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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 00:04

Óengus le Culdee

† 824

 

Óengus (Aengus) naquit vers le milieu du 8e siècle non loin de Clonenagh (Irlande).

Dans cette localité se trouvait déjà un célèbre monastère, fondé par s.Fintan (v. 17 février). Óengus y apprit les lettres, à lire les psaumes, et s’initia à la vie religieuse. 

Très tôt, il fut remarqué pour son application à l’étude, mais aussi à la mortification ; son amour de Dieu était déjà arrivé à un tel degré d’élévation, qu’on le surnomma Culdee, qui «honore Dieu» ; cet appellatif fut plus tard repris pour d’autres ermites ou chanoines.

Óengus fut bientôt favorisé du don des miracles, mais plus il en faisait, plus il recherchait humblement l’effacement.

Il alla se construire une cabane en un endroit retiré, qui s’appela Dysert Enos : là, Óengus pouvait pratiquer ses mortifications personnelles sans être remarqué (croyait-il). Chaque jour, sa dévotion le poussait à faire quelque trois-cents génuflexions, en signe de pénitence et d’humilité ; chaque jour aussi il priait les cent-cinquante psaumes : un tiers dans sa cellule, un autre tiers sous un arbre, et le dernier tiers… attaché par le cou à un poteau et le corps à demi plongé dans un bassin d’eau froide.

Toute son attention était occupée par l’amour de Dieu, le désir de se sanctifier, de dominer les passions qui renaissent toujours, au point qu’on pouvait vraiment imaginer que cet être était un ange dans une forme humaine.

Se croyant, dans son innocence, suffisamment ignoré, il ne se rendit pas compte qu’on l’avait remarqué, qu’on avait parlé de lui. On l’aurait fait à moins ! Il voulut fuir cette célébrité et alla se présenter incognito au monastère de Tallagh (Dublin) et demanda à être admis comme simple domestique. On l’accepta et pendant sept années il se soumit à tous les genres de travaux qu’on lui imposa. Toute sa joie était de se mortifier autant qu’il le voulait ; une seule personne fut dans le secret : l’abbé, Maelruan, qui maintint le silence le plus absolu sur son disciple, et se lia avec lui d’une profonde amitié.

Ensemble, ils rédigèrent vers 790 le Martyrologe de Tallagh, grâce auquel nous connaissons des détails sur les Saints irlandais. Óengus lui-même rédigea de son côté le Félire Óengusso Céli Dé, ou Martyrologe d’Óengus, dans lequel l’auteur expose pour chaque jour de l’année quelques indications sur les vertus et les actes des Saints du jour, ce qu’essaie de faire notre blog depuis quelques années (mais en français).

A la mort de Maelruan, Óengus resta quelque temps à Tallagh, puis repartit pour Clonenagh, où l’on pense qu’il devint abbé, puis évêque (ou chorévêque, ayant la dignité et les pouvoirs épiscopaux, mais sans siège partiulier).

Óengus se retirait encore dans son Dysert Enos : là, il donna la dernière main à son Félire et mourut le 11 mars 824.

Saint Óengus est commémoré le 11 mars dans le Martyrologe Romain.

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