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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 23:00

Pereutasio Chŏng Kuk-bo

1799-1839

 

On peut rencontrer l’orthographe : Protasius Jeong Guk-bo.

Protasius (Protais) était né à Songdo (Gyeonggi-do, Corée du Sud) en 1799, dans une famille noble.

Son grand-père, un fonctionnaire d’état, avait eu des problèmes pour quelques irrégularités. Le père de Protasius, en revanche, souhaitait vivre en bon bourgeois, rompant avec les traditions de la famille. Il se déplaça à Séoul et trouva un travail dans une fabrique gouvernementale de cordages.

Protasius travailla aussi pour le gouvernement. C’était un homme bon et humble.

Vers la trentaine, il entendit parler de la foi catholique et reçut le baptême. Le prêtre chinois qui le baptisa, considérant la solidité de sa foi, lui confia un bâtiment récemment acquis, pour recevoir les Catholiques des environs et leur donner les sacrements. Protasius se montra aimable envers chacun et fit de son mieux pour s’occuper des fidèles.

Avec son épouse, il eut quatorze enfants, qui moururent tous en bas âge. Il endura toutes ces épreuves sans se plaindre. Il n’avait qu’un souci : lire des livres religieux et participer à des œuvres charitables.

En avril 1839, quand éclata la persécution, il fut arrêté avec son épouse. Au bureau de police, il subit de pénibles interrogatoires et fut torturé, mais ne renia pas sa foi. Mais quand il fut présenté à la cour supérieure, il fut tenté par les propos doucereux des employés et déclara qu’il voulait renoncer à sa religion.

Protasius fut remis en liberté et renvoyé chez lui. Mais le remord le prit : il n’arrêtait pas de pleurer, et resta sans manger plusieurs jours de suite. Encouragé par ses amis catholiques, il vint se constituer devant la cour. Il voulait absolument dire au juge qu’il rétractait son apostasie. 

Les policiers ne firent pas attention à lui et le traitèrent de fou. Il persévéra à vouloir entrer, mais les policiers ne le lui permirent pas. Alors il resta à l’extérieur, devant la porte de la cour, jusqu’à ce que le juge sortît : il se présenta à lui et lui dit qu’il rétractait son apostasie. Il suivait le juge, qui ne voulait pas le croire, et lui répétait sa supplique.

Fatigué, le juge finit par le mettre en prison, où Protasius fut le bienvenu parmi les autres prisonniers catholiques. Il était au comble de la joie, à la pensée d’être bientôt martyr.

On le conduisit de nouveau devant la cour. Il fut d’abord battu avec un konjang, un gourdin en bois de chêne d’un mètre et demi de long, quinze à dix-huit centimètres de large, cinq centimètres d’épaisseur, muni d’un manche. Etendue sur le ventre, la victime recevait plusieurs coups de ce gourdin sur le postérieur : au bout de dix coups seulement, le sang sortait abondamment, et ceux qui étaient autour pouvaient recevoir du sang et des morceaux de chair de la victime ; Protasius, lui, reçut vingt-cinq coups.

Malade de typhoïde, il revint en prison à demi-mort. Il y mourut quelques heures après.

C’était le 20 mai 1839. Protasius avait environ quarante-et-un ans, et c’était le premier Martyr de cette persécution.

 

Il a été béatifié avec d’autres en 1925, et canonisé en 1968. Leur fête commune est le 20 septembre, tandis que le dies natalis de Protasius est au 20 mai.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 23:00

Lydie

1er siècle

 

Alors que saint Paul prêchait à Philippes, raconte saint Luc dans les Actes des Apôtres, 

une femme nommée Lydie, marchande de pourpre de la ville de Thyatire et servant Dieu, nous écouta et le Seigneur ouvrit son cœur pour prêter attention à ce que disait Paul. Lorsqu’elle eut été baptisée, elle et sa maison, elle nous pria disant : «Si vous m’avez jugée fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison et demeurez-y. Et elle nous y força (Ac 16:14-15).

Cette femme pleine de bonne volonté, généreuse et hospitalière, est restée humblement dans une discrète réserve. 

On peut au moins en dire qu’elle fut la première Européenne à être convertie par l’Apôtre.

Les exégètes avancent qu’elle dut mourir déjà vers les années 50-55, puisque saint Paul, écrivant aux Chrétiens de Philippes après cette date, ne la mentionne pas.

 

Autrefois inscrite au 3 août dans le Martyrologe, elle a été remise au 20 mai, selon le calendrier oriental.


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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 23:00

Jakub Pankiewicz

1882-1942

 

Il naquit le 9 juillet 1882 à Nagórzany (Podkarpackie, Pologne), de Thomas et Telki Lenio, des agriculteurs.

Après l’école du village, il fréquenta le lycée à Sanok puis à Lviv (1896-1899).

En 1900, il entra chez les Frères Mineurs Franciscains et prit le nom de Anastazy.

Après avoir complété quelques lacunes de ses études précédentes, il étudia la philosophie et la théologie à Cracovie et à Lviv. 

Il fut ordonné prêtre en 1906.

Il fut d’abord envoyé au couvent de Wielicska, où il eut l’occasion de prêcher.

En 1908, il fut nommé maître des novices et professeur à Włocławek.

En 1912, il fut envoyé à Lviv, puis à Cracovie en 1913. Là il fut aumônier des Sœurs Bernadines.

Pendant la Première guerre mondiale, il fut curé à Dżurkowa (Kolomyja), puis s’est retrouvé aumônier militaire avec le grade de capitaine : il fut alors envoyé comme aumônier en Hongrie.

Après la guerre, le père Anastazy fut à Cracovie comme gardien (c’est-à-dire supérieur) du couvent Saint-Bernard, jusqu’en 1930.

Avec la permission de l’évêque, il acquit un terrain à Lodz pour construire une église et une école. Dès 1932, s’élevait un bâtiment où vivaient quelques religieux et où purent être reçus en 1937 des garçons de familles pauvres catholiques (mais aussi à l’occasion, protestants).

C’est alors qu’il confia cette œuvre aux Sœurs Antoniennes du Christ Roi.

L’œuvre fut interrompue par l’occupation nazie : l’école fut fermée, les locaux réquisitionnés pour l’armée, l’église transformée en garage et en écuries.

Le pauvre père Anastazy était désormais seul : il trouva à se loger dans une chambre chez le fossoyeur du cimetière, d’où il put continuer - au péril de sa vie - des activités pastorales : célébration de la messe, confessions, enterrements.

Les nazis savaient bien où résidait le père Anastazy, et ils l’arrêtèrent une première fois en avril 1940. Quinze jours après, ils le relâchèrent.

En octobre 1941, il fut à nouveau repris dans une rafle générale, où furent arrêtés et emmenés à Dachau tous les prêtres de Lodz.

Au camp de Dachau, le père Anastazy portait le numéro 28176. 

On ignore pourquoi il fut ensuite classé parmi les «handicapés» : soit fatigue extrême, soit simplement les soixante ans accomplis. Le 18 mai, il fut donc inscrit sur la liste de soixante détenus «handicapés», dont faisaient partie un évêque, et une quinzaine de prêtre polonais.

Le départ du camion fut particulièrement dramatique. Le camion était bondé, il fallait faire vite, le père Anastazy était l’un des derniers à monter. Il voulut donner la main à un autre condamné pour l’aider à monter, mais à ce moment-là, un soldat ferma violemment le portillon, et le père eut les mains coupées. On suppose que la cause première de sa mort fut cette hémorragie.

Les condamnés furent conduits à Hartheim (Linz), immédiatement gazés et brûlés. C’était le 20 mai 1942. Le Martyrologe le commémore sans doute par erreur au 20 avril.

 

Jakub Anastazy Pankiewicz fait partie des cent-huit Martyrs de Pologne sous le régime nazi, béatifiés en 1999.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 23:00

Lucinio Fontanil Medina

1884-1937

 

Lucinio était né le 12 février 1884 à Villamizar (León, Espagne).

Il entra chez les pères Capucins, reçut l’habit en 1914, avec le nom de Primitivo et fit la profession en 1915 comme Frère convers.

Il fut au service de la maison d’El Pardo (Madrid).

Lors des hostilités de 1936, les Religieux se croyaient suffisamment en sécurité, sur la parole du colonel. Mais le 20 juillet, ils entendirent le canon qui détruisait El Cuartel de la Montaña, puis virent les flammes qui envahissaient Madrid.

Le 21 juillet, des centaines de miliciens attaquèrent le couvent et tirèrent par toutes les fenêtres, au moment du déjeuner ; il y avait jusqu’à deux cents personnes présentes dans le couvent.

Ce fut ensuite un long calvaire pour les Religieux.

Les miliciens voulaient les pendre aux arbres voisins ; ils en furent empêchés.

Après une première arrestation, il fut libéré et trouva refuge chez un neveu et vécu dans une relative paix pendant quelques mois.

Finalement reconnu comme un des Religieux d’El Pardo, il fut arrêté le 19 mai 1937 à Madrid et abattu le même jour ou le lendemain, 20 mai, une des dernières victimes de cette cruelle période.

Il fut béatifié en 2013.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 23:00

Licinio Fontanil Medina

1884-1937

 

Licinio était né le 12 février 1884 à Villamizar (León, Espagne).

Il entra chez les pères Capucins, avec le nom de Primitivo.

 

Il reçut la palme du martyre à Madrid le 19 mai 1937, et fut béatifié en 2013.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 23:00

Alberto Linares de la Pinta

1913-1937

 

Alberto naquit le 7 août 1913 à Cheste (Valencia, Espagne) et fut baptisé un mois plus tard, le 7 septembre.

En 1925, il rejoignit son frère chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à Cambrils, où il commença le «petit noviciat» (le collège).

En 1930, il commença le noviciat proprement dit et émit les vœux en 1931, avec le nom de Alberto Joaquín.

Il exerça son activité apostolique à Voltregá, à Berga, en 1934 à Bonanova.

Le 19 juillet 1936, il fallut rapidement évacuer le collège et chercher où se réfugier.

Alberto passa à la maison d’un ancien élève, puis rejoignit un de ses frères à Chiprana (Saragosse).

Un des plus féroces parmi les chefs révolutionnaires le découvrit et l’arrêta ; mais grâce à l’intervention de plusieurs personnalités, le chef le remit en liberté et lui confia même l’école de Chiprana. Comme l’établissement était assez éloigné de la maison de son frère, Alberto s’installa dans une famille proche de l’école.

Le 3 mai 1937, le chauffeur du Comité l’invita à monter dans son camion pour le faire passer dans la zone «nationale». Depuis, on ne sut plus rien de lui.

Mais au lendemain de la guerre, le curé de Castillonroy put donner des informations : Alberto avait été assassiné le 19 mai 1937.

 

Il a été béatifié en 2013.  


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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 23:00

Pina Suriano

1915-1950

 

Née le 18 février 1915 à Partinico (Palerme, Sicile), unique enfant de Giuseppe et Graziella Costantino, modestes agriculteurs, Pina reçut le baptême le 6 mars suivant. Son prénom était, comme celui de son père, Giuseppina (Joséphine), mais on l’appela couramment Pina.

A sept ans, elle reçut la Première communion, après avoir reçu celui de Réconciliation (qu’on appelait à l’époque Pénitence), puis la Confirmation. Depuis peu, le pape Pie X avait encouragé les curés et les catéchistes à préparer les petits enfants à recevoir l’Eucharistie «dès l’âge de raison», donc vers la septième année.

Cette même année 1922, Pina entra dans les rangs de l’Action Catholique, dont elle franchit tous les «degrés» : benjamine, aspirante, jeune active ; plus tard déléguée (1938), secrétaire (1939-1948), cumulant en même temps la charge de présidente de 1945 à 1948, à la demande des jeunes filles elles-mêmes. 

Elle participait à toutes les activités de l’Action Catholique au niveau paroissial ou diocésain, en parfaite entente avec le curé, son directeur spirituel.

En 1937 fut érigée une nouvelle paroisse, dont elle fit partie, et où elle continua son intense participation. Là aussi le nouveau curé fut son directeur, et futur biographe, un témoin authentique de cette belle âme.

En 1948 elle fonda et présida l’Association des Filles de Marie, rassemblant celles de ses compagnes qui voulaient vivre plus intensément encore leur foi, par la prière, les petits sacrifices de la journée, la sainte Messe, la communion et la méditation quotidiennes, l’étude de la Sainte Ecriture et la fidélité à l’enseignement de l’Eglise.

On pourrait peut-être se demander pourquoi une telle âme, si religieuse, n’était pas entrée dans telle ou telle congrégation. Ce serait oublier que des laïcs ont aussi la vocation à la sainteté, tout en vivant dans le monde, donnant un témoignage authentique de foi, de charité et d’espérance, au milieu de la société qui a besoin de ce levain spirituel.

Mais surtout, la famille de Pina ne manquait pas de «projets» pour elle. La maman l’aurait bien donnée en mariage, en lui objectant ouvertement qu’elle préférait une fille morte à une religieuse. Ce fut l’épreuve de vie de Pina, qu’elle appela même son martyre. Mais le cœur de Pina appartenait au Christ. En 1932, à dix-sept ans, elle avait fait le vœu de chasteté perpétuelle, et le renouvelait chaque mois, en accord avec son directeur spirituel et, de ce fait, repoussa toujours les propositions de mariage qu’on lui adressa.

En 1940, à vingt-cinq ans, elle eut la liberté d’entrer chez les Filles de Saint-Anne, à Palerme. Mais on lui trouva alors une malformation cardiaque qui lui interdisait la vie conventuelle. Elle reprit ses activités.

Renonçant à son désir, elle s’offrit à Jésus-Christ en victime pour la sanctification des prêtres. C’était le 30 mars 1948.

Son sacrifice devait plaire à Dieu, qui l’exauça bientôt. Une arthrite rhumatismale se manifesta, dont elle mourut «prématurément», mais à l’heure de Dieu, remplie de mérites.

Le 19 mai 1950, au moment de se rendre à la Messe, une violente attaque cardiaque interrompit cette vie terrestre toute donnée à Dieu. Pina avait trente-cinq ans.

 

Pina Suriano a été béatifiée en 2004.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 23:00

Verena Bütler

1848-1924

 

Née le 28 mai 1848 à Auw (Aargau, Suisse), Verena était la quatrième des huit enfants de Heinrich et Katharina Bütler, d’humbles paysans très croyants, qui lui enseignèrent l’amour de Dieu et du prochain.

Verena fut baptisée le jour-même de sa naissance. Elle reçut la Première communion à douze ans, avec une telle ferveur qu’elle en resta marquée toute sa vie.

Après l’école primaire, elle participa aux travaux de la ferme et fut demandée en mariage par un bon jeune homme, qu’elle aima aussi. Mais l’appel de Dieu en elle-même fut plus fort et elle rompit tout lien sentimental humain pour répondre entièrement à cet appel divin.

Il semble qu’elle ait eu quelque «locution» intérieure, car elle écrivit : Expliquer mon état d’âme à quelqu’un qui n’a jamais reçu d’expérience semblable, est quelque chose d’extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible. Et encore : Le Saint Esprit m’a enseigné à adorer, à prier, à louer, à remercier Jésus dans le tabernacle, à tout moment, même durant le travail et la vie courante.

Elle entra d’abord comme postulante dans un couvent de sa région, mais comprit que ce n’était pas là qu’elle était appelée.

Revenue dans son pays, où elle participa activement à la vie paroissiale, elle fut orientée par le curé vers les Franciscaines de Maria Hilf à Altstätten, chez qui elle entra en 1867.

En 1868, recevant l’habit, elle prit le nom de Maria Bernarda du Cœur de Marie, puis fit la première profession en 1869.

Bientôt élue maîtresse des novices, elle fut élue par trois fois supérieure de la communauté.

Après ces neuf années déjà bien remplies par son attitude fraternelle, elle reçut une invitation de l’évêque d’Equateur, à lui envoyer des Religieuses pour l’aider à annoncer l’Evangile.

Voyant là la volonté de Dieu, elle obtint de l’évêque de Saint-Gall et du pape les permissions nécessaires pour laisser la communauté et partir, avec six Compagnes, pour l’Equateur, en 1888.

Maria Bernarda pensait rester en lien étroit avec sa congrégation de Suisse. Mais Dieu l’amena plutôt à fonder une nouvelle famille religieuse : les Franciscaines Missionnaires de Marie Auxiliatrice.

L’évêque les reçut paternellement et leur confia la région de Chone, où l’absence de prêtres se faisait cruellement sentir. Les Religieuses se mirent hardiment au travail, rencontrant les familles, enseignant l’Evangile, reconduisant la population sur le chemin de l’église. Apprenant en même temps la langue et les coutumes des habitants, elles purent bientôt récolter des fruits abondants de leur semence.

La communauté elle-même grandit et l’on fonda bientôt deux autres maisons.

Les difficultés furent toutefois nombreuses et pesantes : même le clergé n’acceptait pas volontiers la «réussite» de ces Religieuses étrangères ; et quelques-unes se détachèrent pour fonder une autre famille. A cela s’ajoutaient les tracas quotidiens : l’extrême pauvreté, le climat inhabituel, les risques pour leur santé ou même leur vie. Tout cela, Mère Maria Bernarda le supporta avec son inébranlable bonté, son sens du pardon, et sa prière pour tous ceux qui lui occasionnaient des tristesses.

En ce qui concerne la nouvelle ramification dont il a été question ci-dessus, Maria Bernarda eut la clarvoyance de ne pas la considérer comme une désertion, mais comme une autre lumière de l’Esprit Saint : sa fondatrice, Maria Charitas Brader est d’ailleurs béatifiée elle aussi (voir au 27 février).

Quand la communauté de Maria Bernarda s’était établie, l’ancien président chrétien de l’Equateur, Gabriele García Moreno, avait été assassiné depuis longtemps déjà (1875), et la révolution couvait. Une violente persécution reprit en 1895, obligeant les Religieuses à quitter le pays et à trouver refuge dans la voisine Colombie. L’évêque de Cartagena les reçut paternellement à son tour et leur confia un ancien hôpital, où elles purent s’établir. C’est là que Mère Maria Bernarda resta jusqu’à la fin de sa vie.

De nouveau la congrégation s’agrandit… et fonda des maisons en Autriche et au Brésil.

Mère Maria Bernarda donnait la préférence aux pauvres, aux marginalisés. Elle insuffla son idéal aux Sœurs pendant plus de trente ans. Même après avoir remis sa charge, elle continuait humblement à donner l’exemple du service humble et joyeux, par sa vie et ses lettres.

Frappée par des douleurs intestinales, entourée de l’amour et de la vénération de toutes les Sœurs, Mère Maria Bernarda s’éteignit le 19 mai 1924, à soixante-quatorze ans : elle en comptait cinquante-six de vie consacrée, et trente-huit en pays de mission.

En annonçant sa mort, le curé de la cathédrale dit aux fidèles : Aujourd’hui est morte une Sainte dans cette ville : la révérende Mère Bernarda ! 

Elle a été béatifiée en 1995, et canonisée en 2008.

 

Le miracle retenu pour la béatification a été la guérison spontanée d’un cancer au cerveau d’un bébé colombien en 1967. Celui retenu pour la canonisation a été la guérison d’une femme médecin colombienne atteinte d’une broncho-pneumopathie chronique obstructive.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 23:00

Raphaël Rafiringa 

1856-1919

 

Né le 13 novembre 1856 (ou peut-être le 3 novembre, ou aussi le 1er mai ?) à Mahamasina (Antananarivo, Madagascar), de Rainiantoandro et de Rahaga, Rafiringa grandit dans les coutumes de la famille, de son milieu et de la cour royale. Il avait une sœur, Ernestine.

Son père était forgeron à la cour royale, un métier qui consistait entre autres à mettre des anneaux de fer au cou, aux mains et aux pieds des prisonniers.

Rafiringa fut très impressionné par les premiers Frères des Ecoles Chrétiennes qui arrivèrent sur l’île. Il recevra le baptême à treize ans, sous le nom de Raphaël, et continuera sa formation chez les Frères.

En 1874, Rafiringa fut choisi pour être à son tour un jeune enseignant : il est Maître d’Ecoles Chrétiennes. Sa vocation mûrit, et il devint réellement postulant des Frères des Ecoles Chrétiennes, en 1876. Il ne pouvait rejoindre le noviciat sur l’Ile Bourbon (Réunion), et resta sur place, sous la conduite des Frères.

C’est à ce moment qu’il prit le nom religieux de Raphaël-Louis. Il fit les premiers vœux en 1879.

Cette année-là, le gouvernement malgache renvoya tous les étrangers français résidant à Madagascar. Les Religieux durent faire leurs malles, et confièrent à deux Malgaches le soin d’apostoliser Madagascar : l’une est Victoire Rasoamanarivo (voir au 21 août), l’autre est notre Rafiringa.

Victoire dit en sanglotant au père Jésuite qui la quittait : Mon Père, je ferai ce que je pourrai. Rafiringa, lui, n’avait que vingt-sept ans, mais bien décidé à continuer sa vie religieuse. En saluant les Frères qui partaient, il leur dit : J’ai renouvelé mes vœux de trois ans il y a quelques jours, avec bonheur ; je regrette qu’ils ne soient pas perpétuels.

Rafiringa entretint une correspondance suivie avec le Supérieur, le mettant au courant de ses activités : il fut élu Préfet de l’Eglise catholique de l’Imerina par les chrétiens eux-mêmes ; il s’occupait des postulantes des Sœurs de Saint-Joseph-de-Cluny, leur donnant des conférences ; il suivait les écoles de Antananarivo, formant les maîtres ; il entretenait la piété des Eglises par des retraites, des prières, des exhortations ; il visitait les lépreux d’Ambahivoraka (actuelle Sabotsy Namehgana, à quinze kilomètres d’Antananarivo).

Ce n’était pas tout : il traduisait en malgache les livres français ; il écrivit aussi de nombreux ouvrages littéraires (poésie, théâtre, vies de saints). Il fut membre de l’Académie Malagasy en 1902.

Quand les missionnaires purent revenir sur l’île, Rafiringa reprit simplement son poste d’éducateur. 

En 1889, il fit la profession solennelle (les vœux perpétuels).

En 1894, lors d’un deuxième conflit entre Madagascar et la France, il fut à nouveau nommé responsable de la Mission Catholique.

Les missionnaires revinrent en 1896. Rafiringa continua d’aider l’Eglise et il enseigna la langue malgache aux résidents français.

En 1903, le général français Gallieni le décora de la Médaille du Mérite Civil pour l’efficacité de son engagement pour la pacification des relations entre France et Madagascar.

En 1915, il fut injustement accusé de conspiration et emprisonné avec deux autres Religieux. Il continua en prison sa vie de prière et de mortification, demandant à Dieu des vocations pour Madagascar. L’épreuve dura une année, au terme de laquelle il fut innocenté.

Frère Rafiringa-Raphaël-Louis mourut le 19 mai 1919 à Fianarantsoa.

 

Il a été béatifié en 2009.

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 23:00

Pudentiana

2e siècle

 

Fille de Pudens, dont l’Eglise faisait mémoire ce même 19 mai, Pudentienne était, avec sa sœur Praxède, une vierge très fidèle de la communauté romaine.

Jeune encore à la mort de son père, elle remit à l’Eglise tous ses biens et donna leur liberté à ses «esclaves».

La maison de son père devint une église avec un baptistère puis, lors de la persécution d’Antonin (dit «le Pieux»), un refuge pour les Chrétiens.

Pudentienne était connue pour ses vertus, mais surtout pour le zèle qu’elle mit à ensevelir les Martyrs. 

Elle mourut à seize ans, déjà remplie de mérites et de bonnes actions.

 

Elle était donc commémorée le même jour que son père Pudens, le 19 mai.

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  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
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