Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:00

Ruowang Chen Xianheng

1820-1862

 

Ruowang (Ioannes) était né vers 1820 à Chengdu (Sichuan, Chine).

Laïc, il était catéchiste.

 

Il fut martyrisé à Kaiyang (Guizhou) en même temps que Jean-Pierre Néel (voir la notice de ce dernier).


Partager cet article

Repost0
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:00

Ruowang Zhang Tianshen

1805-1862

 

Ruowang (Ioannes) était né vers 1805 à Jiashanlong (Kaiyang, Guizhou, Chine).

Laïc, il était catéchiste.

 

Il fut martyrisé à Kaiyang (Guizhou) en même temps que Jean-Pierre Néel (voir la notice de ce dernier).


Partager cet article

Repost0
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:00

François-Régis Clet

1748-1820

François-Régis naquit le 19 août 1749 à Grenoble (Isère), treizième des quinze enfants de Césaire Clet et de Claire (Bourquy). La famille est apparentée à Stendhal.

Le papa est marchand de toiles à Grenoble ; une des sœurs de François-Régis sera carmélite, un frère sera chartreux.

François-Régis étudie au collège de Grenoble, puis rejoint les Lazaristes à Lyon, en 1769.

Il fait la profession religieuse en 1771, est ordonné prêtre en 1773, et va enseigner la théologie morale au séminaire d’Annecy pendant quinze ans, où il reçoit le gentil surnom de bibliothèque ambulante.

En 1788, lors d’un chapitre général, il est nommé responsable du grand séminaire et de la maison-mère des Lazaristes à Paris.

En 1791 il part pour la Chine. Après quelques mois à Macao, il rejoint le Kiang-si (Jiangxi) sous un déguisement ; il est le premier missionnaire européen, mais il n’arrive pas à apprendre la langue locale, malgré un travail qu’il qualifie d’ indécrottable.

Une lettre à son frère chartreux révèle son humilité et sa persévérance : Il est à peu près de la première évidence que je ne suis bon à rien : toutefois la rareté des missionnaires dans ce vaste Empire ne permet pas, en conscience, de retourner en Europe, car, comme dit le proverbe, il vaut mieux que la terre soit labourée par des ânes que si elle demeurait absolument sans culture.

En 1793, il part pour le Hou-kouang où il devient supérieur de la mission. Pendant près de trente années, son zèle le fait évangéliser trois provinces : Jiangxi, Hubei, Hunan.

Il traverse les persécutions de 1805, 1811, 1818, mais est finalement arrêté en juin 1819 près de Nan-Yang-Fou, suite à une dénonciation. 

Emprisonné, torturé, chargé de la cangue, des fers aux pieds, aux mains et au cou, il devra faire à pied un trajet de vingt jours pour rejoindre la ville où il doit être jugé. Pénible épreuve, qui comporte une consolation : en prison, il retrouve un prêtre chinois et dix autres chrétiens, avec lesquels il peut prier.

Il est condamné à mort. En attendant la confirmation de la sentence par l’empereur, François-Régis écrit encore : Je me prépare à la mort en répétant souvent avec Saint Paul : ‘si je vis, c’est pour Jésus-Christ et la mort sera pour moi un gain.’

Il est exécuté par strangulation, dans la nuit du 17 au 18 février 1820 à Ou-Tchang-Fou. 

Ce même 18 février, en 1862, sera martyrisé Jean-Pierre Néel avec ses Compagnons.

Signalons aussi que Jean-Gabriel Perboyre, un autre lazariste et grand admirateur de saint François-Régis Clet, mourra à son tour martyr en 1840 (voir au 11 septembre).

Béatifié en 1900, François-Régis Clet sera canonisé en 2000 parmi les cent-vingt Martyrs de Chine.

 

 

Partager cet article

Repost0
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:00

Jean-Pierre Néel

1832-1862

et ses Compagnons Ruowang, Mading, Ruowang

 

Jean-Pierre naquit à Soleymieux (Sainte-Catherine-sur-Riverie, Lyon), le 18 octobre 1832. Sa maison natale jouxte la petite chapelle du hameau, et particulièrement sa chambre natale est presque à côté de la porte de cette chapelle.

Des frères Neel (sans accent, ou peut-être même O’Neil), irlandais, s’étaient installés dans la région de Lyon deux siècles auparavant.

Jean-Pierre est le troisième des dix enfants de Jean et Antoinette.

Chaque dimanche, ce papa chrétien lit à la famille réunie la vie des Saints ainsi que les Annales de la Propagation de la Foi. Cette petite «semence» hebdomadaire ne pouvait pas rester sans fruits en tombant sur le sol pur de l’âme de Jean-Pierre.

Vers quatorze ans, Jean-Pierre est initié au latin par un curé voisin, puis il étudie aux séminaires de Montbrison (1850) et de l’Argentière (1853).

Après un bref passage au grand séminaire de Lyon, il entre en 1855 dans la Société des Missions Etrangères de Paris, où il est ordonné prêtre en 1858. Par une lettre écrite à sa famille, on sait qu’il préféra partir sans les prévenir, pour éviter des adieux trop déchirants. Jean-Pierre sait que les siens sont inconsolables, mais sa vocation reste forte : Si je vous quitte c’est pour obéir aux paroles de Jésus Christ : celui qui veut me suivre qu’il abandonne son père, sa mère, ses frères et sœurs et qu’il porte sa Croix.

Ils sont douze compagnons qui partent en août 1858 à destination de la Chine.

Arrivée à Hong-Kong en 1859. Parvenu à Chao-tcheou, il est repoussé par des rebelles chinois ; une deuxième tentative, plus fructueuse, lui permet de rejoindre sa destination, le Kay-Tchéou, et il se met à l’étude du chinois. Il habite à Kouy-yang. Il s’appelle désormais Père Ouen.

Au bout d’un an, il est capable d’évangéliser et travaille dans une vingtaine de communautés.

En décembre 1861, l’évêque, Mgr Faurie, le prie de rendre visite à une famille de Jiashanlong (Kia-cha-loung), dans la sous-préfecture de Kai, où il arrive le 5 janvier 1862. Il y attire aussi quatre nouvelles familles, et envoie chercher la catéchiste Lucia Y pour venir expliquer la religion chrétienne à tout un groupe de femmes.

Après avoir gagné au Christ une cinquantaine de néophytes, il s’apprête à repartir. Mais à ce moment-là, un groupe de rebelles aux ordres du général Tien, grand ennemi des chrétiens, vient arrêter des chrétiens. L’abbé Jean-Pierre écrit alors à l’évêque : Je reste au poste pour soutenir mes néophytes, dont le plus ancien, Jean Tchang, mon hôte, a été baptisé ce matin.

La troupe de la milice arrive sur place le 18 février au matin. Le missionnaire cache précipitamment les vases sacrés et les ornements sous un lit. La porte vole en éclat, on lui lie les mains, on arrête aussi :

Joannes Zhang Tianshen (le Jean Tchang dont parle Jean-Pierre dans sa lettre), né vers 1805 à Jiashanlong (Kaiyang, Guizhou), catéchiste ;

Martinus Wu Xuesheng, né vers 1817 à Chuchangbo (Qingzhen, Guizhou), catéchiste ; 

Joannes Chên Xianheng, né vers 1820 à Chengdu (Sichuan), catéchiste.

On va aussi arrêter Lucia Y.

Le prêtre et les trois catéchistes sont emmenés à Kay-Tchéou pour y être jugés par le sous-préfet Tai Lou-tché. Jean-Pierre, particulièrement, est attaché par les cheveux à la queue d’un cheval, et doit courir derrière la bête au gré du cavalier, au milieu des moqueries de la troupe. 

Après un interrogatoire aussi brutal que bref, les quatre sont condamnés à mort. Le mandarin écrit : J’ai découvert une conspiration avant qu’elle éclatât et j’en ai puni de mort les auteurs. On les dépouille de leurs vêtements et on les conduit en-dehors de la ville pour les exécuter, sous les yeux de Lucia.

Agenouillé au lieu du supplice, Jean-Pierre est décapité d’un coup de sabre, ainsi que les trois autres hommes ; c’était au soir du 18 février 1862.

Mgr Faurie rapporta qu’au moment où la tête de M. Néel roulait sur le sol, une nuée lumineuse descendit rapidement du ciel, resta immobile quelques instants au-dessus de son corps, puis s’évanouit. La foule des païens en fut effrayée et le bourreau plus que les autres. Du reste, ce prodige n’étonnera aucun de ceux qui ont connu M. Néel : c’était un saint.

Les corps resteront abandonnés sur place et en partie dévorés par les loups. Les têtes des Martyrs seront exposées sur les murs de Kai-Tchéou puis, quelques jours plus tard, enlevées par des chrétiens qui les rapporteront à l’évêque.

Peu avant de mourir, Jean-Pierre disait à ses amis : Ne craignez point ; suivez-moi jusqu'à la mort. Encore un peu de temps et nous entrerons dans le royaume des Cieux. 

Lucia sera décapitée le lendemain.

Jean-Pierre Néel et ses Compagnons seront béatifiés en 1909 et canonisés en 2000, parmi cent-vingt Martyrs de Chine fêtés ensemble le 9 juillet, tandis que saint Jean-Pierre Néel est mentionné au Martyrologe avec ses trois Compagnons, le 18 février. Localement, ils sont fêtés le 19 février, car le 18 est la fête de la Chaire de saint Pierre.

 

Actuellement, la Salle des Martyrs du Séminaire des Missions Etrangères de Paris, possède quelques reliques de saint Jean-Pierre Néel : quelques cheveux, une vertèbre du cou et quelques objets lui ayant appartenu.

Partager cet article

Repost0
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:00

Caterina Comensoli

1847-1903

 

Caterina Comensoli naquit à Val Camonica (Bienno, Brescia, Italie de nord) le 18 janvier 1847, cinquième des dix enfants de Carlo et Anna Maria Milesi, qui la font baptiser le jour même.

Dans son enfance, on lui remarque cette disposition à la méditation, ou à la “rêverie” ; et quand on lui demandait ce qu'elle faisait, elle répondait souvent : Je suis en train de penser. 

En réalité elle était intimement attirée par l'Eucharistie. A sept ans, n'en pouvant plus, un jour elle s'enveloppe d'un grand châle de sa mère et va très tôt, très tôt, à l'église, devant la balustrade du chœur ; là, devant le Saint Sacrement, elle fit mystiquement sa “Première Communion” ; elle promit aussi à Jésus de vivre dans la chasteté. Depuis, elle devint encore plus méditative, plus sérieuse, plus unie au divin Maître présent dans l'Eucharistie, et trop souvent seul. Elle aurait presque voulu prendre le Saint Sacrement et le porter au-dessus d'une haute montagne pour le faire voir à tout le monde et le faire adorer par tous.

Elle recruta parmi ses amies celles qui voulaient organiser avec elle une Garde d'Honneur pour adorer à tour de rôle la Divine Présence Eucharistique.

En 1862, elle entre chez les Sœurs de la Charité à Lovere (Brescia). Mais une grave maladie l'en fait sortir. En 1867, elle fait une autre tentative chez les Ursulines de Brescia.

Quand son père tombe malade, pour aider la famille elle se met au service d'un prêtre de Chiari (qui deviendra l'évêque de Lodi), puis de la comtesse Fé-Vitali, où elle devient véritablement dame de compagnie, accompagnant la famille dans ses déplacements.

En juin 1878, elle fait le vœu perpétuel de chasteté, qu'elle avait déjà fait lors de sa “première communion”. Elle entreprend aussi la formation des enfants d'un quartier de Bergame.

Après la mort de ses parents, elle rencontre chez la comtesse Fé-Vitali l'évêque de Bergame, qui l'encourage dans sa voie : elle voudrait établir une famille où principalement l'on adorerait l'Eucharistie. A ce projet, le pape Léon XIII y ajoute celui de s'occuper des jeunes travailleuses.

En 1882, avec deux autres compagnes, Caterina inaugure cette Congrégation des Sœurs Sacramentines, avec leur première heure d'adoration. Outre l'adoration de l'Eucharistie, elles s'engagent à subvenir aux besoins des pauvres, selon les dispositions de la Providence.

En 1884 Caterina prend le nom de Sœur Geltrude du Saint-Sacrement. Plusieurs maisons s'ouvrent dans la région.

Mais comme cela arrive souvent dans les premiers moments d'une nouvelle famille religieuse, cette famille des Sœurs Sacramentines doit passer par bien des adversités et des contradictions. Tout particulièrement un grave problème financier s'abat sur la fondation, la maison-mère est mise sous scellés, les religieuses doivent quitter le diocèse de Bergame pour celui de Lodi ; heureusement, l'évêque les reçut avec bienveillance en leur donnant une maison à Lavagna di Comazzo ; cet évêque, on s'en souvient, était ce prêtre chez qui elle avait travaillé précédemment à Chiari.

Grâce à la ténacité de Geltrude et des Sœurs qui lui sont restées fidèles, l'institut reprend souffle. En 1891, l'évêque concéda le décret de reconnaissance canonique. En 1892, Mère Geltrude put revenir dans sa maison de Bergame. Elle donnait une impulsion forte et décisive à son institut, fondé sur l'esprit de prière, de sacrifice, de mortification, d'obéissance, d'humilité et de charité, particulièrement envers les pauvres. 

Déjà seize maisons étaient ouvertes, quand l'heure de la fin de cette vie sonna pour Caterina-Geltrude le 18 février 1903.

Beaucoup de miracles s'étant produits par son intercession, elle fut béatifiée en 1989 et canonisée en 2009.

 

Les Sœurs Sacramentines se sont installées au Brésil (1946), au Malawi (1976), en Equateur (1987), au Kenya (1991), en Bolivie (2005), en Croatie (2006). L'Ethiopie et la Chine les ont en revanche expulsées après de pénibles mauvais traitements, suite aux agitations politiques qui ont secoué ces pays.

Partager cet article

Repost0
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 00:00

 

Youri Kachira

1904-1943

 

 

Youri (Georges, Jerzy en polonais)  naquit le 4 avril 1904 à Alexandrovo (Dzisna, Vilnius, actuelle Lituanie), de parents biélorusses qui, précédemment uniates étaient passés à l'orthodoxie quand l'Eglise uniate fut interdite. En 1905, le tsar lève cette interdiction et la mère de Youri retrouve sa religion d'enfance.

A Vilnius, où Youri grandit, la population est majoritairement catholique, de rite latin, tandis qu'une minorité, d'origine ruthène, est gréco-catholique (uniate). D'autres minorités existent aussi : orthodoxe pour les habitants d'origine biélorusse, protestante pour ceux d'origine germanique. Cette situation assez complexe ne s'arrange pas avec les guerres et les annexions successives : Pologne et Lituanie se jalouseront, puis s'uniront contre la Russie bolchevique. La région où vit Youri est occupée par les Allemands en 1915, devient soviétique en 1918, polonaise entre 1919 et 1921, avant de repasser sous la domination soviétique, jusqu'à sa récente reprise d'indépendance en 1990.

Tôt orphelin, Youri devient catholique en 1922 - il a dix-huit ans – au terme de ses études au collège secondaire tenu par les pères marianistes de l'Immaculée Conception. Il entre dans leur noviciat à Drouïa, une ville à la frontière avec la Biélorussie.

Il prononce ses vœux en 1929, et va faire ses études de philosophie et de théologie à l'université de l'Angelicum de Rome. Il est ordonné prêtre à son retour, en 1936.

Il est alors chargé du juvénat des marianistes, en même temps qu'il enseigne dans le lycée. Mais le gouvernement de Pologne impose des lois laïcistes et le père Youri doit partir à Rasna en Polésie, une petite enclave entre la Biélorussie, la Pologne et l'Ukraine.

Pire encore, en septembre 1939, quand l'Allemagne envahit la Pologne par l'ouest, et la Russie par l'est. Les marianistes sont expulsés, et le père Youri finit pas regagner Drouïa après s'être caché de maison en maison à travers la Lituanie. 

C'est à partir de ce moment que Youri va partager le sort du père Antoni Leszczewicz. 

En juin 1941, le père Antoni passe de l'autre côté de la frontière : là où les Soviétiques avaient fermé les paroisses depuis une vingtaine d'années, l'armée allemande s'était installée et le père Antoni voulait rouvrir ces paroisses et organiser un ministère paroissial. Il s'installe discrètement à Rossitsa, avec des Sœurs de la congrégation des Servantes de Jésus dans l'Eucharistie, ainsi que le père Jerzy. Les autorités allemandes qui ferment les yeux au début, se mettent à suspecter ces activités, craignant une reprise du nationalisme biélorusse, d'inspiration soviétique et donc anti-germanique.

En février 1943, les Allemands lancent une opération de ratissage (l'opération Winterzauber, c'est-à-dire “Nettoyage d'hiver”, ou encore “Tragédie d'Osveïa”, du nom d’une des localités d’où les autorités nazies voulaient évacuer toute la population, supprimant les hommes et envoyant femmes et enfants «capables» en camp de concentration, les autres étant éliminés sur place) -avec la complicité de miliciens ukrainiens et lettons, dressés contre les soviétiques. Un millier d'otages des environs sont enfermés dans l'église de la Sainte-Trinité, dans la journée du 17 février 1943. Le père Antoni, prévenu, ne pense pas un instant à s'enfuir, de même que le père Youri ; ensemble ils font le sacrifice de leur vie, et restent avec les otages pour les confesser et les assister au moment de la mort. Même chose quand un officier allemand leur propose la liberté.

Les otages sont extraits de l'église par petits groupes d'une dizaine, enfermés dans des granges ou écuries avoisinantes, que les miliciens font sauter à coup de grenades. Ceux qui ne sont pas brûlés, sont fusillés.

Le père Antoni brûle avec une douzaine d'otages dans une écurie, dans la nuit du 17 au 18 février 1943. Quelques heures après lui, le père Jerzy partage le même sort, au matin du 18 février.

Le père Antoni Leszczewicz et le père Youri Kachira font partie des cent-huit Martyrs de Pologne, béatifiés ensemble en 1999, et fêtés localement ensemble le 13 juin. 

Le dies natalis du père Youri est au 18 février.

 

 

Partager cet article

Repost0
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:00

Yu Chŏng-nyul Petrus

(Yu Jeong-nyul Peteuro)

1836-1866

 

Ce Coréen était né en 1836 (ou 1837) à Nonje (Taphyen, Pyŏngyang, Corée N), et perdit ses parents très tôt.

Pour vivre, il vendait des sandales de paille.

De caractère très vif, très emporté, il traitait fort durement son épouse. Il avait en outre la passion des jeux de hasard.

Vers 1863-1864, il connut la religion catholique et en 1864, il vint à Seoul où il reçut le baptême des mains de l’évêque, Mgr Berneux (v. 7 mars). C’est là qu’il reçut le nom de Petrus (ou Peteuro, dans l’ancienne transcription coréenne).

Du jour où il reçut le baptême, Petrus changea complètement : il fut doux et aimable avec son épouse et, pour se punir de sa rudesse passée, il se flagellait lui-même. Et il arrêta de jouer !

Plein de zèle pour le Christ, il amena à la foi catholique un grand nombre de gens, grâce à l’exemple de sa vie désormais douce et pleine de foi.

En 1866 courut le bruit d’une prochaine persécution, mais il resta tranquille. Le jour du Nouvel An, il dut être inspiré de l’Esprit-Saint, car il disait adieu à tous ses parents.

En visite à la mission de Kodunni, il était en train de prier avec un autre catéchiste, Chŏng Vincentius, et d’autres personnes, lorsque plusieurs policiers firent irruption dans la maison. Certains purent s’enfuir, mais Petrus fut arrêté, avec le neveu de Vincentius,  U Se-yŏng Alexius. Petrus était très heureux : il avait la chance de devenir martyr ; il refusa de se faire lier. On les emmena à Pyŏngyang pour les mettre en prison.

Le gouverneur de Pyŏngyang ordonna à quelques apostats de battre Petrus à coup de rotin ; ceux qui refusèrent reçurent des coups de la part des hommes du gouverneur.

Finalement, Petrus fut battu à mort, le 17 février 1866. Il avait environ trente ans.

Pour être sûr de sa mort, le gouverneur fit brûler le corps de Petrus, puis cinq apostats le traînèrent dans la rivière Taedong. La nuit suivante, l’épouse de Petrus parvint à retirer le corps de l’eau pour l’ensevelir dans le cimetière de la famille.

Parmi les apostats qui le battirent et le traînèrent dans la rivière, se trouvait le pauvre U Se-yŏng Alexius, qui fut forcé d’apostasier ; on reparlera bientôt de lui, car pleinement repenti, il mourut martyr le 11 mars.

Dix ans plus tard, le gouverneur ordonna d’ériger un monument en pierre le long de la rivière. En réalité, ce monument devait exalter le gouverneur pour avoir tué des Catholiques, mais il devint plutôt la preuve du martyre de Petrus. Le monument existe toujours à Pyŏngyang.

Petrus est l’un des cent-trois Martyrs coréens qui furent béatifiés, les uns en 1925, les autres en 1968 (dont notre Petrus) ; tous furent canonisés en 1984.

Le dies natalis de Petrus est au 17 février, tandis qu’une fête commune célèbre tous ces Martyrs coréens le 20 septembre.

 

Partager cet article

Repost0
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:00

Gerardino Sostegni

1204-1282

 

Ce pieux marchand de Florence fut un des Sept Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Il prit le nom de Sostegno.

On retient de lui la sainte amitié qui le lia à son Confrère, Ricovere (Uguccio) Uguccione : tous deux naquirent en 1204, et Dieu consacra cette belle amitié en les rappelant tous les deux le 3 mai 1282, à la même heure.

 

 

Sur l’ensemble de ces Fondateurs, voir la notice : Servites de Marie (Sept Fondateurs des)


Partager cet article

Repost0
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:00

Ricovere Uguccioni

1204-1282

 

Ce pieux marchand de Florence fut un des Sept Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Il prit le nom de Uguccio.

On retient de lui la sainte amitié qui le lia à son Confrère, Gerardino (Sostegno) Sostegni : tous deux naquirent en 1204, et Dieu consacra cette belle amitié en les rappelant tous les deux le 3 mai 1282, à la même heure.

 

 

Sur l’ensemble de ces Fondateurs, voir la notice : Servites de Marie (Sept Fondateurs des)

 

Partager cet article

Repost0
17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:00

Benedetto dell’Antella

1203-1268

 

Ce pieux marchand de Florence fut un des Sept Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.

Il est plus connu sour le nom de Manetto, qui semblerait être un diminutif de Benedetto.

En 1264, il fut prieur à Lucca puis, de 1265 à 1267, quatrième supérieur général de l’Ordre.

Il quitta ce monde, probablement, le 20 août 1268. 

 

 

Sur l’ensemble de ces Fondateurs, voir la notice : Servites de Marie (Sept Fondateurs des)


Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de samuelephrem
  • : Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !
  • Contact

Recherche

Pages

Liens