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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 23:00

John Haile

† 1535

 

Le peu qu’on sait de ce prêtre anglais, est qu’il exerçait son ministère dans la paroisse d’Isleworth depuis 1521.

Il était déjà assez âgé, et s’exprima fermement contre la cruauté de Henri VIII, le déclarant en outre hérétique, ce qui lui valut l’arrestation.

Conduit à la Tour de Londres, il partagea le sort des trois prêtres chartreux et du brigittin, pendus à Tyburn le même jour, le 4 mai 1535, premiers martyrs de la persécution anglaise.

Ce prêtre a été béatifié en 1886, et peut-être canonisé en 1970, car son nom est au Martyrologe, mais pas dans la liste des «Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles».

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 23:00

Richard Reynolds

1492-1535

 

Richard était né vers 1492 à Devon (Angleterre).

Après ses études au Corpus Christi de Cambridge, il entra à l’abbaye des moines brigittains de Syon ; c’était un maître dans les langues anciennes (latin, grec, hébreu).

Selon certains, il aurait organisé une rencontre entre Thomas More (v. 6 juillet) et une «voyante» contemporaine, Elizabeth Barton ; cette dernière étant ouvertement opposée au remariage du roi (et elle fut plus tard exécutée pour ses «prophéties»), le père Reynolds aurait été particulièrement accusé à cause d’elle.

Il fut mis en prison à la Tower de Londres en avril 1535, en même temps que trois moines chartreux ; tous furent accusés de refuser l’autorité souveraine du roi en matière de religion. Pour le père Reynolds, on l’accusait aussi d’avoir détourné les gens de l’obéissance au roi.

Après les avoir traînés par les rues de Londres, on les pendit au Tyburn Tree, le 4 mai 1535.

Les morceaux du corps du père Reynolds furent accrochés en divers endroits de Londres.

Béatifié en 1886, il a été canonisé en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, obtenue par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons, fut la guérison instantanée et durable d’un malade atteint d’un sarcome à l’épaule.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 23:00

Augustine Webster

† 1535

 

On ne sait presque rien de la vie de ce prêtre chartreux. 

Il fit profession dans la chartreuse de Sheen (Shene), puis fut prieur à Axholme dans le comté de Lincoln, enfin à Beau-Vallè.

Il se trouva à Londres avec un autre prieur chartreux, Robert Lawrence.

Tous deux subirent le martyre avec John Houghton, le 4 mai 1535 à Tyburn (Londres).

Ils furent béatifiés en 1929, canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 23:00

Robert Lawrence

† 1535

 

Le peu qu’on sait de ce prêtre chartreux est qu’il était prieur à Beauvallé (Nottingham).

Avec Augustine Webster, prieur de celle d’Axholme dans le comté de Lincoln, ils étaient venus à Londres pour traiter de quelques affaires concernant leurs maisons respectives, et s’associèrent pleinement aux prises de position de leur saint Confrère, John Houghton. 

Tous trois subirent le martyre, le 4 mai 1535.

Ils furent béatifiés en 1929, et canonisés en 1970.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 23:00

Józef Czempiel

1883-1942

 

Józef naquit le 21 septembre 1883 à Józefka (Piekary, Silésie, Pologne) et reçut le baptême deux jours après.

Après ses études à Józefka et à l’école Bytom, il fréquenta la faculté de théologie de Wroclaw (1904-1907). Il fut ordonné prêtre en 1908.

Tout de suite, il se montra fervent partisan de la Communion fréquente, mais aussi de la lutte contre l’alcoolisme.

Il fut nommé aux paroisses de Wiśnicz, Baborów et Dziećmarowo (1916-1917).

En 1919, il fut nommé à Żędowicach.

En 1922 il fut nommé à la paroisse de l’Assomption de Grand Hajduki (auj. Chorzów Batory). Il y développa particulièrement les congrégations mariales pour les jeunes et les jeunes filles, ainsi qu’une association en l’honneur de Saint-Joseph. Il ouvrit une salle de cinéma. Il fit publier et distribuer des journaux catholiques et des livres. Il organisa un service d’entraide pour les chômeurs.

En 1926 il fut vice-doyen du doyenné de Chorzów, puis doyen en 1931.

En 1932, il reçut la Croix d’or du mérite pour ses travaux d’ordre social et national.

Le 13 avril 1940, il fut arrêté par la Gestapo et envoyé au camp de Dachau, pour être ensuite transféré à celui de Mauthausen-Gusen le 26 mai suivant. 

Le 8 décembre 1940, il est renvoyé à Dachau, où il mourra, gazé ; apparemment, en mai 1942.

Le jour de cette mort est imprécis : on trouve le plus souvent la date du 4 mai, mais aussi du 5 mai, du 19 mai (Martyrologe), tandis que le certificat de décès «officiel» porte la date du 19 juin 1942.

 

Józef a été béatifié en 1999.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 23:00

Władisław de Gielniów

1440-1505

 

Władisław naquit vers 1440 à Gielniów (Gniezno, Pologne).

Selon les vœux de ses parents, il étudia d’abord à l’université de Cracovie, avant d’entrer chez les Franciscains Observants de Varsovie, où il fut portier. Ce couvent avait été fondé récemment par saint Jean de Capistran (cf. 23 octobre).

Après avoir reçu le sacerdoce, il demanda à ses supérieurs la faculté d’aller évangéliser les Kalmuks, dans la proche Russie, mais il rencontra trop de difficultés et revint en Pologne.

Prédicateur zélé, il traversa la Pologne de bout en bout, semant partout la bonne nouvelle. Sa prédication s’appuyait sur la passion du Christ et les gloires de la Mère de Dieu ; il recommandait en particulier la Couronne des Sept Joies de Notre-Dame.

Il fut élu plusieurs fois provincial de son Ordre.

Il organisa alors des missions en Lituanie et en Russie, ce qui permit de faire revenir à l’Eglise beaucoup de schismatiques, ce qu’il n’avait pu faire au début de son apostolat.

En 1498, il organisa toute une campagne de prières pour protéger la Pologne de l’invasion des Tartares et des Turcs : une furieuse tempête hivernale et glaciale arrêta les envahisseurs, l’armée polonaise les mit en déroute et la victoire fut attribuée à ces prières.

A la fin de ses jours, on hésitait à le maintenir dans son poste de supérieur et on lui demanda où il voulait aller se retirer. Il répondit que jamais il n’avait fait sa volonté, et qu’il s’en remettait à la volonté des pères. On le nomma Gardien (c-à-d supérieur) du couvent de Varsovie, là où il avait commencé sa vie religieuse.

Le Vendredi Saint de 1505, tandis qu’il prêchait sur la passion du Seigneur, on le vit en état de lévitation : suspendu au-dessus du sol, les bras en croix comme le Crucifié. Après cette extase, il s’évanouit complètement et dut rester alité quelques semaines, après quoi il mourut, le 4 mai 1505.

Il fut béatifié en 1750 et proclamé patron céleste de la Pologne et de la Lituanie en 1753.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 23:00

Jean-Martin Moyë

1730-1793

 

Jean-Martin Moyë naît à Cutting (diocèse de Metz) le 27 janvier 1730, sixième des treize enfants de Jean et Catherine Demange. La parenté compte plusieurs prêtres et membres de diverses Confréries.

Il apprend le latin grâce à son aîné, séminariste, et étudie au collège de Pont-à-Mousson, puis chez les Jésuites à Strasbourg.

Revenu à Metz, il est ordonné prêtre en 1754. Il reçoit le bénéfice de la chapelle Saint-André à Dieuze, et sera vicaire dans trois paroisses de Metz, actuellement disparues : Saint-Victor, Saint-Livier et Sainte-Croix. Son zèle le rend sensible à la misère matérielle et spirituelle des villages.

Il fonde une congrégation de religieuses pour l’éducation des enfants des campagnes ; c’est la naissance des Sœurs de la Providence : pauvreté, charité, simplicité, confiance totale en la Divine Providence. Il publie quelques pages sur le baptême des petits enfants et un Recueil de diverses pratiques de piété.

Sa pieuse mère décède en 1762.

Jean-Martin est accusé de rigorisme excessif, son œuvre naissante est critiquée ; il est nommé à Dieuze. En 1767, l’évêque va jusqu’à suspendre Jean-Martin de ses fonctions à Dieuze.

Après avoir été pendant un temps appelé à diriger le Petit Séminaire de Saint-Dié, il rejoint le séminaire des Missions Étrangères en 1769.

Le 30 décembre 1771, il quitte la France pour la Chine et y reste de longues années. Il y apprend le chinois, rédige divers opuscules, baptise et fait baptiser jusqu’à trente-mille nouveau-nés en danger de mort durant une épidémie. Là aussi il fonde une congrégation similaire à celle de France. Il sera un moment emprisonné pendant dix jours pour son activité apostolique : il en profitera pour convertir un des gardes, qui deviendra prêtre en 1782.

Épuisé et malade, il revient en France en 1784 et regagne la Lorraine ; la Révolution l’oblige à s’exiler à Trèves où s’étaient réfugiées les religieuses de la Divine Providence. Jean-Martin y assiste les soldats blessés ou malades, de l’armée contre-révolutionnaire.

Lui-même est à son tour atteint de la typhoïde et meurt le 4 mai 1793.

Pie XII le béatifie le 21 novembre 1954. 

Aujourd’hui encore se poursuit son œuvre dans le monde et plusieurs congrégations sont issues du projet de Jean-Martin Moyë :

la Providence de Portieux (Vosges) ;

la Divine Providence de Saint-Jean de Bassel (Moselle) ;

la Divine Providence de Saint-Jean de Gap ; 

la Providence de Champiom en Belgique ; 

la Providence du Texas en Amérique ; 

 

les Missionnaires de San Antonio, en Amérique.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 23:00

John Houghton

1487-1535

 

John est le premier de la longue file de martyrs de la persécution anglaise du XVIe siècle. 

Né vers 1487 dans l’Essex, il étudia à Cambridge, dont le chancelier était John Fisher (voir au 22 juin), prit ses grades en droit civil et canonique, puis ressentit la vocation sacerdotale et devint prêtre. Après quatre années de ministère, il entra à vingt-huit ans chez les Chartreux de Londres, où il fut estimé un vrai modèle d’obéissance, d’humilité, de mortification.

Il y fut d’abord sacristain, puis fut nommé procureur, enfin prieur ; il exerça sa charge de prieur d’abord au couvent de Beauvallé, puis à la Chartreuse de Londres, avant de devenir visiteur général pour toute l’Angleterre.

Devenu prieur, sa sainteté ne se démentit pas. Il supporta par exemple héroïquement les injures grossières et les coups d’un inférieur.

Quand le roi Henri VIII réussit à faire voter comme loi d’Etat la suprématie royale sur l’Eglise, et la condamnation pour trahison envers tous ceux qui s’y opposeraient, le saint prieur avec toute sa communauté refusa nettement de s’y soumettre. L’apprenant, le roi se montra furieux contre lui et résolut d’en faire sa première victime.

Le père Houghton se prépara à la mort et y prépara toute sa communauté avec les marques du la plus complète confiance en Dieu. Après les avoir exhortés à accepter humblement leur sort, il se leva et s’agenouilla devant le plus ancien pour demander pardon, puis répéta son geste devant chacun des autres moines. Son exemple et ses larmes poussèrent alors tous les autres moines, l’un après l’autre, à accomplir la même démarche.

Trois jours après, le père Houghton célébra la messe du Saint-Esprit ; après l’élévation, une merveilleuse et mystérieuse mélodie se fit entendre, interrompant quelques secondes la prière du célébrant. 

John, avec deux autres prieurs qui étaient venus le rencontrer à ce moment-là, Robert Lawrence et Augustine Webster, tentèrent vainement de fléchir Cromwell qui, au contraire, les jeta en prison. Le 29 avril 1535, au Westminster Hall, il y eut un semblant de jugement, au terme duquel Cromwell arracha aux juges une sentence de mort pour cause de haute trahison.

Ces trois prieurs chartreux subirent le martyre le 4 mai 1535, et on leur adjoignit aussi deux autres prêtres (Richard Reynolds et John Haile). Le martyre consistait en la pendaison, mais comme cela se répéta fréquemment dans cette persécution, on ramenait à terre les pendus avant leur mort, et on les mettait en morceaux, encore vivants. 

En ce qui concerne John, quand le bourreau lui arracha le cœur, il aurait dit : Ô Jésus, que veux-tu faire avec mon cœur ?

De sa cellule, Thomas More (voir au 6 juillet) aperçut les martyrs et dit à sa fille Meg : Regarde, ces bienheureux Pères vont à la mort aussi gaiement que des fiancés vont à leur mariage.

Déclarés tous cinq bienheureux en 1886, les quatre premiers ont été canonisés parmi les Quarante Martyrs d’Angleterre et du Pays de Galles, en 1970.

Le Martyrologe mentionne nos cinq martyrs d’aujourd’hui au 4 mai.

Le miracle retenu pour la canonisation, advint par l’intercession de Cuthbert Mayne et de ses Compagnons en 1962 : un malade fut guéri instantanément et de façon stable d’un sarcome à l’épaule.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 19:15

3e dimanche de Pâques - A    

 

 

Aujourd’hui encore, nous allons réfléchir un peu en commençant par l’Evangile, qui se situe chronologiquement avant les textes des lectures.

L’épisode des “pélerins d’Emmaüs” a lieu au soir de la Résurrection, ce même jour, écrit l’évangéliste juste après que Pierre se soit rendu au tombeau après les saintes femmes : c’est pourquoi le même évangile se lit aux messes du soir, le jour de Pâques, mais on le lit aussi en ce troisième dimanche de Pâques, à la suite de l’évangile de dimanche dernier, car le dimanche est toujours «le» jour de Pâques.

Des détails de texte présentent quelques difficultés d’exégèse.

Nos pélerins trouvèrent réunis les Onze, donc Thomas devait être là. Pourtant, l’autre évangéliste, Jean, raconte (Jn 19:25) que le soir de ce même jour… Thomas n’était pas avec eux… et que Huit jours plus tard… Thomas était avec eux.

Ces observations pourraient nous amener logiquement à reconstruire ainsi la suite des événements : 

Au matin de Pâques, Jésus apparaît aux sainte femmes, puis Pierre et Jean vont constater que le tombeau est vide. Dans la journée, les apôtres se retrouvent, ils discutent, ils cherchent à comprendre, et Thomas se retire ; il est possible que le Seigneur leur soit apparu une première fois à ce moment-là (cf. l’apparition de dimanche dernier) en leur insufflant l’Esprit, et que les apôtres soient allés en faire part à Thomas, le ramenant avec eux au Cénacle ; surviennent le soir les pélerins d’Emmaüs, dont le récit ne convainc toujours pas Thomas : Si je ne mets pas le doigt dans la marque de ses clous… Luc poursuit : Ils parlaient encore, quand Jésus se tint au milieu d’eux (Lc 24:36sq) et leur demandant : Pourquoi tout ce trouble ? Voyez mes mains et mes pieds…

Pour être exact, il aurait peut-être fallu lire l’épisode d’Emmaüs dimanche dernier, et aujourd’hui celui concernant Thomas. Toujours est-il que Thomas, même en voyant, doutait. On pourra imaginer les discussions entre les Apôtres, les questions, les réponses, le débat, l’impatience, une grande agitation. Jésus leur demande bien : Pourquoi tout ce trouble ? 

Comme parfois notre orgueil nous aveugle !

C’est huit jours plus tard que Jésus se montrera encore (évangile de dimanche dernier), invitant personnellement Thomas à porter son doigt, à avancer sa main.

Saint Luc pourrait très bien être l’un des deux disciples d’Emmaüs, témoin oculaire de l’épisode et de cette présence du Christ après leur récit.

Un “petit” détail encore, concernant ces pélerins d’Emmaüs, ne manque pas d’intérêt : Luc dit que ce village était à soixante stades de Jérusalem, soit un peu plus de onze kilomètres. Ils venaient de faire une partie de ces onze kilomètres en compagnie de Jésus, à Emmaüs ils ont mangé à la tombée de la nuit ; il pouvait être vingt heures… Sur place, ils refont deux à trois heures de marche pour Jérusalem, tellement transportés de joie qu’ils veulent immédiatement communiquer aux Apôtres ce qu’ils ont vécu. Ils forcent notre admiration pour leur zèle. Ils nous rappellent l’empressement qui poussa Marie, après l’Annonciation, à aller trouver sa cousine Elisabeth ; et Nazareth était même à plus de cent kilomètres de Jérusalem… Quand l’amour nous porte, rien ne nous arrête.

Luc et son compagnon arrivent donc auprès des Apôtres, qui leur parlent de l’apparition d’une façon très particulière : Le Seigneur est ressuscité ; il est apparu à Simon-Pierre, alors que tous viennent de Le voir. A moins que Pierre ait eu lui-même une autre apparition du Ressuscité - ce qui ne serait pas improbable, les apôtres se montrent ici discrets, respectueux de la sainte hiérarchie constituée par Jésus ; simplement, ils se contentent de nommer d’abord leur “aîné”, Simon-Pierre ; dire que Jésus soit apparu à Simon leur suffit - et nous apporte un enseignement de discrétion et de respect.

 

*       *       *

 

C’est l’apôtre Pierre qui nous parle dans sa première Lettre, comme dimanche dernier. Ecoutons avec attention les recommandations du premier Pape de l’Eglise. Il nous rappelle le prix de notre rachat : le Sang du Christ, et le centre de notre foi : la Résurrection d’entre les morts.

 

 

*       *       *

 

La première lecture nous fait entendre, toujours de la bouche de Pierre, une magnifique exégèse du psaume 15 - celui que nous chantons après la lecture. Pour les Juifs, ce psaume 15 de David posait quelques questions : comment David pouvait-il écrire : Tu ne peux pas m’abandonner à la mort ni laisser ton Fidèle connaître la corruption, alors qu’il connut effectivement la mort, que son tombeau était là, à Jérusalem, depuis dix siècles ? 

Or Pierre, rempli de l’Esprit-Saint, explique que David a prophétisé, qu’il a parlé au nom de son Descendant. Dans le psaume 15, c’est Jésus qui parle, qui prie Son Père et proclame Son union totale avec Yahwé ; cet Homme qui ne connaîtra pas la corruption, c’est le Messie ressuscité.

Nous entendons saint Pierre parler ici aux Juifs avec une assurance qui tranche totalement avec son précédent reniement au moment de la Passion. Si Jésus-Christ n’était pas ressuscité, Pierre n’aurait jamais pris la parole publiquement, en plein Jérusalem, pour prêcher au nom d’un mort disparu ; rappelons-nous que les gardes furent payés pour «témoigner» en ce sens (Mt 28:13sq). Pierre a le courage de parler aux Juifs de ce Christ que vous avez fait mourir et ose même expliquer l’Ecriture d’une façon bien différente que ne le faisaient les prêtres du Temple.

 

*       *       *

 

Cette force de conviction ébranle vraiment les cœurs. Nous lirons dimanche prochain que la communauté augmenta ce jour-là d’environ trois mille personnes : telle est la force qui apparaît quand la conversion intérieure est totale, quand l’Esprit de Dieu est là. 

C’est cette force qui a amené encore dans les siècles récents des femmes et des hommes, par milliers, à témoigner de la Résurrection. Citons seulement les Martyrs du Viêt-Nam et de la Corée, de la Chine et du Japon, de l’Ouganda, de l’Espagne et du Mexique…

Le sang des martyrs, c’est une semence de Chrétiens.

 

 

 

 

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 23:00

Stanisław Sołtys Kazimierczyk

1433-1489

 

Né le 27 septembre 1433 à Kazimierz (aujourd’hui dans Cracovie), Stanisław était le fils d’un conseiller municipal du nom de Maciej Sołtys et de Jadwiga.

Après ses études à l’école paroissiale, il entra dans l’Ordre des Chanoines Réguliers du Latran, et fut ordonné prêtre en 1462.

Il reçut la charge de prédicateur, maître des novices, prieur et confesseur.

En 1466, il est maître en philosophie et, en 1467, maître en théologie.

Il prononçait ses sermons aussi bien en polonais qu’en allemand.

Ses deux grandes dévotions étaient la passion du Christ et la Sainte Eucharistie. 

Il avait un grand ami dans la personne de saint Jan Kęty (voir au 24 décembre).

Il était particulièrement proche des pauvres et des malades, et toujours disponibles pour ceux qui voulaient lui demander un conseil.

Il mourut à genoux en train de prier, dans son cloître. Ce fut le 3 mai 1489.

A sa demande, il fut enterré à l’entrée de l’église, de sorte que les fidèles marcheraient toujours sur son corps. Ce trait d’humilité s’est souvent répété au cours des âges, de la part de curés, de prélats, de personnalités diverses, qui voulaient être ainsi foulés aux pieds des fidèles.

Très vite, après sa mort, de nombreuses grâces furent obtenues par son intercession. Stanisław devint le patron de Kazimierz.

Les démarches pour la béatification commencèrent au 18e siècle. Elles furent reprises et activées par le cardinal Wojtyła qui, devenu pape, le béatifia en 1993.

 

Stanisław Sołtys Kazimierczyk fut enfin canonisé en 2009.

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