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Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !

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Estfān Al-Dwayhī

Estfān Al-Dwayhī

1630-1704

Cet éminent représentant de la hiérarchie du clergé maronite, vit le jour le 2 août 1630 à Ehden (Jabal Lubnān, Liban). Son père, Mikhayel, descendait d’une longue lignée de diacres ; dans cette très ancienne et noble famille Dwayhī, on comptait plusieurs patriarches, évêques, moines et moniales.

Estfān (Étienne) commença très tôt l’apprentissage des langues arabe et syriaque. Son intelligence et ses succès le firent remarquer par l’évêque, qui l’envoya au Collège maronite de Rome en 1641. Là, Estfān brilla parmi tous les élèves, autant par ses dons intellectuels que par ses qualités personnelles. On le comparait à l’aigle qui vole au-dessus des autres oiseaux.

C’est durant ces années romaines qu’Estfān subit une mystérieuse maladie aux yeux, qui faillit compromettre ses études et l’obliger à retourner au Liban. Mais sa dévotion mariale – et un vœu qu’il sut observer toute sa vie -, lui permirent de recouvrer la vue mystérieusement et de reprendre ses brillantes études.

En 1650, il obtint le doctorat en philosophie.

Il reçut plusieurs offres alléchantes pour différents postes, en Europe occidentale, mais il préférait retourner dans son pays natal. Il accumula à Rome une importante collection de documents historiques qui devait lui permettre d’écrire plus tard une histoire de l’Ordre maronite ; il publia aussi un mémoire dans lequel il démontrait que son pays natal (Ehden) était le lieu du Paradis terrestre.

En 1656, il fut ordonné prêtre. Désormais, il se consacrerait au rapprochement de l’Église orientale et de l’Église catholique : on avait jusque là tendance à considérer l’Église maronite comme « séparée » du tronc romain de l’Église.

Estfān travailla énormément à recueillir des informations sur l’Ordre maronite, consultant et corrigeant les ouvrages qu’il pouvait trouver, où s’étaient glissées des erreurs dans la transcription. Il publia plusieurs livres liturgiques fondamentaux de l’Ordre maronite, après les avoir savamment corrigés.

Estfān fonda une école pour les enfants, principalement les pauvres et les orphelins, et y enseigna personnellement pendant cinq années. Par la suite, il chercha à rappeler au Liban ses confrères libanais qui étudiaient à Rome, en leur demandant de consacrer trois années à enseigner à ces enfants.

En 1660, Estfān s’occupa davantage de pastorale en plusieurs localités. Partout il fut estimé et admiré pour son action pastorale. On le surnommait volontiers Chrysostome (v.14 septembre). En particulier à Alep, il se soucia de ramener à l’Église romaine beaucoup de chrétiens arméniens, syriaques ou grecs.

En 1668, au terme d’un pèlerinage à Jérusalem, il fut élevé à l’épiscopat, pour l’Église de Chypre.

En 1670, il fut nommé patriarche des maronites ; Estfān dut montrer tout son esprit de diplomatie pour se rallier un certain nombre d’autorités laïques qui contestaient son élection.

En 1672, Estfān reçut l’envoyé du roi Louis XIV avec toute la solennité qu’il put manifester.

Il y eut ensuite des remous, des persécutions locales, car des ennemis de l’Église se déchaînèrent et firent périr beaucoup de chrétiens, notamment des régions de Jebbé et Kisrawan. Jusqu’à la fin de sa vie, Estfān quitta plusieurs fois Qannubine pour se réfugier en pays Kisrawan. Il put enfin revenir dans sa chère Qannubine, où s’acheva sa longue vie active, le 3 mai 1704.

En 2008, fut proclamée l’héroïcité des vertus d’Estfān.

Voici le miracle examiné et reconnu en vue de sa béatification : au Liban, en 2013, une dame souffrait d’une grave polyarthrite rhumatismale séronégative. Son état étant estimé désespéré, on la conduisit à Ehden, le lieu de naissance du patriarche Al-Dwayhi. Après ce pèlerinage, la dame n’a plus présenté aucun symptôme de la maladie, de façon complète et durable.

Ce miracle a donc ouvert la voie à la béatification du Patriarche, qui adviendra probablement en 2024.

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