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18 août 2018 6 18 /08 /août /2018 17:49

Gregorio Martos Muñoz

1908-1936

 

Gregorio naquit en Argentine le 3 avril 1908 à Chilecito (La Rioja). Il ne s’agit donc pas de la province espagnole de La Rioja, mais bien de la région d’Argentine, où les parents Martos Muñoz avaient émigré en quête de travail. Ses parents le firent baptiser neuf jours après la naissance ; Gregorio avait au moins une sœur, Dolores, et des frères.

En 1918, la famille revint en Espagne. Gregorio entra au séminaire de Grenade et y étudia avec suffisamment d’ardeur au point qu’il put passer une année. Au terme de ses Humanités, il fut nommé préfet du Petit séminaire.

Prêtre, il fut chargé de la paroisse de El Ejido. Empli de l’esprit de pauvreté, il renonça à l’héritage paternel. Il savait secourir les pauvres : il ne demandait rien s’il baptisait ou mariait des enfants de famille peu fortunée ; une fois, il baptisa ainsi un enfant de gitans et ensuite invita lui-même la famille à déjeuner avec lui.

Dès le début de la persécution de juillet 1936, il fut arrêté le 21 juillet. Le lendemain, on le transféra à la prison de Berja ; le 7 août, on le laissa en liberté surveillée, tellement surveillée que le 12, alors qu’il tentait d’aller se cacher pour échapper aux révolutionnaires, il fut arrêté à Peña Rodada, remis en prison à Berja, puis à El Ejido. On voulut le faire blasphémer sur une médaille de la Sainte Vierge, mais il préféra l’avaler plutôt que de la profaner.

Le 19 août, on l’emmena avec deux autres prisonniers à Albufera de Adra ; il demanda à être exécuté en dernier, pour donner l’absolution aux deux autres condamnés. Pour l’enterrer, on réquisitionna don José Peris Ramos, qui allait lui-même être martyrisé quelques jours plus tard (v. 1.septembre). La maman, Josefa, demanda à tous ses enfants de ne pas chercher vengeance.

Martyrisé le 19 août 1936, béatifié en 2017, Gregorio Martos Muñoz sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 19 août.

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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 16:18

Agustín Fernández Vázquez

1895-1936

 

Né le 25 janvier 1895 à San Lorenzo del Escorial (Madrid), Agustín fut un Chrétien authentique dans tous les sens du mot.

Son métier était d’être facteur, mais son temps libre était tout à Dieu. Il habitait le quartier de Chamberí (Madrid) avec son épouse Catalina et n’avait pas d’enfants. Chaque fois qu’il le pouvait, il rendait service à la basilique proche, dédiée à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. Il fut trésorier de l’association des Chevaliers de Notre-Dame, en vertu de quoi il était chargé de porter secours à des personnes pauvres : les noms de celles-ci figuraient sur une liste qui était tombée aux mains des miliciens républicains, qui purent ainsi remonter à Agustín.

On vint l’arrêter le 17 août 1936 à sept heures du matin : des hommes des Forces d’Assaut, de la Sécurité et huit autres miliciens - tant de monde, armé, pour arrêter un pauvre facteur ! - firent une descente en règle à l’appartement du facteur et l’emmenèrent on ne sait où. Son épouse courut à la «tchéka» voisine, installée dans le couvent des Servantes du Sacré-Cœur, mais on lui répondit que son mari ne s’y trouvait pas ; le lendemain, on la renvoya à la Direction Générale de Sécurité, et elle fit ainsi toutes les «tchékas» sans jamais retrouver son époux.

Ce n’est que huit jours après qu’elle put lire le constat de décès d’Agustín, mais elle ne sut jamais ce qu’on avait fait à son mari, ni comment ni où il était mort. D’après le constat, on fusilla Agustín le 18 août 1936 au Cuartel de la Montaña ; quand on voulut inspecter la fosse commune du cimetière municipal de Madrid, les corps n’étaient pas reconnaissables.

Martyrisé le 18 août 1936 et béatifié en 2017, Agustín Fernández Vázquez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 août.

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17 août 2018 5 17 /08 /août /2018 16:16

Antoni Junyent Estruch

1896-1936

 

Né le 25 octobre 1896 à Vacarissas (Barcelone), Antoni était le fils de Francisco et Josefa, qui le firent baptiser et confirmer, mais on ignore les dates de ces sacrements, car le registre de la paroisse fut détruit dans l’incendie provoqué par les révolutionnaires. On sait qu’Antoni avait une sœur, Mercedes.

Antoni entra au postulat des Pères Clarétains de Vic en 1908, où il eut de très bons résultats ; il passa au noviciat de Cervera en 1912, où il fit la profession (1913) et étudia la Philosophie et la Théologie ; il acheva la Théologie à Solsona (1919).

A ses heures, Antoni était poète de talent ; il obtint un prix en 1919 pour une de ses compositions en l’honneur de Notre-Dame. Mais modestement il dissimula cette activité - qu’il finit même par considérer du temps perdu - pour se dédier principalement à la prédication et au salut des âmes.

Ordonné prêtre en 1921, il fut envoyé à Cervera. Sa santé commença déjà à lui poser des problèmes et l’obligea à restreindre ses activités - qui cependant ne furent pas négligeables : Barbastro, Cervera, Lleida, Berga, Solsona, retour à Berga. Il prêchait beaucoup, organisait des neuvaines, des retraites.

En 1935 toutefois, il n’avait presque plus d’occupations. Il s’apprêtait à partir en Argentine, mais les événements de 1936 troublèrent ces projets.

Le 19 juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Barcelone, où il se trouvait justement en prévision de l’embarquement. Vêtu à la paysanne, il rejoignit sa sœur Mercedes qui habitait par là et vécut chez elle jusqu’au 18 août. Ce jour-là, il alla à l’agence de voyages pour s’assurer qu’un navire partait pour l’Argentine, mais revint à la maison assez inquiet, car les employés n’étaient pas ceux qu’il avait rencontrés précédemment.

A quelques pas derrière lui le suivaient deux individus, dont l’un dit : Celui-là doit être un prêtre. Je lui tire dessus ? Et l’autre : Non, laisse-le en paix, tu ne sais pas qui ça peut être. Vers seize heures cependant, arriva une patrouille ; on arrêta le père Antoni ; on lui demanda de montrer ses paumes, ce qu’il fit, et on lui dit : Ça se voit que tu n’as jamais travaillé, et on l’emmena.

On ne sait où ni quand il fut assassiné : le soir du 18 août, le 19 août ? On retrouva son cadavre à l’hôpital, où il fut déposé à huit heures du matin le 20 août.

Son départ pour l’Argentine était prévu pour le 21 août. Il partit plutôt pour le Ciel.

La Congrégation clarétaine retient qu’il fut martyrisé le 18 août 1936 à Barcelone ; béatifié en 2017, Antoni Junyent Estruch sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 18 août.

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 14:29

Julio Aramendía Urquía

1900-1936

 

Né le 5 décembre 1900 à Ovanos (Navarre) et baptisé le jour-même, Julio était un des nombreux enfants d’un ouvrier, Florencio, et de Agustina, des parents très chrétiens.

Un des «jeux» de Julio fut d’organiser des «cérémonies» religieuses ; grandissant, il fut présenté aux Pères clarétains de Pamplona.

En 1912, il commença la postulat de Santo Domingo de la Calzada, en 1916 le noviciat à Segovia, la philosophie en 1917 à Beire, enfin la théologie à Santo Domingo de la Calzada en 1920.

Ordonné prêtre en 1925, il était devenu spécialiste en ascétique et mystique, pour avoir lu quantité de Vies de Saints.

Il fut envoyé comme professeur à Segovia, puis en 1927 à San Sebastián.

En 1928, il demanda à être admis à la chartreuse de Montealegre, mais sa santé ne le lui permit pas. Il revint à Ségovie puis à Santo Domingo pour enseigner l’Histoire de l’Eglise et la Patrologie. Il écrivit plusieurs articles sur le Fondateur (s.Antonio María Claret, v. 24 octobre), qui lui valurent une certaine notoriété. Il avait en tête plusieurs projets, qui nécessitaient un gros travail aux archives de Vich. Il y accumula beaucoup de notes, qui allaient être toutes brûlées par les révolutionnaires.

Cette révolution le surprit à Vich en juillet 1936. Le 20 juillet, il alla se réfugier avec le p.Puigdessens chez la sœur de celui-ci. Le 21 au soir, leur couvent était en flammes. Les 23 et 25, les deux Pères purent encore célébrer la messe dans une paroisse voisine, mais on les dénonça. Une douzaine de miliciens leur tomba dessus l’après-midi du 25, pour un «contrôle» ; on conseilla aux Pères de changer de vie, qu’ils avaient suffisamment trompé le monde avec des messes et des sermons. Sur le moment, on les laissa, avec toutefois l’ordre de ne pas sortir sans en informer le Comité.

Arriva la nouvelle qu’on avait brûlé le saint corps du Fondateur, et le p.Aramendía voulut aller sur place s’en convaincre : on le persuada avec difficulté de ne surtout pas sortir.

Le 17 août à une heure du matin, survint une patrouille ; les pères durent suivre les hommes, à pied, les fusils pointés sur eux, jusqu’au siège du Comité puis hors de la ville, où on les fusilla.

Martyrisé le 17 août 1936 à Vich et béatifié en 2017, Julio Aramendía Urquía sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 17 août.

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 14:28

Josep Puigdeséns Pujol

1875-1936

 

Né le 14 janvier 1875 à Vic (Catalogne) et baptisé deux jours plus tard, Josep (les Espagnols disent José) fut confirmé en 1877. Ses parents, Jaime et Dolores, l’éduquèrent chrétiennement.

En 1886, il commença l’étude du latin et de l’espagnol au séminaire de Vic. Son père mourut peu après. En 1889, il décida d’entrer chez les Clarétains et fut admis au postulat de Barbastro. Puis ce fut le noviciat à Cervera, la profession en 1893, et les premières études de philosophie.

En 1896, il fit la théologie à Santo Domingo de la Calzada et reçut les Ordres mineurs. Tout allait bien mais, en 1900, quand Josep fit la demande du sous-diaconat, on le lui refusa : on le trouvait trop accaparé par les bouquins de sciences «secondaires» et autres matières «modernes», ce qui d’ailleurs «allait à l’encontre de sa piété». Il reçut donc les Ordres majeurs avec un certain retard, en 1901.

Prêtre aux dons intellectuels hors du commun, Josep avait une passion pour la recherche et l’écriture, mais il regrettait le manque de livres et de revues adéquats. En attendant, il fut professeur de Métaphysique à Cervera (1902). En 1906, il put exercer son ministère sacerdotal à Lleida ; en 1907 on l’envoya à Madrid pour collaborer à deux revues, puis il fut transféré à Aranda de Duero et à Alagón (1910), Vic, enfin Rome (1912), pour recueillir suffisamment d’informations sur le Père Fondateur, Antonio María Claret (v. 24 octobre). Il profita de son séjour pour préparer le doctorat en Philosophie.

En 1913, il fut professeur de Théologie et Patrologie à l’université de Tarragona - où il n’y avait même pas de bibliothèque ! En 1915, il fut à Barcelone pour une chaire de philosophie en catalan et collaborer au dictionnaire philosophique en catalan.

On lui demanda ensuite d’écrire un ouvrage sur la Psychologie et, pour cela, fut envoyé à l’université de Louvain (1920). De là il fit un tour à Bonn ; il revint en Espagne enchanté d’avoir connu ces deux universités, avec leurs professeurs compréhensifs et leurs riches bibliothèques.

En 1931, on le nomma professeur de Psychologie à Solsona ; en 1934, il refit un voyage à Rome ; en 1935, il fut à Vic (ou Vich, à l’espagnole).

Ce prêtre était un cerveau d’informations de tout genre, un puits de science.

Comme on l’a raconté à propos du p.Aramendía, le 20 juillet 1936, il se réfugia chez sa sœur. A la nouvelle que la maison des Clarétains flambait, les deux prêtres se risquèrent à aller récupérer des paquets de notes qui s’y trouvaient encore, mais en furent empêchés par la fumée et les flammes.

La suite des événements est celle qu’on a racontée à propos du p.Aramendía. Le 17 août à une heure du matin, survint une patrouille ; les pères durent suivre les hommes, à pied, les fusils pointés sur eux, jusqu’au siège du Comité puis hors de la ville, où on les fusilla.

La malheureuse voisine qui avait dénoncé les deux prêtres, tomba malade peu après et, à l’hôpital où elle agonisait, ne cessait de crier : Je suis condamnée… C’est ta faute !

Martyrisé le 17 août 1936 à Vic et béatifié en 2017, Josep Puigdeséns Pujol sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 17 août.

 

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 14:27

Florencio López Egea

1883-1936

 

Né le 27 août 1883 à Tahal (Almería), il fut baptisé deux jours plus tard.

En raison de la pauvreté de ses parents, il fut envoyé au collège san Juan d’Almería, d’où il passa au séminaire.

Il fut ordonné prêtre en 1907. Ses postes d’apostolat furent Castro de Filabres, Alcudia de Monteagud (1909), Fuencaliente, Fines (1915), finalement Turre en 1920. Ce prêtre avait une grande dévotion mariale et composait des chants qu’il enseignait aux enfants du catéchisme.  

Dès le début de la persécution de juillet 1936, on lui proposa de se retirer en Argentine, mais il refusa de quitter son troupeau. Expulsé de sa cure, il se réfugia chez sa sœur à Negro ; on le découvrit dans la nuit du 16 août. Pendant qu’on l’emmenait, il chantait un hymne à la Sainte Vierge.

Quand on parvint au lieu-dit La Higuerra del Conejo, aux environs de Turre, on lui planta des pointes d’aloe dans les yeux ; on tenta de le faire blasphémer, mais il prononça un solennel Vive le Christ Roi ! ; finalement, on lui imposa encore l’humiliation et la douleur de la castration, avant de le fusiller.

Martyrisé le 17 août 1936 à Turre (dix jours avant son anniversaire), béatifié en 2017, Florencio López Egea sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 17 août.

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15 août 2018 3 15 /08 /août /2018 07:27

Joan Prats Gibert

1903-1936

 

Né le 26 octobre 1903 à Selva del Camp (Tarragone), Joan fut baptisé le 1. novembre suivant, en la fête de Tous les Saints, et confirmé en 1909. Il était le sixième des huit enfants de Antonio et Milagros.

Enfant de chœur, il lui arrivait d’aller à l’église très tôt le matin, avec sa sœur María.

En 1916, il entra au postulat clarétain de Barbastro, puis à celui de Vich. Il fit le noviciat à Cervera, qui s’acheva avec la profession le 15 août 1921.

Il fit les études de philosophie à Cervera et y commença aussi la théologie ; il continua au séminaire de Barbastro, puis à celui de Vich, où il était aussi organiste.

Des appréciations de ses supérieurs, on remarqua que Joan tenait beaucoup à sa vocation sacerdotale et missionnaire, qu’il parlait bien, qu’il avait une imagination vive, et qu’il n’était pas toujours à l’heure…

Joan reçut tous les ordres dans l’année 1928. On rappellera seulement qu’il reçut le diaconat des mains d’un évêque du Mexique, exilé par le gouvernement de Calles. Joan fut ordonné prêtre en décembre 1928.

En 1929, il eut la faveur d’être exempté du service militaire. On l’envoya passer la licence de Droit à Rome (qu’il eut avec la deuxième meilleure note) et qu’il compléta avec la thèse de doctorat en 1932.

Son père lui suggérait d’attendre que la situation en Espagne s’arrangeât, mais Joan rentra au pays dès septembre 1932. Il gagna Cervera, où il devait enseigner le droit canon, tout en continuant des études à propos du droit catalan. Il se déplaça aussi à Barcelone pour traduire en italien le récit d’un miracle attribué au fondateur des Clarétains, Mgr Antonio María Claret (v. 24 octobre). Il faisait aussi des traductions d’articles italiens en catalan.

En 1934, moururent ses deux sœurs María et Dolores, et son père en 1935.

Le 21 juillet 1936, il fallut évacuer la maison de Cervera. Le p.Prats s’achemina vers plusieurs localités et espérait gagner La Selva del Camp, pour y retrouver sa mère et sa sœur, mais il dut s’arrêter à Viñalets, avec deux autres Frères convers. Là, des parents purent le rejoindre, mais hésitèrent à emmener les trois Religieux, par peur d’être découverts. On conseilla au p.Prats de se déguiser en mendiant, mais il préféra se faire passer pour un domestique et rester là en attendant la volonté de Dieu. Les parents repartirent donc le 9 août. On suppose que c’est leur chauffeur qui dénonça le p.Prats.

De fait, des envoyés du Comité vinrent l’arrêter le matin du 15 août (anniversaire de sa profession en 1921). On l’embarqua. En chemin, les envoyés s’arrêtèrent pour manger, mais le Père se sentait mal et vomissait ; l’un d’eux lui lança : Ça se voit, qu’il se sent mal, mais ça va vite lui passer !

Arrivés à San Guim, ils firent subir un interrogatoire au Père, qui leur demanda d’être transféré au Comité de La Selva ; ils lui dirent qu’il fallait payer ; le Père leur répondit qu’il avait de l’argent à Viñalets : on y retourna, le Père distribua l’argent et fut reconduit à San Guim. On le trompa en lui disant qu’on allait le conduire à La Selva : à Montmaneu, on s’arrêta et on fusilla le Père, puis on fit brûler son corps. Le chef de la troupe s’évanouit alors, tandis que les autres arrosèrent cela à grands coups de bouteilles d’alcool. Le père Prats allait sur ses trente-trois ans.

Tandis que différents articles datent ce martyre au 17 août, les relations de la congrégation clarétaine parlent du 15 août, date apparemment préférable.

Martyrisé le 15 août 1936 et béatifié en 2017, Joan Prats Gibert sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 15 août.

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14 août 2018 2 14 /08 /août /2018 17:11

Pedro Gambín Pérez

1886-1936

 

Né le 17 juillet 1886 à Cartagena (Murcia), il était le fils de Pedro et Juana, qui le firent baptiser le lendemain.

Il fit toutes ses études aux séminaires diocésains, petit et grand, de Murcia.

Prêtre diocésain, il fut ordonné en 1911. Il fut nommé à Alhama, Lorquí et, en 1926, Cartagena, où il fut archiprêtre. Parallèlement, il s’occupa activement de l’association des Enfants de Marie, dont nombreux furent ceux qui donnèrent un très bel exemple de témoignage de la Foi durant la persécution.

Le 20 juillet 1936 - don Pedro avait cinquante ans depuis trois jours -, un autocar vint enlever toute la communauté des Filles de la Charité. L’archiprêtre Gambín appela au téléphone le maire, d’où était parti l’ordre de cet enlèvement : le résultat fut l’arrestation et l’emprisonnement de don Pedro. Avec lui se trouvaient des jeunes des Enfants de Marie, qu’il prépara à mourir dignement.

Au petit matin du 15 août, on emmena don Pedro et d’autres détenus à la carrière de Murcia, au lieu-dit Los Puertos. Don Pedro obtint des bourreaux de mourir en dernier, et put donner l’absolution, un à un, à tous les autres avant d’être lui-même fusillé. Juste avant de mourir, il remit son crucifix au bourreau, en signe de pardon. Il reçut cinq projectiles, qui ne le tuèrent pas immédiatement. Un peu plus tard, quelqu’un qui passait par là entendit les gémissements du prêtre et voulut le soulager, mais don Pedro eut tout juste la force de lui dire : Je n’ai besoin de rien, mon âme va bientôt être unie à Dieu, tout est accompli. L’homme s’écarta quelques secondes en entendant passer une voiture ; quand il revint, le prêtre avait expiré.

Martyrisé le 15 août 1936 à Cartagena et béatifié en 2017, Pedro Gambín Pérez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 15 août.

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14 août 2018 2 14 /08 /août /2018 17:11

Cayetano García Martínez

1895-1936

 

Né le 6 janvier 1895 à Jumilla (Murcia), il était le fils de José et Baldomera, qui le firent baptiser le 11 janvier suivant.

A dix ans, il alla au Petit séminaire.

Prêtre diocésain, il fut ordonné en 1922. Ses postes successifs furent Blanca et Albujón, puis Cartagena (1932). Dans cette dernière localité, il fut en rapport avec l’association des Enfants de Marie, dont il partagea pleinement l’idéal marial.

En juillet 1935, il fut nommé à la paroisse de Lorquí, un pays profondément gagné aux idées marxistes ; lors du carnaval, on vint chanter des obscénités à la porte de l’église. Certains entrèrent même dans l’église pour y insulter le prêtre et le menacer. Don Cayetano eut le courage de leur répliquer en face : La vie, on ne la reçoit qu’une fois ; la donner pour le Christ, c’est ce qu’il y a de plus grand.

En juillet 1936 se déchaîna la persécution religieuse. Les miliciens vinrent mettre dehors le curé et son vicaire, sans même leur laisser le temps de prendre avec eux quelque chose ; don Cayetano put quand même emporter le Saint-Sacrement et trouver un accueil chez une paroissienne.

Le 14 août, il disait aux siens : Et si je devais mourir demain, jour de l’Assomption…

Le 15 août, il se trouvait avec son cousin dans la maison, lorsque des miliciens de Jumilla vinrent les emmener de force. Ils les gardèrent un moment dans la mairie de Jumilla et, vers onze heures, les conduisirent jusqu’à un ermitage pour les fusiller. Juste avant l’exécution, le prêtre donna l’absolution à son cousin et l’embrassa ; ils tombèrent en criant Vive le Christ Roi !

Une fois terminée la guerre civile, un de ces miliciens vint demander pardon à la famille, leur racontant tous les détails des derniers instants de don Cayetano.

Martyrisé le 15 août 1936 à Jumilla et béatifié en 2017, Cayetano García Martínez sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 15 août.

 

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14 août 2018 2 14 /08 /août /2018 17:10

Juan José Vivas-Pérez Bustos

1901-1936

 

Né le 29 janvier 1901 à Almería. il fut baptisé le 2 février suivant. Son père était un illustre savant pharmacien, mais surtout un chrétien profondément convaincu, qui ouvrit des écoles et fonda le journal catholique La Independencia. Juan José était l’un de ses huit enfants.

Elève des Jésuites, Juan José fit des études de pharmacie à Grenade tout en reprenant et poursuivant les activités de son père. Il devint directeur de La Independencia.

Il communiait chaque jour à la messe. Il épousa Rafaela Torres Benitez, dont il eut trois fils : le dernier naquit très peu de temps avant le déclenchement de la guerre civile et de la persécution.

Sa position de directeur du journal catholique le mettait en point de mire et, de fait, on vint occuper sa pharmacie et sa propre maison le 7 juillet. On le conduisit en «prison» dans le couvent des Adoratrices, réquisitionné à cet effet.

On lui confisqua son chapelet, qu’il portait toujours, de sorte qu’il s’en fit un autre en nouant une petite ficelle qu’il trouva dans un coin de la prison. Il s’inquiéta aussi de faire payer ses employés.

Au début du mois d’août, on l’emmena à bord du Capitán Segarra, où on lui fit nettoyer des ordures. Au soir du 15 août, on l’emmena sur la plage de La Garrofa pour l’exécuter. Juste avant de mourir, il s’adressa à ses bourreaux : J’ai vécu comme chrétien, et vous me tuez comme chrétien. Je suis né pour Dieu et je meurs pour Dieu. Vive le Christ Roi !

Martyrisé le 15 août 1936 et béatifié en 2017, Juan José Vivas-Pérez Bustos sera mentionné dans le Martyrologe Romain au 15 août.

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