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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:00

Giuseppe Allamano

1851-1926

 

Giuseppe naquit le 21 janvier 1851 à Castelnuovo d'Asti (Piémont, Italie), dans une famille profondément chrétienne d'agriculteurs.

Il est orphelin de père à trois ans.

Sa mère est la sœur de saint Giuseppe Cafasso (voir au 23 juin). Le petit Giuseppe va étudier à Valdocco, à l'oratoire de saint Giovanni Bosco (voir au 31 janvier), qui est son confesseur.

Après ses études au séminaire, il est ordonné prêtre pour le diocèse de Turin, en 1873.

Il est d'abord nommé co-directeur du séminaire et directeur spirituel des séminaristes, puis en 1880 recteur du sanctuaire de la Consolata : ce sanctuaire abrite une très ancienne icône de la Vierge à l'Enfant, de style byzantinisant, retrouvée sur révélation céleste par un aveugle de Briançon au 11e siècle dans les décombres d'une ancienne chapelle en ruines. L'aveugle guérit de sa cécité et le peuple turinois eut désormais une grande dévotion à cette Vierge de la Consolation. 

La Sainte Vierge sera ainsi le “moteur” de toute l'œuvre missionnaire de Giuseppe Allamano.

Il rouvre et anime le Convitto Ecclesiastico, qu'avait fondé son oncle Cafasso pour compléter la formation des jeunes prêtres, et publie le premier bulletin du Sanctuaire en 1898, un travail d'avant-garde pour l'époque.

En 1901, il fonde l'Institut des Missions de la Consolata, dont les premiers missionnaires partiront dès 1902 pour le Kenya. Puis il demande à son ami Giuseppe Cottolengo (voir au 30 avril) de faire assister ces missionnaires par les Sœurs Vincentiennes fondées par ce dernier. Finalement, sur l'invitation du pape, il fonde en 1910 la branche féminine du même Institut.

Ce qu'il demande à ses missionnaires, c'est la sainteté !

Un de ses apophtegmes est celui-ci : 

Le bien fait peu de bruit ; beaucoup de bruit ne fait pas de bien ; le bien, il faut le faire bien et sans bruit.

Dès 1912, avec d'autres prêtres, il signale au pape le peu de connaissances que les fidèles et même le clergé ont des missions, et demande une journée de sensibilisation. Cette journée sera instituée en 1926 : c'est le dernier dimanche du mois d'octobre.

Les missionnaires de l'Institut de la Consolata sont environ deux mille, répartis dans vingt-cinq pays du monde entier.

 

Giuseppe Allamano meurt à Turin le 16 février 1926 et sera béatifié en 1990.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:00

Franciscus Tōyama Jintarō

1600-1624

 

 

 

Franciscus était né vers 1600 à Yamanashi (Japon).

C'était un laïc du diocèse de Funai.

Il fut martyrisé à Hiroshima le 16 février 1624, approximativement à vingt-quatre ans, l’âge d'autres grands Saints comme Louis de Gonzague, Thérèse de Lisieux, Gabriel de l'Addolarata...

 

Franciscus Tōyama Jintarō fait partie des cent quatre-vingt-huit Japonais martyrs, béatifiés ensemble en 2008.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:00

 

Mariano Arciero

1707-1788

 

Mariano Arciero naquit à Contursi (Salerno, Italie du sud), des pieux parents Mattia et Autilia Marmora, de modestes cultivateurs.

Dès l’âge de huit ans, Mariano (qui portait bien son nom marial) se fit remarquer pour sa profonde dévotion envers la Mère de Dieu, qu’il appelait «jolie Maman», ainsi que pour ses qualités intellectuelles vives et son tempérament docile.

Il dut bientôt laisser ses moutons et sa maison pour accompagner à Naples son précepteur, Emanuele Parisi, qui devint son guide pour ses études et sa formation, tant morale que spirituelle. L’influence fut tellement bonne qu’une fois prêtre, don Emanuele put conduire son élève au séminaire et au sacerdoce, que Mariano recevra en 1731.

Le clergé napolitain remarqua bien vite cette «bibliothèque de Dieu», comme on appela Mariano, tant étaient grands non seulement son savoir théologique, sa connaissance des Ecritures, et ses connaissances dans les sciences humaines, mais aussi son zèle à répandre l’Evangile.

Don Mariano fut bientôt appelé en Calabre pour y prêcher. Il y restera vingt années comme missionnaire et pèlerin de l’Evangile, ramenant le clergé à la sainte discipline, faisant édifier des églises où il travaillait comme un ouvrier parmi les autres.

Le jeune prêtre passait jusqu’à six heures par jour à la catéchèse des petits et des adultes. Il écrivit pour eux un petit livre, qui sera édité cinq fois : «Pratique de la Doctrine chrétienne, en douze instructions et dialogues». On l’appela l’apôtre de la Calabre.

Revenu dans le diocèse de Naples, il fut chargé par l’archevêque de la prédication et de la catéchèse, en même temps que de la direction spirituelle du Séminaire et de la Congrégation de l’Assomption.

Là comme précédemment, don Mariano se montra fervent de l’Eucharistie et de la très sainte Vierge Marie.

Les souffrances ne l’épargnèrent pas et même, plutôt, l’accompagnèrent pendant plus de cinquante ans. Il vivait très pauvrement, s’habillait modestement, et donnait aux autres les aumônes qu’il recevait pour lui-même ; il mangeait peu, dormait peu.

Comme il l’avait annoncé plusieurs fois, il mourut à ce monde terrestre le 16 février 1788. A ce moment-là était présente une sainte religieuse, qui est maintenant sainte Maria Francesca des Cinq Plaies (voir au 6 octobre) ; celle-ci témoigna : «J’ai vu l’âme de don Mariano transportée aux cieux. Elle était entourée de deux anges, qui portaient deux couronnes : Jésus et la très Sainte Marie, qui le bénirent».

Les prodiges qui s’étaient déjà manifestés durant la vie sur terre de don Mariano, continuèrent après la mort. L’examen de sa cause s’ouvrit au siècle suivant. Pie IX en disait qu’il était un très fidèle outil de Dieu pour le bien de l’Eglise.

 

Un nouveau miracle survenu en 1954 aboutit à la béatification de don Mariano, qui eut lieu en 2012.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:00

Marutha

(fin IV.-début V.)

 

On ne connaît pas beaucoup de détails personnels sur ce grand évêque oriental, qui joua pourtant un grand rôle dans les rapports entre Constantinople et les Eglises perses. Quand l’on voit la difficile situation des chrétiens du Moyen-Orient, on prendra intérêt à ce saint évêque et à la situation florissante de ces chrétientés dans les premiers siècles.

Le nom de Marutha est araméen. L’orthographe du nom de cet évêque a pu différer : Maruta, Marutha, Maruthâ, Maroutha. Le Martyrologe Romain écrit Maruthas. 

Peut-être vit-il le jour dans une zone d’influence perse, donc à l’extrême orient de l’Empire romain. Il étudia la théologie et la médecine.

On le trouve au synode de Side (382-383), organisé par Flavien archevêque d’Antioche contre les messaliens ou euchites, des vagabonds qui priaient et ne travaillaient point. Marutha y porte le titre d’évêque de Sophene, région au sud-ouest de l’Arménie. Il est difficile de déterminer le nombre et les dates de ses missions en Perse.

Les empereurs romains, une fois chrétiens, avaient accoutumé d’orner d’un prélat leurs ambassades à la cour sassanide. On choisissait de préférence un évêque de Mésopotamie, bien au courant des affaires persanes à cause des relations fréquentes de voisinage. Il pouvait prendre langue avec ses coreligionnaires araméens vivant au-delà de la frontière ; il les sondait sur les menées et les projets du prince sassanide. 

C’est comme “évêque de Mésopotamie” qu’il vint au synode du Chêne, près de Chalcédoine (été 403). On ne sait au juste pourquoi il s’y prêta, en apparence, sinon de cœur, aux menées de Théophile d’Alexandrie et de saint Epiphane contre saint Jean Chrysostome. Il pensait sans doute, dans un premier temps, obtenir la protection des chrétiens dans cette immense empire sassanide, et dans un second temps faire rapidement cesser l’exil du Chrysostome. Cette attitude lui valut en tout cas les bonnes grâces du gouvernement et une mission en Perse. 

De son côté, saint Jean Chrysostome exilé écrivait à sa fidèle Olympias, vers la fin de 404 : N’abandonnez pas l’évêque Marutha, veillez sur lui autant que vous le pouvez pour le tirer de l’abîme. J’ai très grand besoin de lui dans les affaires de Perse. Tâchez d’apprendre de lui, si possible, ce qui s’est fait là-bas grâce à lui, pourquoi il est revenu et indiquez-nous si vous lui avez transmis les deux lettres que je lui ai envoyées… On voit ici avec quelle charité saint Jean Chrysostome considérait Marutha, le rejoignant en quelque sorte dans le souci commun du bien des fidèles.

Marutha sut se gagner l’estime du monarque perse : il l’aurait délivré de maux de tête opiniâtres, ou bien il aurait libéré son fils d’un démon. Ce qui est sûr, c’est qu’il inclina le sassanide, Iazdgerd, à une politique favorable aux chrétiens et put ainsi réorganiser l’Eglise de Perse au moyen du concile de Séleucie (410). Les mages, jaloux du crédit de Marutha, firent entendre une voix au moment où le roi venait adorer le feu, disant qu’il fallait chasser ce prince ami d’un pontife chrétien. Marutha conseilla au roi de faire creuser à l’endroit où la voix s’élevait. Le roi s’aperçut ainsi que ce n’était pas le feu qui parlait, mais un homme caché en un caveau. Il décima les mages et permit à Marutha de bâtir toutes les églises qu’il voudrait. 

Iazgerd était un politique avisé qui jugea prudent de se concilier les nombreux chrétiens qui habitaient son vaste royaume. Il concéda à Marutha une sorte de concordat. Malheureusement, à la fin de sa vie, il n’hésita point à persécuter ces chrétiens quand ils lui parurent gênants.

Au concile de Séleucie, Marutha se présenta nanti de trois lettres des “Pères occidentaux”. On adopta les canons de Nicée. Deux officiers du Roi des Rois demandèrent qu’Isaac fût primat et mirent le bras séculier au service d’Isaac et de Marutha pour faire respecter les décisions du concile. On se sépara en remerciant le Roi des Rois et en décrétant des prières publiques. 

Marutha pouvait être heureux du changement qu’il avait obtenu en si peu de temps. L’Eglise, hier persécutée et divisée, était maintenant protégée par la Porte Royale. Une hiérarchie organisée allait appliquer les règles canonisées dans le monde romain. La foi de Nicée unissait toutes les chrétientés syriennes. Plus de liturgies privées à domicile ; une église par paroisse, un évêque par diocèse (environ trente), un métropolitain par province (cinq), et un chef, le catholicos des villes royales, Séleucie-Ctésiphon.

Notre Evêque embellit sa ville épiscopale, Maïperqat, très probablement l’ancienne Tigranocerte, que l’on devait appeler Martyropolis à cause des nombreuses reliques de martyrs perses qu’il y apporta. Il la dota d’églises, l’entoura de murailles. La cité fut séparée du diocèse de Sophene.

Marutha fut donc un négociateur persuasif, éminent agent de liaison entre Constantinople et Séleucie. 

En Orient, on le fête le 16 ou 17 février ; en Occident, on l’avait commémoré curieusement le 4 décembre, mais les récents contacts entre les Eglises catholique et orthodoxe ont fait adopter une date unique, ce qui fait que Marutha est mentionné maintenant au 16 février.

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00

6e dimanche per annum - A

 

Ecoutons fidèlement l’enseignement de Jésus, comme si c’était la première fois, comme si nous le rencontrions en Palestine après son Baptême, après qu’il ait appelé les premiers apôtres et opéré ses premiers miracles. En un mot : écoutons notre Maître avec des oreilles nouvelles, avec un cœur nouveau, sans laisser notre esprit à l’illusion du “déjà entendu”.

 

*       *       *

 

Avant de parler de ce Discours sur la Montagne, nous entendons en ce jour un petit extrait très important du Siracide (la Vulgate l’appelle Ecclésiastique), un livre qui ne fait pas partie du canon juif, mais qui fut connu et cité par les rabbins.

Le verset qui précède immédiatement l’extrait d’aujourd’hui est une référence fondamentale pour la doctrine de la liberté : C’est (le Seigneur) qui au commencement a fait l’homme et l’a laissé à son conseil.  

En créant l’homme à son image, Dieu l’a rendu participant de la Liberté divine, de cet état ontologique d’adhérence au Bien. Dieu ne peut faire le mal, parce qu’Il est fondamentalement libre. Dans son état initial, créé à l’image et la ressemblance de Dieu, l’homme était naturellement libre et porté vers le Bien. Dieu n’a commandé à personne d’être impie, il n’a permis à personne de pécher. Quand l’homme fut tenté et hésita entre obéir ou désobéir, il perdit sa liberté ; abusant de sa liberté, il la perdit et sombra dans le péché. C’est depuis lors qu’il est sans cesse dépendant de son libre arbitre, du choix qu’il doit faire entre telle ou telle action.

Un enseignant de théologie, et non des moindres, disait à ses élèves que, si Adam a péché, la responsabilité première en revenait à Dieu, qui l’avait laissé libre… Etrange doctrine. L’Ecriture nous dit bien aujourd’hui : Il dépend de ton choix de rester fidèle.

 

*       *       *

 

L’extrait du psaume 118 mérite son petit commentaire aujourd’hui. Le psaume 118 est le psaume le plus long des cent cinquante psaumes de l’Ecriture. Ce psaume est dit “alphabétique”, car les huit vers de chaque strophe commencent par l’une des vingt-deux lettres de l’alphabet hébreu. Les cent soixante-seize versets de ce monument à la fois mystique, poétique et littéraire constituent ainsi vingt-deux strophes réparties sur chaque jour de la prière hebdomadaire de la Liturgie des Heures. Les versets que nous relisons aujourd’hui à la Messe sont pris aux strophes 1, 3 et 5.

Chacun de ces versets contient tour à tour l’un de ces mots fondamentaux qui désignent la Loi : témoignage, précepte, volonté, commandement, promesse, parole, jugement, voie. Le mot loi et tous ces synonymes sont à prendre ici dans le sens le plus large d’enseignement révélé, tel que l’ont transmis les prophètes.

Plus particulièrement, quand David demande au Seigneur : Sois bon pour ton serviteur, et je vivrai, il entend par cette vie la plénitude de l’épanouissement dans la joie divine, un émerveillement mystique devant l’immensité divine, quelque chose qui doit ressembler à l’extase, mais que seuls de grands Saints ont pu connaître.

Sans arriver jusqu’à ce degré d’union intime avec Dieu, nous sommes sans cesse appelés à en recevoir la Sagesse, une grâce divine qu’on énumère dans les Dons du Saint-Esprit. 

 

*       *       *

Pour recevoir cette grâce, il faut réellement se démarquer de la (fausse) sagesse de ceux qui dominent le monde et qui déjà se détruisent, nous dit l’Apôtre Paul ; qui ajoute plus loin qu’Aucun de ceux qui dominent ce monde n’a connu (la sagesse de Dieu).

La citation que fait Paul de l’Ecriture (Ce que personne n’avait vu de ses yeux…) est une combinaison très réussie de deux extraits des prophètes Isaïe et Jérémie (Is 64:3 ; Jr 3:16). On prétend parfois que la pensée de Paul est incompréhensible ; en réalité elle est difficile, certes, surtout si l’on est encore trop tributaire de la “sagesse du monde”. Ce qu’on a dit précédemment n’a rien de très difficile à comprendre : ce qui est difficile est plutôt de faire passer dans notre quotidien cette Sagesse divine qui nous manque si souvent. La Sagesse de Dieu est une grâce qu’il faut demander avec persévérance, à l’image du jeune Salomon (cf. Sg 9).

 

*       *       *

 

Ecoutons maintenant la Sagesse incarnée, Jésus, donner son premier enseignement à ses disciples sur la Montagne (une des collines proches de Capharnaüm). Il faut essayer de se mettre parmi eux et imaginer ce que pourrait être leur état d’esprit, dans ces premiers pas qu’ils font avec le Sauveur. Ils ont d’abord suivi Jean-Baptiste, puis trouvé cet Homme qui les a fascinés par son Verbe, par son attitude, sa bonté inaltérable, ses premiers miracles aussi : pour eux cet Homme est une sorte de leader, quelqu’un qu’on écoute volontiers parce qu’il leur parle d’une façon nouvelle, et dont ils attendent évidemment qu’il apporte un réel changement à leurs conditions de vie, sociale et politique. 

Alors Jésus les met immédiatement au diapason : il ne va rien changer à la Loi et aux Prophètes ! rien abolir ! Il va accomplir ! Stupeur, étonnement des auditeurs : ils sont habitués à entendre chaque Sabbat les versets, les préceptes de la Loi qu’on leur lit et qu’on leur rabâche inlassablement ; ils pensent désormais les connaître par-cœur et voilà que Jésus prétend les porter à leur accomplissement… Avec quelle curiosité vont-ils maintenant écouter ce qui va suivre, en retenant leur souffle.

C’est là que commencent les Béatitudes que nous avons lues il y a quinze jours, puis l’appel, dimanche dernier, à être le Sel et la Lumière du monde. Aujourd’hui donc, Jésus nous donne un ample enseignement sur ce que doit être notre vie intérieure, en évitant de nous contenter de pratiques extérieures et de rites habituels. Il est sans doute inutile de redire ce que Jésus dit si clairement. Mais ne passons pas trop vite sur certains versets, que nous croyons avoir déjà entendus cent fois et que nous survolons trop rapidement, pour les mettre vraiment en pratique dans notre vie.

Nous voyons que Jésus assimile la colère à un meurtre. Les gens se mettent très souvent en colère : les protestations et les rébellions de tout genre portent la marque de la colère et nous y sommes presque habitués., au point que nous avons oublié que la colère est un des péchés les plus graves et qu’on appelle un vice. On se reportera utilement à ce sujet aux articles 1866 et 1867 du Catéchisme de l’Eglise Catholique. 

C’est que la colère est un très grave manquement à la charité ; Dieu est Charité, dit saint Jean (1Jn 7:8). Pécher contre la Charité, c’est donc pécher directement contre Dieu, auteur de la Vie ; c’est un acte de mort. 

Des dix Commandements de Dieu, les trois premiers concernent directement le culte envers Dieu, et le quatrième le respect envers les parents, notre première autorité dans la vie. Le cinquième Commandement concerne justement la vie : Tu ne tueras pas. Maudire et calomnier, sont des attitudes meurtrières, parce que contraires à l’Amour : Un coup de langue est parfois plus mauvais qu’un coup de lance, avons-nous appris dans nos vieilles leçons de morale.

Jésus parle ensuite de l’adultère, se référant ici au sixième Commandement de Dieu : Tu ne commettras pas l’adultère. La banalité qu’est devenue l’adultère à toutes les époques et plus encore aujourd’hui, pourrait nous faire oublier l’extrême gravité de ce péché, un péché si grave aux yeux de Dieu, qu’Il n’a pas de comparaison plus forte pour exprimer par la bouche du prophète Osée le péché dans lequel est tombé tout le peuple d’Israël. Osons le dire fortement : l’adultère est une infidélité, la rupture d’un serment solennel, une trahison.

Enfin, le Divin Maître parle des serments et de la sincérité, se référant au huitième Commandement. Quand Il condamne les serments, il n’interdit pas les promesses solennelles, mais Il nous avertit que notre parole ne doit dire que des choses justes et vraies. Plus tard, Jésus sera encore plus incisif en nous disant : De toute parole sans fondement (verbum otiosum) que les hommes auront proférée, ils rendront compte au jour du jugement (Mt 12:36). Ce n’est pas par hasard que le Fils de Dieu a été appelé le Verbe, étant l’expression-même de la Vérité (cf. Jn 1). A notre tour, notre verbe doit refléter toujours cette Vérité.

Puisqu’on a rapproché les Commandements de Dieu de l’enseignement du Christ sur la Montagne, on pourra demander maintenant pourquoi il a “sauté” une référence au septième Commandement, concernant le vol. Peut-être parce que le vol, plus que tout autre péché, est très fortement ressenti dans notre conscience, suffisamment pour qu’il ne soit pas utile de le commenter. Mais aussi, plus simplement, parce que notre Sauveur n’a pas explicitement choisi de commenter les dix Commandements de Dieu, lesquels d’ailleurs ne se trouvent pas tels quels dans l’Ecriture, mais en sont un condensé pratique à l’usage des fidèles (voir là-dessus l’Abrégé du même Catéchisme, pp. 172-175).

 

*       *       *

 

Jésus donc, dans le Discours sur la Montagne, expose à ses disciples comment accomplir vraiment la Loi, en la vivant profondément dans notre cœur, dans un amour toujours plus grand de Dieu et du prochain. C’est une grâce à demander à Dieu, non pas parce qu’Il ne nous l’accordera que si nous la Lui demandons, mais parce qu’en la demandant, nous Lui ouvrons déjà notre cœur pour la recevoir mieux.

Relisons bien la Prière du jour : Dieu, qui veux habiter les cœurs droits et sincères, donne-nous de vivre selon ta grâce…  

Amen.                                                                                                                                                                                                    

 

 

 

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00

Pere Vallmitjana Abarca

1875-1937

 

Pere (Pierre) était né le 19 mai 1875 à Barcelone.

Il entra dans l’Ordre bénédictin au monastère de Montserrat, dépendant de la congrégation de Subiaco.

Les milices républicaines procédèrent au sac complet du monastère et des monuments religieux des environs, détruisant des objets du patrimoine de grande valeur, comme les archives, les parchemins, ainsi que la plupart des statues et images saintes des sanctuaires ; les cloches furent fondues pour fabriquer des armes ; on put compter jusqu’à quatre-vingt quatre wagons qui partirent de Montserrat, peu avant la libération finale, emportant un matériel évalué alors à plus d’un million de pesetas.

Don Pere fut martyrisé à Cerdanyola (Barcelone) ; il aurait été brûlé vif dans un four de ciment. Ce fut le 15 février 1937.

 Il a été béatifié en 2013.


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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00

Antonin

1601-1611

 

Se reporter à la notice : Bedřich Bachstein et Compagnons

 

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00

Jan

1603-1611

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00

Emmanuel

1581-1611

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00

Giovanni Bodeo

1581-1611

 

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