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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 23:00

  

Calliste Ier

217-222

 

Seizième pape, Calliste (ou Calixte) eut une vie très mouvementée, surtout avant son pontificat. Mais il faut aussi être prudent dans ce qu’on avance, car les informations qu’on a de lui viennent d’Hippolyte, son adversaire acharné.

Durant donc son aversion totale contre Calliste, Hippolyte écrit que ce Calliste avait été esclave de Carpophore, un chrétien de la maison de César ; esclave qui avait ses coudées assez franches et occupait une situation assez en vue, puisque Carpophore lui confia une somme importante pour des opérations bancaires. En effet Calliste fonda une banque dans le quartier de la piscine publique (au sud de Rome, entre la porta Ostiensis et la porta Ardeatina ; à la piscine succédèrent les thermes de Caracalla).  Des veuves et des frères lui remirent leurs économies. Il les dilapida, prit peur, s’embarqua à Porto. Mais Carpophore paraît ; Calliste se jette à l’eau ; on le repêche, et on l’emploie à tourner la meule. Carpophore, obsédé par les créanciers de Calliste, se décida à lui rendre quelque liberté : Calliste aurait eu de l’argent en dépôt chez des Juifs. Et Calliste de courir à la synagogue, et d’en profiter pour y confesser sa foi de chrétien. Mais les Juifs ne se laissèrent point faire. Ils le traînèrent devant Fuscianus, préfet de Rome, comme perturbateur de l’ordre public et chrétien. Carpophore intervint, protestant que Calliste n’était pas chrétien, mais seulement banqueroutier. Le préfet fit flageller Calliste, et l’envoya comme forçat aux mines de Sardaigne.

Marcia, maîresse de l’empereur Commode, et chrétienne de cœur, demanda au pape Victor la liste des déportés en Sardaigne et la remit à un eunuque, le prêtre Hyacinthe, qui se rendit dans l’île et fit libérer tous les détenus sauf Calliste, non porté sur la liste. Calliste obtint cependant son élargissement. En voyant reparaître cet indésirable, le pape Victor aurait été fort mécontent. Pour avoir la paix, il envoya le confesseur à Antium, avec une pension mensuelle. Dans cette retraite qui dura une dizaine d’années, Calliste pur cultiver son esprit. Le successeur de Victor, Zéphyrin, fit venir Calliste plein de ressources, l’inscrivit dans son clergé, le nomma diacre et le chargea de gérer le cimetière. Jusque là, le cimetière chrétien se trouvait via Salaria. Calliste en organisa un via Appia, qui devint le principal et porta ensuite le nom de Calliste.

L’ancien financier était un homme d’action, d’administration et de gouvernement, plutôt qu’un théologien. C’est pourquoi Hippolyte, prêtre très instruit, avait le jeu facile pour critiquer Calliste. 

Quand Calliste fut élu pour succéder à Zéphyrin (217), Hippolyte se laissa proclamer pape par une faction du clergé local. Plus tard, il fut exilé en même temps que le pape Pontien aux mines de Sardaigne, se réconcilia avec l’Eglise et mourut martyr avec Pontien (1).

Calliste condamna la doctrine de Sabellius (monarchianisme), qui distinguait mal les trois personnes de la Sainte Trinité. Il condamna aussi une autre doctrine qui semblait subordonner le Christ à Dieu, sorte de dithéisme où la nature divine du Père différait de celle du Fils.

Il voulut aussi montrer la miséricorde divine envers les pécheurs, en particulier envers les clercs, autre chef d’accusation d’Hippolyte. 

Il ordonna huit évêques, seize prêtres et quatre diacres.

Calliste mourut en 222, un 14 octobre, mais on ne précise pas en quelles circonstances. Il aurait été martyr, jeté au fond d’un puits. 

Il n’est pas enterré au cimetière qui porte son nom, mais à celui de Calépode, sur la via Aurelia. 

Son successeur sera Urbain Ier

 

 

 

1 Les saints Pontien et Hippolyte sont honorés le 13 août. 

Calliste Ier

217-222

 

Seizième pape, Calliste (ou Calixte) eut une vie très mouvementée, surtout avant son pontificat. Mais il faut aussi être prudent dans ce qu’on avance, car les informations qu’on a de lui viennent d’Hippolyte, son adversaire acharné.

Durant donc son aversion totale contre Calliste, Hippolyte écrit que ce Calliste avait été esclave de Carpophore, un chrétien de la maison de César ; esclave qui avait ses coudées assez franches et occupait une situation assez en vue, puisque Carpophore lui confia une somme importante pour des opérations bancaires. En effet Calliste fonda une banque dans le quartier de la piscine publique (au sud de Rome, entre la porta Ostiensis et la porta Ardeatina ; à la piscine succédèrent les thermes de Caracalla). Des veuves et des frères lui remirent leurs économies. Il les dilapida, prit peur, s’embarqua à Porto. Mais Carpophore paraît ; Calliste se jette à l’eau ; on le repêche, et on l’emploie à tourner la meule. Carpophore, obsédé par les créanciers de Calliste, se décida à lui rendre quelque liberté : Calliste aurait eu de l’argent en dépôt chez des Juifs. Et Calliste de courir à la synagogue, et d’en profiter pour y confesser sa foi de chrétien. Mais les Juifs ne se laissèrent point faire. Ils le traînèrent devant Fuscianus, préfet de Rome, comme perturbateur de l’ordre public et chrétien. Carpophore intervint, protestant que Calliste n’était pas chrétien, mais seulement banqueroutier. Le préfet fit flageller Calliste, et l’envoya comme forçat aux mines de Sardaigne.

Marcia, maîresse de l’empereur Commode, et chrétienne de cœur, demanda au pape Victor la liste des déportés en Sardaigne et la remit à un eunuque, le prêtre Hyacinthe, qui se rendit dans l’île et fit libérer tous les détenus sauf Calliste, non porté sur la liste. Calliste obtint cependant son élargissement. En voyant reparaître cet indésirable, le pape Victor aurait été fort mécontent. Pour avoir la paix, il envoya le confesseur à Antium, avec une pension mensuelle. Dans cette retraite qui dura une dizaine d’années, Calliste pur cultiver son esprit. Le successeur de Victor, Zéphyrin, fit venir Calliste plein de ressources, l’inscrivit dans son clergé, le nomma diacre et le chargea de gérer le cimetière. Jusque là, le cimetière chrétien se trouvait via Salaria. Calliste en organisa un via Appia, qui devint le principal et porta ensuite le nom de Calliste.

L’ancien financier était un homme d’action, d’administration et de gouvernement, plutôt qu’un théologien. C’est pourquoi Hippolyte, prêtre très instruit, avait le jeu facile pour critiquer Calliste. 

Quand Calliste fut élu pour succéder à Zéphyrin (217), Hippolyte se laissa proclamer pape par une faction du clergé local. Plus tard, il fut exilé en même temps que le pape Pontien aux mines de Sardaigne, se réconcilia avec l’Eglise et mourut martyr avec Pontien (voir au 13 août).

Calliste condamna la doctrine de Sabellius (monarchianisme), qui distinguait mal les trois personnes de la Sainte Trinité. Il condamna aussi une autre doctrine qui semblait subordonner le Christ à Dieu, sorte de dithéisme où la nature divine du Père différait de celle du Fils.

Il voulut aussi montrer la miséricorde divine envers les pécheurs, en particulier envers les clercs, autre chef d’accusation d’Hippolyte. 

Il ordonna huit évêques, seize prêtres et quatre diacres.

Calliste mourut en 222, un 14 octobre, mais on ne précise pas en quelles circonstances. Il aurait été martyr, jeté au fond d’un puits. 

Il n’est pas enterré au cimetière qui porte son nom, mais à celui de Calépode, sur la via Aurelia. 

Son successeur sera Urbain Ier.

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