Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:00

Phanxicô Ðỗ Vǎn Chiểu

1797-1837

 

Le Martyrologe le nomme Phanxicô Ɖỗ Minh Chiểu

 

Voir la notice : Domingo Henares de Zafra Cubero

Partager cet article

Repost0
24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:00

Domingo Henares de Zafra Cubero

1765-1837

Phanxicô Ðỗ Vǎn Chiểu

1797-1837

 

Domingo (Dominique) naquit à Baena (Cordoue, Espagne) le 19 décembre 1765, dans une famille très humble.

En 1782 il obtint de pouvoir entrer dans le couvent dominicain de Grenade et fit la première profession l'année suivante. 

Il n'était pas encore ordonné prêtre, et n'avait pas encore achevé ses études, qu'il exprima le désir de partir pour les missions, avec d'autres compagnons du même monastère. Il ne devait plus revoir ses chers parents, ayant préféré tout donner à Dieu sans retour.

De Cadix, on partit en 1785 pour Porto Rico, Cuba, Mexique, enfin les Philippines, où l'on arriva le 9 juillet 1786.

A Manille, il fit ses études théologiques, tout en donnant des cours aux plus jeunes.

Il fut ordonné prêtre en 1789 (ou même 1790) et fut tout de suite envoyé au Tonkin, l'actuel nord-Vietnam. Il y arriva avec Clemente Ignacio Delgado, futur évêque et martyr lui aussi, et deux autres pères dominicains.

Il fut d'abord supérieur du séminaire de prêtres indigènes à Tién-Chu, jusqu'en 1798.

Clemente Ignacio Delgado, ayant été nommé vicaire apostolique, le prit comme vicaire général et, très vite après, le fit nommer évêque. Domingo fut consacré le 9 janvier 1803 à Phunhay.

Le père Domingo avait trente-sept ans ; il devait maintenant en vivre quasi autant en qualité d'évêque.

Les indigènes s'étonnèrent de la rapidité avec laquelle les missionnaires apprirent leur langue. Mais surtout, ils furent conquis par la douceur, la bonté qui en émanait, jusqu'aux mandarins qui devaient parfois à contre coeur sévir contre eux.

Quand la persécution reprit, les plus recherchés furent tout d'abord les “autorités”, les évêques. Mgr Henares dut mener une vie vagabonde pour éviter les soldats de-ci de-là, pour échapper aux délateurs. Il avait désormais dépassé les soixante-dix ans et n'avait pas un moment de repos.

Le 9 juin 1838 il chercha à fuir en barque avec son catéchiste Phanxicô (François) Ðỗ Vǎn Chiểu, mais le vent les ramena à terre. Ils se réfugièrent chez un pêcheur chrétien, nommé Nghiém.

De ce catéchiste, pour l'instant, on sait seulement qu'il était né vers 1797 à Trung Lễ (Liên Thùy, Nam Ðịnh). 

On prévint immédiatement le préfet de Bat-Phang, qui donna l'ordre aux mandarins d'arrêter l'évêque avec son catéchiste et le pêcheur qui les avait reçus.

Dès le 11 juin, on les emmena à Nam Ðịnh : l'évêque, sur une civière, car il ne voyait presque plus ; les deux autres à pied, chargés de chaînes.

Immédiatement condamnés à mort, l'évêque et son catéchiste furent décapités le 25 juin 1837. On ne connaît pas le sort du pêcheur.

 

De Mgr Henares, un autre évêque plus tard martyr (Jerónimo Hermosilla) écrivit : 

Une vie toute limpide, un zèle insatiable pour le salut des âmes, une soif ardente du martyre, d'une pauvreté évangélique pour lui-même et d'une générosité prodigieuse pour les nécessiteux.

 

Mgr Henares et son catéchiste Phanxicô furent béatifiés en 1900 et canonisés en 1988, parmi cent-dix-sept Martyrs du Vietnam, dont la fête commune est le 24 novembre.

Partager cet article

Repost0
24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 23:00

Marie Lhuillier

1744-1794

 

Cette petite bergère de la Mayenne était née le 18 novembre 1744 à Arquenay, de Guillaume et Marie Sauvage ; elle a deux frères. On peut encore voir La Pommeraie, sa maison natale.

Orpheline dès l’âge de cinq ans, elle est reçue par une parente pour garder les vaches et les moutons, puis par une Demoiselle Dubois comme domestique. Catéchisée, elle ne saura jamais ni lire ni écrire.

Elle entend cependant l’appel de Dieu et entre comme converse chez les Religieuses Augustines de Saint-Julien de Château-Gontier. Elle se donne entièrement au soin des malades.

Elle fait ses vœux définitifs en 1774, et prend le nom de Sœur Sainte-Monique. Elle aime sa vie. Avec une simplicité d’enfant, un cœur simple et ouvert, un caractère à la fois vif, décidé et obéissant, elle répétait : Je veux ce que Dieu veut, ou bien A la mort comme à la vie, Dieu soit béni.

Arrive la Révolution. Les Religieuses refusent de prêter le serment et sont expulsées de l’hôpital. Elles sont emprisonnées avec les Ursulines.

On accuse Marie d’avoir donné des torchons et des tabliers, qui sont désormais “biens d’état”.

Transférée à la prison de Laval, elle est guillotinée avec l’aumônier, le 25 juin 1794.

 

Marie Lhuillier a été béatifiée parmi les dix-neuf Martyrs de Laval en 1955.

Partager cet article

Repost0
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 23:00

Anastásia García Zavala

1878-1963

 

Née le 27 avril 1878 à Zapopan (Jalisco, Mexique) de Fortino García et Refugio Zavala de García, Anastasia conçut rapidement une grande dévotion pour la Sainte Vierge, car son père tenait une boutique de souvenirs juste en face du sanctuaire de Notre-Dame de Zapopan.

Jeune fille, elle pensa un moment épouser un certain Gustavo Arreola, mais elle sentit qu’elle était plutôt appelée à se consacrer à l’assistance des pauvres et des malades.

Avec son directeur spirituel, Cipriano Iñiguez, elle fonda alors en 1901 une nouvelle famille, les Servantes de Sainte-Marguerite-Marie et des Pauvres.

La congrégation se développa rapidement, Anastasia - désormais María Guadalupe - se trouva être la supérieure de nombreuses religieuses, édifiées par son exemple de pauvreté, de joie, de service pour le prochain. Cette mère exemplaire eut même la permission d’aller mendier pour ses malades et pour l’hôpital ; elle ne mendiait que pour avoir le nécessaire, jamais plus.

Les religieuses prêtèrent aussi leur concours pour les prêtres et la catéchèse.

Survint la révolution au Mexique : dès 1911 l’Eglise fut persécutée, les prêtres recherchés, arrêtés, fusillés. Mère María Guadalupe risqua jusqu’à sa vie pour aider les prêtres et l’Archevêque de Guadalajara, qu’elle cacha dans son hôpital. Même les soldats respectèrent cette Mère admirable, en reconnaissance pour la bonté qu’elle leur montra en soignant leurs blessures de combat.

Elle fonda jusqu’à onze maisons au Mexique.

A partir de 1961, Mère María Guadalupe (on l’appelait aussi Lupina, diminutif affectueux de Guadalupe), souffrit beaucoup. Elle mourut à Guadalajara (Jalisco), le 24 juin 1963.

Le premier miracle attesté grâce à son intercession, fut la guérison d’un malade atteint de pancréatite aiguë ; après l’opération, dont on n’espérait pas de résultat positif, le malade sentit un parfum très fort dans sa chambre et se trouva totalement guéri en quelques jours. 

Le second miracle fut la guérison d’une femme de quatre-vingt-deux ans atteinte d’hémorragie cérébrale avec pression artérielle élevée. Brusquement, après que la famille ait imploré Mère Lupina, l’hémorragie cessa et la pression retomba, sans aucune conséquence.

Mère María Guadalupe fut béatifiée en 2004, et canonisée en 2013, lors de la première canonisation présidée par le pape François.

 

Actuellement, les Servantes de Sainte-Marguerite-Marie et des Pauvres sont présentes aussi au Pérou, en Islande, en Grèce et en Italie.

Partager cet article

Repost0
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 23:00

Maksymilian Binkiewicz

1908-1942

 

Né le 21 février 1908 à Gmiona Żarnowiec (Olkusz, Pologne), de Roman et Stanislawa Czubasiewicżow, Maksymilian semblait ne pas devoir vivre longtemps à cause de sa mauvaise constitution. 

Sa santé se trouva améliorée à partir de sa Première communion.

Après le baccalauréat (1926), il entra au séminaire du nouveau diocèse de Częstochowa. Il fréquenta aussi des conférences à l’université Jagelloń de Cracovie, et fut ordonné prêtre en 1931.

L’abbé Maksymilian fut nommé préfet au séminaire de Częstochowa, puis préfet à Sosnowiec, puis Wielun, avant d’être recteur à Saint-Joseph. 

En 1933, il fut reçu docteur en théologie morale et remplaça l’abbé Sliwinski dans la paroisse Konopnica.

Le 6 octobre 1941, il fut prit dans la rafle générale des prêtres, fut momentanément interné à Konstantynów, puis à Dachau, à partir du 27 octobre 1941, sous le numéro 28450.

Il supporta avec calme et même avec le sourire les mauvais traitements, s’efforçant d’apporter lui-même du réconfort aux plus malades et aux plus anciens.

Le 23 juin 1942, il reçut une formidable volée de coups de bâtons et devait partir pour un régime de travaux forcés, mais il mourut le lendemain.

Il reçut la palme du martyre le 24 juin 1942 à Dachau ; c’est peut-être par erreur que le Martyrologe le mentionne au 24 août, et d’autres sources au 24 juillet.

 

Maksymilian Binkiewicz a été béatifié parmi les Martyrs polonais de la période nazie, en 1999.

Partager cet article

Repost0
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 23:00

Ruose Yuan Zaide

1766-1817

 

Ruose (Joseph) était né en 1766 à Pe-Choui-Hien (Peng, Sichuan, Chine).

Il fut conquis par la parole de Mgr Dufresse, et surtout par la beauté du message du Christ.

Devenu néophyte, il voulut recevoir le sacerdoce.

Ordonné prêtre, il fut un apôtre très actif, jusqu’à son arrestation en août 1816.

Condamné à mort, il fut étranglé le 24 juin 1817 à Sichuan.

 

Béatifié en 1900, il est un des Martyrs chinois canonisés en 2000, dont la fête commune est au 9 juillet (et parmi lesquels se trouve aussi Mgr Dufresse).


Partager cet article

Repost0
23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 23:00

Jean-Baptiste Précurseur

1er siècle

 

Le dernier des Prophètes de l’Ancien Testament, qui eut la joie de rencontrer Celui qu’on attendait depuis des siècles, Jean le Baptiste et Précurseur du Seigneur, nous est connu par quelques indications de l’Evangile, surtout celui de Luc (Lc 1 ; 3), un peu aussi celui de Matthieu (Mt 3), et quelques versets de Marc (Mc 1:1-9) et de Jean (Jn 1:19-28).                                  

Som nom de Baptiste rappelle traditionnellement qu’il baptisait les foules, en leur demandant de faire pénitence pour préparer les voies du Seigneur.

Les Orientaux en revanche lui donnent le titre de Prodromos, “celui qui court en avant”, traduit en latin par Précursor, Précurseur.

Le père de Jean-Baptiste était donc Zacharie, un prêtre de la descendance d’Aaron. Comme il y avait vingt-quatre classes de prêtres, chaque classe ne servait guère plus de deux fois par an (1 Ch 24:19 ; 2Ch 23:8). C’est par le sort que les prêtres se distribuaient entre eux les diverses fonctions du sacerdoce. Une des plus importantes était l’offrande de l’encens deux fois par jour, le matin à la pointe du jour et le soir à trois heures (Ex 30:6-8). Ce jour-là, le sort désigna Zacharie pour brûler l’encens : c’était très probablement la première fois de sa vie que cet honneur lui incombait.

L’ange qui apparaît à Zacharie lui dit que sa prière a été exaucée. Selon Augustin, Zacharie priait, bien plus que pour avoir un fils, pour la venue du Messie, le grand désir de toute la nation. Or le venue du Messie, dans le plan de Dieu, devait arriver par la naissance du Précurseur.

Zacharie, par son doute, perd l’usage de la parole. Peut-être subit-il un choc émotionnel, bien compréhensible, à l’annonce de sa prochaine paternité, mais ce choc devait perdurer jusqu’à la naissance de l’enfant, lui dit l’Ange, parce qu’il n’a pas reçu l’annonce avec toute l’ouverture de son cœur. 

La stérilité était traditionnellement considérée comme un déshonneur, et même comme un châtiment (Gn 30:23 ; 1S 1:5-8 ; 2 S 6:23 ; Os 9:11). En outre Elisabeth était maintenant trop âgée pour avoir un fils. Mais Dieu voulait se servir de tous ces événements comme signes : le mutisme de Zacharie, la vieillesse des conjoints symbolisaient la stérilité du Vieux Testament, de l’Ancienne Alliance. 

Zacharie revient donc chez lui après son service au temple. D’après la tradition, il habitait à quelques kilomètres de Jérusalem, à Aïn Karim. Elisabeth a donc la joie d’attendre un enfant. Au sixième mois a lieu l’épisode de l’Annonciation à Marie, à qui l’Ange annonce aussi qu’Elisabeth en est à son sixième mois, car rien n’est impossible à Dieu.

La parenté entre Elisabeth, membre de la tribu de Lévi, et Marie, membre de la tribu de Juda, s’explique facilement par le mariage d’un ancêtre de Marie avec un ascendant d’Elisabeth. On ignore d’ailleurs la nature et le degré de cette parenté, qui fait de Jean un cousin plus ou moins éloigné de Jésus.

Après la naissance merveilleuse de Jean, Luc dit que l’enfant demeurait dans les déserts jusqu’aux jours de sa manifestation à Israël. On ne sait pas quel âge avait Jean. Remarquons que, n’ayant que six mois de plus que Jésus, il tombait directement sous la menace d’Hérode qui ferait massacrer tous les enfants de deux ans et en-dessous, dans le but d’éliminer son “rival”, Jésus qui vient de naître. On peut donc supposer très logiquement que ses parents l’aient protégé du danger en le cachant dans quelque cabane isolée du proche désert. Quant à Jean, qui avait déjà reçu avant sa naissance une réelle maturité intellectuelle (puisqu’il tressaillit en  présence de Marie enceinte de Jésus), il devait déjà savoir se débrouiller seul dans la solitude, mangeant ce qu’il trouvait, des sauterelles et du miel sauvage, dit Matthieu, qui n’exclut pas pour autant quelques visites prudentes et furtives des pieux parents à leur petit garçon.

On ne sait rien de plus, “officiellement”, des parents de Jean-Baptiste. Le Précurseur du Seigneur, jeune anachorète, devait bénéficier d’une protection divine certaine. Mystérieusement, sa nourriture et son vêtement sont ceux du prophète Elie, dont on attendait le retour en Israël.

Quand Jean commence son ministère, peu avant la vie publique de Jésus, il invite les populations à la conversion de cœur, à ne rien exiger en plus de ce qui est prescrit, et aux soldats à ne pas dénoncer faussement et de se contenter de leur solde  (!).

Surtout Jean montre une humilité, une discrétion vraiment extraordinaires. Si sa prédication a un grand succès, il rappelle avec insistance qu’il n’est pas Celui qu’on attend, qu’il n’est pas même digne de délier la courroie de sa chaussure. Et même quand il sera en présence du Christ - quelle émotion pouvait susciter cette rencontre physique, plus réelle encore qu’au moment de la Visitation - , c’est lui qui obéira au Christ pour lui verser l’eau du baptême, et qui peu après dira tout simplement à ses disciples : Voici l’Agneau de Dieu.

Jean ne pensait pas devoir baptiser le Sauveur ; mais Jésus tenait à en recevoir le baptême pour purifier lui-aussi cette nature humaine qu’il avait prise des hommes.

Le ministère de Jean s’effacera peu à peu, jusqu’à son emprisonnement par Hérode, à qui il reprochait d’avoir épousé sa belle-sœur.

De sa prison, Jean fait questionner Jésus et lui fait demander : Es-tu celui qui doit venir ? Avait-il encore un doute ? Non, mais il voulait que ses interlocuteurs entendissent d’eux-mêmes la réponse de Jésus : Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés, autant de “signes” où il fallait entendre la guérison intérieure des pécheurs, désormais purifiés, pardonnés, ouverts à la Lumière, à la Vérité, à la Vie.

Peu de temps après, Jean devait être martyrisé par la décapitation. Cet épisode triste et glorieux sera l’occasion d’une autre notice, le 29 août prochain. Jean Baptiste est en effet le seul Saint, après Marie, dont notre calendrier liturgique relate et la naissance et la mort. 

En ce 24 juin, six mois avant la naissance de Jésus, nous fêtons donc la naissance du Précurseur du Seigneur. Cette date est traditionnellement l’occasion des fêtes de la “Saint-Jean d’été”, par opposition à la fête de la “Saint-Jean d’hiver” (27 décembre, saint Jean l’Evangéliste).

La cathédrale du pape à Rome, Saint Jean de Latran, est dédiée à saint Jean-Baptiste depuis le Ve siècle.

Signalons encore ici un texte poétique relatif à la naissance de Jean-Baptiste. Les moines du Moyen-Age eurent coutume d’invoquer le Saint avant d’aller chanter les louanges divines, le priant d’ouvrir leurs lèvres (et leur cœur), comme il avait redonné la parole à son père Zacharie. C’est l’origine de l’hymne Ut queant laxis, qui remonte à Paul Diacre († 799) et dont s’est ensuite inspiré Guido d’Arezzo pour donner aux notes musicales leur nom traditionnel : Ut - Ré - Mi - Fa - Sol - La - Si. Voici le texte de cette première strophe de l’Hymne, qu’on chante toujours aux vêpres de la fête de ce jour :

 

Ut queant laxis Resonare fibris Pour que (tes) serviteurs puissent exalter à pleine voix

Mira gestorum Famuli tuorum, les merveilles de tes actes,

Solve polluti Labii reatum, lave la faute d’une lèvre souillée,

Sancte Ioannes. ô saint Jean.

 

Le reste de l’Hymne fait allusion au mutisme de Zacharie, à sa guérison, au nom de Jean, à la Visitation de Marie à Elisabeth.

 

Un autre fait remarquable, d'ordre architectural celui-là, concerne la célèbre basilique de Vézelay. Le jour de la fête de saint Jean-Baptiste, le 24 juin à midi, s'il fait soleil, la lumière projetée par les différents vitraux côté Sud, est parfaitement alignée le long de l'allée centrale de la nef. On en trouvera une photographie dans quelque livre consacré aux sanctuaires de France.

Partager cet article

Repost0
22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 23:00

Dermot O’Hurley

1530-1584

 

Les prénom et nom de cet évêque peuvent aussi prendre la forme Dermod ou Dermond, et en irlandais Diamaid Ó hUrthuile.

Né vers 1530 à Lickadoon Castle (Lickadoon, Ballyneety, Limerick, Irlande), Dermot était fils de William, chef de clan et intendant de James FitzGerald, 14e comte de Desmond.

Comme tout le clan O’Hurley, Dermot descendait de Dál gCais, un des clans les plus distingués de l’histoire du Munster irlandais.

Dermot étudia avec des précepteurs, puis fut envoyé à Louvain (Belgique), où il fut reçu docteur en théologie (1551) et en droit, et ensuite enseigna la philosophie pendant quinze ans dans un des plus prestigieux collèges de Louvain.

Puis en 1574 il fut nommé professeur de droit canonique et civil à Reims, pendant quatre ans.

Après l’excommunication de la reine Elizabeth 1re, le pape nomma Dermot archevêque de Cashel, alors qu’il n’était encore qu’un laïc. Après sa consécration, il se lança dans sa mission en 1583, défrayant le danger qu’il courait.

Il trouva un capitaine complaisant pour le débarquer en Irlande, et il accosta à Holmpatrick Strand (Dublin) à l’automne 1583. Ses lettres furent d’ailleurs interceptées par des chasseurs de prêtres.

Le gouvernement de Dublin avait un système d’espionnage très au point, et l’on se mit tout de suite à rechercher l’archevêque. Celui-ci ne put jamais arriver à Cashel.

Mgr Dermot logea chez le baron Thomas Flemyng à Slane, d’où il pensait partir pour ses activités dans tout le territoire du clan O’Reilly. C’est à Slane qu’il fut reconnu.

Sous la pression et de sévères sanctions, on voulut contraindre Flemyng de faire arrêter l’archevêque, qui avait entre temps quitté Slane. On l’arrêta à Carrick-on-Suir (septembre 1583), alors qu’il était en compagnie d’un protestant, Thomas Butler, comte de Ormonde, lequel fut très offensé et affligé de cette arrestation : d’ailleurs, par la suite, il fit tout son possible pour libérer l’archevêque de ses bourreaux.

Malgré tout, l’archevêque se retrouva en prison au château de Dublin, le 8 octobre 1583.

On l’interrogea, on l’accusa de faire partie de l’Inquisition romaine. Il aurait cependant, paraît-il, continué de donner des leçons de Droit.

On le tortura horriblement, en enduisant ses jambes d’huile avant de les suspendre sur le feu. Malgré ces horribles douleurs, l’archevêque refusa d’adhérer au Protestantisme. 

D’après des documents, la reine n’était pas favorable à empêcher un jugement régulier selon la loi anglaise, mais on lui fit bientôt changer d’avis et elle approuva un jugement par un tribunal militaire, qui décida en une journée de condamner à mort l’archevêque.

Apprenant que le comte d’Ormonde allait arriver, et craignant que son influence pût sauver l’archevêque, le chancelier ordonna d’exécuter la sentence dès que possible.

Le 19 ou le 20 juin, tôt le matin, on emmena le prélat à l’extérieur de Dublin et il fut pendu à Hoggen Green. 

Dans ses dernières paroles, il dit entre autres : 

Qu’il soit bien connu parmi vous que je suis prêtre et même évêque, bien qu’indigne d’être investi d’une telle dignité sacrée. Et aussi qu’on n’a trouvé aucun grief à me reprocher qui méritât la peine de mort, sinon celui d’être prêtre, ce qui fait qu’on a procédé contre moi contre leurs propres lois…

Ce sont ses propres bourreaux qui laissèrent des documents sur les tortures et l’exécution que subit l’archevêque de Cashel.

 

Mgr Dermot O’Hurley fut béatifié en 1992. Le Martyrologe le mentionne le 20 juin.

Partager cet article

Repost0
21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 23:00

Flavius Clemens

50-96

 

Toutes les histoires des persécutions ou des premiers siècles de l’Eglise mentionnent Flavius Clemens. Particulièrement, deux auteurs païens en parlent nommément et sont d’autant plus intéressants qu’ils ne sont pas suspects de connivence.

Selon Dion Cassius (Histoire Romaine, LXVII,4) :

Domitien fit mourir Flavius Clemens, qui était alors consul, bien que ce personnage fût son cousin et qu’il eût pour femme Flavia Domitilla sa parente. L’accusation d’athéisme fut portée contre eux deux. De ce chef, furent condamnés beaucoup d’autres citoyens qui avaient adopté les coutumes juives : les uns furent mis à mort, les autres virent confisquer leurs biens.

Selon Suétone (Domitien, 15) : 

Domitien tua, sur le plus léger des soupçons, son cousin Flavius Clemens, homme dont on méprisait fort l’inertie. Clemens venait à peine de sortir du consulat.

On devine bien à travers ces phrases un peu vagues, que Domitien n’appréciait pas beaucoup que son parent fût «athée», c’est-à-dire qu’il n’adorât pas les dieux romains.

Le christianisme avait, dès avant la fin du 1er siècle, pénétré dans la famille impériale elle-même. Flavius Clemens était cousin de Domitien, tandis que son épouse, Domitilla, en était la nièce (voir au 7 mai). On peut présumer qu’il reçut même le baptême. La tradition juive parle seulement de «conversion au Dieu unique».

C’est pour ce motif que Domitien, qui haïssait les religions orientales, n’épargna pas même son parent, et le fit mettre à mort, probablement en 96, puisque Clemens fut consul en 95.

Il y a quelques difficultés concernant Clemens et Domitilla : d’un côté il est dit qu’ils eurent deux fils (nommés à leur tour Vespasianus et Domitianus), d’un autre on parle de la vierge Domitilla. Y aurait-il vraiment deux Domitilla ? Les spécialistes ne sont pas d’accord.

En 1725, on découvrit dans l’église Saint Clément à Rome une inscription sur marbre sur laquelle on put lire : Flavius Clemens martyr.

 

Saint Flavius Clemens est mentionné le 22 juin au Martyrologe.

Partager cet article

Repost0
21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 23:00

Innocent V

1276

 

Né à Moûtiers en Savoie en 1225, Pierre fut d’abord chanoine de Tarentaise, d’où son nom habituel de Pierre de Tarentaise, plutôt que son vrai nom de Pierre de Champagny.

Dominicain, il reçoit en 1254 la mission de réorganiser une vieille abbaye bénédictine à Saint-Martin d’Ainay.

Il eut pour maître saint Thomas d’Aquin, auquel il succéda à Paris : cette charge lui valut le titre de Doctor Famosissimus.

Il nous reste de lui des Commentaires sur les quatre livres des Sentences.

Deux fois provincial de son ordre, archevêque de Lyon en 1272, cardinal-évêque d’Ostie en 1273, il se distingua au concile de Lyon de 1274 et prononça l’oraison funèbre de saint Bonaventure qui y mourut.

Succédant à Grégoire X en 1276, il fut couronné en février avec le nom d’Innocent V, et devait mourir cinq mois après. Il était le premier dominicain à avoir occupé le siège de Pierre.

Il aura occupé ce court pontificat à rétablir la paix entre Pierre et Jacques d’Aragon, entre Pise et Lucques, et au sein même du clergé de Viterbe. Il supplia Byzance de réaliser l’union décrétée au concile de Lyon peu auparavant.

Son culte ayant été reconnu en 1894, il est considéré comme Bienheureux, et mentionné au 22 juin dans le Martyrologe.

 

Il était le cent-quatre-vingt-cinquième pape, et eut pour successeur Adrien V.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens