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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 23:00

Ana García y Manzanas

1549-1626

 

Cinquième enfant de Hernan et María, paysans aisés, Ana vit le jour le 1er octobre 1549 à Almendral de la Cañada (Vieille Castille, Espagne) et fut orpheline à dix ans.

Ana dut garder le troupeau pour gagner sa vie ; elle ne fit donc pas d’études.

Elle voulut entrer au Carmel, mais fut refusée à cause de son trop jeune âge. Elle tomba gravement malade, et guérit après une neuvaine de ses frères à saint Barthélemy. De plus, ses frères aînés s’opposèrent férocement à sa vocation, l’un d’eux menaçant même de la tuer. De toutes façons, elle refusa net tous les partis qu’on lui proposa.

Il semble qu’elle ait reçu des faveurs particulières de Dieu dès sa prime jeunesse.

Finalement, elle fut reçue au Carmel d’Ávila par sainte Thérèse elle-même (voir au 15 octobre), qui en apprécia les grandes qualités. Ana s’appela désormais Ana de Saint-Barthélemy.

En 1572, elle fit la profession, en présence de saint Jean de la Croix (voir au 14 décembre).

Dans une vision, Ana vit les ravages du Calvinisme en France et chercha à les expier par de sévères mortifications. 

Sainte Thérèse la mit à l’épreuve dans son obéissance, l’envoyant simultanément au tour, à l’infirmerie, à la cuisine, mais jamais Ana ne perdait son sang-froid ni son sourire. Elle réussit particulièrement auprès des Sœurs malades : si elle ne disposait pas du remède adéquat, elle le remplaçait par ses prières (très efficaces).

En 1577, désolée de voir Thérèse s’être cassé le bras et ne pouvoir écrire, elle apprit miraculeusement la grâce de l’écriture, et fut désormais la secrétaire de la Fondatrice. C’est dans ses bras que cette dernière expira en 1582. Une profonde amitié les avait liées et Ana passait vraiment pour l’héritière privilégiée de la Réformatrice du Carmel.

Après la mort de Thérèse, Ana fut envoyée à Madrid, puis à Ocaña (Tolède), où Notre-Seigneur lui révéla son dessein de l’envoyer en France. Elle y arriva en octrobre 1604, et, quoique encore Converse, reçut alors le voile des Mères de chœur.

On la nomma prieure à Pontoise, où Madame Acarie venait de fonder un Carmel. Elle reçut la grâce de se faire comprendre en français, alors qu’elle ne connaissait que le castillan. Elle fut ensuite prieure à Paris, où elle souffrit beaucoup en luttant humblement pour imposer l’idéal de sainte Thérèse contre d’autres tendances.

Elle fonda ensuite le carmel de Tours, puis passa à Mons en Flandre (1611), et de là fut envoyée à Anvers comme prieure (1612). Les plus hautes personnalités vinrent la consulter, tant on connaissait les lumières célestes dont elle était favorisée : Henri IV, Marie de’ Medici, l’infante Isabel la tenaient en haute considération. Les princes de toute l’Europe recoururent à ses prières, les cardinaux également.

C’est à Anvers, par deux fois, que la prière d’Ana éloigna le danger des troupes hollandaises protestantes, ce qui lui valut le titre de Libératrice d’Anvers.

Ana endura de cruelles maladies à la fin de sa vie, sans jamais se départir de son angélique patience. Elle s’éteignit à ce monde le 7 juin 1626, le jour de la Sainte Trinité.

Ana de Saint-Barthélemy a été béatifiée en 1917.

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