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Près de 9600 notices de Bienheureux et Saints. Ont été successivement illustrés : - Les personnages bibliques de l'ancien et du nouveau Testaments. - Tous les Saints et Bienheureux reconnus, depuis les débuts de l'Eglise jusqu'aux derniers récemment proclamés. En outre, des commentaires pour tous les dimanches et grandes fêtes (certains devant être très améliorés). Sur demande, nous pourrons vous faire parvenir en plusieurs fichiers pdf l'intégralité du Bréviaire romain latin, "LITURGIA HORARUM", qui vous permettront d'éviter beaucoup de renvois fastidieux, notamment pour les périodes de Noël et Pâques. Les textes sont maintenant mis à jour selon le nouveau texte de la Nova Vulgata (ed. 2005). Nous avons aussi le Lectionnaire latin pour toutes les fêtes du Sanctoral, sans renvois, également mis à jour selon le texte de la Nova Vulgata. Bienvenue à nos Lecteurs, à nos abonnés, avec lesquels nous entamerons volontiers des échanges. Bonne visite !

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Otto Neururer

 

 

Otto Neururer

1882-1940

 

Otto était le douzième fils d’un meunier, Peter Neururer et de son épouse Hildegard, née Streng. Il naquit juste le jour de l’Annonciation, 25 mars 1882, à Piller dans le Tyrol autrichien.

Il ressentit très tôt l’appel au sacerdoce et fréquenta, d’abord, le petit séminaire de Brixen puis le grand séminaire, et fut ordonné prêtre en 1907.

Il fut d’abord professeur de religion à Innsbruck, puis curé à Götzens.

C’est durant cette période qu’il eut l’occasion de s’opposer fermement au mariage d’une jeune femme avec un homme qui, reniant son baptême, adhérait aux rangs national-socialistes. Dénoncé, il fut arrêté par la Gestapo le 15 décembre 1938.

D’abord emprisonné à Innsbruck, il fut envoyé en mars 1939 au camp de Dachau, puis en septembre à celui de Buchenwald, près de Weimar.

Là, le père Otto continuait discrètement son apostolat auprès des camarades. L’un d’eux lui demanda le baptême. Bravant toutes les interdictions officielles, le père Otto, en compagnie d’un confrère, Matthias Spanlang, entreprirent l’enseignement et la préparation de leur catéchumène.

Dès que la chose se sut, on arrêta Otto, qui fut déshabillé et pendu le tête en bas. Il resta dans cette position douloureuse pendant trente-quatre heures, au terme desquelles il expira, le sang ayant envahi son crâne. Les bourreaux avaient en outre pourvu à bien envelopper ses jambes dans des peaux d’agneau, pour éviter de laisser sur les jambes des traces des cordes de la pendaison : on savait que le corps risquait bien d’être un jour ou l’autre remis à la famille ou aux autorités diocésaines, d’autant plus que Otto était la première victime autrichienne du camp de Buchenwald.

Un témoin oculaire, le père Alfred Berchtold (1904-1985), souligna que Otto, aussi longtemps qu’il fut conscient, continuait de prier doucement sans élever la voix.

Le père Otto rendit l’âme le 30 mai 1940.

Quatre jours plus tard, on annonça à l’appel du soir que le père Spanlang était mort ; on suppose qu’il subit le même sort qu’Otto.

Ensuite le corps d’Otto fut incinéré et l’urne fut expédiée par la poste de Weimar à Innsbruck. La cérémonie des funérailles fut l’occasion d’une grande manifestation de foi. C’est là que Carl Lampert, le provicaire de l’administrateur apostolique de Innsbruck-Feldkirch, publia une annonce où il était dit “qu’on n’oublierait jamais sa mort”, ce qui lui valut à son tour l’arrestation, l’internement à Dachau et le martyre.

Otto Neururer a été béatifié en 1996, mais pas encore Matthias Spanlang, pour lequel une enquête est encore en cours sur les circonstances exactes de sa soi-disant “mort naturelle”.

Carl Lampert, en revanche, dont l’arrestation est liée au martyre d’Otto, a été à son tour béatifié en 2011 (fête le 13 novembre). 


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