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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 23:01

Rimagilus de Stavelot

600-669

 

Rimagilus, en français Remacle, était d’une famille d’Aquitaine, où il naquit vers 600.

Il entra au monastère de Luxeuil, où l’on observait la Règle de s.Colomban (v. 23 novembre).

En 632, il reçut de s.Eloi (v. 1er décembre) la mission de fonder une abbaye à Solignac, où l’on vivrait sous les deux Règles de s.Colomban et s. Benoît. Remacle y fut abbé pendant plus de dix ans.

En 645, il fondait encore à Cugnon, dans la forêt d’Ardenne.

Après 650, Remacle fut autorisé à fonder un double monastère à Stavelot-Malmédy. Cette fondation aurait joui d’une totale immunité. L’immense terrain concédé représentait un cercle de trente kilomètres de diamètre, avec d’autres possessions en basse Loire, des moulins, etc. 

De 652 à 662, on confia aussi à l’Abbé l’administration du diocèse de Tongres, sur le territoire duquel se trouvaient Stavelot et Malmédy. Remacle fut donc le vingt-sixième évêque de Tongres.

Remacle mourut le 3 septembre, vers 669.

Stavelot dépendit plus tard de Liège, Malmedy de Cologne.

Saint Rimagilus de Stavelot est commémoré le 3 septembre dans le Martyrologe Romain.

Les deux abbayes de Stavelot-Malmedy furent pillées et supprimées en 1796. On en visite actuellement les ruines et quelques bâtiments.

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 23:00

Radegonde de Poitiers

520-587

 

Poitiers fut le témoin de la fondation de Radegonde après les vicissitudes de sa jeunesse. Elle naquit vers 520, croit-on, à Erfurt (Thuringe, Germanie), fille du roi Berthaire qui eut aussi des fils.

Berthaire et son frère Baderic furent assassinés par leur autre frère Hermanfred, qui se fit aider pour ces crimes par les rois francs, fils de Clovis et ste Clotilde (v. 3 juin), Thierry et Clotaire. Radegonde et un de ses frères furent «enlevés». Elle avait trois ans. Mais Thierry et Clotaire se retournèrent ensuite contre la Thuringe et l’envahirent (531).

Clotaire s’éprit violemment de la jeune Radegonde ; il la fit «élever» dans sa villa d’Athies ; la culture de Radegonde semble avoir connu les auteurs latins et grecs.

En 536, Clotaire devenu veuf voulut épouser sa jeune «prisonnière», qui chercha alors à s’échapper et fut rattrappée à Péronne. En 539, un somptueux mariage fut célébré à Soissons, dont on pourrait légitimement douter de la validité, au regard des vrais sentiments de Radegonde. Après cette cérémonie, Clotaire fit don à Radegonde de cette villa d’Athies. Elle y fondera bientôt un hôpital.

Radegonde n’était pas faite pour la vie conjugale ; elle se retirait pour prier, s’absentait pour fuir la mondanité. Le roi maugréait : C’est une nonne que j’ai épousée là !

En 555, la Thuringe s’étant soulevée, Clotaire fit exécuter en représailles le frère de Radegonde, qui se trouvait à la cour. Désormais, Radegonde ne désirait que fuir ce roi meurtrier et ne cherchait plus qu’à se consacrer totalement à Dieu.

C’est le très âgé s.Médard (v. 8 juin) qui lui remit le voile des «vierges», même si l’on doute que Clotaire eût respecté la virginité de son épouse. 

Radegonde ira s’établir d’abord à Saix, où elle s’adonna au soin des lépreux. Pour échapper ensuite à Clotaire qui cherchait à la retrouver, elle se réfugia à Poitiers, près du tombeau de s.Hilaire (v. 13 janvier). Elle établit là un grand monastère dédié à Notre-Dame, où elle fut suivie de nombreuses jeunes filles (552).

Clotaire ne s’avouait toujours pas vaincu, mais il reçut une sévère admonestation de s.Germain de Paris (v. 28 mai), qui le menaça d’excommunication, et mourra en 562.

Au monastère de Notre-Dame, Radegonde se mêlera aux autres Religieuses avec une humilité vraiment royale, balayant, nettoyant les ordures, obéissant comme une petite fille. Une sainte amitié la liera au poète Venance Fortunat (v. 14 décembre).

En 569, elle obtint de Constantinople d’insignes reliques de la Sainte-Croix, qui furent solennellement apportées à Poitiers ; ce fut l’occasion, pour Venance Fortunat, de composer les hymnes Vexilla Regis et Pange, lingua, gloriosi.

Radegonde alla trouver à Arles s.Césaire (v. 27 août), pour en étudier la Règle, qu’elle fit adopter à Poitiers. Le monastère, qui prit le nom de Sainte-Croix, abritera bientôt deux cents moniales.

Quand cette royale Fondatrice mourut, en 587, toutes les moniales la pleurèrent.

Sainte Radegonde est commémorée le 13 août dans le Martyrologe Romain.

En France une vingtaine de localités, et plus encore de sanctuaires, portent le nom de Sainte Radegonde.

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 23:00

Rusticula d’Arles

555-632

 

Rusticula s’appelait aussi Marcia et naquit vers 555 à Vaison (Provence), de famille noble ; le jour-même de sa naissance fut marqué par la mort de son papa, bientôt suivi par le frère aîné de la petite fille. Clementia, la maman, bien éprouvée, éleva toute seule sa petite Rusticula.

Quand celle-ci eut cinq ans, un certain Cheraonius n’eut aucun scrupule à l’enlever, espérant l’élever et l’épouser plus tard.

Là-dessus, l’abbesse de Saint-Césaire d’Arles, Liliola, intervint auprès de l’évêque Syagrius d’Autun (v. 2 septembre), qui intercéda directement auprès du roi Gontran : ce dernier obligea Cheraonius à se séparer de Rusticula, qui fut conduite au monastère d’Arles et confiée aux bons soins de Liliola.

Lors de ces déplacements, Rusticula eut l’occasion de nourrir toute l’escorte, par une pêche miraculeuse dans le Rhône.

Tout cela était bien merveilleux, mais que devenait maman Clementia pendant ce temps ? Elle aurait bien voulu revoir sa fille ! Elle supplia l’évêque Sapaudus d’Arles, lequel se trouva au grand regret de ne pouvoir contrarier la vocation de Rusticula : celle-ci était dorénavant dans le monastère Saint-Césaire, elle avait quitté le monde et n’y reviendrait pas.

La Vie de Rusticula comporte peut-être des détails qui sortent de la stricte historicité du personnage : on pourrait en effet se demander quel âge avait Rusticula et si elle avait librement choisi sa «vocation». Mais à partir de ce moment, Clementia disparaît totalement du récit : elle n’avait guère vécu avec sa fille…

Rusticula édifia l’abbessse et les moniales. Elle apprit le psautier et, ajoute-t-on, l’Ecriture entière : sans doute les évangiles et les Actes des Apôtres. 

Quand Liliola mourut, en 574, c’est Rusticula qu’on appela unanimement à lui succéder ; elle n’avait que dix-huit ans, et se voyait à la tête de quelque trois cents moniales !

Elle sut montrer l’exemple et se mortifier durement, prenant par exemple un repas en trois jours.

Son abbatiat n’allait pas être de toute tranquillité. Le pouvoir politique l’accusa de favoriser l’accession au trône d’un prétendant à la place de Clotaire II ; on voulut assassiner Rusticula, qui fut miraculeusement protégée ; on l’enleva, mais le fils du même Clotaire mourut, comme l’en avait menacé l’évêque de Vienne. Les miracles de Rusticula convainquirent Clotaire de la laisser revenir au monastère. 

Rusticula gouverna encore son monastère pendant quatorze ans, et mourut le 11 août 632.

Sainte Rusticula d’Arles est commémorée le 11 août dans le Martyrologe Romain.

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 23:00

Reinelde de Saintes (Belgique)

† 680

 

Reinelde (Reynelde, Renelde, Reine, Renelle, Ernelle, latin Reinildis) nous est présentée comme la fille de s.Witger et Amalberge de Maubeuge, et sœur de sainte Gudule (v. 8 janvier) et de s.Emebert (v. 15 janvier).

Elle aurait donné à l’abbaye de Lobbes son domaine familial. Un événement étonnant se vérifia, alors que les moines expliquèrent à Reinelde qu’il n’était pas permis à une femme d’entrer dans leur église ; Reinelde se mit en prière devant l’abbaye pendant trois jours et trois nuits ; la troisième nuit, la cloche réveilla tout le monastère et l’on trouva Reinelde en prière, les bras en croix, devant l’image du Sauveur. Elle expliqua que Dieu, dans sa miséricorde infinie, lui avait accordé ce que les moines lui avaient refusé. 

Ayant pris le voile des vierges, elle fit un pèlerinage en Terre sainte et vint s’installer à Saintes (Hal, Brabant wallon) avec ses deux serviteurs, le clerc Grimoald et Gondulphe.

Toute sa vie, elle fut l’amie, la sœur, la servante des malheureux.

Vers 680, une horde de barbares venant de la Frise s’abattit sur la région. Reinelde fut saisie, traînée par les cheveux puis décapitée, ainsi que Grimoald ; Gondulphe eut la tête transpercée de gros clous.

De nombreux miracles se produisirent sur son tombeau.

On invoque Reinelde pour les maux qui ne guérissent pas : fièvres, apoplexie, paralysie, maladies des yeux, chute des cheveux (!), ulcères, scrofules, eczéma. Il y a à Condé-sur-Escaut un puits de Reinelde, dont l’eau est dite miraculeuse.

Sainte Reinelde est commémorée le 16 juillet dans le Martyrologe Romain.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 23:00

Raymond Gayrard

1050-1118

 

Cette notice ne concerne pas Raimundo Guillermo de Barbastro (v. 21 juin), qui vivait au même moment que celui-ci.

Raymond vit le jour à Toulouse vers 1050.

Ses parents le mirent au service de l’église Saint-Sernin, où il devint chantre.

Il ne se sentait pas appelé à la cléricature. Quand il eut l’âge, il se maria.

Cette épouse fut bientôt ravie par Dieu et Raymond s’engagea à ne pas se remarier ; il voulait occuper ses ressources à faire du bien.

Discrètement, il aidait à droite et à gauche, distribuant des aumônes, des vêtements, allant trouver les plus pauvres qui avaient honte de leur pauvreté. Sa charité s’étendit spontanément aux Juifs, ce qui était très courageux à cette époque.

Finalement, il construisit un hospice pour y héberger treize pauvres, en l’honneur du Christ et de ses douze apôtres.

Il s’employa à construire deux ponts sur l’Hers, pour faciliter le franchissement de cette rivière souvent en crue.

On a dit plus haut qu’il fut au service de l’église Saint-Sernin. Or on envisagea l’érection d’une église plus grande, dont le chœur fut consacré dès 1096, mais dont l’achèvement tardait. Raymond prit les choses en main, conduisit les travaux, encouragea les ouvriers, résolvant les difficultés quotidiennes. On peut dire que le gros œuvre de cette église est le résultat de son travail.

Il demanda à être admis parmi les chanoines, qui en firent leur doyen, même s’il n’était pas prêtre. Il priait et chantait avec eux.

Quand il mourut, le 3 juillet 1118, l’église n’était pas totalement achevée ; les travaux avancèrent plus lentement et sans ce souci de la finition qu’avait montré Raymond. C’est ce qu’on peut remarquer en visitant la cathédrale Saint-Sernin de Toulouse.

On l’enterra, comme il le désirait, dans son hospice.

Beaucoup de miracles eurent lieu à son tombeau et le pape, en approuvant son culte (vers 1650), recommanda de l’invoquer contre les maladies.

Saint Raymond Gayrard est commémoré le 3 juillet dans le Martyrologe Romain.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 23:00

Rodolfo de Gubbio

1034-1064

 

Rodolfo était né en 1034 à Gubbio (Ombrie, Italie), cette ville où s.Francesco d’Assise avait «dompté» le célèbre loup.

Ils étaient trois frères : Pietro, Giovanni et Rodolfo, fils d’une certaine Ratia. 

Vers 1054, tous quatre rendirent leur liberté aux domestiques et vendirent leur château familial de Camporeggio. Pietro et Rodolfo entrèrent au monastère camaldule de Fonte Avellana ; Giovanni et la maman embrassèrent à leur tour la vie religieuse.

Le maître de Pietro et Rodolfo fut l’illustre s.Pier Damiani (v. 22 février), qui laissa un témoignage admiratif de ses deux disciples. Pietro fut autrefois mentionné au Martyrologe avec son frère.

Dans une lettre au pape, Pier Damiani parlera du grand esprit de prière et de pénitence de Rodolfo, ainsi que de sa culture théologique et biblique, au point que lui-même, Pier Damiani, lui avait confié la relecture de ses documents, lui demandant d’en corriger toute expression qui ne serait pas strictement dans la doctrine catholique.

Rodolfo s’imposa un style de vie particulièrement mortifié. Il portait cilice, ne mangeait ni graisse, ni œufs, ni fromage, dormait sur une planche sans couverture, et se soumettait à de longues séances de flagellation.

En 1059, à vingt-cinq ans, il fut élu évêque de Gubbio. Il ne modifia rien à ce régime sévère.

Rodolfo déclara littéralement la guerre à la simonie dans son clergé. En même temps, il retrancha du budget épiscopal tout ce qui concernait sa propre personne pour le distribuer aux pauvres.

On aurait pu espérer beaucoup de Rodolfo, mais il mourut prématurément à trente ans, le 26 juin 1064, sans doute des suites de ses austérités un peu excessives qu’aujourd’hui on lui déconseillerait.

Fort heureusement, ses deux successeurs poursuivirent son œuvre réformatrice.

Rodolfo fut inhumé dans la cathédrale de Gubbio, mais depuis les travaux exécutés au 17e siècle, on ne sait où est passé le corps du saint évêque.

Saint Rodolfo de Gubbio est commémoré le 26 juin dans le Martyrologe Romain.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 23:00

Rombaut de Malines

† 775

 

Rombaut (Rumoldus) était d’origine écossaise ou irlandaise, même si certains historiens le présentent comme anglo-saxon.

Après avoir accompli un long pèlerinage à Rome et prié sur le tombeaux des Apôtres, il s’en revint, prêchant l’Evangile le long de son chemin. On trouve aussi qu’il fut ordonné évêque à Rome et qu’il coopéra à l’activité évangélisatrice de s.Willibrord (v. 7 novembre) : s’il est possible qu’il eût été évêque, il serait plus juste de dire qu’il poursuivit cette activité évangélisatrice, car Willibrord mourut en 739. Mais la suite de notre notice ne semble pas permettre d’approuver l’historicité de cet épiscopat.

Parvenu en Gaule Belgique, il s’établit en ermite sur les terres du comte Adon, dont l’épouse était fort affligée de ne pas avoir d’enfants. Rombaut lui en promit un, qu’il baptisa en effet, lui donnant le nom de Libertus. Mais cet enfant, en jouant près de la rivière, se noya : Rombaut le ressuscita.

Le seigneur exprima alors sa reconnaissance en donnant à l’Ermite un terrain pour l’édification d’un monastère, non loin de l’actuelle Malines.

Rombaut continua son discret ministère de prédication. Il eut l’occasion de reprocher à deux malandrins leurs vices : les deux résolurent de le faire disparaître et l’assassinèrent. Le corps de Rombaut, jeté dans la rivière, fut retrouvé et inhumé dans le monastère, qui prit ensuite le nom de Saint-Rombaut.

Saint Rombaut de Malines est commémoré le 24 juin dans le Martyrologe Romain, qui le décrit comme ermite et martyr.

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 23:00

Raoul de Bourges

810-866

 

Raoul (en latin Radulphus, d’où aussi Rodolphe) était le fils de Raoul, comte de Cahors, et d’Aiga. Il avait une sœur nommée Immenana. Il naquit vers 810.

Tôt offert par ses parents comme oblat (823), Raoul reçut sa formation d’un certain Bertrand, peut-être l’abbé de Solignac.

Raoul fut, selon certains indices, moine (abbé ?) d’un monastère à Soissons.

En 841, il fut élevé sur le siège épiscopal de Bourges, devenant le quarante-septième évêque de cette ville.

Comme tel, il signa les actes de plusieurs conciles : Meaux (845), Savonnières (859), Tuzey (860), Pîtres (862 et 864).

Il fut le premier évêque de Bourges à être appelé par le pape patriarche des Aquitaines et des Narbonnaises.

Dans une Instruction pastorale qui traite de beaucoup de sujets concernant la pastorale, on y voit son encouragement à la communion quotidienne pour les fidèles.

Il s’occupa intensément de la vie monastique, fondant les abbayes de Dèvres, Beaulieu-sur-Dordogne, Végennes, Sarrazac (où fut abbesse sa sœur Immenana).

Il mourut le 21 juin 866.

L’abbaye fut pillée par les Huguenots, et détruite par les révolutionnaires. L’abbatiale resta église paroissiale.

Saint Raoul de Bourges est commémoré le 21 juin dans le Martyrologe Romain.

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 23:00

Ranieri de Pise

1118-1161

 

Ranieri (Raynier) vit le jour en 1118 à Pise (Italie C), de Gandulfo Scacceri et Mingarda Buzzacherini.

Ceux-ci firent tous leurs efforts pour offrir à leur fils une bonne éducation, mais Ranieri s’abandonna au vague, à la vanité, au plaisir facile, jusqu’à une heureuse rencontre, en 1137, avec un saint homme nommé Alberto, un ermite corse venu vivre au monastère Saint-Guy de Pise et qui devait mourir plus tard près de Paris.

Ranieri sentait en lui le besoin d’un changement et demanda à Alberto de prier pour lui ; Alberto fut exaucé : Ranieri rentra en lui-même, regretta ses fautes de jeunesse, et les pleura si amèrement que sa famille le prit pour un fou : il partit et vécut en solitaire ; il perdit même la vue pendant quelque temps, mais par amour pour ses parents consternés, il obtint de Dieu sa propre guérison.

A vingt-trois ans, intérieurement poussé par la grâce de Dieu, il distribua aux pauvres toutes ses richesses et partit en Terre Sainte : il s’y joignit à des ermites, vivant très pauvrement et s’imposant des jeûnes sévères ; il ne mangeait que deux fois la semaine et même, pendant quelque temps, seulement le dimanche ; il aimait prier les psaumes pour les âmes des morts et en apprit mystérieusement le sens profond. Il fut favorisé aussi de nombreuses visions.

Divinement inspiré, il revint à Pise en 1154 et entra au monastère Saint-Guy ; il devint comme le directeur spirituel des Pisans. Dieu confirma sa grande sainteté par de nombreux miracles : il chassait les démons, lisait dans les cœurs.

Il annonça sa mort. Peu auparavant, il formula une prière de bénédiction pour le pain et l’eau, par laquelle on put apaiser des tempêtes, guérir des malades, délivrer des possédés et des prisonniers.

Ranieri mourut saintement à Pise, le 17 juin 1161 et continua à produire de nombreux miracles. On croit qu’il fut canonisé officiellement une vingtaine d’années plus tard.

En 1284, la ville et le diocèse de Pise le choisirent comme patron principal. Jusque là, leur Patron était saint Sixtus, mais ayant été vaincus par les Gênois, ils se sentirent «trahis» par leur Protecteur, et lui préférèrent Ranieri.

Saint Ranieri de Pise est commémoré le 17 juin dans le Martyrologe Romain.

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 23:00

Ragnebert de Bugey

† 680

 

Ragnebertus (Ragnebert, Rambert) était d’une illustre famille du royaume franc et son père, Radebert, gouvernait les provinces entre la Loire et la Seine.

Jeune homme, Ragnebert manifesta une excellente disposition pour les armes, mais surtout pour l’étude et la piété. Il avait une tendance marquée à dissimuler les torts de ses adversaires. Il fut admis à la cour, où il sut se préserver de la contagion mondaine.

Le diable de la jalousie monta contre lui le maire du palais Ebroïn, tristement célèbre pour la violence de son caractère. On suggéra à Ebroïn qu’un complot, fomenté par Ragnebert, se tramait contre lui et il décida de le faire mettre à mort. Saint Ouen (v. 24 août) cependant put intervenir et, au moins, faire commuer la peine en exil : Ragnebert fut écarté de la cour et éloigné dans le Bugey. 

Le «gardien» de Ragnebert, un seigneur nommé Theudefroi, se convertit au contact de son «prisonnier». Mais la haine d’Ebroïn ne s’était pas calmée pour autant et il envoya deux de ses hommes pour abattre Ragnebert.

L’assassinat eut lieu non loin d’un monastère sur les rives du Brevon ; rejoint par les deux sicaires, Ragnebert demanda un moment pour se recueillir, mais ils ne lui en donnèrent pas le temps et l’abattirent sur place, en 680.

Le monastère, fondé par s.Domitien (v.1er juillet), prit ensuite le nom de Saint-Rambert et donna naissance à la ville de Saint-Rambert-en Bugey.

Saint Ragnebert est commémoré le 13 juin dans le Martyrologe Romain.

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