Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 21:58

Lucien Botovasoa

1908-1947

 

Né en 1908 à Vohipeno (Madagascar SE), Lucien était l’aîné d’une grande fratrie de neuf frères et sœurs, enfants de Joseph Behandry et Philomène Neviantsoa (ou Neviasoa). Joseph était lui-même catholique depuis quelques années, les missionnaires étant arrivés à Vohipeno en 1899. Lucien reçut le baptême en 1922 - sa mère en 1925.

 

Excellent élève, Lucien fut envoyé chez les Jésuites de Fianarantsoa, dont il sortit premier. Revenu à Vohipeno, il y fut alors l’instituteur, à partir de 1928. Ses élèves l’appelleraient désormais Maître Lucien.

 

En 1930, il épousa une jeune fille de seize ans, Suzanne Soazana (apparemment, le nom de famille de cette jeune fille n’est que la transformation du prénom français). Suzanne était illettrée, mais bonne épouse fidèle  et mit au monde huit enfants, dont trois moururent en bas âge.

 

Lucien était un homme très actif. Il lisait beaucoup et étudiait toujours ; outre le malgache classique, il savait le français et le latin, l’allemand et l’anglais, le chinois ; il lisait des textes arabico-malgaches ; il jouait du clairon et de l’harmonium.

 

Instituteur hors pair, il enthousiasmait ses élèves, auxquels il lisait des Vies de Saints d’une façon si vivante qu’ils ne les oubliaient jamais. A l’église, il dirigeait la chorale. En-dehors de l’école, il rayonnait et amenait au baptême beaucoup de ses élèves.

 

Le curé, un bon père lazariste, tomba malheureusement dans l’alcoolisme ; Lucien continua de l’entourer et de l’aider, sans jamais en dire du mal. D’ailleurs, on ne vit jamais Lucien perdre son sourire.

 

En 1940, il fonda une petite fraternité d’esprit franciscain et s’engagea désormais dans la voie de la sanctification ; en dehors des heures d’enseignement à l’école, il s’habillait très pauvrement, la corde autour des reins ; il jeûnait les mercredi et vendredi ; il se relevait la nuit pour prier, et se levait dès quatre heures du matin pour aller adorer le Saint-Sacrement à l’église.

 

A partir de 1947, un courant indépendantiste essaya d’enrôler Lucien, qui refusait catégoriquement de s’occuper de politique. La Semaine Sainte, des massacres se déchaînèrent, les habitants s’enfuirent dans la forêt. Le mercredi de Pâques 9 avril 1947, Lucien revint dans la ville et rassembla ceux qu’il y trouva pour prier.

 

Le 17 avril, on convoqua Lucien au «clan» local ; il s’y attendait depuis longtemps et fit des adieux touchants à sa femme. Il refusa de s’enfuir, car sa fuite aurait déclenché des représailles contre sa femme et ses enfants - dont l’aîné avait quinze ans alors.

 

Au terme d’une longue discussion, durant laquelle Lucien répéta son net refus d’appartenir au groupe politique, il fut condamné à mort par le chef de clan.

 

En partant pour le lieu de l’exécution, Lucien prophétisa au chef des bourreaux qu’il mourrait chrétien.

 

Les bourreaux étaient de ses anciens élèves ; ils n’osaient le frapper ; c’est Lucien qui les exhorta à accomplir leur tâche ; il fut décapité au premier coup de hache.

 

Dix-sept ans plus tard, le chef des bourreaux se convertit effectivement sur son lit de mort, répétant : Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour moi, pauvre pécheur.

 

Martyrisé le 17 avril 1947, Lucien a été béatifié en 2018.

Voir les commentaires

Partager cet article

Repost0
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 21:39

Maria Gargani

1892-1973

 

Maria naquit au soir du 23 décembre 1892, à Morra de Santis (Avellino, Latium, Italie C) ; elle était la benjamine des huit enfants de Rocco et Angiolina De Paola.

Le papa était un homme fort pieux et c’est lui qui se chargea de l’enseignement du catéchisme à ses enfants.

Maria fit son «école primaire» à la maison, puis chez son oncle à Avellino ; elle réussit sans peine son examen de maîtresse d’école en 1913.

Dans la région de Foggia, de 1913 à 1945, elle allait se donner entièrement à la formation des enfants du catéchisme pour les préparer à la Première communion. C’est durant cette période qu’elle entra dans le Tiers-Ordre franciscain, ayant découvert en s.François d’Assise «le» Saint qui l’inspirait dans son amour pour Dieu.

Mais ce qui marqua très profondément Maria, à partir de 1916, ce fut la direction spirituelle qu’elle reçut du père Pio de Pietrelcina (v. 23 septembre). Jusqu’en 1915, Maria avait eu successivement deux pères spirituels, dont le second fut appelé à être aumônier militaire durant la guerre ; c’est ce dernier qui adressa Maria au père Pio. Il s’ensuivit une correspondance soutenue et l’on conserve plus d’une soixantaine de lettres que reçut Maria de ce Prêtre stigmatisé.

Dès 1934, Maria commença à réunir autour d’elle des jeunes filles qui étaient captivées par son amour de Dieu. Ce fut le début des Sœurs Apôtres du Sacré-Cœur, vivement encouragées par le père Pio, bientôt approuvées par l’évêque de Naples, où s’établit la maison-mère. Maria y fit sa profession en 1936, avec le nom religieux de Marie Crucifiée du Divin Amour.

Elle fit la profession perpétuelle en 1956.

Elle mourut à Naples le 23 mai 1973.

Le miracle qui fut examiné dès 1975 pour sa béatification, fut la guérison d’une femme italienne affectée d’un cancer généralisé. Guérie, celle-ci vécut encore trente année.

Les Religieuses appartenant aux Sœurs Apôtres du Sacré-Cœur, s’occupent de l’évangélisation des enfants, des pauvres, des marginalisés. Elles prêtent ainsi leur concours dans les paroisses. Elles sont présentes en Afrique (Burkina Faso, Bénin).

Maria Crocefissa a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 23 mai au Martyrologe.

Partager cet article

Repost0
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 21:25

János Brenner

1931-1957

 

János est né le 17 décembre 1931 à Szombathely (Hongrie), dans une humble famille très chrétienne, où le chapelet et l’Eucharistie faisaient partie de la vie quotidienne.

Durant ses études, János eut l’occasion de jouer le rôle de s.Tarsicius, un jeune Martyr du troisième siècle qui fut mis à mort en voulant protéger l’Eucharistie qu’il portait à des prisonniers (v. 15 août). On va voir que cet épisode allait être prophétique pour János.

Après ses études, il entra en 1950 au noviciat cistercien de Zirc, où il prit le nom d’Anastase. Mais les autorités politiques interdirent les Ordres religieux, aussi, après une année de formation dans la clandestinité, János entra au séminaire diocésain et fut ordonné prêtre en juin 1955.

On se souvient peut-être que l’année 1956 fut le théâtre d’une importante révolte hongroise contre l’oppression soviétique. Par la suite, la répression communiste s’intensifia contre l’Eglise.

Courageusement, le jeune prêtre exerça son apostolat, apportant la douceur de l’évangile à tous, vieux et jeunes, pauvres et marginalisés, réconfortant par son bon sourire ceux qui avaient besoin de paix. Beaucoup furent attirés à l’Eglise par son apostolat, mais son zèle ne pouvait passer inaperçu et on le surveilla.

Une première fois, il échappa à un attentat, mais continua avec persévérance.

Un soir de décembre 1957, on l’appela pour administrer le Sacrement des Malades à un mourant et lui porter le Viatique ; en réalité, il reçut trente-deux coups de poignards et fut battu à mort.

Quand on retrouva son corps, on constata qu’il tenait fermement dans sa main la custode avec l’Hostie, pour protéger le Corps du Christ de la profanation, comme le fit s.Tarsicius.

Le jeune prêtre allait avoir vingt-six ans deux jours après son martyre. Il avait exercé le sacerdoce pendant à peine deux ans et demi.

János a été béatifié en 2018 et sera commémoré le 15 décembre au Martyrologe.

Partager cet article

Repost0
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 19:06

Rosa Maria Sgorbati

1940-2006

 

Rosa naquit le 9 décembre 1940 à Gazzola (Emilie de Romagne, Italie E), benjamine des trois enfants de Carlo et Giovannina Vigilini. Elle reçut le baptême peu après.

En 1950, la famille s’installa à Milan, où le père espérait trouver du travail ; il mourut cependant l’année suivante.

Déjà, Rosa manifestait son désir de devenir missionnaire. Elle en reparla à sa mère vers 1956, mais la maman lui conseilla d’attendre ses vingt ans.

Effectivement, vers 1963, elle alla se former à Sanfrè (Piémont), chez les Sœurs de la Consolata, fondées par s.Giuseppe Allamano (v. 16 février), et prit le nom religieux de Leonella. Après le temps de postulat, elle fit le noviciat à Nepi. Elle fit la première profession en 1963.

En 1966, elle alla en Angleterre pour recevoir une formation d’infirmière ; en même temps, elle apprenait la langue anglaise, qu’elle parla couramment.

En 1970, Sœur Leonella fut envoyée au Kenya ; c’était son rêve ! Elle travailla d’abord au Consolata Hospital Mathari de Nyeri puis au Nazareth Hospital de Kiambu, près Nairobi. comme sage-femme et aida à l’accouchement de quelque quatre mille bébés. Elle ouvrit elle-même une petite école d’infirmières au Nkubu Hospital de Meru.

C’est en 1972 que Leonella fit la profession solennelle.

En 1993, elle fut nommée Supérieure provinciale des Sœurs du Kenya.

En 2001, nouvelle destination : Mogadiscio (Somalie), un pays agité par des groupes islamistes. Sœur Leonella y fonda une école de soins pour enfants et en devint la directrice. Les trente-deux premières élèves reçurent un diplôme de l’Organisation Mondiale de la Santé.

Tout le monde aimait Sœur Leonella, cette Religieuse si dévouée, tout le monde sauf certains groupuscules qui lui en voulaient ; on savait qu’elle était en danger, mais elle répondait : Je me suis donnée au Seigneur, il peut faire de moi ce qu’il veut.

Après un court séjour au Kenya, elle revint en Somalie, rencontrant beaucoup de difficultés pour obtenir son visa des autorités islamiques. Elle put revenir à Mogadiscio le 13 septembre 2006.

Le drame se vérifia quatre jours plus tard, le 17 septembre 2006. En sortant de l’hôpital de Mogadiscio, Leonella fut abattue en pleine rue, avec son garde du corps, par deux hommes se réclamant d’un Tribunal islamique.

Portée à l’hôpital, Leonella y mourut quelques minutes après ; elle répétait : Je pardonne !

Nouvelle martyre, Leonella a été béatifiée en 2018 et sera commémorée le 17 septembre au Martyrologe.

Partager cet article

Repost0
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 18:06

Agustín Navarro Iniesta
1902-1936

Né le 28 mai 1902 à Zurgena (Almería), il fut baptisé deux jours après ; il était le fils du maître d’école.

Entré au séminaire d’Almería en 1916, il passa à ceux de Murcia et Orihuela avant de revenir à Almería en 1924.

Ordonné prêtre en 1926, il exerça son apostolat sacerdotal successivement à Carboneras puis Sorbas (1929) ; il fut alors incardiné dans le diocèse de Madrid (1932) et fut à Mangirón, puis Carabanchel Bajo, avec la charge de chapelain du collège Santa Cruz.

Le 13 juillet 1936, il eut le courage de présider une prière pour l’enterrement de José Calvo Sotelo au cimetière de Madrid. Cet acte public ne pouvait pas ne pas avoir une résonance politique et toute la famille de don Agustín vint se réfugier (avec lui) à Zurgena.

Une première fois, le Prêtre y fut arrêté, puis relâché quelques heures après. Les républicains revinrent à la charge un mois plus tard. Le 1.septembre, c’est lui-même qui leur ouvrit. Il salua sa mère avec ces mots : Au Ciel ! Merci à Dieu qui me donne la grâce de mourir pour Lui.

Il fut emmené avec quatre autres prêtres au Pozo de la Lagarta, où ils furent fusillés.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Agustín Navarro Iniesta sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

Partager cet article

Repost0
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 18:04

Francisco Manzano Cruz
1881-1936

Né le 15 janvier 1881 à Adra (Almería), Francisco fut baptisé trois jours plus tard. Sa famille était si pauvre que, tant pour aller au séminaire d’Almería que lorsqu’il revenait au moment des vacances, il n’avait pas de quoi se payer un billet de train et parcourait à pied la cinquantaine de kilomètres qui séparaient les deux localités.

Il fut ordonné prêtre en 1909. Nommé vicaire à Alboloduy, il fut curé de Torre-Cardela (1910), puis dans sa propre paroisse natale, de 1911 à 1936.

Ses paroissiens l’estimaient beaucoup et lui donnèrent gentiment le surnom de Manzanico (Petit Manzano). Il conserva ses habitudes de pauvreté : lors de ses noces d’argent, on lui offrit une montre Longines en or, qu’il ne voulut jamais porter. De même, à l’encontre de ses confrères, il ne voulut jamais porter le camail (petit vêtement que les ecclésiastiques portaient souvent sur les épaules) ; il le trouvait excessif pour lui.
  
Au début de la persécution de juillet 1936, Madame Carmen Godoy (v. 1.janvier) lui fit parvenir de quoi voyager jusqu’à Madrid pour s’y réfugier ; il refusa poliment, expliquant que sa place était dans sa paroisse. Il continua de porter sa soutane.

A minuit du 1.septembre 1936, on vint l’arrêter chez lui. Il se laissa faire sans la moindre résistance. C’est son cousin qui, présent à ce moment-là, en perdit l’usage de la parole jusqu’à sa mort.

On emmena avec lui l’autre prêtre de la paroisse, José Peris Ramos, jusqu’à la Promenade d’Albuñol ; on les dévêtit, on leur attacha les mains et on les traîna à terre jusqu’à mutiler leurs corps, puis on les fusilla.

Martyrisé le 1.septembre 1936, Francisco Manzano Cruz a été béatifié en 2017 et sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1.septembre.

Partager cet article

Repost0
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 18:03

Pedro Meca Moreno
1883-1936

Né le 1.septembre (ou le 16 décembre ?) 1883 à Zurgena (Almería), il fut baptisé dès le lendemain.

Au terme des années d’études au séminaire d’Almería, il fut ordonné prêtre en 1906.

Il exerça le saint ministère à Zurgena même, puis Pulpí (1908), de nouveau à Zurgena et Derde (1913), puis à Sierro en 1920 : une maladie cardiaque l’obligea à quitter cette paroisse six mois plus tard et à revenir dans sa famille à Zurgena.

Il voyait arriver la persécution religieuse ; constatant comment les révolutionnaires mettaient le feu aux images saintes, il commentait : Après les images, ce sera nous.

Le 1. septembre au matin, il fut arrêté avec quatre autres prêtres de cette même localité de Zurgena. La brutalité des hommes laissa horrifiés ses neveux. Conduits au Pozo de la Lagarta, les prêtres y furent fusillés.

Selon la date de sa naissance (v. plus haut), don Pedro fut apparemment exécuté le jour-même de son cinquante-troisième anniversaire.

Une cousine de don Pedro, atteinte par la tuberculose, se remit assez rapidement de sa maladie après la guerre civile. Son médecin lui exprima son étonnement : Tu dois avoir un Saint au Ciel qui prie pour toi.

Martyrisé le 1. septembre 1936 et béatifié en 2017, Pedro Meca Moreno sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

Partager cet article

Repost0
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 18:02

Antonio Lorca Muñoz
1885-1936

Né le 29 novembre 1885 à Zurgena (Almería) et baptisé dès le lendemain, Antonio fut très tôt orphelin de sa mère ; de ses deux sœurs, la plus jeune mourut peu après également. Le papa devait être aussi malade, car il ne pouvait travailler ; ce furent des oncle et tante qui s’occupèrent de leurs champs.

Antonio fréquenta le séminaire d’Almería et fut ordonné prêtre en 1910.

Les paroisses de son activité furent le sanctuaire marial de Tíjola, Taberno (1913), Tíjola (1916), Albox à partir de 1920 jusqu’à sa mort.

Malgré sa très mauvaise vue - il fut presque aveugle - il fut très actif et très apostolique. Il fonda un des premiers cercles d’Action Catholique du diocèse et restait longtemps dans le confessional, où les jeunes aimaient le retrouver.

Avec beaucoup de tristesse, il se vit obligé de retourner dans son pays, au moment de la persécution de 1936. Quand les révolutionnaires vinrent s’emparer le 1.septembre des cinq prêtres qui s’étaient refugiés là, ils ne prirent pas tout de suite don Antonio, en raison de sa maladie, mais ils revinrent tard le soir. Don Antonio mourut avant même d’arriver au Pozo de la Lagarta : on ne nous dit pas s’il mourut naturellement ou s’il fut abattu durant le trajet, mais il a été reconnu martyr.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Antonio Lorca Muñoz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

Partager cet article

Repost0
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 18:02

Tomás Galipienzo Pelarda
1897-1936

Né et baptisé le 6 mars 1897 à Cascante (Navarre), il fut confirmé en 1898, selon la coutume de l’époque.

Son père, Valentín, mourut en 1901 ; sa mère, Margarita, éleva son garçon et sa sœur très chrétiennement. Tomás était un modèle à l’école et manifesta très tôt sa vocation au sacerdoce.

En jouant à la pelote, il se fit une fracture du bras gauche, dont on va reparler un peu plus tard.

Il entra au postulat des Pères clarétains de Barbastro en 1908, commença le noviciat en 1912 à Cervera, où il étudia la philosophie et la théologie.

Au conseil de révision en vue du service militaire, il fut totalement réformé à cause de son bras gauche, mais aussi de sa mauvaise vue.

Il reçut les Ordres à Alagón, où il acheva la théologie, et fut ordonné prêtre à Saragosse en 1921.

Après la première année, il fut nommé professeur de latin et de géographie pour les élèves d’Alagón. En 1923, il fut envoyé prêcher à Cartagena. De là, chaque semaine, il partait en train à Torre Nueva, chez la Marquise de Fuente González, pour célébrer la Messe et enseigner le catéchisme aux enfants. Cela lui valait chaque fois mille pesetas !

Tombé malade à Cartagena, il fut nommé à un climat meilleur, à Requena (1928) et fut envoyé au Congrès Marial de Séville en 1929. La communauté de Requena fut dissoute dès le printemps 1936 et le p.Tomás partit à Játiva, où il dut retirer l’Eucharistie de l’église pour la sauver de la profanation.

L’arrestation et le martyre du père Tomás relèvent de l’incroyable. Il fut arrêté au soir du 11 août et passé en «jugement». A minuit, on l’emmena avec deux autres prêtres à Alboraya, à quelques kilomètres de Valencia. Le père Tomás dit aux bourreaux : Tuez-moi de face, comme un homme. Ils éteignirent le moteur et mirent en marche leur mitraillette. Instinctivement, le Père se roula à terre, de sorte que, dans la nuit, les bourreaux ne virent pas que les balles lui passaient au-dessus ; ils tirèrent pendant une vingtaine de minutes, durant lesquelles le Père se faufila dans l’herbe et alla s’appuyer un peu plus loin, observant ce qui se passait : en rallumant le moteur, les bourreaux ne virent que deux cadavres, ne trouvèrent pas le père Tomás et finirent par décider de revenir au matin.

Le père Tomás rejoignit la première maison qu’il aperçut, mais il tomba sur un communiste, qui le dénonça sans tarder. Mais il eut encore le temps de se réfugier dans une maison plus accueillante où on le cacha de telle façon que les miliciens ne le découvrirent pas quand ils vinrent fouiller la maison. Finalement, il put gagner Valencia en train et se réfugier à une adresse qu’on lui avait proposée. Mais c’est là que les miliciens le retrouvèrent, le 18 août à midi. Conduit au Comité, il fut reconnu par l’un d’eux : Cette fois-ci, tu ne pourras pas t’échapper.

On le conduisit à la prison centrale de San Miguel ; il était absolument nu, sans chaussures, et tremblant de fièvre. Il y retrouva des amis, qui lui trouvèrent de quoi se couvrir.

Le 1. septembre à neuf heures du matin, on appela dix prisonniers, dont le père Tomás. On partit pour Paterna. Au moment de l’exécution, certains condamnés se mirent à courir et l’un d’eux put se sauver et raconter plus tard ce qu’il avait vécu. Le père Tomás, lui, fut abattu sur place.

Martyrisé le 1.septembre 1936 et béatifié en 2017, Tomás Galipienzo Pelarda sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1. septembre.

Partager cet article

Repost0
31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 17:58

José Peris Ramos
1869-1936

Né le 2 février 1869 à Vélez-Málaga (Málaga), il était le fils d’un écrivain d’origine vénézuélienne et fut baptisé le jour-même de sa naissance.

C’est en 1891 qu’il entra au Grand séminaire ; il fut ordonné prêtre en 1895.

D’abord vicaire à Berja, en 1906 il partit en Argentine où il exerça le ministère sacerdotal jusqu’en 1916. Revenu en Espagne, il fut nommé vicaire d’Adra, en même temps qu’il administrait aussi la paroisse de La Alquería ainsi qu’un autre sanctuaire marial.

Dès le début de la persécution de juillet 1936, on le soumit à divers mauvais traitements ; par exemple, on l’obligea à venir creuser les fosses pour enterrer d’autres victimes des miliciens, en particulier le prêtre Gregorio Martos Muñoz (v. 19 août).

Au même moment qu’on arrêtait le curé d’Adra, don Francisco Manzano Cruz, à minuit du 1. septembre 1936, on l’arrêta chez lui et, avec l’autre prêtre, on l’emmena à la Promenade d’Albuñol au lieu-dit La Herradura, où on les dévêtit, leur attacha les mains et les traîna à terre jusqu’à la mutilation de leurs corps, puis on les fusilla.

Martyrisé le 1.septembre 1936, béatifié en 2017, José Peris Ramos sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 1.septembre.

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens