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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 21:08

María Guadalupe Ortiz de Landázuri Fernández de Heredia
1916-1975

Il vivait en 1916 à Madrid (Espagne) un officier de carrière nommé Manuel Ortiz de Landázuri, qui avait épousé Eulogia Fernández-Heredia ; ils avaient eu quatre enfants : Manuel, Eduardo, Francesco (mort en bas âge), et María Guadalupe, née le 12 décembre 1916.
On fête le 12 décembre l’apparition de Notre-Dame de Guadalupe (Mexique), et c’est ce nom qu’on donna à cette petite fille.
Comme tous les militaires, Monsieur Ortiz de Landázuri changea de domicile avec son épouse et ses enfants, selon ses nominations et son avancement : à Madrid, il était professeur de topographie à l’Ecole d’Artillerie ; il fut à Tetouan (Maroc) en 1927, à Ségovie en 1930, Madrid en 1932, au ministère de l’armée. Il fut alors nommé Lieutement-Colonel.
En 1923, María Guadalupe reçut la Première communion et fréquenta l’école Emulación, pour les filles de militaires. A Tetouan, elle fut à Notre-Dame du Pilar, unique fille de cette école tenue par les Pères Marianistes.
Cette année-là, la jeune fille acheva l’école à l’institut Miguel de Cervantes et, en 1933, passa à la faculté de Chimie à l’université de Madrid ; elle était une des cinq femmes sur soixante-dix élèves. María Guadalupe obtint son doctorat.
En 1936, éclata la guerre civile : les Chrétiens furent impitoyablement poursuivis, arrêtés, exécutés ; ce fut le cas pour Monsieur Ortiz de Landázuri : son épouse, son fils Eduardo et María Guadalupe s’entretinrent avec lui quelques heures encore avant son exécution (8 septembre 1936). María Guadalupe rompit ses fiançailles avec Carlos, ainsi que ses études. Elle n’eut jamais un mot contre les assassins de son père.
En 1937, Madame et ses enfants s’installèrent à Valladolid où habitait l’aîné, Manuel.
En 1939, María Guadalupe revint à Madrid pour enseigner la chimie au Lycée irlandais et au Lycée français.
En 1944, elle eut durant la messe une soudaine inspiration et rencontra peu après Josemaría Escrivá de Balaguer, le fondateur de l’Opus Dei (v. 26 juin). Elle fit partie de cette œuvre dès le mois de mars suivant. Désormais elle travaillerait en priorité pour l’Opus Dei : responsable de la section féminine de Madrid, puis à Bilbao (1945), de nouveau à Madrid (1947) et en diverses villes d’Espagne.
En 1949, le même Escrivá de Balaguer proposa à María Guadalupe de venir travailler au Mexique pour y répandre l’esprit de l’Opus Dei. Elle y continua son travail de recherches chimiques. María Guadalupe était extrêmement active : elle monta une résidence pour jeunes filles étudiantes, elle soutint la reconstruction de l’Ecole Montefalco et d’autres projets encore. Avec un médecin local, elle monta une petite clinique ambulante pour aller soigner les pauvres des environs.
En 1956, elle revint en Europe, à Rome, pour collaborer avec don Escrivá dans le gouvernement de l’Opus Dei. C’est là qu’elle sentit les premières manifestations de sa maladie cardiaque, motif pour lequel elle retourna à Madrid pour une opération ; elle en subit même plusieurs. A peine remise, elle se remit au travail, mais en Espagne. Elle fit des recherches sur l’utilisation des coques de riz et reçut, pour ce projet, le prix Juan de la Cierva. En 1965, elle obtint le doctorat en médecine.
Ce n’était pas encore suffisant : María Guadalupe collabora aussi à l’Institut Ramiro de Maeztu, à l’Ecole de Femmes pour les Sciences Industrielles (dont elle fut vice-présidente de 1964 à sa mort), au Centre d’Etudes et de Recherches de Sciences Domestiques. Ses élèves appréciaient beaucoup cette enseignante, si proche d’eux, si chrétienne, si lumineuse, qui ne prenait jamais de décision importante sans avoir longuement prié à la chapelle.
Mais sa santé n’était pas excellente ; María se dépensait beaucoup et les médecins préconisèrent une nouvelle opération, malgré les risques qu’il y avait. María Guadalupe fut opérée à la Clinique Universitaire de Navarre, à Pampelune, le 1
er juillet 1975 : après une opération réussie, survinrent des complications respiratoires et María Guadalupe expira le 16 juillet 1975. Sa mère mourut dans la même clinique une semaine plus tard.
On retiendra encore que le frère de María Guadalupe, Eduardo, lui aussi membre de l’Opus Dei, mourut en odeur de sainteté en 1985.
A la suite d’une guérison miraculeuse vérifiée en 2002, María Guadalupe Ortiz de Landázuri Fernández de Heredia fut béatifiée en 2019, et inscrite au Martyrologe le 16 juillet.
Le miracle fut la guérison immédiate, du soir au lendemain matin, d’un homme de soixante-seize ans, qui souffrait d’une tumeur maligne de la peau à côté de l’œil droit ; au matin, la guérison était tellement manifeste, qu’une opération s’avérait totalement inutile.

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