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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 21:32

Cristoforo de Milan

1410-1484

 

Cristoforo naquit à Milan (Italie N) en 1410, dans une famille qui, apparemment, a pu lui faire faire de bonnes études, vu les trois mille volumes dont elle fit cadeau plus tard au couvent ; mais on croit pouvoir déduire aussi de certaines expressions de Cristoforo dans ses homélies, que cette famille ne fut pas tout de suite favorable à sa vocation religieuse.

Vers 1430, il entra chez les Dominicains de cette ville, où il fit les études habituelles de philosophie et de théologie, avant d’être ordonné prêtre, vers 1438. 

Tout de suite, il adhéra au mouvement de réforme préconisé par sainte Catherine de Sienne (v. 29 avril) et Raimondo de Capoue (v. 5 octobre). 

Son apostolat se déroula en diverses régions d’Italie, Lombardie, Vénétie, Romagne et Marches.

En 1446, il fut maître des novices à Mantoue.

A partir de 1451, il reprit le chemin de la prédication de Bologne à Palerme, en passant par Florence, Rome, Gaète, Naples, s’adressant aux fidèles, mais aussi aux confrères des couvents où il s’arrêtait.

On le retrouve à Gênes en 1458. En 1460, il fonda un couvent à Taggia, avec une église dédiée à la Sainte Vierge Mère de Miséricorde. De là, il reprit son bâton d’itinérant, et fut à Nice et Marseille (1462), peut-être alla-t-il jusqu’à Lyon et Paris.

Partout il s’efforça de faire refleurir la règle dans sa première splendeur. En particulier, selon la tradition hébraïque sacerdotale selon laquelle les prêtres de service ne quittaient pas le Temple (cf. Lv 21:12), il demanda aux prêtres chargés de la liturgie de ne pas quitter le couvent durant leur semaine de service, pour rester entièrement occupés au culte divin, pendant que les autres étaient employés aux autres occupations.

Cristoforo renforça aussi l’effort pour les études ; beaucoup de vocations adhérèrent à sa direction. Sa prédication fut appréciée des contemporains ; d’après ses notes, on se rend compte qu’il se référait beaucoup aux auteurs latins antiques, mais pas ou peu aux contemporains, et pas même à sainte Caterina de Sienne.

Les traités qu’il écrivit sont restés inédits ; ils se trouvent à Taggia, dans la bibliothèque des Dominicains.

Au retour de sa dernière prédication dans la région ligure, il mourut dans son couvent, à Taggia le 1er mars 1484, jour où le mentionne maintenant le Martyrologe.

Son culte fut confirmé en 1875. 

Le couvent de Taggia est actuellement seulement un musée.

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