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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 23:00

Fernando de Portugal

1402-1443

 

Fils du roi Joan Ier de Portugal et de l’anglaise Philippa de Lancastre, il naquit le jour de la fête de l’Archange saint Michel, le 29 septembre 1402 à Santarem.

Au moment de la naissance, qui s’annonçait difficile, sa mère refusa énergiquement de perdre son enfant, qui naquit en bonne santé.

Philippa éleva ce fils dans le goût pour la liturgie. Fernando suivait l’office divin, se levait la nuit, jeûnait souvent. Il conserva jalousement la sainte chasteté.

Nommé contre son gré grand maître des chevaliers d’Aviz, il refusa humblement la dignité cardinalice que lui proposait le pape.

Enthousiasmé par l’idée d’une croisade contre les Maures d’Afrique, il convainc le roi son frère, s’embarque, déjà malade, pour Ceuta où il aborde avec des effectifs beaucoup trop insuffisants. 

Battus, les Portugais sont faits prisonniers. Fernando est de ceux-là. D’abord traité avec égard, car les Maures espèrent obtenir des avantages conséquents, il est ensuite relégué au fond d’une prison infecte, à Fez, condamné à servir comme jardinier et comme balayeur des écuries.

N’en ayant rien à obtenir, les Maures relâchèrent la contrainte et permirent quelques visites d’amis, un confesseur, un médecin.

D’autres visiteurs s’invitèrent, sans autorisation aucune : la Vierge Marie et la cour céleste, saint Michel Archange, saint Jean l’Evangéliste.

Les négociations avec le Portugal n’ayant pas abouti, Fernando reste et meurt en prison après quinze mois douloureux, le 5 juin 1443, énième victime de l’Islam.

Ses amis lui prélevèrent le cœur, que rapporta au Portugal le fidèle Alvarez ; c’est de ce dernier, libéré en 1451, que nous tenons tous ces détails sur l’Infant de Portugal Fernando.

Sur place, à Fez, le gouverneur fit pendre ignominieusment Fernando par les pieds aux portes de la ville.

Finalement, les restes du Prince seront rapportés en 1463 en l’église monastique de Notre-Dame de Batalha, en Estremadure.

La devise de Fernando était (en français) : “Le bien me plaît”.

 

Ce Bienheureux n’est pas recensé dans le Martyrologe.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 23:00

Sanche

† 851

 

Sanche (en latin Sanctius, sans doute dérivé de Sanctus, Saint) était originaire d’Albi. Enfant il fut capturé par des Musulmans et emmené à la cour du khalife de Cordoue, Abdérame II.

Tout soldat du khalife qu’il était, il ne cachait pas sa foi chrétienne. En 851, une persécution le condamna au supplice du pal, qu’il subit au Campo de la Verdad (le Champ de la Vérité).

Ce supplice était pratiqué déjà par les Assyriens, et consistait à “embrocher” la victime sur un pieu qui le traversait depuis le séant et ressortait soit sous le sternum, soit aux épaules, soit par la bouche. 

On imagine la cruauté vraiment barbare des bourreaux et des persécuteurs qui pensaient ainsi se débarrasser des Chrétiens.

Beaucoup de martyrs furent exécutés à Cordoue, par différents genres de supplices, tant que cette ville espagnole fut sous la domination de l’Islam, c’est-à-dire pendant cinq siècles, jusqu’à la libération apportée par le pieux roi Fernando III (voir au 30 mai). Pour le seul mois de juin, le Martyrologe Romain en retient seize. 

 

Sanche, bienheureux, est commémoré le 5 juin.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 23:00

Clatæus de Brescia

1er siècle

 

Saint Clatæus est considéré traditionnellement comme le premier évêque de Brescia (Italie nord), et aurait été martyrisé sous Néron. On situe donc sa mort en l’an 64, l’année où l’empereur déclencha une terrible persécution contre les Chrétiens, rendus responsables de l’incendie qui détruisit Rome.

Les historiens se heurtent cependant à un problème de datation, concernant les évêques successifs de Brescia. 

L’évêque de Brescia qui signe les actes du concile de Sardique, est donné comme le cinquième évêque de cette ville. Le concile eut lieu en 343, ce qui fait que, de Clatæus à ce concile, quatre évêques se seraient succédé sur le siège épiscopal, pour une moyenne de plus de soixante-dix années chacun.

Certes, une telle longévité s’est bien vérifiée dans le cas de saint Remi de Reims, mais un fait aussi exceptionnel n’a jamais été mentionné pour les évêques de Brescia. 

On pourrait plutôt supposer qu’il y eut une assez longue vacance du siège, ou aussi que Brescia ait pu être temporairement réunie à Milan.

 

Saint Clatæus était mentionné au 4 juin dans l’ancien Martyrologe, mais ne l’est pas dans l’actuel.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 23:00

Petronilla de Rome

† 90

 

Aurelia Petronilla, une Romaine de noble famille, descendait de Titus Flavius Petronius et était parente de la famille impériale des Flaviens. Elle aurait été sœur de lait de Felicula.

Elle était chrétienne. On la dit fille spirituelle de s.Pierre, qui l’aurait baptisée.

Petronilla rendait tous les services possible à s.Pierre, mais fut un jour prise de paralysie. On demanda à Pierre pourquoi il ne la guérissait pas : s.Pierre répondit que Petronilla était éprouvée dans sa santé pour le bien de l’Eglise, mais il la guérit pour montrer la puissance de Dieu ; Pierre lui aurait dit de «reprendre sa maladie», mais elle resta en bonne santé.

Par la suite, elle aurait été courtisée par le comte Flaccus, mais elle pria et jeûna avec sa sœur Felicula et mourut trois jours après, vers 90-96.

D’autres considérations - dont se fait écho le Martyrologe - voudraient faire de Petronilla une martyre, dans des circonstances que nous ignorons.

Il est sans doute erroné de rapprocher le nom de Petronilla de celui de Petrus, faisant de cette pieuse vierge la propre fille de Pierre, née de son mariage avant d’avoir été appelé par le Christ.

C’est aussi à cause de cette méprise, qu’on a rapproché Petronilla, fille de s.Pierre, de la France, fille aînée de l’Eglise, d’où la chapelle dédiée à sainte Pétronille non loin de la chaire de s.Pierre : on y invoque sainte Petronille comme patronne spéciale de la France. La lampe qui brûle dans cette chapelle, est entretenue aux frais de la France.

Sainte Petronilla de Rome est commémorée le 31 mai dans le Martyrologe Romain.

 

 

 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 23:00

Antoni Zawistowski

1882-1942

 

Ce prêtre polonais est né le 10 novembre 1882 à Strumiany, près Wielkopolskie (Pologne).

Vice-recteur et professeur de théologie à Lublin (1918-1929), il présidait l’Action Catholique à Lublin et collaborait étroitement avec le père Maximilien Kolbe.

Arrêté par les Nazis en novembre 1939 et déporté à Dachau, il s’efforça d’y continuer son apostolat auprès des déportés, malgré la surveillance étroite, malgré les vexations multiples. 

Ses camarades de détention se souvinrent de ses paroles : Nous sommes ici pour la foi, l’Eglise et la Patrie, et nous donnons consciemment notre vie.

 

Il mourut des conséquences des mauvais traitements, et s’éteignit le 4 juin 1942, jour où il est commémoré au Martyrologe, tandis qu’il est fêté le 13 juin parmi les cent-huit Martyrs polonais béatifiés en 1999.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 23:00

Filippo Smaldone

1848–1923

 

Filippo Smaldone vécut durant une période pleine de tensions. Il naquit à Naples le 27 juillet 1848, année de la fameuse «insurrection de Naples», aîné des sept enfants d’une famille profondément chrétienne.

Grâce à son curé, il put recevoir la Première communion dès dix ans (c’était précoce, pour l’époque).

Il n’avait que douze ans à la chute politique de la monarchie des Bourbons, auxquels sa famille était fortement liée ; au moment de la conquête de Garibaldi, l’Eglise napolitaine vécut des moments dramatiques, spécialement avec l’exil de son archevêque, le Cardinal Sisto Riario Sforza.

L’année de la Confirmation (1862), Filippo prit la décision irrévocable de se faire prêtre et de s’engager pour toujours au service de l’Église. Encore étudiant en philosophie, il voulut se consacrer à l’assistance des sourds-muets. C’est vers la fin des années soixante en effet qu’il rencontra une pauvre maman avec dans les bras son petit garçon sourd-muet. Son activité caritative retarda même un peu ses études et donc l’accès aux premiers Ordres. A cela s’ajoute qu’on le jugea «très peu doué» pour les études. 

Cependant, l’archevêque, qui l’appréciait énormément pour ses qualités spirituelles, tint à l’ordonner prêtre : sous-diacre en 1870, diacre et prêtre en 1871, avec la dispense d’âge canonique de quelques mois, car il n’avait pas atteint les 24 ans exigés pour le sacerdoce. On imagine la joie indicible qu’il ressentit au fond de son cœur plein de bonté et de douceur.

Dès son ordination sacerdotale, il commença un fervent ministère, comme catéchiste, comme collaborateur dévoué dans plusieurs paroisses, spécialement de la paroisse Sainte-Catherine in Foro Magno, auprès des malades dans des cliniques, dans des hôpitaux et chez des particuliers. 

En 1880, il participa au premier congrès des éducateurs de sourds-muets et, l’année suivante, fut nommé aumônier de l’institut des sourds-muets de Bari. 

La plus grande charge pastorale de Don Filippo Smaldone devint ainsi l’éducation des pauvres sourds-muets, auxquels il aurait voulu consacrer toute son énergie, avec des méthodes plus appropriées que celles qu’il voyait utiliser par d’autres éducateurs. Il souffrait beaucoup de constater que, malgré tous les efforts faits par beaucoup, l’éducation humaine et chrétienne de ces malheureux, considérés souvent comme des païens, ne portaient pas de fruits.

Il envisagea aussi un moment de partir comme missionnaire dans les missions étrangères, mais son confesseur l’en dissuada. Dès lors, il se consacra totalement à l’apostolat parmi les sourds-muets : il alla vivre pour toujours parmi un groupe de prêtres et de laïcs, qui avaient l’intention de constituer une Congrégation de Prêtres Salésiens et projeta de réaliser une institution durable, capable de se consacrer aux soins, à l’instruction et à l’assistance, humaine et chrétienne, de ceux qui sont atteints de surdité.

Par sa charité, il parvint au sommet de la générosité et de l’héroïsme au moment d’une grave épidémie de choléra qui frappa la ville de Naples en 1884 ; il tomba lui-même malade jusqu’à l’épuisement et il fut sur le point de perdre la vie ; certains annoncèrent même sa mort et l’on célébra des messes pour le repos de son âme ; mais entre temps don Filippo s’était remis pleinement : il était persuadé que cette guérison était due à Notre-Dame de Pompéi, pour laquelle il eut toute sa vie une dévotion particulière. 

Le 25 mars 1885, il partit pour Lecce, afin d’ouvrir, avec Don Lorenzo Apicella, un Institut pour sourds-muets. Il y fit venir quelques pieuses femmes, que lui-même avait formées, et il jeta ainsi les bases de la Congrégation des Sœurs Salésiennes des Cœurs Sacrés qui, ayant reçu la bénédiction et les encouragements des évêques successifs de Lecce, eut un développement rapide et important.

En raison du nombre croissant de personnes à accueillir et à assister, l’Institut de Lecce, comprenant des branches féminines et masculines, eut de plus en plus de maisons, En 1892, fut créé l’Institut de Bari, en 1895 une école pour filles à Trepuzzi, en 1898 une maison à Rome. En 1902, don Filippo put acquérir le célèbre ancien couvent des Carmélites Déchaussées, qui devint la résidence définitive et la Maison Mère de l’Institut.

Le Père Smaldone ne savait pas dire non à la demande de nombreuses familles pauvres ; aussi, commença-t-il à accueillir, en plus des sourds-muets, des filles aveugles, de petites filles orphelines et abandonnées. 

En 1905, il fut décoré par le pape de la Croix Pro Ecclesia et Pontifice, et nommé chanoine de la cathédrale de Lecce

Malgré les rudes épreuves dont elles eurent à souffrir, soit de l’extérieur soit à l’intérieur même de l’Institut, l’Œuvre et la Congrégation connurent un développement discret, mais s’affermirent. A Lecce, le fondateur eut à mener une lutte acharnée contre l’administration communale très laïque et opposée à l’Église. 

Au sein de la Congrégation, il vécut avec amertume la délicate et complexe histoire de succession de la première Supérieure Générale, succession qui provoqua une longue Visite Apostolique. Ces deux événements révélèrent l’âme vertueuse du Père Smaldone, et il fut évident que sa fondation était voulue par Dieu, qui purifie par la souffrance les œuvres nées en son nom et ses fils les plus chers.

A Lecce, le père Smaldone recouvrit la fonction de directeur de l’Institut et de fondateur des Sœurs Salésiennes ; il fut un confesseur assidu et estimé de prêtres, de séminaristes, et de plusieurs communautés religieuses ; il fonda aussi la Ligue Eucharistique des Prêtres Adorateurs et des Dames Adoratrices ; il fut encore Supérieur de la Congrégation des Missionnaires de Saint François de Sales pour les Missions populaires. 

Il termina ses jours à Lecce, supportant avec une sérénité admirable un diabète associé à des complications cardiaques et circulatoires et à une sclérose qui se généralisait. Le 4 juin 1923 à 21 heures, après avoir reçu le soutien spirituel et la bénédiction de son archevêque, il mourut saintement à l’âge de 75 ans, entouré de plusieurs prêtres, de sœurs et de sourds-muets.

C’est donc en ce jour que le Martyrologe le commémore.

 

Cet apôtre de la charité a été béatifié en 1996, et canonisé en 2006.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:00

 

Giuseppe Oddi

1839-1919

 

Giuseppe naquit le 6 juin 1839 à Vallinfreda (Roma, Italie), fils de Vincenzo Oddi et Bernardina Pasquali. Il eut une petite sœur, Mariannina.

Toute la jeunesse de Giuseppe passa dans les travaux des champs et de la ferme. Chaque soir, le garçon avait l’habitude de s’arrêter à l’église, pour adorer le Saint Sacrement, et prier silencieusement le Bon Dieu et la Sainte Vierge Marie, envers laquelle il avait une grande dévotion depuis tout petit.

Vers 1859, la famille aurait bien voulu proposer à Giuseppe d’épouser une certaine Agata, que le jeune homme refusa catégoriquement. C’est que peu de temps auparavant, Giuseppe s’était entendu appeler par trois fois, pendant qu’il travaillait aux champs ; il avait cru que c’était sa mère ou sa sœur, mais ce n’était pas elles. L’appel mystérieux venait d’ailleurs, comme ce fut le cas pour le jeune Samuel (1S 3). 

Désormais, sa prière à l’église était : Seigneur, que veux-tu de moi ?  

Peu après, il visita le couvent de Bellegra. L’endroit fascina le jeune homme de vingt-et-un ans ; il y retourna quatre ans plus tard, dans l’espoir d’y rencontrer un certain Mariano de Roccacasale, dont on parlait beaucoup. Or ce fut justement celui-ci qui lui ouvrit. 

Respectueusement, Giuseppe voulut lui baiser la main, mais le bon Frère retira humblement sa main et lui offrit à baiser le pan de son habit. Puis, invité à parler, le Frère Mariano lui répondit simplement : Sii buono, sii buono, figlio mio ! (Sois bon, sois bon, mon fils !), avant de rentrer dans l’église.

Au retour, Giuseppe méditait ces paroles si simples et si profondes ; l’appel vers Dieu s’intensifiait, tandis qu’il reprenait son travail quotidien. Il donna encore plus de temps à la prière. 

En 1867, mourut sa chère maman, tandis que sa sœur se mariait (1869) et s’installait dans la maison des parents, auprès du vieux papa. Giuseppe se sentait libre du foyer familial : il rejoignit le couvent de Bellegra.

Giuseppe, à presque trente-deux ans, entra donc dans l’Ordre des Frères Mineurs franciscains, comme oblat. Il n’avait fait aucune étude : il savait peut-être un peu écrire et lire. Il travailla humblement au service des révérends pères du couvent. Quatorze ans après (quelle patience !), en 1885, il reçut l’habit de novice, ainsi que le nom de Diego. Un an après, il fit la profession.

On le chargea de recueillir les aumônes, mission qu’il accomplit dans la simplicité franciscaine, répandant partout le sourire, le réconfort, la consolation, et même prodiges manifestes, surtout à l’encontre des pauvres et des déshérités.

Cet illettré passait tout le temps qui lui restait en prière, souvent toute la nuit, restant dans le sanctuaire, et recevant dans la prière la divine sagesse, qui étonna et édifia non seulement ses Confrères, mais aussi les prêtres, les curés, et tant d’autres personnalités, qui venaient le consulter.

Humblement, silencieusement, il priait, il obéissait au Supérieur, il se mortifiait (en l’observant bien, on finissait par découvrir qu’il était très habile à ajouter discrètement un peu de cendre sur ses aliments, pour les rendre moins appétissants) ; il dormait par-terre…

Dieu bénit cette vie de sanctification par des signes prodigieux. Ainsi, frère Diego revenait toujours avec sa tunique toute sèche, même s’il avait plu ou neigé en chemin. On constata qu’il avait parfois parcouru une grande distance en quelques secondes. Il prédit certains événements qui se réalisèrent ; il fit couler le vin et l’huile, quand on en manquait…

Cette vie religieuse emplie de prière et de bonté dura presque un demi-siècle, au terme de laquelle frère Diego s’éteignit le 3 juin 1919, en chantant les louanges de Marie, à trois jours de son quatre-vingtième anniversaire.

Diego de Vallinfreda a été béatifié en 1999, en même temps que son «maître» vénéré, Mariano de Roccacasale (au siècle : Domenico Di Nicolantonio, commémoré le 31 mai).

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:00

Phaolô Vũ Văn Dương (Đống)

1802-1862

 

Phaolô était né en 1802 à Vực Đường (Hưng Yên;, actuelle Hai Hung).

Il fut bibliothécaire à Cao Xa.

Lors de l’édit de persécution, les fonctionnaires impériaux sillonnèrent les villages où demeuraient des Catholiques, pour les obliger sous la menace à marcher sur la croix. Qui refusait était arrêté et mis en prison.

Phaolô fut arrêté le 25 novembre 1861. Il refusa catégoriquement de marcher sur la croix du Sauveur. On lui promit de l’argent s’il apostasiait, mais il refusa, préférant rester fidèle à Dieu. Il fut battu, barbarement torturé, chargé de chaînes pesantes et laissé en prison.

En prison encore, il fut invité à marcher sur la croix. Puis on le transporta dans une cage très étroite portée par les soldats, jusqu’à la prison provinciale. Là, les tortures s’intensifièrent, les soldats le battirent sauvagement et le corps de Phaolô était couvert de plaies sanglantes ; on lui marqua sur la joue avec une barre de fer incandescente les mots fausse religion, on lui refusa son repas pendant plusieurs jours, mais il ne perdit ni sa foi ni son courage. Bien plus, malgré la douleur, il chercha à effacer de sa joue avec un couteau le mot fausse, et y écrire à la place vraie.

Il fut finalement condamné à la décapitation et reçut le martyre le 3 juin 1862. Au moment de l’exécution, il cria fortement Jésus, Marie, Joseph. Le bourreau dut frapper trois fois pour le décapiter.

Phaolô fut béatifié en 1951 et canonisé en 1988.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:00

Charles-René Collas du Bignon

1743-1794

 

Né le 25 août 1743 à Mayenne, Charles-René était entré dans la Société des Prêtres de Saint-Sulpice.

Devenu supérieur du petit séminaire de Bourges, il refusa de prêter le serment du clergé constitutionnel ; expulsé du séminaire, il contribuait au maintien de la foi dans le diocèse. En 1793, il fut arrêté et, au début de 1794, traîné à Rochefort. 

Destiné à être exilé en Guyane, il fut avec tant d’autres mis à bord du bateau négrier Les Deux Associés, qui cependant ne quitta pas le port de Rochefort.

Dans cette ambiance totalement privée de l’hygiène la plus élémentaire, l’abbé Collas du Bignon devint une plaie vivante, couverte de vers.

Il commentait cette situation avec ces mots pleins d’espérance chrétienne : Nous sommes les plus malheureux des hommes, mais les plus heureux des chrétiens, expression qui devint comme le mot d’ordre de tous ses compagnons d’infortune.

Il mourut là le 3 juin 1794, et son corps fut inhumé sur l’île d’Aix.

 

Charles-René Collas du Bignon fut béatifié en 1995.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 23:00

Juan Grande Román

1546-1600

 

Né le 6 mars 1546 à Carmona (Séville, Andalousie, Espagne sud), Juan reçut une éducation chrétienne de ses parents très croyants, Cristóbal Grande et Isabel Román. 

Le papa mourut en 1547 et Juan fut tisserand.

Attiré par la solitude, il s’isola dans l’ermitage de Santa Olalla, vêtit un habit de toile grossière et se fit appeler Juan Pecador (Jean Pécheur).

Il s’occupa d’un couple âgé et abandonné. Puis à dix-neuf ans, il alla s’établir à Jerez de la Frontera (Cadix), où il se tourna vers les nécessiteux, les prisonniers, les incurables, ceux dont personne ne prenait soin. Pour alimenter cette activité, il se «nourrissait» de la prière dans l’église des pères Franciscains, dont l’un était son conseiller spirituel.

En 1574, lors d’une épidémie, il adressa une requête au conseil municipal pour venir en aide aux malheureux. Devant une telle nécessité, il fonda lui-même un hôpital, qu’il dédia à la Sainte Vierge, Notre-Dame de la Candelaria.

Il fit connaissance des Frères Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu et voulut en appliquer les règles de vie dans son établissement.

Son témoignage et son dévouement exemplaire lui attira des compagnons, qu’il forma à son tour dans l’esprit de saint Jean de Dieu, au point qu’il put ouvrir d’autres centres à Medina Sidonia, Arcos de la Frontera, Puerto Santa María, San Lúcar de Barrameda et Villamartín.

Les autorités prétendirent diminuer le nombre de ces établissements pour apporter plus d’efficacité auprès des malades. Mais cette réduction enlevait du travail aux infirmiers ; aussi Juan présenta un rapport aux autorités, expliquant sa façon de concevoir l’assistance aux malades dans son propre hôpital. Là-dessus, l’archevêque de Séville désigna Juan comme la personne la mieux préparée pour assumer cette mission auprès des malades. De son côté, Juan fit face à la situation avec courage et amour, malgré les nombreux désagréments, montrant toute sa sensibilité, sa capacité, sa bonne humeur et sa grande vertu.

Son hôpital reçut tous les éloges pour la charité avec laquelle les Frères assistaient les malades, par amour de Dieu.

Juan se donna corps et âme à l’assistance physique et spirituelle des plus marginaux : prisonniers, convalescents, incurables, prostituées, soldats invalides, orphelins et enfants abandonnés. Son attitude condamnait les injustices, les abus, les carences de la société. On peut dire qu’il fut un précurseur de l’assistance sanitaire.

Lors d’une autre épidémie, de peste, en 1600, il se porta au secours des malades, et fut à son tour contaminé : il mourut de la maladie le 3 juin 1600.

Juan Grande Román a été béatifié en 1853 et canonisé en 1996.

 

Il a été choisi comme patron de la ville et du diocèse de Jerez de la Frontera.


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