:00

Antonio Fantosati

1842-1900

 

Né à Santa Maria in Valle (Trevi, Perugia, Italie centrale) le 16 octobre 1842, Antonio était un garçon frêle, timide, apparemment destiné à devenir un brave paysan.

A seize ans il entra chez les Frères Mineurs à Santa Maria della Spineta (Todi) et prit le nom de Antonino (petit Antoine). N’ayant pas été enrôlé dans les troupes piémontaises ou garibaldiennes, il continua ses études à Rome et reçut le sacerdoce en 1865.

A cette occasion, il eut pour «parrain» le comte Giovanni Battista Pecci, frère du futur pape Léon XIII, avec lequel il restera extrêmement lié durant toute sa vie missionnaire.

En 1867, il partit pour la Chine, accompagné de quelques Religieux, dont le père Elia Facchini (qui mourra deux jours après lui).

Arrivé à Wuhan (Hupeh), il endossa des vêtements chinois et prit aussi un nom chinois : Fan-Hoae-te.

En 1878, il fut nommé administrateur apostolique de l’Hupeh nord-occidental et, en 1892, vicaire apostolique de l’Hunan méridional, recevant également la consécration épiscopale. Il rencontra toutes sortes de gens, marchands, lettrés, mandarins, étudiants, bonzes, pêcheurs, avec lesquels il partagea les habitudes (et les repas…). Il fit construire un orphelinat, fit venir d’Europe des vêtements, de la nourriture, des médicaments ; il contracta la peste, dont il put guérir.

Il amena ainsi à la foi catholique quatre-vingt-dix familles. Même les Autorités favorisaient ses initiatives.

En 1888, il fit un voyage de «repos» en Italie et en Terre Sainte.

De retour en Chine, il dut affronter patiemment les jalousies et les fausses accusations qui lui venaient de mandarins influents. 

Durant la révolution des Boxers, il se trouvait en visite pastorale et apprit la triste situation des fidèles : on avait détruit sa maison et l’orphelinat, et brûlé vif le père Giacomantonio. En bon pasteur soucieux de son troupeau, il voulut les rejoindre, en compagnie du jeune père Gambaro. 

Arrivés devant Hengzhou, ils furent reconnus et leur barque poussée vers le rivage ; une grêle de pierres s’abattit sur eux. Ecroulés à terre, ils ne disaient que Jésus, Marie ; le père Gambaro se traîna aux pieds de l’évêque, l’embrassa et retomba mort, tandis que Mgr Fantosati agonisa encore pendant deux heures.

Un païen l’acheva en le transperçant d’un bambou armé d’une pointe de fer. Le corps du Martyr fut brûlé, et les cendres dispersées.

C’était le 7 juillet 1900.

 

Mgr Fantosati fut béatifié en 1946 et canonisé en 2000.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 23:00

Jean-Joseph Juge de Saint-Martin

1739-1794

 

Jean-Joseph était né le 14 juin 1739.

Prêtre de Saint-Sulpice, chanoine, il était directeur du séminaire de Limoges.

Il fut condamné à la déportation en Guyane, mais resta à Rochefort dans le Deux-Associés qui ne partit jamais.

Les prêtres qui y étaient entassés dans des conditions inhumaines, moururent par centaines.

Le chanoine Jean-Joseph Juge de Saint-Martin, ayant bu une eau infecte, mourut le 7 juillet 1794.

 

Il fut béatifié avec ses Compagnons en 1995.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 23:00

Peter To Rot

1912-1945

 

La figure de ce Bienheureux est intimement liée à l’œuvre des Missionnaires du Sacré-Cœur, grâce auxquels on connaît beaucoup de détails sur lui.

Peter était le fils de Angelo To Puia, un chef local, et de Maria Ja Tumul. Des six enfants de ce couple, Peter était le troisième, après Joseph et Therese ; après lui vinrent Gabriel et deux autres petits frère et sœur, morts en bas âge.

Peter naquit à Rakunai, près de Rabaul, la capitale de la Nouvelle Bretagne, à l’est de la Papouasie-Nouvelle Guinée.

A sept ans, il est envoyé par son père à l’école, où il se révèle un écolier intelligent et capable. Ses professeurs ont remarqué que son programme quotidien comportait toujours la prière du matin et du soir.

Il s’occupait comme tous les enfants : il servait la messe, il pratiquait le sport, aidait aux tâches quotidiennes de la maison, savait participer aux farces et aux bêtises habituelles des jeunes. Ce qu’on voyait en lui, c’était qu’il se montrait leader au milieu des autres garçons. Mais tout en étant le fils du Chef, il n’était jamais arrogant ni autoritaire.

Le curé de la paroisse, fr.Laufer, était de l’idée de diriger Peter vers le sacerdoce. Le père de Peter estima que sa génération n’était pas encore assez mûre pour avoir un prêtre ; peut-être ses petits-enfants… Mais il consentit volontiers à ce que Peter devînt catéchiste. C’est ainsi que Peter alla fréquenter l’Ecole catéchistique de Taliligap, dirigée par les mêmes Pères Missionaires du Sacré-Cœur. C’était vers la fin de 1930.

Peter s’impliqua totalement à l’étude. Sa vie intérieure s’intensifia, par la participation quotidienne à la sainte Messe et la réception de l’Eucharistie, de fréquentes visites à l’église et une dévotion toujours plus grande envers le Saint Sacrement. A Taliligap aussi il montra ses talents d’entraîneur aussi bien dans la prière que dans les activités sportives et récréatives.

Vers 1934, le fr.Laufer fit valoir que Peter était activement désiré dans la paroisse, de sorte que le jeune homme revint chez lui et, à vingt-et-un ans, devint le plus jeune catéchiste. Il enseignait, mais aussi visitait les malades ; on put vérifier qu’il vivait ce qu’il enseignait : de tempérament égal, jamais de mauvaise humeur, calme, aimable.

Finalement, il épousa en 1936 Paula Ja Varpit. Ils avaient été camarades de classe. Ce fut un mariage heureux, chrétien ; Peter fut un époux exemplaire et l’on n’oublia jamais de prier matin et soir.

En 1937 mourut le papa de Peter. C’est en souvenir de lui qu’il appela son premier fils To Puia Andreas, né en 1939. : Peter en était très fier et Andreas passait beaucoup de temps avec son père, contrairement aux habitudes. Puis vint au monde leur fille Rufina.

En janvier 1942, les Japonais débarquèrent sur l’île. Les habitants n’avaient jamais vu d’avions. Les missionnaires furent tous envoyés comme prisonniers au camp de Vunapope. En serrant les mains de Peter, le fr.Laufer lui confia la paroisse : To Rot, lui dit-il, je laisse tout mon travail entre tes mains. Veille bien sur les paroissiens. Aide-les à ne pas oublier le Bon Dieu.

Peter était un peu effrayé de sa mission, mais il s’y donna de tout son cœur. Il visitait les malades, assistait les moribonds en les préparant à rencontrer Jésus, instruisait les enfants et les adultes, les exhortant tous à demeurer fidèles à l’enseignement de Jésus. A ceux qui avaient peur de la guerre, il les encourageait ainsi : Oui, tous nous avons peur ici. Mais Dieu notre Père est avec nous et veille sur nous. Nous devons prier et Lui demander de rester toujours avec nous.

Peter s’efforçait de réunir chaque jour les villageois pour la prière, mais avec l’intensification des bombardements, ils pensèrent qu’il était dangereux d’être tous rassemblés au même endroit, de sorte que Peter divisa la population en petits groupes, qui se réfugièrent dans des abris souterrains à l’abri des bombes. C’est ainsi que les habitants continuèrent fidèlement de prier dans ces abris et demeurèrent courageux et en paix devant le danger.

Au début, les Japonais ne firent pas attention à ces rassemblements de prière et à leur dévotion dominicale. Mais quand ils commencèrent à perdre la guerre, ils craignirent de voir la population se retourner contre eux, aussi interdirent-ils aux chefs et à la population de prier Dieu, de se réunir. Toute désobéissance serait punie d’emprisonnement.

Peter était l’un de ces chefs convoqués par les Japonais. De retour au village, il leur dit : Les Japonais ne peuvent pas nous empêcher d’aimer Dieu et d’obéir à Ses lois ! Nous devons tenir bon et ne pas leur céder ! C’est ainsi qu’il continua à prêcher, à réunir et à prier.

Une autre tentative japonaise était de permettre aux hommes de prendre une seconde femme. Ils pensaient ainsi être plus en faveur auprès de la population et en même temps pouvoir les contrôler davantage. Mais Peter rappela la loi de Dieu, alla reprocher leur chute à ceux qui avaient cédé, insistant sur la nécessité de respecter ce que dit l’Eglise sur le mariage : pour se marier, ils devaient se présenter à leur catéchiste, qui serait le témoin de leur union sacramentelle. Tout autre comportement était un péché devant Dieu. En maintes occasions, il pourvut à venir en aide aux femmes qui avaient été prises comme secondes épouses.

En un mot, Peter remplissait la fonction de Diacre.

Mais il y eut des lâchetés. Des jeunes gens travaillèrent comme espions au service des Japonais, et dénoncèrent Peter. On vint fouiller sa maison et celle de ses frères, Tatamai et Telo, on lui confisqua la Bible, le catéchisme, le livre de chants, ses notes et deux crucifix. Chez Tatamai on prit un imperméable ; chez Telo, un chéquier australien. Les trois frères furent arrêtés.

La police interrogea d’abord l’aîné, Tatamai. Quand celui-ci reconnut qu’il avait participé au culte à l’église, le chef le frappa à la tête avec une canne en bois, et le condamna à un mois de prison.

Vint le tour de Peter, qui fut interrogé sur les offices à l’église, sa position sur le mariage, son refus de la loi permissive japonaise pour la polygamie. Peter fut à son tour frappé à la tête, et piqué sur le torse tout autour du cœur, puis condamné à deux mois de prison.

Le plus jeune, Telo, fut accusé d’espionnage au service de l’Australie, à cause de son chéquier. On l’accrocha à un arbre et on le frappa jusqu’à lui faire perdre connaissance.

Les jours suivants, Tatamai et Peter furent envoyés aux travaux forcés, Telo avait été frappé beaucoup trop violemment pour qu’on pût l’envoyer travailler. Telo fut même relâché deux semaines après, à cause de son mauvais état de santé, Tatamai fut relâché après un mois, mais Peter resta en prison. Quand le chef du village demanda aux autorités pourquoi il restait en prison, on lui répondit que c’était un mauvais sujet, qu’il ne permettait pas qu’on eût deux épouses et qu’il réunissait les gens pour prier.

Peter put recevoir chaque jour la visite de ses parents et amis, qui lui apportaient de la nourriture. Il les encourageait, et les rassurait en leur disant qu’il n’avait pas peur d’être en prison pour Dieu. Au chef, il dit : Je suis en prison à cause des adultères et à cause du culte à l’église. Très bien, je suis prêt à mourir. Mais vous, vous devez veiller sur les gens. A un autre ami, Peter dit : Si Dieu le veut, je serai tué pour la foi. Je suis un enfant de l'Eglise, et c’est pourquoi je mourrai pour l’Eglise.

Un jour, il demanda à son épouse de lui apporter de quoi se raser, un “laplap” blanc (une large étoffe pour se couvrir les reins), son chapelet et sa croix de catéchiste, qu’elle lui apporta le lendemain, vendredi 6 juillet, avec un peu de nourriture. Elle venait avec Andreas et Rufina, qui avaient six et trois ans, étant elle-même enceinte de son troisième enfant. Quand Paula remarqua qu’il ne mangeait pas beaucoup, elle en fut angoissée, mais Peter la calma et lui dit que son devoir était de mourir pour son peuple et pour le Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ils restèrent un long moment ensemble, puis Peter la pria de vite partir à la maison avec les enfants. 

Quand sa mère vint ensuite lui rendre visite, Peter lui dit que la police avait fait venir un médecin japonais pour lui administrer un médicament : or il n’était pas malade, il n’avait qu’un léger rhume et pensait qu’on lui avait menti. L’après-midi, il se lava, se rasa, vêtit son laplap tout neuf, et se mit devant la porte de sa prison, en priant.

A sept heures du soir, tous les prisonniers sauf Peter furent emmenés dans une ferme proche pour une soirée, chose étonnante qui n’était jamais arrivée auparavant. A dix heures du soir, les Japonais les remmenèrent pour aller se coucher. Là aussi, il était inhabituel de ne pas être dans la prison avant la nuit.

Comme la surveillance était assez lâche, trois des prisonniers réussirent à ramper dans l’obscurité pour regagner la prison ; ils trouvèrent Peter mort devant la porte de la prison.

Peter était sur le dos, un bras plié sous la tête, une jambe pliée sous l’autre, le corps encore chaud. Il avait des tampons de coton aux narines et aux oreilles, une trace rouge au cou, un morceau de tissu autour de la tête et le trou d’une petite piqûre de seringue en-haut du bras gauche. Ils comprirent qu’il avait été assassiné, mais craignant pour leur propre vie, ils se cachèrent et ne dirent rien.

Le lendemain matin, Peter manquait à l’appel et le chef l’envoya chercher. La police feignit d’être surprise à la constatation de la mort de Peter et prétendit qu’il devait être très malade pour mourir ainsi. Puis on appela le chef du village et les parents de Peter pour venir prendre le corps.

Les villageois vinrent chercher le corps de leur catéchiste. Quand ils le lavèrent, ils virent une sorte d’écume malodorante sortir des oreilles, des narines et de la bouche. En enlevant le morceau de tissus qui enveloppait la tête, ils trouvèrent deux plaies qui saignaient derrière la tête. La gorge était aplatie en son centre et gonflée, comme frappée à coup de matraque. Personne ne crut à la version de la mort par maladie.

Peter fut enseveli comme un chef, dans le nouveau cimetière de l’église, là où il avait exercé son ministère. Malgré l’affluence de la foule, les funérailles se firent en silence, par crainte des Japonais.

Dès lors Peter fut vénéré comme Martyr. Il avait trente-trois ans, comme Notre-Seigneur.

Peter To Rot est le premier Martyr de Papouasie Nouvelle Guinée. Il a été béatifié par Jean-Paul II à Port Moresby-même, durant son voyage apostolique, le 17 janvier 1995.

Peter est commémoré au Martyrologe le 7 juillet.

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